ROMA
me, le fit assassiner dans son bain ( 1034 ).
romain iv , dit Diogène , venait de conspirer et d'être condamné à mort, quand l'impératrice Eudoxie l’ayant vu, s’éprit de lui et l’épousa, au mépris du serment qu’avait exigé d’elle son époux Constantin XI en mourant (1008) . Romain marcha cou tre les Turcs commandés par le Seldjoucide Alp-Arslan, le vainquità Tarse (1009) etpénétraen Perse; maisily perdit une bat. décisive (àMauzicert, 1071), et tomba aux mains du princeturc, qui le relâcha sous promesse d’une énorme rançon ; pendant son absence , Constantinople avait proclamé Michel Vil, fils d’Eudoxie; ii tenta en vain de recouvrer sa couronne, et tomba aux mains de Michel, qui lui fit crever les yeux. Il mourut quelques jours après.
romain (saint), martyr, était soldat dans les armées romaines. Témoin du martyr de saint Laurent, il se convertit à la vue de la constance héroïque de ce saint, et subit lui-même le martyr à Home (258) On le fête le 9 août.
romain (saint) , fondateur des monastères du mont Jura, premier abbéde Condat, auj. S t-Claude (vers 425), mort en 460, à 70 ans, eut son frère Lupicin pour second dansses pieuses entreprises. Il fut enterré au monastère de La Baume. On P lion, le 28 fév.
romain (saint), évêque de Rouen en 626, était issu des rois de France. On dit qu’il délivra miraculeusement les environs de Rouen d’un dragon monstrueux, la Gargouille , qui désolait le pays : une procession annuelle (le jour de l’Ascension) consacrait la mémoire de cet événement: on y délivrait un condamné. S. Romain m. en 6: 9, le 23 oct., jour où on le fête.
Les Russes fêtent le 29 juillet, sous le nom de S. Ro main, un personnage qui subit le martyreen 1001 : ce saint ne figure pas dans les martyrologes catholiques.
romain (gallesin, pape sous le nom de) , n’eut la tiare que 10 mois (898) . U est même quelquefois omis. romain (Jules) , peintre. Voy. jules romain. ROMAINE (Eglise). Voy. latine (église'.
ÜUAiAlN VILLE, village de b rance du dép. delà Seine, à 6 kil. N. Ë. de Paris; 1,226 hab. Joli bois, lilas ; but de promenade pour les Parisiens. Combat entre les Franç. et les alliés, le 30 mars 1814. Fort.
ROMAN ou romano, ville forte de Moldavie, au confluent de laMoldava et du Sereth, à 65 k. S. O, d’Iassy; 1,600 hab. Évêché gréco-arménien. ROMANA (le marquis de la). Voy. la. JtOMANA.. ROMANDIOLE. Voy. romagne.
ROMANE (langue). On donne ce nom au langage qui , après l’invasion des Rarbares et la chute de l’empire romain , se forma du mélange du latin avec les idiomes des peuples barbares , et que l’on parla surtout du Xe au xme siècle; on le retrouve dans la langue provençale. C’est de ce langage que «ont issues les langues italienne . française, espagnole, portugaise et levalaque, ditenc. auj. rouman, ROMANEE (la) ou la ROMAN EE-CONTI, bourg du dép. de la Côte-d’Or, arr. de Beaune , près de Vosnes, et sur la côte de Nuits. Vins très estimés.
ROMANELLI (Fr.), peintre, né à Viterbe en 1617, mort en 1662, élève du Dominiquin et de Pierre deCortone, plut au cardinal Barberini qui remploya, puis le recommanda à Mazarin. Louis XIV paya richement ses ouvrages (dont plusieurs décorent encore les salles du rez-de-chaussée du Louvre). Romanelli allait revenir en France lorsqu’il mourut. 11 excelle surtout par le gracieux.
ROMAN1E. Voy. rouméue.
ROMANO , ville murée du roy. Lombard-Vénitien, à 22 kil. S. E. de Bergame ; 3,170 hab. Moulin à tan , tannerie. — Vinage des Etats sardes (Turin), j k 9 kil. S. O. d’Ivrée ; 2,000 hab. Bonaparte y délit j et tua le général autrichien Salû (1800).
