ROSE — 1531 — ROSE
al obtint de Louis XIV pour l’Académie l'autorisation de haranguer le roi dans les occasion» solennelles (1667).
rose (J.-B.), ecclésiastique, docteur en théologie, membre de l’Académie de Besançon, né à Quingey en 1714, mort en 1806, avait étudié à fond l’histoire, la minéralogie, l’astronomie , les mathématique», et a laissé : Traité élémentaire de morale , 1767, 2 Toi. in-12 ; la Morale évangélique comparée à celle des différentes sectes de religion et de philosophie , 1772, 2 vol. in— 1 2 ; ï Esprit des Pires , 1791.
rose (Salvator), peintre. Voy. rosa.
ROSEAU ou CHARLOTTE-TOWN, capit. de l’île de la Dominique, côte S. O., par 63« 52’ long. O., 15° 18’ lat. N. ; 5,000 hab. Bon port.
ROSEBECQUE. Voy. rosbecque.
ROSE-CROIX (Frères de la), société secrète d’illu- /ninés qui croyaient pénétrer les mystères de la nature à l’aide d’une lumière intérieure. Ils se donnaient pour chef un gentilhomme allemand nommé Rosenkreutz (c.-à-d. Rose-Croix ), qui aurait vécu plus de cent ans (1378-1484), et qui, au retour de voyages en Turquie et en Arabie, aurait rapporté des secrets merveilleux. Il est plus probable qu’ils ne remontent pas au delà du xvn® siècle : on leur donne pour véritable chef J. -Valentin Andreæ (vers 1614). Les Rose-Croix se proposaient de perfectionner les sciences utiles à l'humanité, surtout la médecine; mais ils donnèrent dans les erreurs de la magie, de l’alchimie, prétendirent posséder la pierre philosophale, et finirent par passer pour des charlatans. Us se répandirent surtout en Allemagne au commencement du xvn® siècle. Leur secte paraît être éteinte aujourd’hui. Quelques-uns prétendent que la société des Rose-Croix est une société imaginaire; d'autres la confondent avec les Cabalistes, les Théosophes, les disciples de Paracelse. Quoi qu’il en soit, on trouve l'exposition de leurs doctrines dans la Confessio Roseœ Crucis, publiée en 1615 par J.-V. Andreæ, et dans quelques écrits de Robert Fludd. Les Rose-Croix se nommaient aussi Illuminés, Immortels , Invisibles. — Le nom de Rose- Croix s’est conservé dans la frano-maçonnerie ; c’est le titre d’un des grades qui viennent au dessus de celui de maître.
ROSE-H1LL, ville de la Nouvelle-Hollande. Voy.
PÀRRAMATTA
ROSEMONDE, fille de Cunimond, roi des Gépides, que le roi lombard Alboin battit et mit à mort en 567, fut forcée d’épouser le vainqueur. Ce barbare l’ayant contrainte à boire dans le crâne de son père, dont Alboin se servait en guise de coupe, elle le fit tuer par Péridée, secrétaire d’Helmichild ou Almachide, son amant (673), donna sa main à ce dernier, ets’enfuit avec lui à Ravenne. Bientôt elle voulut empoisonner ce 2° mari pourépouserl’exarque Longin ; mais Helmichild la força de boire ellè-même le poison. Le poète italien Alfieri a fait de cette Koaemonde l’héroïne d’une de ses tragédies.
rosemonoe Clifford, maîtresse de H. Il, r. d’Angleterre, qui pour la garantir des jalouses entreprises d’Eléonore de Guyenne, sa femme légitime , fit construire à Woodstock un asile mystérieux avec une espèce de labyrinthe : il eut d’elle deux fils. Elle mourut jeune, vers 1173; on croit qu’Eléonore , pendant une absence de Henri, s’était introduite à Woodstock et avait donné la mort à sa rivale. Addison a fait un opéra de Rosemonde ; M. Briffaut a pris cette femme pour héroïne d’un poème, et M. E. de Bonnechose d’une tragédie (1826).
ROSENAU , Rozno-Banya en hongrois, ville de Hongrie (Gcemœr), à 27 kil. N. E. de Gœmœr ; 6,000 hab. Evêché ; deux gymnases, lycée épiscopal. Forges, toiles, papier, vin, hydromel, cire. Eaux minérales. Fer, cuivre, cinabre, antimoine.
rqsenau, Rosnyo , ville de Transylvanie, à 11 kil.
