‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 921 sur 1261 · Arcadius, etc. [Voy. l’art · texte numérisé non relu

Arcadius, etc. [Voy. l’art

Constance Chlore , orient).

ROME (Roi de). Voy. reichstadt (duc de).

ROME DE L1SLE (J-B.-L.), physicien et minéralogiste, né à Gray (Haute-Saône) en 1736, mort en 1790, visita l’Inde, tomba aux mains des Anglais à la prise de Pondichéry, revint en France en 1764, ouvrit un cours de minéralogie, et compta Haüy au nombre de ses élèves, il entreprit de comparer toutes les mesures à celles de Paris , immense travail qui lui coûta la vue. On lui doit une Métrologie , Paris, 1789, in-4, qui renferme le fruit de ses recherches ; une Crysialloyraphie, Paris, 1783, in-8, qui lui a valu le nom de précurseur de Haüy; et plusieurs mémoires de physique.

ROMEGAS (Mathurin d’aux-lescoüt), de la maison d'Armagnac, entra dans l’ordre de Malte (1547), se signala par des prodiges de valeur contre les Musulmans, joua le plus grand rôle pendant le siège de Malte (1565), devint grand-maître-général des galères, puis lieutenant- général du magistère, en remplacement du grand maître qui avait été interdit 11 mourut à Rome en 1581.

ROMELIE. Voy. roumélie.

ROMÈNE, ville de Russie (Pultava), à 145 kil.

O. de Pultava, au confluent de la Solda et de k Romène (qui a 100 kil. de cours).

ROMILLY, dite aussi ltomilly-sur-Andplle,ch.-\. de cant. (Eure), à 50 kil. N. E. des Andelys, près de l'Andelle : 1,000'hab. Fonderie de cuivre, la plus importante de France.

ROMiLLY- sur- seine , ch.-l. de cant. (Aube), près d’un bras de la Seine (qui forme une île très-grande après sa jonction avecl’Aube, à 16 kil. E.deNogent-

BOMU — 1528 — RONS

sur-Seine; 3,117 hab. Bas, corderie, monlins à huile. Ancienne abbaye de Sellières où fut inhumé Voltaire en 1778, et d’où ses restes furent transférés au Panthéon en 1791.

ROMILLY (Samuel), jurisconsulte anglais, né à Londres vers 1768, obtint de brillants succès au barreau, visita le continent, et se lia avec Mirabeau. Nommé avocat-général en 1806, il entra à la Chambre des communes et se plaça sur les bancs de 1 opposition, où il réclamait la réforme parlementaire, l’émancipation des catholiques d Irlande, le rejet de Yalien-bill , l'abolition de la traite des noirs. Ayant perdu sa femme (1818), il se donna la mort trois jours après. On a de lui : Observations sur les lois criminelles, en ce qui concerne les peines capitales Londr’v l SI o, et le recueil de ses Discours , 1820.

ROMME (Charles), géomètre, né à Riom en 1744, élève de Lalande, fut professeur de navigation à Rochefort, membre de l’Académie des Sciences, puis associé correspondant de l'Institut, et mourut à Rochefort en 1808. On a de lui : Dictionnaire de la marine française , La Rochelle, 1792, in-8 ; Dictionnaire de la marine anglaise, Paris, 1804, 2 vol. in-8. Charles Romme avait imaginé un nouveau moyen de mesurer les longitudes en mer.

romme (Gilbert), frère du précédent, né en 1760, fut instituteur dans la maison Strogonov en Russie, Biégea comme député à l'Assemblée Législative, puis à la Convention, présenta, en 1703, le Nouveau calendrier , adopté à la place du calendrier romain, fut, en 1794, un des vingt-un membres chargés d’examiner la conduite du député Carrier, et essaya de le justifier dans son Rapport à la Convention. R Be mit à la tête des faubourgs qui, le lrr prairial an III, se portèrent sur la salle de la Convention ; son parti ayant succombé, il fut arrêté, et se ua le 18 juin 1796.

ROMMEL, riv. d'Afrique. Voy. rummel.