Rouano (cayo), île de l’Amérique, dans le vieux- [ canal de Bahama, sur la côteN. E. de Cuba : 100 kil, i cur 9 de largeur moyenne. i
romano, ville et château de la Lombardie (Venise), à 24 kil. S. E. de Bergame, sur ia rive gauche du Serio ; 3,200 hab. — Elle a donné son nom à une puissante famille gibeline, qui, aux xn« et xm« siècles , domina dans la Marche Trévisane , et régna tyranniquement à Trévise . Vérone. Padoue, Brescia, etc. Voy. ecgelin. — V. de Moldavie. V. roüan.
ROMANOV, ville de Russie (Minsk ) , à 22 kil. O. de Sloutsk, a été le berceau de la dynastie russe des Romanov. — line autre ville de Romanov est dans le gouv. d’Iaroslav, sur le Volga, à 35 kil. N. d’Iaroslav : 2,500 hab. Soieries, toiles, lainages.
ROMANOV (les) , famille russe, dont le premier homme remarquable fut Nikita Romanovitch louriev Zakhariin , frère de l’impératrice Anastasie , lre femme d’Ivan IV et mère du czar Fédor I. Nikita eut cinq fils : Fédor, l’aîné, fut, dit-on, désigné pour successeur par le czar Fédor I au lit de-* la mort; Boris Godounov exila ou massacra tous les mâles de la famille, sauf Fédor (qui se fit moine prèsd’Arkhangel, sous le nom de Filaret), et Michel, fils de Fédor. En 1 6 1 3, Filaret, que Grég. Otrepiev avait nommé métropolitain de Moscou, parvint à faire tomber sur son fils le choix des boïards qui voulaient un souverain indigène : ce prince fut élu sous le nom de Michel ( Voy. ci-après Michel romanov). La dynastie de Romanov régna de 1613 à 1762, et finit en la personne de l’impératrice Elisa'beth, qui ne laissa pas d’enfants ; elle fut remplacée par la dynastie de Holstein-Gottorp , . qui lui était alliée par mariage. (Charlea-Pierre-Ulric , qui régna après Elisabeth sous le nom de Pierre 111, était neveu d’Elisatielh et fils d’une sœur de cette impératrice, Anne,dui liesse de Holstein-Gottorp,fiMedePii.rie-ie- Grand. ) Pour la séné aes ctars de la maison de Romanov, votiez l'art. RUSSIE.
romanov (Michel), czar ou empereur de Russie, fils de Fédor-Nikitich, fut élu en 1613 par les Etats assemblés à Moscou, et eut à combattre, en montant sur le trône, les prétentions rivales de la Suède et de la Pologne. Après une courte guerre , il conclut en 1617 avec la Suède la paix de Stolbova, par laquelle il cédait à Gustave-Adolphe l’ingrie et la Carélie russe. En 1618 , il conclut avec Vladislas , fils du roi de Pologne , qui s’était avancé jusqu’à Moscou , une trêve de 14 ans ; les Polonais restèrent maîtres des duchés de Smolensk, de Sévérie et deTchernigov, dont la possession leur fut confirmée, en 1634 , par la paix de Viasma. Guidé par les conseils de son père , Michel aurait avancé la civilisation de la Russie, s’il n’élait mort prématurément, en 1644. 11 laissa le trône à son fils Alexis, bous le regue de Michel parut un nouveau faux Dmilri, qui obtint d’abord quelques avantages,* mais il ne tarda pas à être pris et fut pendu.
ROMANS, ch.-l. de cant. (Drôme), à l7 kil. N. E. de Valence, sur la rive droite de l'Isère ; 9,285 hab. Tribunal de commerce. Collège communal. Eglise Saint-Rarnard (reste d’un monastère fondé en 837 par S. Rarnard, archev. de Vienne). Champ-de-Marn, joli pont sur l’Isère. Huile de noix, fiialures de suie, mégisseries, etc. Aux environs, on récolte le vin de 1 Ermitage. — Jusqu’au xvi« siècle, cette ville fut très florissante et compta plus de 12,000 hab. Elle faisait un commerce considérable de draperie; les guerres de religion et la peste l’ont ruinée.
ROMANZOV (maréchal de), général russe, d’une ancienne famille , se distingua au siège de Colberg (1761), fut envoyé en 1769 contre les Turcs, remporta deux grandes victoires (1770), prit Ismaïlov, Bender, Kilia, Akennan, Brahilov, puis Giurgero (1771), et après de vaines négociations, passant de nouveau le Danube, s'avança vers Choumla , où le grand-visir était campé, et le força à demander la paix, qui fut signée à Kutchuk-kainardji (1774). Catherine 11 le combla de bienfaits, lui donna la
JRU»I£ — 1525 — KOME
gouvernement d’Ukraine, puis l’en fit revenir pour suivre à Berlin le grand-duc Paul, et, en 1787, le nomma général de la 2» armée dirigée contre les Turcs; mais las des hauteurs de Potemkin, Romanzov donna sa démission. 11 mourut en 1796.
