ROBE
ROBU
mort en 1675, de l'Académie des Sciences, et professeur de mathématiques au Collège de France (1632), inventa les courbes dites robervaliennes, et eut de vives contestations avec Descartes, envers lequel il se montra fort injuste. On a de lui une édit, du traité d’Aristarque de Samos sur le Système du monde , Paris, 1644, et nombre de savants mémoires dans le iomeVl des Mémoires de l’Académie des Sciences.
ROBESPIERRE (Maximilien), né en 1759 à Arras , était fils d’un avocat au conseil supérieur d’Artois , et remplissait lui-même ces fonctions en 1789. Nommé député d'Arras aux Etats-Généraux , il y arriva imbu des idées démocratiques du Contrat social, et siégea à l’extrême gauche; mais il marqua peu dans cette assemblée. 11 brigua surtout la faveur populaire , et devint l’oracîe de la multitude. Il fut nommé en juin 1791 accusateur public prèsletrib. criminel de la Seine; mais il quitta peu de mois après ces fonctions subalternes. Il s'affilia aux jacobins et fut élu par leur appui, en 1792, membre de ia Convention. 11 dirigea , concurremment avec Danton, le procès de Louis XVI, paralysa les efforts des Girondins pour sauver ce prince, établit le système de la Terreur dans toute la France, et siégea presque perpétuellement au Comité de salut public qu’il dominait , et par lequel il fit sanctionner les mesuresles plus révolutionnaires; il achevade ruiner le fédéralisme et la Gironde au 31 mai (1793), et se défit bientôt après de Danton, son rival de puissance (16 germinal an H, 5 avril 1794). Devenu dès lors tout puissant , Robespierre songeait à négocier avec l’Autriche , à organiser un gouvernement stable, et voulait même établir un simulacre de religion : il fit dans ce but proclamer par la Convention l’exiBtence de l’Etre-Suprêmc et l’immortalité de l’âme (18 floréal, ou 7 mai 1794); il fit décréter des fêtes publiques en harmonie avec le nouvel ordre de choses. Mais il n’eut le temps de rien fonder. 11 avait fait peser sur la France entière la plus odieuse des tyrannies, et n’avait pas épargné ses collègues. Ceux qui survivaient , irrités par seB hauteurs ou effrayés par ses menaces, se réunirent enfin contre lui, et, sur la proposition de Tallien, la Convention le décréta d’accusation avec ses principaux adhérents (9 thermidor). Se voyant perdu, Robespierre voulut fuir, mais il fut arrêté ; alors üse tira, ou, selon une version pl us probable, reçut d’un gendarme un coup de pistolet; mais le coup ne fit que fracasser la mâchoire, et il fut le lendem. conduit à l’échafaud, où il périten même temps que 22 de ses coaccusés (10 thermidor, 28 juillet 1794). Avec lui finit le régime de la Terreur, et la France commença à respirer. Robespierre était un homme froid, caché, tenace dans ses opinions , dominant; son élocution était claire, assez élégante, mais sen-. tencieuse; elle était parfois animée d’une certaine chaleur. Les partisans de R. l’avaient surnommé l’ Incorruptible. On a de lui quelques éloges et dise, académiques (prononcés avant qu’il commençât son rôie politique), et un assez grand nombre de discours de tribune. Ses Œuv. choisies ont été publ. par Laponneraye, Par., 1832, 4 v. in-8.0u peut cons.: la Vie et les crimes de Robespierre , par Desessarts ; Examen des papirrs trouvés chez Robespierre , par Courtois.
Robespierre (Augustin-Bon-Joseph), frère du précédent, né à Arras, y fut procureur de la commune , puis député à la Convention , y siégea à côté de son frère dont il partageait les opinions. Envoyé en mission à l’armée d'Italie, il montra ans toutes les provinces qu’il parcourut le désir e faire cesser la Terreur sans affaiblir l’action révolutionnaire. Voyant son frère décrété d’accusation, il déclara qu’ayant partagé ses vertus , il voulait partager son sort, et il expira sur l’échafaud au 10 thermidor. Il était âgé de 30 ans. — Une sœur des Robespierre leur survécut ; elle était dans la
misère. Bonaparte (étant consul) lu: assura une pension, qui lui fut continuée même sous la Restauration. Elle mourut en 1841 dans la pauvreté
ROBINET (J.-B.-René) , écrivain français, né en 1735 à Rennes , mort en 1820 , entra d’abord chez les Jésuites , puis les quitta pour se livrer aux lettres, alla passer quelque temps en Hollande , où
11 se mit aux gages des libraires, se fit un nom par un ouvrage d’une philosophie hardie, intitulé : De la Nature ; fut nommé vers 1780 censeur royal , ss retira dans sa ville natale à la Révolution . et J mourut. II s’était converti et avait rétracté ses erreurs. Robinet est surtout connu par son traité de la Nature , qui parut à Amsterdam , 1761-68 , 4 vol. In— 8; il y soutient que tous les êtres sont animés, que tous, même les planètes et les étoiles, ont la faculté de se reproduire comme les animaux ; il veut aussi montrer qu’il y a partout équilibre entre le bien et le mal. Cet ouvrage a été combattu par Ch.-L. Richard et par Barruel, dans Bes Helviennes.
ROBIN HOOD, chef d’outlaws ou proscrits, vers 1190, sous Kichard-Cœur-de-Lion, infestait surtout les forêts du Nottingham , en Angleterre. On l’a donné gratuitement pour fils d’un comte ; il mourut en 1247, saigné à l’artère radiale par une religieuse qui saisit ce moyen de le tuer. Dès longt. populaire en Angleterre, il doit sa célébrité chez nous à W. Scott.
