ROBE — 1514 — ROBE
conquérir le Milanais, et se déclara pour l’antipape Grégoire XII. Il mourut en 1410. Etienne, le demie! de ses fils, est la tige de la maison de Bavière actuellement régnante. L’empereur Robert dflt le fondateur de l’université de Heidelberg.
Robert I, bruce, roi d’Écosse. Voy. bruce (Rob.).
Robert il, stuart, roi d’ËcosBe, né en 1316, tint les rênes de l’état pendant que David 11 (Bruce) , Bon oncle, était captif, lui succéda en 1370, consolida son autorité, malgré l’opposition de William Douglas, renouvela l’alliance avec la France, fil la guerre à l’Angleterre, gagna en 1388 la bataille d’Otterburn, qui amena la paix, et mourut en 1390.
robert ni, stuart, fils de Robert II, lui succéda eu 1390. Il eut d’abord à calmer beaucoup de troubles, et à repousser Henri IV, roi d’Angleterre, qui Vint à main armée réclamer son hommage. Mécontent des excès de son fils aîné David, il l’enferma ; mais le jeune prince périt en prison, victime des noires intrigues de son oncle le duc d’Albany. Robert, au désespoir, se retira dans l’île de Bute, et envoya 3on second fils ( Jacques 1 ) en France pour le soustraire au duc. Mais Jacques fut pris par les Anglais ; à cette nouvelle, le malheureux père mourut de chagrin en 1 4*06.
ROBERT DE CLERMONT, BAVIÈRE. V. CLERMONT et RUPERT
Robert (saint), dit Robert de Champagne, parce qu’il était Champenois, né en 1024, mort en 1110, fonda en 1076 l’abbaye de Molèmes, et en 1098 l’ordre de Cîteaux, où il introduisit une règle sévère. Sa fête est célébrée le 29 avril.
robert d’arbrissel (S.), fondateur de l’abbaye de Fontevranlt, né à Arbrissel, près de Rennes, en J047, mort en 1117, fut nommé par le pape Urbain II prédicateur apostolique; il prêchait avec tant d’éloquence, qu’une foule d’auditeurs le suivaient jusque dans les déserts. C’est pour réunir ceux qui voulaient l’entendre qu’il fonda vers 1099 le monastère de Fontevrault. On le fête le 24 févr.
robert DE LINCOLN, Burnümmé Grosse-Têie , en anglais Greai-head , en latin Robertus Capiio , évêque anglais, ami et contemporain de Roger Bacon, né vers 1175 dans le comté de Lincoln, mort en 1233, vint se perfectionner à Paris, après avoir déjà étudié à Cambridge et à Oxford, enseigna avec éclat dans diverses universités , fut sacré en 1235 évêque de Lincoln, et eut un démêlé assez vif avec Innocent IV au sujet de son autorité. Il a laissé des tradti ction« du grec et des commentaires sur Aristote.
robert de Genève, papo douteux , était évêque de Thérouanne et cardinal, lorsqu’il fut élu pape sous le nom de Clément Vil, en 1378, par 15 cardinaux qui avaient nommé Urbain VI quelques mois auparavant; il fut reconnu en France, en Espagne, en Ecosse et en Sicile, tandis que le reste de la chrétienté reconnaissait Urbain VI. Cette double élection causa un long schisme, qui se prolongea même après Fa mort. Clément mourut d’apoplexie, en 1394, à Avignon , où il avait établi son siège. Ce pontife n’est point regardé par l’Eglise comme légitime ; un antre porte le nom de Clément Vil.
ROBERT DE vaugondy (Gilles) , géographe du roi, né à Paris en 1688, mort en 1766 , était le petitfils de Nie. Sanson. Il a laissé une Géographie sacrée , 1747, 3 tomes en 2 vol. in-12 ; un Atlas universel de 108 cartes, 1758, in-fol. , etc. — Son fils Didier Robert de Vaugondy (1723-86), né à Paris, géographe du roi (Louis XV) et du duc de Lorraine (Stanislas), et censeur royal, est auteur de deux grands globes, de Mémoires lus à l’Académie des Sciences, de cartes diverses, d’une Géographie ancienne , d’ Institutions géographiques , 1766; d un Essai sur l histoire de la géographie, 1755, in-12.
