‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 92 sur 1261 · AUTR — 138 — AL VE · texte numérisé non relu

AUTR — 138 — AL VE

Pannonie supérieure. Elle fut réunie à l’empire romain sous Tibère, vers l’an 33 de J.-C. A partir du v* siècle, elle fut tour à tour envahie par les Huns, les Ostrogoths, les Boiens, les Vandales, les Longobards, et enfin partagée entre les Bavarois et les Avares , jusqu’à l’époque où Charlemagne s en empara (791). En 928, Henri-l’Oiseleur voulant opposer une barrière aux incursions des Hongrois, érigea l’Autriche en margraviat. En 902, Othon II en investit Léopold de Babenberg (ou Bamberg), dont les descendants possédèrent cette province, d’abord sous le titre de margraves, puis sous celui de marquis (980), etpriient enfin le titre de ducs à partir de l'an 1156. Après l’extinction de cette famille (1246), l’Autriche passa entre ! es mains de l’empereur F rédéric II; d’Ottocar, roi de Bohême; puis dans celle de Rodolphe de Habsbourg, empereur d’Allemagne. Ce dernier donna l’Autriche à son fils Albert (1282), dont les descendants l’ontconservée depuis, d’abord sous le titre de ducs, et, à partir de 1453, sous celui d’archiducs. La maison de Habsbourg ou d’Autriche qui, depuis Rodolphe, avait déjà fourni plusieurs empereurs à l’Allemagne, vit cette dignité devenir héréditaire chez elle à partir de l’avénement d’Albert II, en 1438. ( Voy . Allemagne.) A cette époque , l’Autriche s’était déjà agrandie de la Styrie (1186), de la Camiole et des domaines héréditaires de Rodolphe de Habsbourg, savoir l’Alsace, la Souabe et la Suisse (1282) ; mais, en 1307, la Suisse s’était rendue indépendante. Le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne (1477) donna à la maison d’Autriche les Pays-Bas et une grande partie de la Bourgogne, et l’avénement de Charles-Quint y joignit l’Espagne avec ses immenses possessions dans les deux mondes. Mais, par le partage de 1621 entre Charles-Quint et l’archiduc Ferdinand, son frère, les Pay6-Bas et le cercle de Bourgogne échurent à la branche espagnole d’Autriche; Ferdinand conserva l’archiduehé d’Autriche et toutes ses dépendances, auxquelles il joignit la Bohême, la Hongrie, les trois évêchés, la Moravie, la Silésie et la Lusace. Le traité de Westphalie ( 1648) enleva cette dernière province, ainsi que l’Alsace, à l’Autriche, qui répara cette perte par l’acquisition de la Transylvanie et de la Croatie. A la paix d’Utrecht (1713), l’Autriche reçut, comme héritage de Charles II, roi d’Espagne, le cercle de Bourgogne, le duché de Mantoue, les royaumes de Naples et de Sardaigne; en 1714, elle échanges ce dernier royaume contre la Sicile. Après 1735, elle rendit les Deux-Siciles à l’infant don Carlos et reçût en échange Parme, Plaisance et Guastalla. En 1740, la branche masculine de la maison d’Autriches’étant éteinte, ses états hériditaires échurent à Marie-Thérèse, dont le mari, François de Lorraine, fut, après de longs démêlés , reconnu empereur en 1745, sous le nom de François I, et devint le chef de la nouvelle maison d 'Autriche-Lorraine, aujourd’hui régnante. En 1806, lors de la dissolution de l’empire germanique, l’empereur François II abdiqua le titre d’empereur d’Allemagne, et, se bornant à ses états héréditaires, il pri t le titre d'empereur d'Autriche. Les guerres de la révolution et les campagnes de 1805 et 1809 avaient enlevé à l’Autriche une grande partie de ses possessions en Allemagne et en Italie; mais les événements de 1815 lui rendirent ses anciennes provinces, à l’exception du cercle de Bourgogne, dont la perte fut compensée par l’acquisition des provinces lombardes et vénitiennes en Italie. En 1859, à la suite de la bataille deSolferino, l’Autriche perdit la Lombardie, que Napoléon III, vainqueur, céda au roi de Sardaigne.

Empereurs d'Autriche :

François I (Il comme emp. d’Allem.), 1806-1835*

Ferdin. 1, 1835, abd. en fav. de Franç.-Jos., 1848!

AUTR1CUM, Chartres , cap. des Carnuies , tire son nom de VAutura (Eure) , rivière qui l’arrose.