ROBINSON (Marie darby, dame), dite la Saphc anglaise , née à Bristol en 1758, morte en 1800, s’était mariée à 15 ans à un avocat qui la laissa sans ressources, monta sur le théâtre, s’y fit une réputation éclatante par Bon talent et sa beauté , devint maîtresse en titre du prince de Cal les (depuis Georges IV), et pluB tard forma une liaison intime avec fox. On a d’elle des poésies lyriques estimées, des Mémoires (traduits en français par Berlin) , Paris, 1802; des pièces de théâtre et beaucoup de romans ( Vincenza , la Veuve , Angelina, Hubert de Sevrac, etc.), traduits aussi en français pour la plupart.
ROBLEDO , ville d’Espagne (Manche) , à 2 kil. N. E. d’Alcaraz ; 7,000 hab. Laine de mérinos.
ROBOAM , fils de Salomon , fut reconnu roi de3
12 tribus à la mort de 6on père (962 av. J.-C.) ; mais il causa par ses exactions une violente insurrection. Dix tribus refusèrent de lui obéir, et prirent pour roi Jéroboam. 11 se forma alors deux royaumes, celui d’Israël (10 tribus) et celui de Juda (2 seulement, Juda et Benjamin), Roboam régna 14 ans (962-46). Sous son règne, Jérusalem fut prise et pillée par le roi d’Égypte Sésac,947av. J.-C.
ROBOISE ou ROI LEB01SE , bourg du dép. de Seine-et-Oise, à 9 kil. N. O. de Mantes, à la gauche de la Seine et au pied d’une côte escarpée; 400 hab.
ROBORTELLO (Fr.), philologue, né à Udine en 1516, mort en 1567, professa les belles-lettres à l’université de Padoue , et eut avec Sigonius des démêlés si vifs, que le sénat de Venise leur imposa silence à tous deux. Outre de bonnes éditions de classiques grecs, on lui doit; De historicâ facultate, Florence, 1548, in-8 ; De vitA eivictu populi romam sub imper aioribus, Bologne, 1559, in-fol.
ROB-ROY, c.-à-d. Robert- le- Roux ( Robert Mac- Grégor Campbell, dit), célèbre déprédateur écossais, né vers 1660, était de bonne famille , et fit longtemps le commerce de bestiaux,- mais ses spéculations tournèrent mal, et il se vit ruiné par la rigueur du duc de Moutrose, qui lui avait fait quelques avances. Rob-- Roy s’en vengea en exerçant des dévastations horribles sur tous les domaines de ce seigneur, et même il les étendit sur beaucoup d’autres, il finit par lever le blaken-mail (tribut de voleur), moyennant le paie" ment duquel il épargnait les bestiaux du tributaire. Rob-Roy mourut octogénaire et paisible dans son lit avant 1745. Son nom est populaire en Ecosse. Rob-Roy est le héros d’un roman de Walter Scott ROBlJSTl (Jacq.), peintre. Voy. tintoret fiel.
iiOClI — 1516 — ROCH
ROCÀ ( cap de ) , Magnum prom. , en Portugal (Estramadure) , au N. O. de Lisbonne , par 38° 46’ îat. N. et 11° 51’ long. O. ; il forme l’extrémité des monts Cintra , et détermine avec le cap d’Espichel îa vaste baie où débouche le Tage.
ROCAMADOUR , ville de France (Lot), à 18 kil. N. E. de Gourdon; 1,100 hab. Ruines d’une célèbre abbaye qui, selon la tradition, contient les reliques de saint Amadour. Antique église, où l’on conserve, dit-on, la fameuse Durandal, épée du paladin Roland.
ROCCA-DELL’ ASPRO, ville du roy. de Naples (Princip. Cit.), à 14 kil. N. E.de Capaccio ; 3,200 hab.
ROCCA Ü1 CINTRA (cap). Voy. roca.
ROCCA DI PAPA, Algidum, bourg de l’Etat ecclésiastique, à 4 kil. S. de Frascali; 1,050 hab.
ROCCA - MAN DOLFI , ville du roy. de Naples .Sannio), à 10 kil. O. de Bojano; 3,400 hab.
ROCCAMONFINA , Suessa Aurunca , ville du roy. de Naples (Terre-de-Labour), à 9 kil. N. O. de Teano ; 3,300 hab. ; formée de huit hameaux.
ROCCA-SAN-FEL1CE, ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 4 kil. S. O. de Frigento; 2,200 hab. Plâtre, houille. Aux env., lac Amsanto.
ROCCASECCA , ville du roy. de Naples (Terrede-Labour), près de la Mell'a , à 10 kil. N. 0. d’Aquino ; 2,500 hab. Résidence de l’évêque d'Aquino. Vraie patrie de saint Thomas, dit d’Aquin. Le* plantes médicinales des environs fournissent la poudre de Roccasecca.
ROCCHETTA, ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 6 kil. N. de Lacedogna ; 4,000 nab.
ROCH (saint), né à Montpellier en 1295, d’une famille riche, donna son bien aux pauvres, et partit à 20 ans en habit de pèlerin pour l’Italie. Trouvant cette contrée en proie aux ravages de la peste, il se dévoua au service des pestif., guérit Deauc.de malades sur sa route, surtout à Rome, fut lui-même atteint à Plaisance; de peur de communiquer le mal, il alla se cacher dans une solitude où il faillit succomber; mais il fut découvert par le chien d’un gentilhomme nommé Gothard ; cet homme le recueillit et le guérit. Il revint au bout de plusieurs années dans sa patrie, qui était alors en guerre ; pris pour espion, il fut arrêté et jeté en prison. Il y mourut en 1327. Sa fête est célébrée le 16 août.