Robert (Fr.), géographe, d’une famille différente de celle des précédents, né en 1737 à la Gharmèle , près rie Chàlons-sur-Saônï, mort en 1819, de l’Aca¬
démie des Sciences de Berlin, avait été membre du Conseil des Cinq-Cents , et mourut en Saxe , laissant une Géographie élémentaire (12e édition, 1817, in-12), un Dictionnaire géographique , 1818,. 2 vol. in-8 ; le Dictionnaire de géographie modernt de l’ Encyclopédie méthodique, 3 vol. in-4, etc.
robert (Nie.), peintre en miniature, né à Langres vers 1610, mort en 1684, excellait dans la peinture des fleurs, des plantes, des insectes, et üt plusieurs magnifiques collections en ce genre, une notamment qu’on voit as; Cabinet du Roi, et qui aurait été faite pour Gaston, duc d’Orléans.
R03ERT (Hubert) , peintre d’architecture et de paysages, né en 1733, mort en 1808 , fut reçu membre de l’Académie de peinture en 1767 ; il a laissé nombre de compositions remarquables par la majesté et la variété des sites , entre autres le Tombeau de Marins , la Maison carrée de Nîmes , Y Incendie de V Hôtel-Dieu de Paris le Pont du Gard , les Catacombes de Rome ( il s’était égare en les visitant).
robert (Léopold), peintre célèbre, né à la Chauxde-Fond , près de Neuchâtel en Suisse, en 1794, vint en 1810 à Paris, y reçut des leçons de Gérard et de David, alla perfectionner son talent en Italie, et y peignit la plupart de ses beaux tableaux : Ylmprovisateur napolitain , 1824 ; la Madone de l'Arc ; les Moissonneurs, 1831 (c’est son chef-d’œuvre); les Pêcheurs de 1 Adriatique ; ce fut son dernier tableau ;
! il le composa à Venise. Ayant conçu dans cette ville me violente passion pour une femme dont il ne >on vail obi cuir la main, il se donna la mort (1835). On i’asurn./ewowg.Pottssin.Feuilleta écr.sa Fie, 1848.
robert (Félicité de kéralio. naine). \oy. keralio.
ROBERTJS (Denis de), de l’ordre des Augustins. né à Rorgo-san-Sepolcro près de Florence, théologien , orateur, poète et astrologue, vint à Paris, où il enseigna avec éclat, fut attiré à Naples par le roi Robert d’Anjou, qui le logea dans son palais, devint évêque de Mouopoli, et mourut en 1342. Il était l’ami de Pétrarque. 11 prédit à Villani, prince de Florence, qu’il serait vainqueur de Castruccio- Castracani, et sa prédiction s'accomplit.
ROBERTSON (William) , historien écossais, né à Brotbwick en 1721 , m. en 1793, était presbytérien.
Il entra dans l’Église, et se distingua d’abord dans la prédication. Chargé d’une nombreuse famille ,
11 avait longtemps vécu dans la gêne , mais il finit par jouir de l’aisance , ayant obtenu successivement les places de chapelain ordinaire du roi , de principal du collège d’Edimbourg et d’historiographe d’Ecosse, places qu’il lui fut permis de cumuler. On lui doit : V Histoire d’Ecosse sous Marie et Jacques V/, Londres (1769); l’Histoire de C /taries- Quint (1769) ; l 'Histoire de l Amérique (1777); des Recherches hiêtoriq. surTlnde (-1790). Ces ouvrages sefontremarq. par l’exactitude et le style; il y règne,, surtout dans YHist. de Ch.-Quint, un esprit philosoph. qui a fait condamner ce dernier écrit. Ils ont été trad. en français, le 1er par La Chapelle, 1772, et Campenon, 1821 , 3 vol. in-8; le 2e par Suard, 1771 , 2 vol. in-4 ; le 3e par Suard et Jansen, 1778, 2 vol. in-4; le 4e, en 1792, in-8. Les Œuvres complètes de Robertson ont été publiées à Londres, 1794 , 8 vol. in-4 ou 10 vol. in-8, et en français, à Paris, 1822,
12 vol. in-8. Robertson fut aussi un des fondateur de la Revue d'Edimbourg.
robertson (Et.-Gaspar) , physicien et aéronaute, né à Liège en 1762 , mort à Paris en 1837, fut sous 1 Empire professeur de physique à Liège , perfectionnai miroir d’Archimède, la fantasmagorie, le parachute, exécuta de nombreuses ascensions aérostatiques , dans lesquelles il fit d’utiles observations météorologiques, et laissa des Mémoires récréatifs , scientifiques, etc., 2 vol. in-8, Paris, 1830-34.
ROBERVAL (Gil. persone de), géomètre, né en 1602 à Roberval ou Noël-Saint- Remy (Picardie),