‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 934 sur 1261 · IV. Dynastie de Holstem-Gottorp · texte numérisé non relu

IV. Dynastie de Holstem-Gottorp

Pierre III, de Holstein-Gottorp , neveu d’Elisa- 1762 Catherine II, d'Anhalt-Zerbst, sa veuve, [beth,] 1762 Paul I, leur fils , 1796

Alexandre I ( dit aussi Alex. 111) , 1801

Nicolas, 1825. — Alexandre II, 1855

Russie (grande-). On nommait jadis ainsi une vaste région de la Russie d’Europe qui s’étendait de la mer Glaciale jusqu’au Don et à la mer Caspienne, comprenant tout le nord et le milieu de la Russie actuelle ; elle avait pour capitale Moscou (ce qui la fait aussi nommer Moscovie ), et renfermait 19 des gouvernements actuels de la Russie d’Europe [Voy. ci-dessus le tableau des divisions de la Russie).

Russie (petite-), région de l’anc. Russie, au S. 0. de la Grande-Russie, comprenait les gouv. actuels de Kiev, Tchernigov, Pultava, Slobodes d’Ukraine.

Russie blanche et noire. On nommait jadis ainsi deux régions de la Lithuanie, dont la lre, située à l’E., correspondait aux gouvernements russes actuels de Smolensk, Mohilev et de Vitebsk ; et la 2°, à l’O., aux gouvernements de Grodno, Minsk, etc. Ces pays, longtemps indépendants, avaient été incorporés à la Pologne en 1569 avec le reste de la Lithuanie ; ils passèrent sous le joug de la Russie, dès le 1er partage de la Pologne (1772).

Russie rouge, région située au S. O. de la Russie, entre la Petite-Russie au N. E., la Petite-Pologne au N. O., la Hongrie au S., se composait des palatinats de Lemberg, Chelm et Bêlez, et correspondait en grande partie à la Galicie actuelle, qui appartient à l’Autriche ; la partie septent. est comprise dans le royaume actuel de Pologne. Après avoir formé un duché indépendant, ce pays fut tour à tour soumis par la Russie, la Hongrie, la Pologne, et fut enfin attribué presque en entier à l’Autriche en 1772, lors du premier partage de la Pologne.

RUSSIE (nouv.-), partie de la Russie mérid., comprenant les gouv. nouvellement conquis de Kherson, lékaterinoslav, Tauride, Cosaques du Don, Bessarabie.

RUSSIE D’ASIE. Voy. SIBÉRIE.

RUSTAM. Voy. poustam.

RUSTAUDS (guerre des), dite aussi Guerre des Paysans. On nomma ainsi une guerre qui éclata en 1525 en Alsace. Les Paysans, excités par les Anabaptistes, se soulevèrent sous la conduite d’un certain Erasme Gerbert de Molesheim, s’emparèrent de Saverne, près de Strasbourg, et s’y défendirent quelque temps. Chassés de cette ville et de l’Alsace, par le duc de Lorraine, ils se répandirent en Allemagne , où ils commirent de grands ravages. Voy. ANABAPTISTES.

RUST1CUS (fabius arulenus), romain courageux qui ne craignit point, sous, Néron et Domitien, de faire l’éloge de Thraséas et d’Helvidius Priscus. Domitien lui envoya l’ordre de se donner la mort. Rusticus était l’ami de Pline le jeune et de Tacite. 11 avait composé une Histoire des empereurs, remarquable par l’esprit d’indépendance.

RUSTIQUE (saint), Rusticus, fut, ainsi qu’Eleuthère, un des compagnons de saint Denis, et subit avec lui le martyre à la fin du m® siècle. Ou le fête le 9 octobre. — Un autre saint Rustique, évêque de Narbonne au v® siècle, mort en 462, est honoré le 26 octobre.

RUSUCURRU, ville de la Mauritanie Césarienne, est auj. dellys, ou, suivant d’autres, coléah.

RUTE, Arialdunum ? ville d’Espagne (Cordoue), à 75 kil. S. E. de Cordoue ; 8,100 hab.

RUTEBEUF, trouvère du xme siècle, né à Pari3 Bous le règne de saint Louis. Il composa des poélies fugitives des mystères et un grand nombre de

satires. I! vécut accablé de dettes et dans une profonde misère. Ses poésies, encore empreintes de la rudesse de la langue naissante, sont remarquables par la franchise des pensées et l’énergie de l’expreasion. M. Achille Jubinal a publié les Œuvres de Rutebeuf, Paris, 1840, 2 vol. in-8.