ROCHAMBEAU (J .-B. Donatien de vimeur de), né à Vendôme en 1725, mort en 1807, entra au service en 1742, devint colonel (1747), brigadier d’infanterie, après la prise de Minorque(l756), maréchal-de-camp (1761), lieut.-gén., et fut envoyé en Amérique avec 6,000 hommes au secours des insurgés. 11 contribua à la capitulation de Cornwallis (1781). De retour après la paix de 1783, Rochambeau fut comblé de faveurs: il cumula les gouvernements de Picardie et d’Artois, et, en 1791, fut nommé maréchal par Louis XVI. Investi la même année du commandement de i’armée du Nord, il tenta vainement d’y rétablir la discipline et se démit (1 792). Condamné à mort sous Robespierre , il n'échappa que par miracle. On a de Rochambeau des Mémoires (1809), 2 vol. in-8.
rochambeau (Donatien-Marie-Joseph de vimeur, vicomte de), fils du précédent, 1750-1813, entra au •ervice à 12 ans , suivit son père en Amérique, devint maréchal-de-camp (1791), fut envoyé à Saint- Domingue (1792), puis à la Martinique (1793); en chassa les Anglais, et y ût reconnaître le gouvernement républicain, mais bientôt, assiégé par des forces supérieures, il fut forcé de capituler (1794). Employé à l'armée d'Italie (1800), il lit la campagne du Tyrol. 11 accompagna le gén. Leclerc à St-Domingue ; obligé de capituler et remis aux Anglais (1803), il ne recouvra la liberté qu’en 1 8 1 1 , passa comme général 2 \frn?^e d Allemagne (1813), et fut tué à Leipsick.
**' ^GHDALE, ville d Angleterre (Lancastrej, à 16 de Manchester, sur la Roche, affluent de i 11 weil j et sur le canal qui porte son nom ; 20,000
hab. Divers établissements d’instruction publique ; draps fins et communs, fabriques de flanelles, etc., houille, pierres, ardoises. — Titre de baronnie.
ROCHE (la). Voy. la roche.
ROCHECHOUART, Rupes Cavardi , ch.-l. d’arr, (Haute-Vienne), à 42 kil. O. de Limoges; 1.634 hab. Tribunal de première instance. Foires. — Elle est située dans un pays fertile , sur la pente d’un roc qui semble suspendu et prêt à choir (d’où quelques uns font dériver son nom). Elle avait jadis un célèbre prieuré et un château qui a donné son nom à une illustre maison du Poitou , issue des vicomtes de Limoges, et qui a formé plusieurs branches , dont la plus célèbre est celle des Mortemart. Le château de Rochechouart fut acquis par Mme de Pompadour, dont les héritiers l’ont possédé à titre de vicomté. — L’arr. de Rochechouart a 5 cantons (Oradour-sur-Vayre, Rochechouart, Saint- J union, Saint-Laurent-sur-Goire , Saint-Matthieu), 29 communes et 48,818 hab.
ROCHECHOUART (Gabriel de), duc de Mortemart. V. mortemart. — Victor de R. Voy. vivonne.
rochechouart-mortemart (Adélaïde de), abbesse de Fontevrault, fille du duc Gabriel de Mortemart et sœur de Mm*s de Montespan et de Thianges, née en 1645, morte en 1704, se distingua par son esprit et son instruction, et trad. avec Racine le Banquet de Platon.
ROCHEFORT ou ROCHEFORT-SUR-MER, Rupifortium en latin moderne, le 3e des grands ports militaires de la France, ch.-l. d’arr. (Charente-Inférieure), sur la Charente, à 8 kil. de son embouchure, et à 32 kii. S. E. de LaRochelle ; 15,450 hab. Ch.-l. d arrondissement maritime, place de guerre. Tribunaux de première instance et de commerce ; tribunal maritime. Place d’armes, arsenal, chantiers de construction, grands magasins pour la marine, casernes, hôpitaux, beaux remparts. Cohege, écoles de navigation, d’hydrographie, de médecine, etc. Bagne. Commerce actif en grains, sel, eau-de-vie; pêche de la morue. Pairie du célèbre marin La Galissonnière. — Rochefort n’était au xie siècle qu’un château bâti sur un roc (d’où son nom) ; pris par les Anglais au xme, il fut repris par Charles Vil. Louis XIV fit creuser le port de Rochefort en 1666. — L’arr. de Rochefort a 4 cant. (Aigrefeuille , Rochefort , Surgères et Tonnay-Charente), 42 comm. et 51,727 hab.
rochefort, ch.-l. dec. du Puy-de-Dôme, à 30 k. de Clermont; 1,435 h. — du Jura, à 7 k. deDôle; 700 h.
rocheeukt-en-tekre, eh» de cant. (Morbihan), à 30 kil. E. de Vannes ; 695 hab.
rochefort -sur- loire , commune (Maine -et Loire), sur le Loiret, non loin de la Loire, à 14 kil. S. O. d’Angers ; 2,412 hab.