ROMNEY (new-), ville d’Angleterre (Kent), à 44 kil. S. E. de Maidstone ; 1,000 hab. C’est un des cinq-ports. Voy. cinq-ports.

ROMORANTIN, ch.-l. d'arr. (Loir-et-Cher), au confluent de la Sauldre et du Morantin, à 43 kil. S. E. de Blois ; 7,181 hab. Tribunal de 1” instance et de commerce ; collège communal. Pierres à fusil, draps et autres étoffes. Patrie de Claude, femme de François 1. Jadis capitale de la Sologne. — Rotnorantin fut prise par les Anglais en 1386 (ce fut alors

2ue l'on vit la première pièce d’artillerie de siège).

'ans cette ville fut rendue, sur la proposition du Chancelier de l'Hôpital, en 1660, le célèbre Edit de Romorantin , qui sauva la France de l'établissement de l’inquisition. — L’arr. de Romorantin a 6 cant. (La Motte- Reuvron , Mennelou, Neung-sur-Beuvron, Romorantin, Salbris, Selles-sur-Cher) , 48 comm., et 47,722 hab.

ROMUALD I, duc de Bénévent (662-77), fils de Grimoald. Assiégé par les Grecs dans Bénévent en 663, il résista vigoureusement, et fut délivré par Grimoald, qui accourut de ses états de Lombardie. En 668, Romuald prit aux Grecs Ta rente et Blindes.

romuald n, fils et successeur de Gisolf I (702-31), prit Cumes et laissa ses états à son fils Gisolf 11.

romuald (saint), né à Ravenne vers 986, fonda en 1012 le monastère de Camaldoli (en Toscane), et en fut le premier abbé ; c’est de là que son ordre prit le nom de Camaldules. Il mourut en 1027, près de Yal-de-Castro. L Eglise le fêle le 7 février.

ROM U LUS, fondateur et premier roi de Rome, passait pour fils de Mars et de la vestale Rhéa Sylvia, fille de Numitor, roi d'Albe. 11 vint au monde avec Rémus. Amuliua, oncle de Rhéa, la üt enterrer vive comme ayant rompu ses vœux, et ül exposer les deux jumeaux sur le Tibre, mais le fleuve les laissa à sec et une louve vint les allaiter. Faustulus berger du roi, les ayant trouvés, les emporta

et le9 fit nourrir par Acca Laurentia, sa femiiie. Romulus et Rémus grandirent parmi les bergers. Instruit du secret de sa naissance, Romulus tua Amulius et rétablit Numitor, qu’Amulius avait détrôué, puis alla avec Rémus son frère jeter les fondements de Rome au lieu même où ils avaient été exposés (763 av. J.-C.). Les deux frères se prirent de querelle pendant ces opérations, et Romulus, dit-on, tua Rémus. Seul maître depuis ce temps, ii fit de sa ville un asile, et y reçut une foule d’esclaves fugitifs et de vagabonds. Ayant invité à d<a jeux publies les peuplades voisines et principalement les Sabins, il enleva les femmes des spectateurs, afin de donner des épouses à ses sujets (749/, il excita ainsi de nombreuses guerres contre Rome naissante ; il battit la plupart des peuples voisins, et fit avec les Sabins de Cures (746), qu’ii n’avait pu réduire, un arrangement en vertu duquel leur roi Tatius et lui régnèrent conjointement sur les deux peuples réunis ; mais Romulus ne tarda pas à se débarrasser de son collègue (739j. 11 organisa Sron petit état, divisa la nation en patriciens et plébéiens, créa un sénat, institua le triomphe, ainsi que des cérémonies religieuses. Il disparut tout à coup dans un orage, ou fui tué par les sénateurs qu’avait aigris son despotisme (716 av. J. -G). Tout ce qu'on raconte de Romulus est fort incertain; l’existence miuuedece roi est contestés i F.niebuhr): les sav. ont reeueillisurforigine de Rome une foule «de -.raditions très différentes de celle qui est admise vulgairement.