ROME, Roma , jadis capit. de l’empire romain, *uj. capit. de l'État ecclésiastique et de tout le Inonde catholique, et résidence du pape, sur les deux rives du Tibre, mais principalement sur la rive gauche ou orientale, à 1,300 kil. S. E. de Paris, par 10° 8' long. E., 41° 43' lat. N. : 175,000 h.
( non compris beaucoup de Juifs et les étrangers). Son emplacement occupe 12 collines ; elle a environ 21 kil. de tour, mais elle n'est pas toute habitée, et presque tout ce qui est habité auj. est au N. de la Rome ancienne. La partie à droite du fleuve est dite souvent Cité Léonine , et ses habitants sont les Trasieverini. Nulle ville au monde n’offre autant de monuments anciens et modernes accumulés sur un espace aussi étroit. On y entre par 1 5 portes (celle del Popolo est la plus belle) : on distingue 3 rues superbes ( del Corso, di Ripeita , di Rabuino , et quelques autres fort belles). Le Vatican et le Quirinal (ou palais di Monte Cavallo) sont deux résidences magnifiques qu’occupe le pape, et les chefsd’œuvre de tous les arts y sont réunis avec une incroyable profusion. (Le palais de Latran fut longtemps la résidence des papes: jLest auj. abandonné). On remarque :1e châieau -ÿW'^Wtftnge, le Nouv.- Capitole, la Curia Innocenzia le palais delà Chancellerie apostolique, celui de Venise, la Douane, la Sapicnza, le collège Romain, le Grand-Hôpital, les théâtres Aliberti et Argcntina, une foule de palais et de villas ( Barberini, lloria, Colonna , Rospigliosi, Borghese ou villa Pinciana, Medici, Farnese, Aldobrandini , Albani, Ludovisi-Piombino , Casali, etc.) ; de nombreuses églises : l’église Saint- Pierre ( regardée comme le plus bel édiüce du monde), la basilique de Saint-Jean de Latran, Sainte-Marie-Maj^ure, Saint-Paul, Saint-Laurent hors-des-murs, Saint-Sébastien, Sainte-Marie des Anges, Saint-Pierre ès-liens, Saint-Pierre in Muntorio, et plus de 300 aulres; de superbes fontaines (Trevi, Sextine, de Paul V, de la place Navone, etc.); Ie3 places de Saint-Pierre, d Espagne, de Monte- Cavallo, Navone, Colonne. Sous la ville s’étendent d'immenses catacombes. — Rome a une université. Ensuite viennent le collège Romain (fondé par les Jésuites), qui est comme une seconde université, le collège de la Propagande, les collèges Nazareno, Anglais, Irlandais. Ecossais et 17 aulres, le séminaire Romain, l'institut des Sourds-Muets, Ripa- Grande, diverses écoles des Beaux-Arts (pour les élèves qu’y envoient la France, l’Autriche, 1 Angleterre , les Deux-Siciles) , l’Académie romaine de Saint-Luc. Parmi les Académies et les Sociétés savantes, nous citerons les Arcades, les Nuovi Lincei, l'Académie théologique de l’université de Rome, la Tiberina, la Latina, fa Filodrammatica. Nombreuses bibliothèques, dont plusieurs immensément riches en manuscrits (celle du Vatican surtout, puis les hibl. Alessandrina , Aracéli, Minerva , etc.) ; galeries et musées de tableaux, sculptures, gravure»', inscriptions, médailles, pierres gravées; observatoires, cabinet d’histoire naturelle, jardins botaniques, musées d’anatomie, etc. — L’industrie de Rome n’est as très active : elle produit surtout des gazes, ruans, satins, draps inférieurs, fleurs artificielles, odeurs, instrurn. de musique, de fort beaux ouvrages en mosaïque, en corail, des camées, etc. Nombreuses imprimeries, assez grand commerce de librairie. — Le climat de Rome est peu sain : pendant l’été, le siroccoet Yariacattiva y causentdecruellesépidémies.