S. O. de Kronstadt; 4,010 hab. Château sur un rocher; ruines du château de Culenburg.
ROSENBERG, bourg de Hongrie (Liptau), sur ls Vag, à 6 kil. de San-Niklas; 2,200 hab. Collège de Piaristes. Cuivre, fer, papier. Eaux minérales.
ROSENHEIM, bourg de Bavière (lsar), sur l’Inn, à 53 kil. S. E. de Munich; 2,250 hab. Laiton, fil de fer; salines. Eau minérale, etc. Ruines.
ROSENMULLER (J.-Chrétien), grand anatomiste, né en 1771, près d’Hildhurghausen, mort en 1820, professa ( anatomie et la chirurgie à l’université de Leipsick. Outre beaucoup d’articles dans des revues scientifiques, il a publié : De ossibus fossilibus animalis cujusdam , etc. , Leipsick, 1794 , in-4 ; Organorum lacrymalium partiumque externarum oculi descriplio analornica, 1797, in-4; Allas anatomicochirurgicum (allemand et latin), Weimar, 1805- 1 8 1 2 . 3 parties in-fol. : Compendium anatomicum , Weitn ir, 1819. — Théologien. Voy. le Supplément.
ROSES, ville d'Espagne. Voy. rosas.
ROSES ( guerre des deux-), guerre civile qui désola l'Angleterre pendant le xv* 6ièele , eut pour cause la rivalité des maisons de Lancastre et d’York qui se disputaient le trône, et prit son nom de ce que les deux partis avaient chacun adopté une rose pour signe de ralliement; les partisans du due d York portaient une rose blanche . les Lancastre une rose rouge. La maison de Lancastre , issue du troisième fils d’Edouard lli , Jean de Gand , duc de Lancastre, occupait le trône depuis que Henri de Lancastre (roi sous le nom de Henri IV) avait détrôné Richard 11, fils du Prince - Noir et petitfils d'Edouard III (1399). Elle avait déjà fourni trois rois à l’Angleterre, Henri IV, Henri V et Henri VI, lorsque la maison d'York fit valoir ses droits à la couronne. La maison d’York descendait d'Edmond de Langley, duc d'York, qui n'était que le 4* fils d Edouard 111, mais cette branche s’était alliée à la famille de Clarence, issue de Lionel , 2® fils du même Edouard 111 . et avait hérité de ses droits que le parlement avait sanctionnés en 1385. Richard d'York, qui était petit-fils d’Edmond, premier duo d’York, et qui av. pour mère Anne Mortimer, héritière de la maison de Clarence , leva le premier l’étendard de la révolte (1460). Il profita du mécontentement qu'excitait en Angleterre la perte successive de toutes les provinces de France, abandonnées par Henri VI. D’abord vainqueur à Saint-Al bans (1465), et à Northampton (1460), Richard fut battu et tué à. Wakefleld (1460); mais son fils Edouard, soutenu par Warwick et par les comtés du sud, continua la lutte, marcha sur Londres, y fut proclamé roi sous le nom d'Edouard IV (mars 1461), remporta à Towlon une victoire dans laquelle Henri VI fut fait prisonnier (1461), et confina ce prince à la Tour de Londres. Après une nouvelle lutte , dans laquelle les deux compétiteurs eurent successivement l’avantage , Edouard d’York resta définitivement possesseur du trône, et le transmit en mourant à ses enfants, qui furent placés sous la tutelle de leur oncle Richard , duc de Glocester. Celui-ci, après avoir fait périr ses neveux, se fit proclamer roi en 1483, sous le nom de Richard 111 ; mai» il se rendit tellement odieux qu’il excita un soulèvement général. Henri Tudor de Richmond, issu des Lancastre, vint l’attaquer, remporta sur lui la victoire de Bosvvorth, le tua de sa main et se pie ça sur le trône (1485). Ce j afin ce, connu dans l’h istoiresous le nom de Henri VU, descendait des Lancastre par sa mère, et il épousa après sa victoire Elisabeth d’York, fille d’Edouard IV : il confondit ainsi les droits desdeux maisons et mit fin à la guerre Voy HEN1U VI, HENRI VII, ÉDOUAR»IV, RIC1I RD III, etc.