ROCHEFORT (Guill. de), chancelier sous Louis XI et Charles Vlll, né en 1433, mort en 1492, fut d’abord au service des ducs de Bourgogne , quitta ce service peu après la mort de Charles-le-Téméraire, fut nommé chancelier de France en 1483, et présida les états-généraux de Tours. — Guy de Rochelort, son frère puîné, remplit divers emplois en Bourgogne sous Charles-le-Téméraire , puis en France sous Louis XI et Charles Vlll, et fut nommé chancelier en 1497 et en 1507. C’est lui qui créa le grand-conseil.
rochefort (Guillaume de), littérateur, né à Lyon en 1731 , mort en 1788, remplit longtemps une place dans les fermes à Cette, consacra ses loisirs à l’étude, et entreprit de traduire 17/iade en verr français. 11 obtint pour ce travail quelques encouragements qui le décidèrent â quitter son emploi, vint à Paris (17 62), et y publia, en 1766, sa traduction qui le fit entrer à 1 Académie des Inscriptions ; elle fut bientôt suivie d'une traduction en vers de l 'Odyssée (ces deux ouvrages, estimables, mais médiocres, furent réunis en 1772-77, 5 vol. in-8, et 1781, 2 vol, in-4). Rochefort donna aussi des tragédies imitées
ROCIi — 1517 — ROCQ
des Grecs {Ulysse, 1781; Electre , 1782), et fit paraître une traduction complète en prose du Théâtre de Sophocle (1788), 2 vol. in-8, travail justement estimé. On a encore de lui quelques écrits philosophiques ( Réfutation du Système de la nature , etc.).
ROCHEFOUCAULD (la). Voy . la Rochefoucauld.
ROCHEJACQUELEIN (la). Voy. la rochejac-
^UELEIN.
ROCHELLE (la), Santonum portus , Rupella , v et port de France, ch.-l. du dép. de la Charente-Inférieure, au fond d’un golfe de l’Océan Atlantique, a 480 kil. S. O. de Paris; 14,857 hab. Evêché. Place forte. Place d’armes, hôtel-de-v. , palais de justice, hôtel des monnaies, bourse, arsenal ; vastes bassins, chantiersde construction. Chambre ettrib. decomm., lycée; acad.dé lettres, scienc. et arts; biblioth., jardin bolaii , cabinet d'hist. nat. Bains de mer. Raffineries de sucre; minoterie, toile à voiles, goudron, salines. Pêche de la morue. Eaux-de-vie, sels, denrées coloniales, fromages, beurre, grains, huiles, sardines, morues, boisdu Nord, etc. Patrie de Réaumur, de NicolasVenette,deBillaud-Varennes,de l’am. Duperré. — La Rochelle appartint d’abord aux seigneurs de Mauléon , auxquels elle fut enlevée par Guillaume, dernier duc d’Aquitaine et comte de Poitou ; elle fut ensuite capitale de l’Aunis. Louis VI lï l’enleva en 1224 aux Anglais, auxquels le traité de Brétigny la restitua; elle se rendit à Duguesclin en 1372. En 1557 , elle devint le boulevard des Calvinistes. Elle fut vainement assiégée, en 1573, par le duc d’Anjou (Henri III); mais Richelieu la prit en 1628, après un siège célèbre qui dura treize mois, et en fermant le port par une digue gigantesque. Louis XIV fit relever ses fortifications. Les Anglais y tentèrent inutilement une descente en 1757. — On nomma sous la Restauration conspiration de La Rochelle le complot qui, en 1822, coûta la vie au sergent Bories {Voy. ce nom) et à ses trois compagnons. — L’arr. de La Rochelle a 7 cant. (Ars-en-Ré, Courson, La Jarrie, Marans , Saint-Martin-de-Ré , plus La Rochelle, qui compte pour 2), 59 communes, et 78,797 hab.
ROCHEMAURE, Rupemorus, ch.-l. de cant. (Ardèche), sur le Rhône, à 17 kil. S. E. de Privas; 1,100 hab. Vieux château; iites pittoresques.
ROCHES-SUR-LOIRE. Voy. luynes.
ROCHESTER, Durobrivis ou Roffa , ville d’Angleterre (Kent), sur la Medway, à 44 kil. S. E. de Londres; 13,000 hab. (et 30 000 en y comprenant Chatam, qui est censé un de ses faubourgs). Evêché créé en 604. Cathédrale, hôtel-de-ville, beau pont (11 arches). Ruines d’un ancien château-fort. Pêcheries d’huîtres. — Rochester existait avant la conquête romaine ; mais son importance ne date que du règne d’Ethelbert. Elle a beaucoup souffert de la guerre, des incendies et de la peste.
rochester, ville des Etats-Unis (New-York), sur le grand canal Erié et la Gennessee, qui y forme plusieurs cascades, à 13 kil. de l’embouchure de cette rivière, à 3 1 0 kil. N. O. d’Albany ;20,000hab. Entrepôt du commerce du New-York occidental.
ROCHESTER (J. wilmot, comte de), courtisan et poète anglais, fils de Henri Wilmot, célèbre par sa fidélité aux Stuarts, naquit en 1648. 11 parut à la cour de Charles II à 18 ans, et y obtint les plus grands succès par ses grâces et son esprit ; il déploya une résolution à toute épreuve en combattant sur mer dans la guerre de Hollande (1665 et 66); c6 qui ne l’empêcha pas plus tard de refuser un duel. l>’un esprit caustique, il déplut souvent à Charles, comme à toute la cour, par ses saillies, qui ne respectaient rien, fut plus d’une fois exilé, mais sut toujours rentrer en grâce. Ses principes étaient infâmes, et il se faisait un jeu de l’honneur des femmes. La débauche l’avait vieilli avant le temps, et il mourut en 1680 à l’âge de 33 ans. 11 a laissé des poésies pleines de talent, et qui annonçaient un grand
poêle ; la plupart sont des satires. Il égala danc ce genre Horace et Boileau, qu’il avait pris pour modèles. Ses poésies, réunies à celles de Dorset, Roscommon, etc., forment 2 vol. in-12, Londres,’ 17 7.4 ROCHE-SUR-YON (la). Voy. bourbon- vendëe* ROCHE-TARPEIENNE. Voy. tarféienne.