RUTENI, peuple de la Gaule, dans l’Aquitaine lr* entre les Arverni, les Cadurci, les Arecomici, occu paient le pays appelé auj. Rouergue, et avaient pour ch.-l. Segodunum , depuis Ruteni (auj. Rhodez). Originairement ils possédaient aussi ce qui fut plus tard nommé T Albigeois ; mais, battus pav les Romains l’an 106 av. J.-C., ils abandonnèrent ce pays, qui fut joint à la Province romaine et qui prit de là le nom de Ruteni provinciales.

RUTGERS (J.), Janus Rutgersius , né à Dordrecht en 1589 d’une famille noble, était oncle de Nie. Heinsius. Il fut l’élève de Vossius, acheva ses études en France, visita la Suède, la Livonie, fut nommé par Gustave-Adolphe conseiller d’état et ambassadeur près des Etats-Généraux, et mourut en 1625. On lui doit des notes sur plusieurs classiques latins: V ariarum lectionum liber , Leyde, 1618, in-4; Poemata, Leyde, 1653, in-8.

RUT1I, femme moabite, était, selon les Talmudistes, fille d’Eglon, roi des Moabites. Elle avait épousé en première noces un jeune israélite nommé Mahalon, fils de Noémi. Devenue veuve, elle suivit Noémi, sa belle-mère, à Bethléem ; se mit, pour subsister, à glaner dans les champs de Booz, riche agriculteur qui était parent de son premier mari, réussit, en suivant les avis de Noémi, à se faire épouser par lui, et fut mère d’Obed, un des ancêtres de David. L’histoire de Ruth est consignée dans un livre dit le Livre de Ruth, qui fait partie de l’Ancien- Testament ; elle a été mise en vers par Florian.

RUTHVEN (Guill.), seigneur écossais, comte de Gowrie, eut part au meurtre de Rizzio, à la ligue qui força Marie Stuart d’abdiquer, forma en 1582 le projet de s’emparer de la personne de Jacques YI, commença l’exécution de ce complot , mais fut vaincu, pris et mis à mort. — J. et Alexandre Rutlv ven, ses deux fils, tramèrent aussi, dit-on, en 1600, un complot contre Jacques VI, mais le roi vint inopinément les surprendre à Gowrie-House, déjoua ainsi leurs trames, et les fit tuer. Du reste, il n’existe d’autre preuve du complot que le récit de Jacques VI iui-mêine.

RUTIL1US (P.) rufus , né vers 150 av. J.-C., suivit Mélellus comme lieutenant à la guerre de Numidie, devint consul l’an 105 av. J.-C., répara les fautes de son collègue Mallius, battu par les Cimbres, et forma une armée toute prête pour Marius. Ayant voulu réprimer en Asie les exactions des chevaliers, qui remplissaient l’office de publicains, il fut lui-même accusé de concussion et condamné à l’exil par l’effet de l’intrigue (92). Sylla, maître de Rome, lui offrit de le faire rentrer dans sa patrie ; mais Rutilius refusa, ne voulant point être ramené contrairement aux lois , et mourut dans l’exil. 11 s’était retiré à Smyrne.

rutilius numatianus (Claudius), maître des offices et préfet de Rome sous Honorius, natif de Toulouse ou de Poitiers, a laissé un hinerarium en vers élégiaques, où il décrit un voyage fait en Gaule de 417 à 420 (publié à Bologne, 1520), et dans les Poelce latini minores de Wernsdorf.

rutilius lupus, grammairien latin des derniers siècles, est auteur d’un traité : De figuris sentenliarum, édité en 1768 par Ruhnkenius.

RUTLAND (comté de) comté d’Angleterre, entre ceux de Lincoln, de Northampton et de Leicester : 31 kil. sur 25 ; 14,500 hab. Ch.-l., Oakham. Le canal d’ Oakham le traverse. Sol varié, fertile.

RUTULES, Rutuli , petit peuple du Latium, dès le temps d’Enée, avait pour capit. Ardée. Conduite

RYE — 1549 — KZEW

par Turnae, leur roi, ils Grent la guerre à Enée. Tarquin-le-Superbe allait leur prendre Aidée lorsqu’il fut chassé du trône. Depuis ce temps, leur nom se rencontre rarement dans l’histoire.