ROSETTE, Rachid des Arabes, ville de la Basse- Egypte, ch.-l. d'une province, sur la branche occidentale du Nil (branche Uolbitine des anciens), à 9 kil. de son embouchure, au N. E. d’Alexandrie et
ÏIOSS — 1532 — ROSS
<T Aboukir, par 28° 8’ long. E., 31° 25 lat. N.; la population varie de 9,000 à 20,000 hab. (on n’en comptait que 9,000 en 1819). Une barre dangereuse empêcnt Les vaisseaux de remonter jusqu à Ho— eelte; aussi le commerce de cette ville est-il très déchu. Aux environs , ruines de Bolbiiinum. — Rosette fut fondée en 870 par les Arabes près de liolbiline et de Metelis. Les Français l’occupèrent en 1798. Les Anglais ont vainement essayé de la prendre en 1807. — On appelle Inscription de Rosette une célèbre inscription gravée sur une pierre, découverte à Rosette pendant l’expédition d’Egypte par les Français (1799'); elle est en 3 langues (hiéroglyphique , égyptien vulgaire et grec), et date de 1 an 193 av. J.-C., époque où Ptolérnée V, dit Epiphajies , monta sur le trône; l’inscription rappelle tout ce qui s’est passé sous la minorité de ce prince. Ce monument (auj. à Londres) donna à Champollion la clef des hiéroglyphes. M. Letronne a publié en 1841 le texte et la traduction littérale de l'inscription grecque , avec un commentaire. Lepsiusa trouvé en 1844, à Philæ. un 2e exemplaire de cette inscription.
ROSHEIM, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), au pied des Vosges, à 22 kil. S. O. de Strasbourg; 3,772 hab. Ce n'est qu’une longue rue. Bonneterie, forges. Fondée au xn* siècle. Jadis ville libre et impériale; un incendie la détruisit en partie en 1835.
ROSIER LS, ch.-l. de cant. (Somme), à 20 kil. N. E. de Montdidier ; 2,350 hab.
rosières-aux-salines, ville du dép. de la Meurthe, à 15 kil. S. E. de Nancy; 2,500 hab. Haras royal (fondé en 1703).
ROSIERS, village du dép. de la Corrèze, à 24 kil.
N. O. de Brives. Patrie de Clément VI.
rosiers (les), bourg du dép. de Maine-et-Loire , à 15 kil. N. O. de Saumur, sur la Loire ; 2,704 hab.
ROS1N (J.), Rosinus , Hoszfeld en allemand, antiquaire , né à Eisenach en 1551, mort en 1026, d’abord professeur, puis prédicateur à la cathédrale de Naumbourg, a laissé Antiquilalum romanarum corpus , Bâle, 1583, in-f. (continué par Dempster), ouvrage très estimé; et a édité la chronique de W. Drechsler avec continuation depuis 1550; etc.
ROSKILI) ou ROTHSCHILD, ville de Danemark (Seeland), à 35 kil. S. O. de Copenhague; 2,000 hab. Château royal , belle église. Eau-de-vie. — Ancienne résidence des rois de Danemark, et ancien évêché. Un traité de paix y fut signé entre le Danemark et la Suède, qui acquit la Scanie, 1658.
ROSL1N, ville d'Ecosse (Edimbourg) , à 9 kil. S.
O. d’Edimbourg ; chapelle gothique très curieuse, fondée en 1440 par Guillaume Sinclair , roi des Orcades. Aux environs de cette ville, les Ecossais battirent 3 fois les Anglais en un même jour, 1302.
ROSMONDE. Voy. rosemonde.
ROSNY , village du dép. de Seine-et-Oise, sur la Seine, à 7 kil. O. de Mantes : 750 hab. Beau château (où naquitSully), acquissous la restauration par la duch. de Berry. — Bourg du dép. de la Seine, entre Montreuü Unmiv h 10k E. de Paris. Fort (1842).
R0SP1GL10SI. Voy. clément ix.
ROSPORDEN, ch.-l. de cant. (Finisterre) , à 18 kil. S. E. de Quimper; 900 hab.
ROSS, ville û’Angleterre (Hereford), sur la Wye, à 20 kil. S. E. d’Hereford; 3,800 hab. Belle église (d’où l’on a une vue délicieuse); bon cidre. Plus importante jadis. Pope a célébré, sous le nom de l'Homme de Ross, Jean Kyrie, riche habitant de cette ville, qui consacra sa fortune à des actes de (bienfaisance.
ross, ville d’Irlande (Cork), sur une baie dite baie de Ross, à 40 kil. S. O. de Cork. Port presque ensablé. Jadis université célèbre. — Deux autres villes d'Irlande (Wexford), à côté l’une de l’autre, Sont diteB Old-Ross et New-Ross.