ROMULUS AUGUSTULUS. Voy. AUGUSTCLUS.

RONGAGLIA , village de l’Etal de Parme (Plaisance), sur le Pô, entre Plaisance et Crémone. Au:, environs est une plaine fameuse dans l'histoire des xi* et xri* siècles par le séjour qu’y faisaient le rois d'Allemagne avant leur couronnement.

RONCEVAÜX, bourg d’Espagne (Pampelune), à 31 k N. E de Pampelune et à I800m au-dessus de la mer, dans une vallée des Pyrénées, où, dit-on, fut taillée en pièces l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne, en 778, et où fut tué le paladin Roland.

RONCIGLIONE, ville de l’Etal ecclésiastique (Viterbe), à 17 kil. S. E. de Viterbe ; 3,360 hab. Forges, tréfileries. Jadis comté. Aux papes depuis 1649.

ROIS DA , Arunda , ville d’Espagne (Malaga), 4 66 kil. N. O. de Malaga; 19,000 hab. Situation pittoresque sur un roc élevé que coupe en deux leGuadalvin ou Guadiaro | horrible précipice dit leTazo; beau pont jeté d’une des montagnes à l’autre ; réservoir dans lequel on descend par un escalier de 400 marches. La ville est divisée en deux, la vieille (presque toute mauresque) et la nouvelle. Tanneries, étoffes de soie. Prise aux Maures en 1486.

RONDE (chevaliers de la table-). Voy. table.

RONDELET (Guill.), né à Montpellier en 1607, mort en 1866, médecin et naturaliste , fut professeur de médecine à l’université de sa ville natale, suivit le cardinal de Tournon dans ses missions aux Pays-Bas et en Italie, et laissa, outre des ouvrages de -médecine ( Opéra omnia medica , Genève, 1628, in-8), une Histoire des poissons ( Universa piscium historia , Lyon, 1664, in-fol. ) , qui lui mérite le titre de créateur de Kichthyologic. Il était lié avec Rabelais, qui, dans son Pantagruel , le désigne sous le nom plaisant de Rondibilis.

rondelet (Jean), architecte, né à Lyon en 1743, mort à Paris en 1829, élève de Soufllot, continua les travaux de Sainte-Geneviève (le Panthéon) après cet architecte, voyagea en Italie pour faire des recherches sur l’architecture , fut professeur à l’Ecole des Beaux-Arts et membre de l’institut. On lui doit un Traité théorique et pratique de l'an de bâtir , ouvrage fort estimé, dont la meilleure édition est de 1802-1817, 6 vol. in-4, avec planches; le Commentaire de Frontin sur les aqueducs de Rome , etc.

RONSARD (P. dk), célèbre poète français, né près

ROQU — 1529 — ROSA

de Vendôme en 1524 , fut page du duc d’Orléans (Rlfl de François 1), puis du prince écossais Jacques Stuart (depuis Jacques V), rentra au service du duc fi’Orléans, fut employé dans quelques missions diplomatiques, en Irlande, Zélande, Ecosse, Piémont et à Spire. Il se voua ensuite aux lettres, suivit cinq ans les leçons de Daurat, de Turnèbe, fut couronné aux Jeux Floraux , et reçut au lieu de l’églantine d’or une minerve d’argent massif et un décret des magistrats de Toulouse qui le proclamait le poète français par excellence. Charles IX lui témoignait une affection extrême ; il voulait l’avoir avec lui dans tous ses voyages , et le combla de bienfaits. Ronsard s’était fait prêtre. Vieux, il se retira dans un de ses prieurés, prés de Tours, et y mourut en 1585. Ses Œuvres (imprimées à Paris, 1567, 4 vol. in-4 ; 1609-1623, 2 vol. in-fol.; 1629-30 , 5 vol. in-12) consistent en odes de tous les genres, so>inets, élégies , ipithalames , poèmes ( parmi lesquels la Franciade , épopée), etc. On trouve dans son style de l’éclat, de la richesse, de la variété, mais aussi Une affectation pédantesque d’érudition et un néologisme barbare qui ont fait dire à Boileau :

Que sa muse eu français parla grec et latin.