AUTUN , Bibracte, puis Augustodunum , ville da France (Saône-et-Loire), près de l’Arroux, à 82 kil. N. O. de Mâcon; ch.-l. d’arr.; 10,435 hab. Evêché, Collège. Belleeathédrale.Champ-de-Mars. Ruines; arc de triomphe , etc. Fondée par les Phocéens ; cap. des Ëduens, et l’une des villes les plus importantes de la Gaule (chef électif, dit vergobret; sénat des Druides ; école druidique où 1 on venait de très loin); elle fut très importante sous l’empire romain; elle contenait une fameuse école de rhétorique. Au gustodunum fut le foyer de la révolte de Sacrovir (qui se tua aux environs) en 21 ; elle fut assiégée 7 mois, prise et détruite par Tétricus au IIIe siècle, rebâtie par Constantin au ive ; saccagée par les Sarrasins, 731 ; par les Normands, 888. — L arr. d Autun a 8 cantons (lssy-1’ Évêque, Lucenay-l’Evêque, Couches, Mesvres, Epinac, Montcenis, St-Léger-sous** Beuvray, plus Autun), 87 communes et 87,356 hab.

AUTUN (Jehan d’). Voy. àuthon.

AUTUN01S, partie du duché de Bourgogne, comprenait les bailliages d’ Autun, de Montcenis, de So» mur en Brionnais et de Bourbon-Lancy.

AUTURA, riv. de Gaule, auj. I’eure.

AUVERGNE, Arvenii, ancienne prov. de France, entre le Bourbonnais, le Forez, le Vélay, le Limousin, le Quercy, la Marche et le Roucrgue, avait pour capit. Clermont-Ferrand. L’Auvergne forme auj. les dép. du Puy-de-Dôme et du Cantal et l’arr. de Brioude dans celui de la H. -Loire. Elle se divisait en B.-Auvergne, au N., ch.-l. Clermont; villes principales : Riom, Aigueperse, Volvic, Brioude, Evaux, Chambon, Billom, Cusset, Issoire, la Chaise-Dieu, Langeac; et H.-Auvergne, au S., ch.-l. St-Flour ; autres villes ; Chaudes-Aigues , Murat, Mauriac, Aurillac, Montsalvy. La B.-Àuvergne, qu’on appelait aussi Limagne, est célèbre par sa fertilité. Le sol de l’Auvergne offre partout des traces volcaniques. Les nombreuses montagnes qui la couvrent sont presque toutes des volcans éteints et dont les éruptions ont cessé à une époque inconnue. Les monts d’Auvergne se rattachent aux Cévennes par le mont Margeride; ils peuvent se partager en quatre groupes principaux : le Plomb du Cantal, le Cézallier, le mont d'Or, et le Puy-de-Dôme. — Les Arverni , qui ont donné leur nom à l’Auvergne, furent un des peuples les plus puissants de la Gaule Transalpine et les rivaux redoutables des Eduens avant la conquête des Romains. C’est de l’Arvernie que sortit Vercingétorix, le plus opiniâtre adversaire de César, et dont la soumission entraîna celle de la Gaule entière. Sous les Romains, l’Arvernie fut longtemps florissante, et les lettres y furent cultivées avec succès. En 475, les Wisigoths s’en emparèrent; Clovis l’enleva à ces derniers en 507. Sous les rois de la première race, l’Auvergne devint un comté dépendant de l’Aquitaine. Au vin® siècle, l’histoire fait mention d’un comte d’Auvergne, nommé Blandin, qui soutint le duc Waïfre contre Pepin-le-Bref. Après lui diverses maisons occupèrent successivement ce comté. En 979, il devint héréditaire dans celle des vicomtes d’Auvergne, vassaux des ducs d’Aquitaine. En 1155 il fut divisé en 2 parties: comté d’Auvergne (appartenant à la branche cadette de la maison), et Dauphiné d’Auvergne (à la branche aînée). Le comté fui confisqué par Philippe-Auguste; le Dauphiné (qui comprenait une partie de la Limagne et la moitié de la ville de Clermont) passa par mariage, en 1428, à la maison de Montpensier, branche de la maison de Bourbon. Un 2e comté d’Auvergne fut érigé en faveur de Guillaume XI , dont le fils obtint en outre le comté de Boulogne ; puis ces deux comtés arrivèrent par mariage à l’ancienne famille de la Tour, dite dès lors de la Tour-d’ Auvergne. En 1524, la comtesse Anne légua le comté d’Auvergne à Catherine de Médicis, et celle-ci le transporta en 1 5S3 à Charles d’Angoulême fils naturel de Charles DL

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qui 8e le vit enlever en 1606 par Marguerite de Valois, fille de Catherine ; il fut enfin cédé par cette dernière à Louis XIII encore dauphin, qui le réunit à la couronne en montant sur le trône (1610).