RQt* (comté de)j en Ecosse , entre ceux de Su¬
therland au N., d’Inverness au S., de Cromarfy l LE.; borné à l’O. par l’Océan : 140 kil. sur 80; 74,800 hab. (y compris ceux du comté de Cromarty). Ch.-l., Tain. Hautes montagnes, glaciers. Climat froid, âpre. Pâturages, bétail ; gibier, saumon en quantité. On a beaucoup amélioré le pays dans ces derniers temps. On y trouve quelques clans (ceux de Ross, Fraser, Mackenzie, Macky , Macrac, Monroe) qui parlent encore le gaélique.
ROSSANO, Roscianum , ville murée du roy. de Naples (Calabre Citérieure), à 6 kil. de la mer Ionienne, à 45 kil. N. E. de Cosenza ; 7,500 hab. Archevêché. Patrie du papu Jean XVII. Elle fut fondée, dit-on, par les QEnotrii et restaurée par lei Romains. Totila, roi des Goths, la colonisa.
ROSSBACH. Voy. rosbach.
ROSSI, illustre famille italienne, avait été longtemps à la tête du parti guelfe à Parme, lorsque les persécutions du cardinal Bertrand du Pouget* légat du pape, la forcèrent à se jeter dans les bras des Gibelins. Elle fut chassée de Parme, puis elle y fut rétablie par Jean, roi de Bohême (1333). Pierre de Rossi, qui s’était mis à la tête des siens, fut dépossédé par Mastino de la Scala ; il alla prendre du service chez les Florentins, qui faisaient la guerre à Mastino, prit Padoue (1337), et périt au siège de Monselice en 1338, sans avoir pu rentrer à Parme ; mais sa famille y fut rétablie peu de mois après.
rossi (Propertia de), née en 1 540 à Bologne, morte en 1591, excellait dans la sculpture en miniature; elle sculpta la Passion de Jésus-Christ tout entière sur un noyau de pêche. Eprise d’un jeune homme qui la dédaigna, elle voulut éterniser Bes malheurs dans un beau bas-relief en marbre qui représente Joseph rejetant les offres de la femme de Putiphar.
rossi (Jérôme de), Rubeus ou De Rubeis, né à Ravenne en 1559. mort en 1007, partagea son temps entre l’exercice de la médecine et les travaux littéraires, et fut chargé par ses concitoyens d’une mission auprès de Clément VIII. On a de lui une histoire de Ravenne ( Historiæ Ravennates , Venise, 1772, in-fol.), un Traité de la distillation, etc
rossi (Bastiano de), dit Ferreus, en italien l'Inferrigno, Florentin, un des fondateurs de l’Académie de la Crusca , fut secrétaire de cette compagnie, donna plusieurs éditions du Dictionnaire de la Crusca, Venise, 1612 et 1613, et plusieurs écrits originaux ; mais il est surtout connu par son animosité contre le chef-d’œuvre du Tasse.
rossi (J .-Victor), qui se faisait appeler en grec latinisé Janus Nicius Erythrœus , né à Rome en 1577, mort en 1647, s’attacha à différents prélats et finalement au pape Alexandre VIL On a de lui sous le titre il ' Eudemiæ (1637) , une satire dirigée contre la cour de Rome ; Pinnonthccci virorum Wrxtrium (1643), ouvrage précieux de biographie; de9 Discours (en latin), des Lettres, des Dialogues.
rossi (J. -B.), linguiste, né en 1742 près d’Ivrée, mort au commencement de ce siècle, enseigna les langues orientales à Parme, forma une riche biblio thèque de livres anciens et composa divers ouvrages de philologie, de bibliographie. Il écrivait parfaitement en hébreu. On a de lui : Carmina exolica (en chaldéen, samaritain, syriaque, arabe, rabbinique) ; Di nuptiis Ferdinandi 1 et Mariœ-Amaliœ carmina anaiolico-polyglotia (en 24 langues), Parme, 1769; Annales hebraico-typographici , 1795 et 1799, etc.