ROCHEUSES (montagnes) , Rocky mountain s , grande chaîne de l’Amérique septentrionale, oçt comme le prolongement des Andes du Mexique, et 'étend dans la partie occid. des Etats-Unis et de la Nouvelle - Bretagne , entre 42° et 69° lat. N., 111° et 130° long. O., depuis les sources du Missouri jusqu’à l’embouchure de la Maekensie, et sur une longueur de 3,500 kil. Leur direction est généralement du N. O. au S. E. Le sommet le plus élevé est le pic James (3,836m). Il sort de ces montagnes un grand nombre de rivières : sur le versant oriental, le Missouri, l’Yellow-Stone, la Platte et le Saskatchawan ; sur le versant occid., l’Orégon, le Lewis , le Clark et le Frazer. L’Ounjigah traverse la chaîne vers 57° lat. N.
ROCHON (Alexis-Marie), astronome et navigateur, né à Brest en 1741, mort en 1817, reconnut les îles et les écueils qui séparent les côtes de l’Inde des îles de France et de Bourbon (1768), fut nommé garde du cabinet de physique et d’optique du roi (1774), fit des recherches sur les instruments d’optique, eut une mission à Londres au sujet des réformes des poids et mesures (1790), fut membre de la commission des monnaies, entra à l’Institut (1795). U fit, en 1796, construire un phare au port de Brest. On a de lui : Mémoires sur la mécanique et sur la physique , Paris, 1783, in-8 ; Nouveau voyage à la mer du Sud , 1783, in-8; Voyages aux Indes- Orientales et en Afrique , 1787, in-8; Essai sur les Monnaies anciennes et modernes , 1792, in-8; des Mémoires sur la construction des verres lenticulaires' et achromatiques ; — sur la navigation intérieure; — sur l'emploi du mica pour l'éclairage , etc. Il per^ fectionna les lunettes nécessaires à la marine.
rochon de chabannes , auteur dramatique du( troisième ordre (1 730-1 S00), fit représenter plusieurs pièces qui eurent quelque succès, savoir, aux Français, Heureusement {VIST), le Jaloux { 1784) à l’Opéra Comique, Alcindor (1787), les Prétendus (1789), le Portrait (1790).
ROCKINGHAM, bourg d’Angleterre (Northampton), à 32 kil. N. O. de Northampton; 500 hab. Près de là est un château-fort construit par Guillaume-le-Conquérant, qui servit quelque temps de résidence aux rois d’Angleterre; il s’y tint, en 1094, un célèbre concile pour juger le différend qui s’était élevé entre Guillaume-le-Roux et l’archevêque de Cantorbéry Anselme, au sujet du droit d hommage au Saint-Siège.
ROCKINGHAM (Charles watson - wentworth , marquis de), ministre anglais, né en 1730, mort en 1782, était un des chefs du parti whig. 11 fut promu au ministère comme premier lord de la trésorerie en 1765, vers le commencement des troubles des colonies anglo-américaines, donna sa démission en 1766, s’opposa, ainsi que lord Chatam, aux projets de lord North, et rentra au ministère après la retraite de celui-ci (1782); il mourut très peu après. Rockingham était immensément riche, mais il n’avait que de très médiocres talents.
ROCKY mountains. Voy. rocheuses (montagnes). rocky-river, rivière des Etats-Unis. Voy. miami. ROCOUX, village de Belgique (Liège), à 5 kil. N. O. de Liège; 400 hab. Les Français, commandés par le maréchal de Saxe, y défirent complètement les alliés le 11 octobre 1746.
ROCQUENCOURT, village et château du dép. de Seine-et-Oise, à 3 kil. N. de Versailles, sur une colline; 200 hab. Exelmans y défit les Prussiens en 1815.
KODO — 1518 — - RODE
ROCROY, ville forte de France (Ardennes), ch.-l. d’arr., à 30 kil. N. O. de Mézières, dans une grande plaine, à 9 kil. de la rive gauche de la Meuse; 3,682 hab. Tribunal de lre instance, hônital militaire. Ferblanterie. — François 1 fortifia Rocroy en 1537 ; Henri II l'agrandit. Les Espagnols l'assiégeaient, lorsque le duc d'Enghien (depuis le Grand- Condé) leur fit lever le siège et remporta sur eux une victoire éclatante, le 19 mai 1643. — L’arr. de Rocroy a 5 cant. (Fumay, Givet, Rocroy, Rumigny ©t Signy-le-Petit), 68 comm., et 46,156 hab.
RODEMACK. , bourg du dép. de la Moselle , à 13 kil. N. E. de Thionville; 1,100 hab. Jadis ville forte, et (jusqu’en 1492) résidence de seigneurs puissants. Les Français s’en emparèrent en 1552 et 1639; mais elle ne fut réunie à la France que par le traité de Nimègue (1678).