Aussi ses poésies , après avoir eu un moment la vogue , tombèrent-elles bientôt dans l’oubli. On a de nos jours cherché à le réhabiliter. Ses Œuv.choisiesontétépubl.en 1840,etses CE uv. inédit, en 1855.

ROOKE (Laurent), astronome anglais (1 623-62], né à Deptford, comté de Kent, professa la géométrie au collège de Gresham , et forma le premier noyau de la Société royale de Londres (1660j. On lui doit: Observations sur la comète de 1 652 (en latin); Avis aux gens de mer qui vont aux Indes orientales C j occidentales ; Méthode pour observer les éclipses üe lune , etc. (imprimés dans divers recueils).

ROOKE (sir George), amiral anglais, né en 1650 dans le comté de Kent, mort en 1708, fut vice-amial, puis conseiller du prince George de Danemark, enfin lord grand-amiral, obtint, sous Guillaume et sous la reine Anne, le commandement de plusieurs expéditions, déploya du talent aux batailles de la Dogue et de Malaga, força l’eslacade de Yigo (I7ü2j, et prit Gibraltar (1704).

, ROOS, famille d’artistes allemands qui cultiva avec le plus grand succès le genre du paysage et des animaux. J. Henri, né dans le Palatinal en 1631, mort à Francfort en 1685; s’adonna le premier à ce genre; il réussit aussi dans le portrait. — Philippe, son fils, né à Francfort en 1655, mort à Rome en 1705, se fixa à Rome. 11 est regardé comme le peintre le plus habile dans le genre adoplé par son père; les Italiens le nomment Rosa di Tivoli. — J. Melchior , frère de Philippe, né à Francfort en 1659, mort en 1731 , et J oseph , petit - fils de Philippe, né à Vienne en 1728, mort en 1790, soutinrent la réputation de la famille. Joseph dirigeait la galerie impériale de Vienne. 11 réussit dans la gravure comme dans la peinture.

ROQUE (la). Voy. la roque.

ROQUEBROU (la), ch.-l. de canton (Cantal), à 20 kil. d’Aurillac; 1 ,36 1 hab.

ROQUEBRUNE, bourg du dép. du Var, à 17 kil. S. E. de Draguignan; 2,019 hab. Immense rocher qui a plus de 650 mètres de hauteur.

ROQUE-BRUSSANE (la), ch.-l. de cant. (Var), à 9 kil. S. O. de Brignolle, sur rissole .- 1,503 hab.

ROQUECOURBE, ch.-l. de cant. (Tarn), sur l’Agout, à 9 kil. N. E. de Castres; 1,717 hab. Lainages.

ROQUEFORT, village du dép. de l’Aveyron , à 9 kil. E. de Ste-Affrique ; 350 hab. Renommé par ses fromages, faits avec du lait de brebis et qu'on perfectionne dans des souterrains qui ont une température constante d’environ 12 degrés centigrades. ROQUEFORT-DE-MA RSAN, ch.-l. de canton (Landes),

sur la Douze , à 20 kil. N. E. de Mont-de-Marsan;

600 hab. Poterie façon anglaise, fours à chaux t commerce de laine, chanvre, etc.

roquefort-de-sault , ch.-l. de canton (Aude) à 33 kil. S. de Limoux ; 784 hab Forges.

ROQUELAURE, bourg du dép. du Gers, dam l’ancien Armagnac , à 8 kil. N. d’Auch ; 850 hab. I! a donné son nom à la famille de Roquelaure.