AU VIGNY (J. du castre d’), écrivain et militaire, né dans le Uainaut en 1712, servit avec distinction dans les chevau-légers et fut tué au combat de Dettingen en 1743. On a de lui : Mémoires de madame de Barnevelt, 2 vol. ln-12; Amusements historiques, 2 vol. in-12; les 3 premiers vol. d’une Histoire de Paris, et les 8 premiers vol. des Vies des hommes illustres de la France (continuées par l’abbé Perrau et par Turpin). D’Auvigny travaillait en commun avec l’abbé Desfontaines.

AUVILLARS, ch.-l. de canton (Tarn-et-Garonne), à 16 kil. S. O. de Moissac; 2,275 hab.

AUXERRE , Allisiodurum, Autissiodurum , ch.-l. du dép. de l’Yonne, sur l’Yonne, à 166 kil. S. E. de Paris ; 1 1 ,535 hab. Cathédrale gothique, église St- Germain;collége,biblioth.,hosp., pénitencier. Grand commerce de vins. Cette ville formait jadis, chez les Senones , un district indépendant. Elle fut ravagée par Attila au iv* siècle, et prise par Clovis au ve. Sous les rois de la première race, elle fut gouvernée par des comtes. Ceux-ci s’étant rendus héréditaires au xe siècle, Auxerre devint leur capitale. (Voy. auxerre, comté d’ ). Auxerre avait un évêché avant 1789. C’est la patrie de l’historien Lebœuf, Ste-Palaye , et du sav. J.-B. Fourier. — L’arr. d’Auxerre a 12 cantons (Vermanton, Courçon, Seignelay, Toucy, Chablis, Ligny-Ie-Chatel , St-Sauveur-en-Puisaye , St- Florentin , les deux Coulanges , plus Auxerre qui compte pour deux), 129 communes et 112,109 hab.

auxerre (comté d’). Ce comté, dont l’origine remonte au Xe siècle, appartenait en 1036 à Renaud, comte de Nevers. A la mort de ce dernier (1040), Robert, duc de Bourgogne, s’empara des comtés d’Auxerre et de Nevers; mais il en fut dépouillé par Guillaume, fils de Renaud, qui le transmit à ses descendants. Au xiie siècle Gui, frère de Guillaume IV, devint le chef d’une branche collatérale; il acquit le comté de Tonnerre, et eut de fréquents démêlés avec l’évêque et la commune d’Auxerre. 11 mourut en 1176, laissant un jeune fils, dont la mort prématurée (1181) mit fin à la ligne masculine des comtes d’Auxerre. Après avoir été portés par divers maria-

§es dans quatre maisons différentes, les trois comtés 'Auxerre, Tonnerre et Nevers furent de nouveau réunis en 1338 par Guillaume-le-Grand ; mais en 1370, Jean IV de Challon, son arr.-p. -fils, vendit le comté d’Auxerre au roi de France Charles V, qui le réunit à la couronne. Il en fut encore détaché en 1435 par le traité d’Arras, qui en assurait la possession au duc de Bourgogne; mais en 1477, après la mort de Charles-le-Téméraire, Louis XI le réunit définitivement à la couronne de France.

AUXERROIS, un des quatre comtés qui étaient annexés au grand duché de Bourgogne. Il comprenait le territoire d’Auxerre, et avait pour villes principales : Auxerre, Arcy, Seignelay, les deux Coulanges, etc.

AUXOIS, Alesiensis pagus , partie du duché de Bourgogne, divisée en bailliage principal de Sémur et bailliages particuliers d’Avallon, Arnay-le-Duc, Saulieu. Autres places: Ste-Reine, Montbard, Flavigny, Noyers, Q jarré-lez-Tombes, Pouilly, Sombcrnon. L’Auxois doit son nom à l’ancienne Alesia, par abréviation Alsia. Il forme les arrond. d’Avallon (Yonne) et de Semur (Côte-d’Or).