RODERIC ou RODRIGUE, dernier roi des Wisigolhs d’Espagne, était fils d’un duc de Cordoue qui eut les yeux crevés par ordre du roi wisigoth Vitiza. Rodrigue arma contre Vitiza , le battit , et prit la couronne (710). Les fils et parents du prince détrôné appelèrent les Arabes à leur secours. Tarik, à leur tête, débarqua en Espagne, et s’empara, en 711, de Calpé (Gibraltar) ; aussitôt Rodrigue marcha contre lui, suivi de 90,000 hommes. Les deux armées se battirent neuf jours, à Xérès de la Frontera ; Rodrigue périt le troisième jour. Beaucoup de fables ou de légendes ont obscurci l’histoire de Rodrigue, entre autres celle qui montre le comte Julien (üeaufrère de Vitiza) appelant les Arabes, afin de venger sa fille Florinde ou Gava , qui avait été déshonorée par le monarque.
RODER1CUM, nom latin de ciudad rodrigo.
RODEZ, ville de France. Voy. rhodez.
RODNEY (George bridge), amiral anglais, né à Londres en 1717, mort en 1792, enleva aux Français, en 1761, les îles Saint-Pierre, la Grenade , Sainte-Lucie, Saint-Vineent, se distingua de 1779 à 1782 contre les Espagnols et les Français, battit don Juan Langara (1780), et le comte de Grasse (1782), et reçut à son retour le titre de baron, la pairie et une pension de 2,000 liv. st. (60,000 fr.).
RODOGUNE. Voy. rhodogune.
RODOLPHE I, fils du comte d’Auxerre Conrad II, se fit couronner en 888 roi de la Bourgogne Trarisjurane, après la déposition de l’empereur Charles- !e-Gros, soutint la guerre contre Arnoul, roi de Germanie, et vit enfin son indépendance reconnue en 894. Il mourut en 912.
Rodolphe il, fils et successeur de Rodolphe I, fit une guerre malheureuse au duc de Souabe Burchard , qui le vainquit à Winterthür (919), prit en 922 le titre de roi d'Italie, mais fut battu à Firenzuola par Bérenger I, resta seul maître de la Haute- Italie après la mort de ce prince (924), mais eut dès 926, dans Hugues de Provence, un compétiteur qui fut bientôt plus fort que lui; alors il tourna ses vues vers l’Aiémannie helvétique , dont l’empereur Henri 1 lui céda une partie (929), reparut au sud des Alpes (930), reçut de Hugues, en 933, pour sa renonciation à l’ Italie, le royaume de Bourgogne Gisjurane, qui comprenait la Provence (ce royaume appartenait au jeune Louis II, pupille de Hugues), et fut ainsi le fondateur du royaume des Deux-Bourgognes ou royaume d’Arles. 11 mourut en 937.
Rodolphe iii , dit le Fainéant ou le Pieux, petitfils du précédent et fils de Conrad-le-Pacilique, fut roi dos Deux-Bourgognes de 993 à 1032 , eut sans cesse des troubles et des révoltes à étouffer. N’ayant point d’enfants, il céda l’expectative de son royaume àl’empereur Henrill, puis à Conrad 11, qui lui succéda.
Rodolphe, anti-empereur, était comte de Rheinfelden, duc de Souabe, époux de Mathilde (soeur de l’empereur Henri IV) ; il fut élu roi de Germanie en 1077 par les seigneurs qui avaient souscrit à l’arrê
| de Grég. Vil contre Henri ; il prit pour conseil et pour ! général Othen de Nordheim. Il n’en fut pas moint | défaitàMelrichstadt en Bavière (1078), à Fladenhcim I et à Mœlsen (1080), et périt à cette dernière bataille (dite aussi bataille de l’Elster ou de Volksheim).
Rodolphe i, de Habsbourg, empereur, était le fils d’Albert, comte d’Habsbourg, en Argovie, et avoué de Schwitz, Uri et Unterwald. Rodolphe suivit Przémysl-Ottocar II à la croisade de Prusse ( 1254) , hérita de Kybourg, se fit nommer avoué de Bâle, et fut élu empereur en 1273. Grégoire X le reconnut (1274). Ottocar, rebelle, fut deux fois vaincu (1276- 1278), et la seconde fois perdit la vie au Marchfeld, L’Autriche, la Styrie, la Carniole, reprises sur Ottocar dès 1276, furent conférées par Rodolphe à Albert, son fils (1282), et c’est ainsi que la maison de Habsbourg devint maison d’Autriche. Rodolphe fit tout pour mettre un terme à l’anarchie, suite de la chute des Hohenstauffen, parcourut l’Allemagne , détruisit les châteaux d’où les nobles exerçaient leurs brigandages, mit ses soins à maintenir la paix publique, soutint les droits de l’empire sur le roy. d’Arles, soumit les comtes de Montbéliard, de Bourgogne , de Savoie , mais ne put faire élire Albert , son fils, pour son successeur à l’empire. Il mourut en 1291, à 73 ans.
Rodolphe il, empereur, fils et successeur de Maximilien II, né à Vienne en 1552, roi de Hongrie (1572), de Bohême (1675), roi des Romains, puis empereur ( 1676), était un prince irrésolu, inappliqué aux affaires, et incapable de porter la couronne. L’Allemagne sous lui se remplit de troubles, qui amené' rent la guerre de Trente-Ans. Il fit une guerrt très malheureuse en Hongrie contre les Turcs. Matthias, son frère, conclut malgré lui la paix (1606), le força de lui céder la Hongrie, la Moravie, l’Autriche (1608), le détrôna (J 6.1 1) et se fit élire à sa place.
R. mourut peu après (1612). Ce prince était savant eu chimie et en astronomie; il pensionna richement Tycho-Brahé, fit rédiger par cet astronome et par Ivépler les cél. Tables rodolphines, et y travailla lui-même.