ROQUELAURE (AntoineDE), maréchal de France, d’une ancienne famille de l’Armagnac connue dès le xin® siècle, s’attacha à Jeanne d’Albret, reine de Navarre, et à Henri, son fils, qu’il servit avec courage pendant la guerre civile. Devenu roi, Henri IV le nomma grand-maître de sa garde-robe (1589), gouverneur de la Guyenne, et l’admit dans son intimité; il était dans lecarrosse du roi quand ce prince fut assassiné. Louis Xlll le nomma maréchal de France en 161 5. Il mourut à Lectoure en 1625, à 82 ans.

roquelaure (Gast.-J.-B., marquis, puis duc de), fils du précédent (1615-1683), se distingua aux batailles de la Marfée (1641), de Honnecourt (1642), aux sièges de Gravelines, Rourbourg , Courtray, devint lieut. -général, prit part au siège de Bordeaux pendant la Fronde , fut fait duc et pair en 1652, et gouverneur de la Guyenne en 1676. Il était, ainsi que son père, d’un caractère très jovial; on lui attribue des mœurs fort peu sévères, et une foule de saillies et de bouffonneries qui ne sont pas toutes de bon goût. On a publié sous le titre d’ Aventures divertissantes du duc de Roquelaure, Cologne, 1727, in— 1 2, une compilation des prétendus bons mots et des aventures qu’on lui attribue.

roquelaure (Ant.-Gaston-J.-B. , duc de), fils du précéd., gouverneur du Languedoc, pacifia les Cévennes(l709), devint maréchal de France en 1724, et mourut à Lectoure à 82 ans (1738). Il ne laissa que des filles et sa maison s’éteignit en 6a personne.

ROQUEMAURE, ch.-l. de canton (Gard), à 28 kil. N. E. d'Uzès;4, 138 hab. Tonnellerie, filatures desoie, eau-de-vie, etc. Bons vins. Clément V y mourut.

ROQUES (Pierre), théologien protestant, né en 1685 à La Caune en Languedoc, mort en 1748, fut pasteur à Bâle. On a de lui: le Pasteur évanqélique, 1728; le vrai Piétiste. ouvr. estimés des Protestants, ROQUEVA1RE, ch.-l. de canton (Bouches-du- Rhône), à 19 kil. N. E. de Marseille; 3,220 hab. Savon. Vins muscats, figues, câpres, raisins secs.

RORAR1US (Jérôme), né en 1485 à Pordenone dans le Frioul , mort en 1556 , fut nonce du pape Clément Vil à la cour de Ferdinand, roi de Hongrie. 11 s’est fait un nom par un traité , intitulé : Quod animalia bruta sœpè ralione ulantur meliùs hoinitie, Amsterdam , 1666, in- 1 2 , qui a fourni à Bayle la matière d'un intéressant article sur l’âme des bêtes dans son Dictionnaire. Il avait composé auparavant un Plaidoyer pour les rats , imprimé dans le pays des Grisons, à Coire, 1548.

RORRACH, ch.-l. de cant. Voy. rohrbach.

ROSA ou ROSE (Mont), montagne de Suisse (Valais), par 45° 56’ lat. N. et 5* 32’ long. E., est le plus haut sommet des Alpes après le Mont-Blanc (4,636m au dessus du niveau de la mer).

ROSA (Salvator) , célèbre peintre Italien, né en 1615 à l’Arenella, près de Naples, d’un pauvre arpenteur , perdit son père de bonne heure, luttu longtemps contre la misère, se forma presque seul, puis alla se perfectionner à Rome (1635), où il resta longtemps inconnu. Il ne réussit à y attirer 1 attention qu’en se faisant acteur, et en jouant sur un théâtre de société des pièces satiriques pleines de malignité qu il composait lui-même (1639) ; il devint bientôt l'homme à la mode , et vit alors rechercher ses tableaux. En 1647, il reparut à Naples, où il seconda de tout son pouvoir la révolte de Masaniello. Forcé de s’éloigner après la chute de ce dernier, il se sauva à Rome, où il établit sa réputation comme peintre par des travaux du premier