AUXONNE, ch.-i. de cant. (Côte-d’Or) snr la Saône, à 28 kil. S. E. de Dijon ; 5,400 hab. Place forte de 4e classe : direction d’artillerie, arsenal de construction, fonderie et magasins à poudre. Collège. Pont remarquable ; station de chemin de fer. AUXUMUM, ville de l’Éthiopie, auj. axoum. AUXY-LE-CII VT EAU ch.-l. de cant. (Pas de-

Calals) , à 45 kil. S. O. d’Arras ; 2,500 habitants, AUZANCE, ch.-l. de cant. (Creuse), à 26 kil. IL E. d’Aubusson; 1,200 hab.

AUZON, riv. de France (Vaucluse), baigne Mourmoiron, Carpentras, et tombe dans la Sorgue; courr 195 kil.

auzon, cb.-l. de cant. (H.-Loire), à 13 kil. N. d j Brioude, sur l’Ailier; 1,200 hab. Houille ; source minérale froide.

AUZOUT (Adrien), mathématicien, né à Rouen vers 1630, mort en 1691, était membre de l’Académie des Sciences. Il inventa le micromètre à fil mobile, qui sert aujourd’hui aux astronomes pour mesurer le diamètre apparent des petits objets, et publia un traité sur cet instrument, Paris, 1667, in-4. On a encore de lui des Lettres sur les grandes lunettes.

AVA ou BIRMAN propre, contrée de l’Asie, jadis roy. indépendant, est auj. une des prov. de l’empire Birman. Voy. birman.

ava ou ratna-poura, capit. de la prov. d’Ava et jadis de tout l’empire Birman, sur l’iraouaddy, à 26 kil. S. O. d’Amarapoura, par 93° 32’ long. E., 21° 51’ lat. N. ; 50,000 hab. Mal bâtie; cependant elle offre de loin un aspect imposant. On y voit plusieurs beaux édifices, entre autres le palais du monarque, terminé en 1824. — Deux villes du Japon portent le nom d’Ava : l’une dans Niphon, sur la côte S., à 100 kil. S. E. de lédo ; l’autre dans Sikoko, sur la côte S., au fond d’une baie, avec le meilleur nort de l’île.

A VAILLES, ch.-l. de cant. (Vienne), sur la Vienne, rive gauche, à 14 kil. S. de l’He- en -Jourdain 800 hab. Eaux minérales.

AVAL1TES, peuple éthiopien de l’Afrique orientale, dans la Myrrhifera regio au N. O. de l’Azanie. ÀVALITES EMPORIUM, auj. ZEÏLA.

avalites sinus. Les anciens nommaient ainsi la portion de la mer d’Oman qui communique à la mer Rouge par le détroit de Bab-el-Mandeb.

AVALLON, Aballo, ch.-l. d’arr. (Yonne), sur le Cousin ou Voisin, à 44 k. S. E. d’Auxerre ; 5,309 hab. Jolie ville. Coll. comm-Gr. commerce de bois de chauffage, merrains, vins, cuirs, etc. Ane. comté, enlevé en 1433 par Charles Vil au duc de Bourgogne. — L’arr. a 5 cant.(Guillon,lTsle-sur-Serain. Quarré-lez-Tom. bes, Vézelay, plus Avallon), 70 comm. et 46,149 h AVALON, presqu’île de la partie S. E. de Terre- Neuve. Lieu principal, St-Jean.

AVALOS (Ferdinand-François d’), marquis de Pescaire, l’un des plus grands capitaines de Charles- Quint, d’une illustre maison du royaume de Naples et d’origine castillane, épousa fort jeune Vittoria Colonna, célèbre par sa beauté, sa vertu et son esprit. D’Avalos fut fait prisonnier à la bataille de Ravenne, et composa dans sa prison un Dialogue de l'amour, qu’il dédia à son épouse. Dès qu’il eut recouvré sa liberté, il prit les armes contre la France, et eut beaucoup de part au recouvrement du Milanais par l’Espagne, ainsi qu’à la victoire de Pavie (1525). Il mourut à Milan la même année. Il était né en 1490.

avalos (Alph. d’),marq. deGuasto, son neveu, lui succéda après sa mort dans le commandement des armées de Charles-Quint ; secourut l’Autriche, en 1532, contre Soliman ; suivit l’empereur dans toutes ses expéditions. Nommé gouverneur du Milanais, il fit lever, en 1543, le siège de Nice à Barberousse ei au Cle d’Enghien, qui le défit à son tour à Cérisoles. Il mourut en 1546.

AVARAY, village du dép. de Loir-et-Cher, à 22 kil. N. E. de Blois, sur la Loire; 800 hab.