Rodolphe ou raoul, roi de France. Voy . raoul.
RODOSTO, chez les anciens, Rhœdestus , Bisaulhe, et chez les Turcs, Tekir-Dayh , ville murée de la Turquie d’Europe (Roumélie,, à 97 kil. E. de Gallipoli, sur la mer de Marmara ; 40,000 hab. Archevêché grec. , églises arméniennes. Commerce. Oo< cupée par les Russes en 1829.
RODRIGUE, roi des Wisigoths. Voy. roderic.
Rodrigue (don), surnommé te Cid. Voy. CID.
RODRIGUEZ (île) ou DIÉGO-RUYZ , une des îles Mascareignes, par 60° 51’ long. E. , 19° 40 iat.
S. : 30 kil. sur 6. Port sur la côte N. Jadis beaucoup de tortues.PriseauxFranç.parles Angl. (1810).
RODRIGUEZ ou SANCHEZ DE AREVALO, en latin Rodencus Sancius , savant prélat de Castille, né en 1404, mort en 1470, fut évêque d’Oviédo. Zamora , Calahorra , Placencia , rendit des service! à Jean II, roi (le Castille, .dans diverses négociations, et laissa, entre autres écrits : Spéculum viias humaine , Rome , 1468, in-4 (très célèbre jadis), traité de morale, où il passe en revue toutes les professions; et le Compendiosa hisioria hispanica , Rome, 1470, gr. in-4. Le Spéculum a été traduit en français, dès 1477, par Julien Macho, et en 1482 par P. Farget.
roüriguez (Alph.) , jésuite, écrivain ascétique, né à Valladolid en 1526, mort en 16 1 6, est célèbre par 6a Pratique de la perfection chrétienne ( Séville 1614, in-4), qui a eu six traducteurs français, entre autres Régnier-Desmarets (1688, 3 vol. in-4, etc.).
rodriguez (Jean), dit Giram, missionnaire jésuite, né à Alcouche ( près Lisbonne) en 1559 , mort en 1633, alla au Japon, devint interprète près de l'empereur Taïkosama , fut excepté de la proscription décrétée contre les missionnaires , se fixa à Nangasaki, et y composa, entre autres ouvrages, une
KOGE
ROÏÏA
Qrammaire japonaise (publiée en français par Landrease, 1825). Plusieurs missionnaires au Japon ont porté le nom de Rodriguez.
RODUMNA, nom latin de roanne.
ROEDERER (P.-Louis, comte de), né en 1754 à Metz, mort à Paris en 1835, fut successivement conseiller au parlement de Metz, député aux Etats- Généraux , où il provoqua l’abolition des ordres monastiques, procureur-syndic du département de Paris, rédacteur du Journal de Paris, où il défendit Louis XVI après le 10 août, professeur d’économie politique aux écoles centrales (1796), sénateur et conseiller d’état sous l’Empire, ministre des finances de Joseph Bonaparte, alors roi de Naples (1806), ministre du grand-duc de Berg (1810), resta sans emploi pendant la Restauration, et fut nommé pair en 1832. Il était de l'Institut (classe des sciences morales). On a de lui, outre plusieurs écrits de circonstance : Journal d'économie publique (1796 et années suivantes) ; La première et la seconde année du consulat de Bonaparte (1802); Mémoires pour servir à une nouvelle histoire de Louis XII (1820) ; Louis XII et François I (1825); Esprit de la révolution de 1789 (1831) ; Mémoires pour servir à l’histoire de la société polie en France (1834); des Opuscules de littérature et de philosophie , etc. Ses écrits sont empreints d'un remarquable esprit de sagesse. Ses Œuvres ont été réunies par son fds en 1854.
ROELAS (Paul de las), un des plus grands peintres espagnols, né à Séville en 1560, mort en 1620, élève du Titien, était prêtre. Son chef-d’œuvre est l 'Apothéose de saint Isidore , après lequel viennent saint Jean-Baptiste , saint Jean l’Evangéliste , saint Ignace de Loyola , I Assomption, etc.
ROENNE, ville du Danemark, ch.-l. de l’île de Bornholm, sur la côte O.; 2,420 hab. Port.
ROER ou RUHR, riv. des Etats prussiens (Prov. Rhénane), naît à 10 kil. N. E. de Malmédy, arrost cette ville, ainsi que Düren, Juliers, etc., entre dans le Limbourg et se jette dans la Meuse à Ruremonde, après un cours de 140 kil. — La Roër a donné sous l’Empire son nom à un dép. français qui avait pour ch.-l. Aix-la-Chapelle. — Voy. aussi ruhr.
ROERAAS, ville de Norvège, dans une pleine des monts Dovrefjeld (2,979m de haut;, par 9° 4’ long
Anaclet II, prit Innocent II, par lequel il fit reconnaître son titre de roi (1139), fit quelques conquêtes en Grèce (1145), et en Afrique (1149), et mourut en 1154. 11 introduisit en Sicile le mûrier (qu’il aval* apporté de Grèce), le ver à soie et la canne à sucre
roger, comtes de Foix. Voy. roix.
Roger de collkrye, dit Roger Bonlemps , prêtre, né à Paris vers 1470, mort en 1540, secrétaire de l’évêque d’Auxerre, était de l’humeur la plus joviale ; il présida à Auxerre une société facétieuse, dont le chef prenait le titre d'abbé des fous : c’est d’aprèa lui qu’on a nommé depuis Roger Bonlemps un homme qui est sans souci. 11 a laissé quelques écrits ,jfacétieux,réunisen 1536 et 1856 (parCh.d’Héricault,).
roger, papes. Voy. clément vi et Grégoire xi.