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ordre. Il écrivait en même temps des satires qui lui firent de nombreux ennemis, et se vit oblige, pour échapper à leurs coups, de se réfugier à r carence , où il obtint la protection des Médias ; il ne revint à Kome que dans ses dernières années, e mourut dans cette ville en 1673,, à 58 ans. Il avait commencé sa réputation par des paysages mais dans la suite il ne s’attacha plus qu aux tableaux d’idstoire On remarque dans toutes ses compositions nous une chaleur, une hardiesse extraordinaires et une grande habileté à disposer les groupes; il se plaisait surtout à représenter des sujets tristes et des scènes d'horreur. Il composait avec une extrême rapidité ; son coloris égale presque celui de l école vénitienne. Parmi ses grands tableaux on remarque :

Saint Thomas mettant le doigt dans tes plaies de Jésus , Jonas prêchant dans Ninive , la Pylhomsse d’Endor, l 'Chnbre de Catilina. S. Rosa était aussi un poète distingué; ses satires, remarq. par la véhémence

servéb On raconte que Roscius et Cicéron luttaient à qui des deux réussirait le mieux à rendre la même pensée, le premier par le geste et la pantomime, le second par la parole. — lin autre Roscius, d Amène, fut proscrit par SylU et accusé par ses ennemis d avoir tué son père, qui avait été assassiné. Cicéron, q . débutait au barreau, eut seul le courage de le défendre, et prononça en sa faveur un diBeoura que us avons encore (le pro Roscio Amenno). ROSUOE (William), écrivain anglais, né à Liver* pool en 1752, d’une famille pauvre, mort en 1831* Quoiqu’il n'eût reçu presque aucune éducation, ij composa dès l’àge de 16 ans des poésies qui turent remarquées. Il fut successivement procureur, avocat, puis banquier à Liverpool ; il quitta ensuite les affaires pour se consacrer aux lettres et à la put î tique. Nommé en 1806 député de Liverpool à la Chambre des Communes, il combattit avec force la traite des Noirs. On a de lui, outre des poésies

actirrnSnc TYir\Vl lpfc rlA f*.1 PP.OnS tri R C6* CJllt* lUU

Çj UvlIUO ULl i i • » — - ^ — — -

ce n'est guère qu’un roman. — (Phil.). Voy. noos KOàALl E (Ste), patronne do Palerme, fllied un seigneur de Ruses, du sang de Charlemagne, vivait au XII* a. Elle se retira dans une grotte du m. Pelegrino près de Palerme, y mena la vie la plus austère, et y m. en 1160. L’Eglise Thon, le 4 sept. ; on la fêle une granité pompe à Palerme en juillet. ROSARIO ou SAN-JOSE DE CUCUTA ou simplement cucuta , ville de la république de la Nouvelle-Grenade (Pamplona), à 400 kil. N. E. de Santa- Fe-de-Bogota, sur le Rio-del-Oro. C’est là que siégea le premier congrès de la Colombie (mai 1821), qui posa les bases de la constitution de la république.

rosario (el), ville du Mexique (Sonora-et-Cinaîoa) , à 170 kil. S. de Culiacan ; 5,600 hab. Aux j environs, riches mines d’or de Copala.

ROSAS ou ROSES , Rhoda , ville forte d’Espagne (Barcelone), sur la Méditerranée, au fond du ,*olfe de Rosas, à 49 kil. N. E. de Girone ; 2,315 hab. Petit port. — Fondée, dit -on, par des Rhodiens. Prise par les Français en 1645, 1693, 1795, 1808. ROSAY, ville de France. Voy. rozoy.

ROSBACH, village prussien dans la prov. de Saxe, entre Naumbourg et Mersebourg. Frédéric II y battit complètement, en 1757, les Français commandés par le maréchal de Soubise, et fit élever en mémoire de cet événement une colonne, que Napoléon, vainqueur des Prussiens, fit renverser en 1866- ROSBECQUE, Roosebeke en flamand, ville de Belgique (Flandre occid.J à 14 kil. N. E. d’Ypres; 1,500 hab. Charles VI, roi de France, y battit les Flamands révoltés contre leur comte (1382).