— On connaît encore sous le nom de Rossi plusieurs artistes distingués : Antonio Rossi, un des premiers peintres de l’école vénitienne du xv« siècle ; — Mathias Rossi, architecte, né à Rome en 1637, qui remplaça le Bernin comme architecte de Saint-Pierre;
— Pascal de Rossi, dit il Pasqualino , né à Viccncc en 1641, qui excella, comme les Flamands, dans les scènes de jeux, de concerts, etc. — Voy. le Suppléai
ROSS1ENA, ville de la Russie d’Europe (Vilna
ftOST — 1533 — ROTH
à 200 kil. N. O. de Vilna ; résidence de l’évêque catholique de Samogitie ; collège des Piaristes. Elle était la capitale de l’ancienne Samogitie.
ROSSIGNOL (Antoine) , maître des comptes, né en 1590 à Alby, célèbre par son habileté en stéganographie, parvint à deviner toutes sortes de chiffres, et déchiffra, lors du siège de Réalmont (162G), la lettre qu écrivaient les assiégés à leurs frères de Montauban pour leur demander des munitions.
rossignol, fameux maître d’écriture, mort en 1736, fut employé du temps de la Régence à écrire les billets de banque. On a beaucoup gravé d’après ce maître, qui fut le premier dans son art.
rossignol (J.-Ant.) , démagogue, né à Paris en 1759, mort en 1802, était ouvrier orfèvre avant la révolution. 11 se dit un des vainqueurs de la Bastille, prit rang parmi les démagogues forcenés, fut envoyé comme lieutenant-général en Vendée sous Biron, et devint bientôt général en chef de l’armée dite des Côtes de La Rochelle ; mais il ne montra que de l’incapacité, se lit battre, et commit nombre d’atrocités et de concussions criantes. Destitué à diverses reprises, il se fit toujours replacer par Robespierre ; il perdit enfin tout commandement à la chute de son protecteur. Il se ’eta dans le conmlot Babeuf, s’enfuit pendant le jugement, fut néanmoins acquitté, reparut au 18 fructidor pour figurer encore parmi les fauteurs les plus ardents de la Révolution , fut porté sur la liste des suspects après le 18 brumaire, et transféré, après l’explosion de la machine infernale, à l'ile d’Anjouan, où il mourut.
RÜSSO (le), connu sous le nom de Maître Roux, peintre de Florence (1496-1541), se forma lui-même en étudiant Michel-Ange et les anciens maîtres, surtout le Parmesan. François 1 l’appela en France, et le fit surintendant des travaux de Fontainebleau, dont la grande galerie fut construite sur ses dessins, et embellie par ses peintures. François I le nomma chanoine de la Sainte-Chapelle. 11 accusa injustement de vol son ami Pellegrino, et s’empoisonna quand l’innocence de celui-ci eut été reconnue. 11 a du grandiose, de la couleur, mais trop peu de vérité dans l imitation de la nature. 11 était très jaloux du Primatice, qui, à son tour, a fait détruire beaucoup de 6es fresques. Le Musée du Louvre a de lui un Christ au tombeau , etc.
ROSTA1NG (Just-Ant.-Marie-Germain de), général français, né près de Montbrison en 1740, mort en 1828, fit la campagne de 1760 en Allemagne, sous le maréchal de Broglie, se distingua à la prise de la Martinique et à l’attaque de Sainte-Lucie, fit la guerre d’Amérique, rendit des services lors de la prise d’York, et obtint en récompense le grade de maréchal de camp. 11 vint comme député du borez à l’Assemblée Constituante, et peu après fut fait lieutenant-général.
ROSTAM1DES (dynastie des), dynastie arabe qui possédait les côtes maritimes de l’Afrique, depuis Tunis jusqu’au détioit de Gibraltar, fut détruite au îommencement du Xe siècle par le mahadi Aboul- Cacem-Mohammed-Ben-Abdallah , en même temps que celle des Aglabites.
ROSTAN ou ROSTAM. Voy. roustam.
ROSTOCK , ville du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, sur la Warnow, à 16 kil. de son embouchure, dans la mer Baltique, à 65 kil. N. E. de Schwérin ; 19,000 hab. Citadelle, château. Université, bibliothèque, cabinet de médailles, muséum, jardin botanique, etc. Industrie active (drap, frise, soie, toile, amidon, vinaigre, eau-de-vie de grains, bière, etc.). Grand commerce. — Rostockn étaitqu’un village de pêcheurs en 329. Aux xiu* et xiv* siècles, ce fut une seigneurie, puis une des villes de la Hanse les plus florissantes ; longtemps elle a eu de grands privilèges commerciaux. L'IUcher y est né, et l’on y voit sa statue sur la place Blücher.