L’ancienne Rome était beaucoup plu.» grande et plus peuplée que la Rome moderne. Bâtie d’abord sur sept collines, elle en avait progressivement en¬
vahi plusieurs autres et finit par comprendre dans 6on enceinte 12 montagnes (monts Capitolin Palatin, Quirinal, Aventin, Vatican, Viminal, Esquilin, Janicule, Cœlius ou Lateranus, Testaeeus, Citorius, Pincius). Elle avait 37 portes (parmi lesquelles les portes Triomphale, Curmentale ou Scélérate , Esquiline, etc.), 6 ponts, près de 600 temples, une foule de palais : Auguste l’avait divisée en 14 régions.— Parmi les monuments anciens qui sont encore debout ou dont il reste des ruines importantes, sont le pont Ælius (ou Saint-Ange), la Cloaca Muxima , superbe ouvrage qui date de 2,300 ans, les aqueducs Aqua Martia , Aqua Virgo, Aqua Pauli, le Colossée (Colysée), le Cirque, le Panthéon, les restes du théâtre de Marcellus, ceux des thermes de Titus, de Caracalla, de Dioclétien, des arcs de triomphe (d.eTite, Constantin, Septime-Sévère), les colonnes Automne, rl rajane, Duillienne, les obélisques relevés pour la plupart par Sixte-Quint, le mausolée d’Adrien (auj. château Saint- Ange), puis les mausolées d'Auguste, de Metella, de G. Cestius.On cherche en vain l'ancien Capitole, qui est en partie remplacé par le Campidogho( Voy. Capitole); le palais des Césars, le Forum (qui est maintenant désert et qu’on nomme Campo-Vaecino) . les Forum de Nerva, de Tra.au, d’Aurélten. — M. Mary Lafona donné Rome une. et moderne dep. sa fondât, jusq . nos jours,. 1 852.
histoire. Rome a été fondée vers 763 av. J.-C Ce ne fut d'abord qu'un gros bourg et un repaire de brigands : sept rois s'y succédèrent en 244 ans (Romulus, Numa , Tullus Hostilius, Aneus Marcios , Tarquin l’Ancien, Servius Tullius, Tarquinle-Superbe) ; dès le 3* et le 4e règnes , la ville prit une importance remarquable ; pendant les troi3 suivants, qu'on peut nommer période étrusque, elle devint forte, riche, très peuplée, et déjà elle s'était assujetti la moitié du Latium, une partie des Sabms et peut-être toute l’Etrurie. La tyrannie des Tarquins détermina l’expulsion des rois (609).
Rome alors s érigea en république et fut gouvernée par des consuls, qui se renouvelaient chaque année. Cette révolution arrêta pour quelque temps «es progrès ; les perpétuelles querelles des deux ordres (patriciens et plébéiens) prolongèrent au moins d’un siècle cet état de faiblesse, pendant lequel on vit les Eques et les Volsques soutenir une lutte à mort contre Rome, et souvent la mettre en un péril imminent. L'établissement du tribunat (493) et ses empiétements successifs, le décem viral (461-449), le tribunat militaire pris et abandonné à diverses reprises (444-366), furent les principaux événements intérieurs pendant ce temps. Rome venait de conquérir Véies (396), quand survinrent les Gaulois, qui la prirent et faillirent, la ruiner à jamais (389); sauvée par Manlius et relevée par Camille, après le départ des Gaulois, elle résista à de nouvelles invasions, délit ou vit s'éloigner toutes les bandes gauloises qui vinrent encore la menacer, et comprima les séditions de tousses sujets. — La guerre sanmite, qui s'engagea ensuite (343j et qui, de plus en plus terrible, embrassa tuute I Italie, depuis la Muera jusqu à la pointe de Rliegium, eut pour résultat, malgré les ligues du Samnium, de 1 Elrurie et de 1 Ombrie, malgré la résistance de Tarente et les armes de Pyrrhus, de donner à Home toute celte région (266,, et fit de cette république non seulement la première puissance de 1 Italie, mais aussi une des grandes puissances du monde : c'est dans cette période que I on von briller de tout leur éclat les vertus guerrières et civiques qui firent la force de Home c’est le temps des Décrûs, des Kabricius, etc.
Portant enfin ses armes hors de l'Italie, Rome
attaqua Carthage et lui ravit la Sicile occidentale (première guerre panique, 264-242), puis, après lui avoir, en pleine paix, enlevé la Sardaigne, après avoir conquis moitié au moins de U Gaule Cisalpine et