RUTUP1ES, Rutupiœ, auj. Richborough, ou peutêtre Sandwich , ville de la Bretagne lre, dans le Cantium, était célèbre par ses huîtres.

RUVIGNY (H. de), né en 1647, mort en 1720, était député général des Eglises réformées de France, quand la révocation de l’édit de Nantes le força de passer en Angleterre. 11 s’y lit naturaliser, fut nommé comte de Galloway, prit du service , Ee battit à Nerwindc à la tête d’un régiment de réfugiés, devint général en chef des troupes britanniques en Piémont, puis en Portugal, pendant la guerre de la succession d’Espagne, perdit la bataille d’Almanza (1707), et fut rappelé.

RUVO, Rubi, Rubia, vilie murée du roy. de Naples (Terre de Bari), à 26 kil. S. E. de Barietta ; 3,300 hab. Evêché. Détruite par les Goths en 463. — 11 y a un autre Ruvo dans la Basilicate, à 16 kil. N. de Muro; 2,300 hab.

RUYS, monastère. Voy. saint-gildas de ruys.

RUYSCH (Fréd.), anatomiste , né à La Haye en 1633, mort en 1731, devint professeur d’anatomie à l’université d'Amsterdam (1 G65), puis médecin-légiste près des tribunaux, professeur de botanique, etc. Il pratiquait aussi beaucoup. 11 est surtout célèbre par la perfection à laquelle il porta l’art, des injections avec des cires colorées, et par les nombreuses déeouvertes anatomiques qu’il fit à l’aide de ce procédé, dont au reste il n’a point laissé le secret en mourant. Son superbe cabinet de préparations anatomiques fut visité et acheté par Pierre-le-Grand (1717). Il a disséqué et fait connaître le premier beaucoup de plantes exotiques. Il a laissé de nombreux ouvrages, qui furent réunis à Amsterdam. 1737, 5 vol. in-4. Ûne membrane intérieure de l’oeil a conservé son nom. — Son fils, Henri R., fut luimême un sa vont distingué, et publia Theatrum universale anima liurn, Amsl., 17 13 11 m. avant le père.

RÜYSSELEDE, ville de Belgique (Flandre 0cc.), k 7 kil. N. E. de Thielt ; 6,400 hab. Toiles.

RUYTER (Michel), célèbre marin hollandais, né en 1607 à Flessingue, commença par être mousse, fit huit campagnes aux Indes comme capitaine devais- Eeau , commanda comme contre-amiral, en 1646, l’escadre opposée aux Espagnols ; en 1662, celle que la Hollande envoyait contre l’Angleterre ; soutint glorieusement Tromp dans ses trois combats contre Blake (1663), fit éprouver de grandes pertes aux corsaires barbaresques (1666), puis, courant au secours du Danemark, battit 2 fois la flotte suédoise (1669) , fut nommé vice-amiral à son retour en Hollande , et fit en 1664 une nouvelle expédition contre les Barbaresques. 11 mit le comble à sa gloire par sa belle conduite dans la guerre de 1666-67 contre l’Angleterre, et dans celle de 1672-76 contre la France. Pendant la lre, il prit le port de Sheerness, remonta la Tamise, et jeta l’effroi dans Londres; pendant la seconde, il livra combat aux Anglais et aux français réunis à Soults-Bay, sur la côte d’Angleterre (1672), et montra dans la campagne navale de 1673 autant de prudence que de bravoure. Cependant il tenta en vain de s’emparer de la Martinique (1674). Envoyé eu 1676 pour débloquer Messine, Ruyter livra bataille à Duquesne devant Cutané : il y fut vaincu et blessé mortellement, mais après avoir fait un mal immense aux Français; il ^alla mourir de ses blessures à Syracuse (26 avril 1676).

RYBNA, ville de Russie, la même qu’osTROJOSK.

RYE, ville d’Angleterre (Sussex) , une des Cinq- Ports, à l’embouchure de la Rother, à 13 kil, N. E. de Winchelsea ; 3,700 hab. Le port est au S. Ë. et près de la ville. Houblon, laine , bois, chaudrons, etc. Pêche du hareng. — Ville jadis très fortifiée.

RYE ou ryes, ch.-î. de cant. (Calvados), à 7 kil. N. E. de Bayeux ; 2,000 hab.