ROGER n’URALDWiT. VoJj UR^LDtNl.
roger-ducos. Voy. ducos.
. ROGGEWEEN (Jacq.) , navigateur hollandais, né en 1669 en Zélande, partit du Te-xel en 1721, fit un long voyage autour du monde, et toucha chemin faisant à nombre d’îles dans ce qu’on appelle auj. Australie et Polynésie ; mais on ne donna point suite à ses découvertes, si bien qu’il est resté du doute sur les lieux qu’il visita; il fut même traité comme criminel en arrivant à Batavia, etuerentraen Hollande que chargé de fera; il se justifia avec éclat, mais ne fut plus employé. On ignore la date de sa mort.
ROGGEWEEN (Archipel). On donne ce nom à la réunion des îles Penrhyn, Peregrino, Rearssn , Humphrey, etc., dans le Grand-Océan Équinoxial, au N. O. de l’archipel de la Société et au N. E. de celui de9 Navigateurs. Elles furent découvertes par Roggeween en 1722.
ROGLIANO , Rublanum, ville du roy. de Naples (Calabre Citér.), à 15 kil. S. E. de Cosenza; 3,350 hab. Commerce de porcs, jambons, etc.
rogliano, ch.-l. de cant. (Corse), à 28 kil. N. de Bastia; 1,400 hab.
ItOGNIAT (Joseph, vicomte), général du génie, né en 1767 à Vienne en Dauphiné, mort en 1840 servit sous les ordres de Moreau (1800), fit les campagnes de 1805 à 1807 , se distingua au siège de Dantzick comme chef de bataillon, alla en Espagne avec le titre de colonel, contribua à la prise de Saragosse. de Tortose, de Tarragone , de Sagonte et
E., 62° 35’ lat. N., à 105 kil. S. E. de Drontheim ; ] de Valence. Nommé en 1811 général de division, il
3,000 hab. Toute en bois. Climat très âpre. Aux environs est le point le plus élevé de toute la Norvège. Riches mines de cuivre.
ROGATIONS (fête des), de rogare, prier, fête instituée au Ve siècle par saint Mamert, dans le but d’attirer la protection du ciel sur les biens de la terre ; elle consiste en processions autour des champs, pendant lesquelles le prêtre bénit la terre et appelle sur les/ moissons les bénédictions du ciel. On célèbre la lr® des Rogations le jour de S. Marc, le 25 avril.
ROGER (S. j, evêque et patron de Cannes en Italie, m.aux® s., normand d’orig., fêté les l5oct.et 30déc.
ROGER i, grand-comte de Sicile, le 12e fils de Tancrède de Haute vilie, se joignit en I052à son frère Robert Guiscard et l’aida dans ses expéditions contre la Calabre, passa en Sicile (1061), et, après vingt-huit ans de fatigues, de combats, de courses, fut maître de toute l’île , sauf les montagnes de l'Intérieur (1089). 11 mourut en 1 101, laissantdeux fils mineurs, Simon et Roger, sous la tutelle d’Adélaïde de Montferrat, sa 3* femme. Il était r/r. comte depuis 1074.
ROGER il, d abord grand-comte, puis roi de Sicile, fils du précédent, né en 1093, n’avait que huit ans quand son père mourut, et fut élevé sous la tutelle d’Adélaïde, sa mère. Dès qu’il fut en âge, il enleva ia Calabre à son cousin Guillaume. (1120), devint duc de Bouille après la mort de ce prince (1127), prit le titre de roi des Deux-Siciles en 1130 et se lit couronner à Palerme. Il joignit à ses états AniaLli,
fut appelé en 18 1 3 à la grande armée et fortifia Urestle ; en 1814, il commanda le génie à Metz. Il fut nommé après la Restauration membre du comité de la guerre, puis inspecteur-général du génie, et devint pair en 1830. Le vie mteRogniatapub.une Relation des sièges de Saragosse et de Tortose, 1814, Consid. sur T art de la guerre , 1818, estimées, quoique combattues par Napoléon , et des écrits politiq.
BÜHAN, ch.-l. de cant. (Morbihan), dans l’ancienne Bretagne, à 27 kil. N. O. de Ploërmel, sur l’Oust; 1,590 hab. Château ruiné, domaine primitif de la maison de Uohan. Jadis titre d’une vicomté qu’ Henri IV érigea en duché-pairie en 1603 en faveur de Henri, vicomte de Rohan.
rohan-rohan ou frontenay-l’aka ttu , ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 9 kil. S. de Niort ; 1,850 hab. — C’était le ch.-l. d'un duché créé en 1714 pour Hercule Mériadec de Rohan, prince de Soubise.
ROHAN, aucienne et illustre maison qu’on fait remonter aux premiers souverains de la Bretagne, était sortie des comtes de Porrhoët , vicomtes de Rennes, par Alain 1, 4e fils d’Eudon, comte de Porrhoët, qui vivait vers 1100, et qui reçut en partage la terre de Rohan, avec le titre de vicomte. Cette maison a donné naissance à plusieurs branches dont les principales sont celles de Guéménée, de Montbazon, de Soubise, de Gié, de Chabot, eî e fourni un grand nombre de personnages distingués.. Les Rohan, d’abord vicomtes, puis comtes, portè-
“'îspîes, prit parti pendant le schisme pour l’antipape } reut le titre de ducs depuis Henri de Rohan, gendre