ROSCELIN (Jean), Ruscelinus , philosophe scolastique, né en Bretagne au milieu du xj* siècle, était chanoine à Compiègne et enseignait la théologie dans le monastère de cette ville. 11 soutint le premier, vers 1085, que les universaux , c est-à-dire tes idées générales , n’ont aucune réalité hors de notre esprit, que ce sont de purs noms auxquels ne répond aucun être réel, et il fut ainsi le fondateur de la secte des Nominaux. Ayant voulu appliquer cette doctrine au mystère de la Trinité, il s attira des adversaires , fut condamné au concile de Soissons (1092), quitta son monastère, et se réfugia en Angleterre, où il ne put encore trouver la paix, revint en France et Be fixa , selon les uns, à Paris ; selon les autres, en Aquitaine, où il m. dans un âge avancé. Il compta le célèbre Abélard au nombre de ses partisans, mais il ne l’eut pas pour élève, comme on l’a ^u. i ROSCIUS (Q.), célèbre acteur romain, né vers 129 av. J.-C., mort vers 62, perfectionna la pantomime etdomra des leçons à Cicéron, qui plaida pour lui contre G. l'armius Chéréa (ce discours est con-

de Tansil/o, 1800, et une édit, critique de Pope

ROSCOFF, bourg du dép. du Fimsterre, sur 1 Océan, à 20 kil. N. 0. de Morlaix; 3,332 hab. Rade,

Sort. Cabotage, commerce actif, surtout en rhum.

[arie Stuart y débarqua en 1558, lorsqu’elle vint épouser le dauphin, depuis François II.

ROSCOMMON, ville d’Irlande (Connaught), ch.-l. du comté de Roscorumon, à 130 kil. N. O. de Du blin ; 3, 300 h. Château qui date de 1268. Patrie d Dillon Wentworth, comte de Roscommon. — L com lé de Roscommon, situé entre ceux de Leitrim Longford, West-Meath, Sligo, Calway, Mayo, a 9 kil. sur 60, et 250,000 hab. Le Shannon le baigne l’E. Sol fertile. Jadis beaux pâturages, convertis auj, en terres arables.

ROSCOMMON (dillon wentworth, comte de) poète, né en Irlande en 1633, était neveu de Went-j worth, comte de Strafford, gouverneur de l’Irlande. U étudia en France pendant l’émigration desStuarts,( rentra en Angleterre à la restauration, fut fort bien' accueilli à la cour de Charles 11, qui le nomma capitaine dans sa garde, occupa différents postes, soit auprès du duc d’Ormond en Irlande, soit auprès de la duchesse d’York, et mena, comme presque tous les couBtisans de Charles 11, une vie fort dissipée. Il mourut en 1684, au moment où il se disposait à s’aller fixer à Rome. 11 a laissé un Essai sur la traduction en vers; des traductions de Y Art poétique d'Horace , et de la 6eEglogue de Virgile. Ses poésies se font remarquer par la correction ; aussi le regardes t-on comme un de ceux qui ont épuré le goût en Angleterre. On joint ordinairement ses œuvres à celles de Rochester.

ROSE (mont), en Suisse. Voy. rosa.

ROSE (sainte), vierge, née en 1586 à Lima, dans le Pérou, se fit connaître par sa vertu et son ardente piété; élevée dans l’aisance, elle tomba dans la pauvreté, et fut réduite à être servante ; puis elle entra dans le tiers-ordre de Saint-Dominique et y mourut en 1617, à 31 ans. On la fête le 30 août.

rose (Guill.), prédicateur de Henri 111, évêque de Senlis, et ligueur acharné, eut de grands succès comme prédicateur, fit en chaire l’apologie de Jao* ques Clément, fut banni de Paris lorsque Henri IV y entra, obtint cependant son rappel et recoot* mença ses déclamations. Il mourut en 1602. On lui attribue : De justa reipublicœ christianas in regei impios auctoritate, Paris, 1590, in-8.

rose ( Toussaint ) , secrétaire du cabinet de Louis XIV, avait d abord été secrétaire particulier de Mazarin. 11 devint en 1661 président à la cour des comptes, et mourut en 1701 à 90 ans. 11 étai de l’Académie française, quoiqu'il n’eût rien éer

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