R^EGATÈ ou REIGATE , ville d’Angleterre (Surrey), à 26 kil. E. de Guilford ; 3,000 hab. Deux longues rues ; église antique, dite le Prieuré. Ruines d’un château-fort. Titre de baronnie.

RYE-IIOUSE (complot de). On nomme ainsi un complot formé en Angleterre en 1683, sous le règne de Charles II, et qui avait, dit-on, pour but de tuer le roi et son frère, le duc d’York (Jacques II). Lc-g complices étaient des hommes de moyenne condition ; un colonel Rumsay en était le chef ostensible. L’attentat devait s’accomplir à Rye-House, maison de campagne d’un des conjurés (de là son nom); mais il fut découvert avant d’avoir reçu aucune exécution. — On découvrit à cette occasion un autre complot lié au premier, celui de Monmouth, dans lequel furent impliqués Algernon Sydney et William Russel, qui furent par suite arrêtés et exécutés.

RYLSK, ville de la Russie d’Europe (Koursk) , à 110 kil. O. de Koursk ; 6,700 hab. Ville ancienne ; elle eut des princes particuliers jusqu’au xme siècle.

RYMER (Thomas), historien anglais, né vers 1660 dans le comté d’York, m. en 1713, fut nommé historiographe de la couronne, fit d’immenses recherches dans les archives de la Tour de Londres, et publia un précieux recueil, dit vulgairement, Actes de Rymer ( Fœdera , convenliones , liiterœ et cujuscumque generis acta publica inter reges Angliœ et alios itnperatores , reges , etc. , ab anno 1101), Londres, 1704, etc., 20 vol. in-fol. H mourut pendant l’impression du 16e vol., mais ayant préparé les 2 suivants; le 17* contient la table générale ; les 3 derniers (1726- 36), donnés par Sanderson , conduisent les Actes jusqu’à 1664. 11 y a 3 autres éditions des Actes de Rymer: l’une de Londres , 1727-36 , 2 vol. in-fol; l’autre de La Haye, 1739-46, 20 vol. in-4 ou 10 v. in-f.; Ia3e, publiée àLondres en 1816, par ordre du Parlcm. Rapin-Thoyras a abrégé les^c/es de Rymer.

RYSWYK, village de Hollande (Hollande mérid.), près du canal de La Haye à Delft, à 3 kil. S. K. de La Haye ; 1,700 hab. — Près de là (au S. O.) château de Nicuwburg, où se tint le conqr'es de Ryswick et dans le quel fut signé, le 20 septembre 1697 entre la France, dune part, et l’Empereur, l’Espagne , l’Angleterre et la Hollande de l'autre , le traité de paix de Ryswyk , qui mit fin à la guerre du Palatinat, et qui, en rétablissant à peu près les conditions de la paix de Nimègue, reconnaissait de plus la France comme maîtresse de Strasbourg et des villes impériales d’Alsace.

RZESZOW, ville des États autrichiens, dans la Galicie, ch.-l. du cercle de Rzeszow, sur la Wislok, à 146 kil. O. de Lerhberg ; 4,600 hab. Orfèvrerie.

RZEWUSKI (Wenceslas), grand-général de Pologne, né en 1706, mort en 1779 , prit alternativement parti pour Stanislas Leczinsky et pour Auguste 111, repoussa, en 1739, une invasion des Tartares , combattit de tout son pouvoir l’élection de Stan. Poniatowsky et les projets de la Russie sur la Pologne, fut pour ce fait enlevéavec son fils (1767), et retenu six ans prisonnier en Russie. 11 resta depuis étranger aux affaires , et cultiva les lettres avec succès. On lui doit deux tragédies et d’autres poésies.

RZEWUSKI (Séverin) , fils du précédent , né vers 1746 , était vice-grand-général de Pologne lorsque Catherine II, irritée de son opposition, le fit enlever avec son père en 1767. De retour en 1773 , il fit quelque temps cause commune avec les patriotes ; mais, après 1776, il trahit son parti, et fut en 1792 un des premiers signataires de l’acte de Targovice. Cependant, après le 2e démembrement de la Pologne, il protesta ; mais il vit alors ses biens confisqués, et fut forcé de fuir. En 1794, les Polonais ie pendirent en effigie. La victoire des Russes lui permit de revenir dans sa patrie , où il vieillit méprisé.

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