AVARAY (Antoine-Louis-Frédéric bësiade, comte, puis duc d ), favori de Louis XV 111 pendant 1 émigration; il procura à ce prince (alors comte de Provence) les moyens de sortir de France en 1791, fui son compagnon fidèle dans l’exil, et devint son pii H* cipal agent. Il mourut en 1810, à 53 ans, dans iîie

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de Madère, où il était allé pour rétablir sa santé.

AVARES ou ABARES, peuple barbare, originaire de la Tartarie, de la famille des Huns, parut vers 557 à l’O. du Don, et vint bientôt après s’établir sur les bords du Danube. Ils firent la guerre aux empereurs grecs, leur enlevèrent la Dacie et la Pannonie (582), et de là se répandirent dans la Germanie, au N. du Danube, et jusque dans l’Italie. Leur puissance reçut un premier échec sous les murs de Constantinople, en 626 : leur chef Baïan, allié de Chosroès, fut vaincu par l’empereur Héraclius. Ils furent entièrement subjugués par Charlemagne (796-790). Les Avares étaient de haute taille; ils étaient belliqueux en même temps que rusés et perfides. Ils campaient sous des lentes mobiles, et n'curent jamais d’autres villes que leurs camps immenses qui, disposés en forme de cercles concentriques, prenaient de là le nom de rings ou anneaux. Leur chef s’appelait kan ou kagan. — Les limites de l’empire des Avares ont beaucoup varié. Au temps de sa plus grande extension (690-630), il embrassait les immenses solitudes au N. du Danube depuis la Lusace jusqu’au-delà du Don ; à la fin du vu* siècle, il est resserré au N. et à 10. par les Lèches, le* Vendes, les Tchèques (aujourd'hui Pologne, Silésie et Brandebourg, Bohême) ; à l’E. par les Khazars qui habitaient entre le Boug et le Dnieper. Après sa destruction, en 799, Charlemagne ne conserva que la partie occidentale, située entre la Theiss et 1 Inn , et en fit sous le nom d’ Avarie une marche de l’empire des Francs. Le reste fut occupé par les Madgyars ou Hongrois. Les Avares occupent encore aujourd’hui une partie de la Circassie, sur le versant septentrional du Caucase, et ont pour bornes à l’O. l’Aksaï, à l’E. le Koïsou, au S. le mont Cherdagh. Ils forment environ 12,000 familles, obéissant à un kan particulier, et vivent de chasse et de rapine.

AVARICUM ou BITURIGES, ville de l’Aquitaine lr*, auj. BOURGES.

AVARIE. Voy. AVARES.

AVATAR, nom que les Hindoux donnent aux incarnations de Vichnou. Voy. vichnou.

AVATCHA ou PETROPAVLOVSK, bourg fortifié et port de la Russie d’Asie (Irkoutsk), sur la côte E. du Kamtchatka et sur la baie d’Avatcha, par 156° 28’ long. E., 53° 11* lat. N. Cette baie est le ?eul endroit de tout le Kamtchatka où puissent aborder les vaisseaux. A 40 kil. de là se trouve un volcan, dont on cite une grande éruption en 1737.

AVAUX (Claude de mesmes, comte d’).Voj/.MESMEs.

ÀVEBURY, village d’Angleterre (Wilts), à 8 kil. O. de Marlborough; 600 hab. Monument fort ancien, très remarquable, mais à peu près détruit.

âVEIN, village du Luxembourg, à 8 kil. de Rochefort, remarquable par une victoire des Français sur les Espagnols (1635).

AV El RO ou NÔUVELLE-BRAGANCE, ville de Portugal (Reira), à l’embouchure de la Vouga dans l’Atlantique, à 65 kil. N. O. de Coïmbre; 4,200 hab. Évêché.

AVEIROfD. Jos. mascarenhas, duc d’), seigneur nortugais, lut tout-puissant pendant le règne de Jean V. Ayant perdu sa faveur à l’avénement de Joseph I, il ourdit contre ce prince une conspiration (1758) : mais le complot fut découvert, et le duc d’Aveiro fut brûlé vif (1769).

AVÉIS I, prince tartare , sultan de Bagdad, fils de Hassan Buzurk , et second prince de la dynastie des llkhaniens, une des branches des Gengiskanides, succéda à son père en 1356, conquit plusieurs provinces , prit Mossoul, Mardyn, etc. Il mourut en 1375.

aveis ii, ou ahmed-gésaIr, fils du précédent, se fit proclamer sultan en 1381, après avoir fait périr son frère Hussein, et se rendit tellement odieux

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