‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 93 sur 1261 · AVEN · texte numérisé non relu

AVEN

par ses cruautés que le peuple appela Tamerlan h son secours. Ce conquérant détrôna Avéis vers 1 390, mais celui-ci parvint à remonter sur le trône et s’y maintint jusqu’en 1410. En lui finit la race des llkhaniens, qui fut remplacée par celle des Turcs du Mouton-Noir.

AVELGHEM, ville de Belgique (Flandre occid.), à 12 kil. S. E. de Courtray; 3,400 hab.

AVELLA VECCHIA , Abellœ , ville du royaume de Naples, à 8 kil. N. E. de Nola; 5,000 hab. — C’est de cette ville qu’ont pris leur nom les avelines [nuces avellanas pour abellanæ).

AVELLINO, Abellinum , ville du roj'aume de Naples, ch.-l. de la Principauté ultérieure, au pied du mont Vergine, à 40 kil. E. de Naples; 10,000 hab. Belle place avec un obélisque. Un peu d’industrie el de commerce. — Entre cette ville et Bénévent est le Val di Gargano, emplacement des Fourches-Caudines.

AVENCHES , Aventicum , ville de Suisse (Vaud) à 13 kil. N. de Fribourg; 1,600 hab. Ancienne car pitale des IJelvelii. Beaucoup de ruines antiques.

AVENIO, ville de la Viennaise, chez lesCavares, auj. AVIGNON.

AVENPACE, dont le vrai nom est ibn-badjih, philosophe arabe, né à Cordoue vers 1100, eut pour maître Avenzoar, et mourut vers 1138 à Fez, en Afrique. Il composa des ouvrages de mathématiques , de métaphysique et de morale fort estimés des Arabes et souvent cités avec éloge par Averrhoès et par Tophaïl. 11 professa une philosophie mystique qui le fit accuser d’hérésie.

AVENT, du latin adventus, arrivée. On appelle ainsi les 4 semaines avant la fête de Noël ou la naissance de J.-C. Il comme uce ordinairem. au premier dimanche après la Saint-André (30 novembre). Autrefois l’Avent commençait à la St-Martin d’hiver fil novembre).

AVENTICUM, auj. Avenches , ville d’Helvétie, cap. des Helvelii , fut ravagée par les Germains ei Attila, et rebâtie par les Bourguignons.

AVENTIN (mont) , auj. Monte di Santa- Sabina, une des sept collines sur lesquelles Rome étail bâtie, et de toutes la plus méridionale, était située entre le Tibre, le mont Cœlius et le mont Palatin. Sur l’Aventin se voyaient, entre autres beaux monuments, le temple et l 'atrium de la Liberté et un temple de Diane ( templum Diance commune ). Plu8 tard l’Aventin forma le treizième quartier de Rome.

AVENTIN (Jean thurnmaier, plus connu sous le nom d’) , écrivain bavarois , né à Abensberg ( Aven tinum ) vers 1476, mort en 1534, fut chargé en 1512 d’élever les fils du duc de Bavière , et composa par ordre de ce prince , sous le titre d 'Annalium Boiorum libri septem (Munich, 1554, et Leipsick, 1710, in-fol.), une histoire de la Bavière, qui est un ouvrage classique pour ce pays.

AVENTURIERS, nom donné à ces milices étrangères qui , au moyen âge , vendaient leurs services au plus otïrant, et se composaient d’un ramas de gens sans aveu, dont le plus grand nombre sortait d’Italie. Suivant les temps et les lieux, ils servaient à pied, en cavalerie légère, en lances garnies, en troupes régulières. On les voit figurer en France, depuis Louis-le-Jeune, en 1140 environ, jusqu’à Charles V, vers 1370, époque de la création des premiers régiments français.

AVENZOAR , médecin arabe, Juif de religion, né à Pénaflor, près de Séville, mort en 1161, à 92 ans, obtint de grands succès par son habileté en médecine, se vit chassé de son pays par les intrigues des envieux, trouva un protecteur zélé dans Yousef-ben* Tachfln, prince de Maroc, et eut pour disciple le célèbre Averrhoès. Il a laissé un traité de medecine, qui a été traduit en latin sous ce titre : Beclificatio medicationit et regimtnis, Yenise, 1490, in-fol., Lyon,

AVEY

— Ml

8531, in-8, et dans lequel on trouve encoie à profiter aujourd’hui.

AVERNE, Averno ou Tripergola, lac de la Campanie, à 17 kil. 0. de Naples. 11 a la forme d'un P uits fort profond. Il s’en exhalait des vapeurs môphi tiques, ce qui le fit regarder chez les anciens comme l’entrée des Enfers. Il se trouve aujourd’hui dans le roy. de Naples (prov. de Naples); les marais insalubres qui l’environnaient ont été convertis en jolis vignobles.

AVERRHOÈS, dont le vrai nom est Ibn-Rochd , philosophe arabe , né à Cordoue vers le milieu du xne siècle, mort à Maroc en 1198, ou selon d'autres en 1206, est le premier qui ait traduit en arabe et commenté en entier les œuvres d'Aristote : aussi le nommait-on le Commentateur. 11 cultiva la médecine, qu’il avait étudiée sous Avenzoar; mais il s attacha plutôt à la théorie qu’à la pratique de cet art. Il fut en grande faveur à la cour de Maroc, et remplit d’importantes fonctions. Il eut en religion des sentiments très-hardis, et fut quelque temps in« quiété pour ce motif. Dans sa philosophie, il allia aux doctrines d’Aristote celles des Alexandrins sur l’émanation, et enseigna qu’il existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent. On a d’Averrhoès des Commentaires sur Aristote, publiés en latin, Venise, 1695, in-fol.; un recueil d écrits sur la médecine, connu sous le titre de Collige/, Venise, 1482; des Commentaires sur les canons

Avicenne, Venise, 1484; la Destruction de la Destruction des philosophes d’Algazel, etc. Longtemps on ne connut Aristote en Europe que par des traductions latines faites sur la traduction arabe d’Av errhoès ; ses commentaires jouissaientd’une autorité presque égale à celle du maître. 11 ne s’accordait pas toujours dans ses commentaires avec Alexandre d’A- 0 hrodisie, ce qui divisa toute l’école en deux sectes, c elle des Averrhoïstes et celle des Aiexandristes.

AVERSE, Atella? v. d’Italie, dans le royaume de Naples (Terre de Labour), à 16 kil. N. de Naples; 13,900 hab. Évêché. Ce fut la première possession des aventuriers normands en Italie : Rainolf fut comte d’ Averse dès 1029. Le comté d’ Averse ( fiei d’empire) devint en 1061 principauté de Capoue et Sef du saint-siège. C’est dans Averse que fut étrangle Audi é de Hongrie, ép.de Jean ne, reine de Nap. (1345).

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