ROSTOPCHIN (Théod., comte), général russe, né en 176jj mort en 1826, était gouverneur de Moscou en 1812. A l’approche des Français , il incendia la ville afin de ne laisser aucune ressource à l’ennemi; il se démit de ses fonctions en 1814. On le vil huit ans à Paris ( 1817-25). Il publia dans cette ville en 1823 la Vérité sur l'incendie de Motcou.
ROSTOV, ville de la Russie d’Europe (Iaroslav) sur le bord N. O. du lac Néro, à 62 kil. S. O. d’Iaroslav ; 5,000 hab. Archevêché. Cathédrale , palais archiépiscopal. Toiles, vermillon, vitriol, etc. Commerce, surtout de légumes, très abondants aux environs. — Ville très ancienne ; longtemps capitale d’un petit état tchoude indépendant; elle fut prise et presque anéantie par les Tartares eu 1237; cependant elle conserva son indépendance jusqu’en 1328 , époque à laquelle elle fut réunie à la Russie par le grand-duc Ivan Danilovitch.
ROSTOV ou saint-dimitriia, ville delà Russie d’Europe (lékatérinoslav), sur le Don, à 44 kil. S. 0. de Novo-Tcherkask ; 9,000 hab. Port , citadelle , chantier de construction. Grand commerce.
ROSTRENEN , ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord) , à 35 kil. S. O. de Guingamp ; 1,141 hab.
ROSWEIDE (Héribert), savant jésuite, néàUtrecht en 1569 , mort en 1629, enseigna la philosophie et la théologie à Douay et à Anvers. On a de lui une édition de saint Paulin ; une Histoire des vies des Pères du désert , Anvers, 1628, in-fol.; Fasti sanctorum (1607) , ouvr. refait par les Bollandistes.
ROSW1TH. Voy. hrosvita.
ROTA, ville d’Espagne (Séville), sur l’Océan, visà-vis de Cadix , à 24 kil. N. O. de Port-Ste-Marie ; 8,000 hab. Vins renommés.
ROTA (Bernardin), poète italien, né à Naples en 1509, mort en 1575, avait été quelque temps militaire. 11 mourut du regret que lui causa la perte de sa femme. Il a laissé des élégies , sylves , épigrammes, sonnets , églogues marines: celles-ci lui ont valu le titre de créateur du genre piscatoresque et l’ont sauvé de l’oubli. La meilleure édition de ses Œuvres est celle de Mazio, Naples, 1726, 2 v. in-8.
ROTE , juridiction établie à Rome, au commencement du xiv* siècle, par le pape Jean XXII, pour juger des matières bénéficiales dans tous les pays catholiques. Ce tribunal est composé de 11 docteurs ecclésiastiques nommés auditeurs de la rote ou chapelains du pape , et pris entre les quatre nations d’Italie, de France, d’Espagne et d’Allemagne. Le mot rote , qui dérive de rota , roue, a été appliqué à ce tribunal, selon les uns, parce que les affaires passent devant ces juges à tour de rôle , et , selon d’autres, parce qu’ils s’assoient en cercle, ou que le pavé de la salle où ils se réunissent représente une mosaïque en forme de cercle.
ROTELLO, ville du roy. de Naples (Capitanate), à 11 kil. S. E. de Larino; 1,800 hab. Bâtie, à ce qu’on croit, avec des matériaux provenant des ruines de Clitermum et de Teanum Apulum.
ROTH, ville de Bavière (Rezat), à 16 kil. N. E. de Pleinfeld ; 2,200 hab. Château. Patrie de J.-M. Gessner le philologue.
ROTHAR1S, duc de Brescia, puis roi des Lombards (636-52), dut le trône au choix de Gondeberge, fille d’Arioald , qui l’épousa, conquit Gênes et la Ligurie , plus quelques parties du Frioul restées aux Grecs, publia le célèbre code lombard (643), et laissa le trône à son fils Rodoald
ROTHEL1N (Ch. d’ORLÉANS de), abbé, descendant du brave Dunois , né à Paris en 1691 , mort en 1744, entra dans les ordres, devint l’ami du cardinal de Polignac, qu'il suivit en Italie, forma une belle collection de médailles, fut membre de f Académie Française (1728), de celle des Inscriptions ( 1732), et laissa quelques opuscules. 11 se faisait remarquer nar son goût. Le cardinal de Polignac lui avail