‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 935 sur 1261 · SABA · texte numérisé non relu

SABA

S, dans les abréviations, signifiait Sextus , Serrius; Sp. , Spurivs; S. (b , senatûs con sultum, décret du sénat : — S. P. Q.JX.senatuspopulusqueromanus, le sénat et le peuple romain — S. ou St. s’emploie aussi souvent pour San , Saint , etc.

SAA DE Ml H AN DA, poète portugais , néàCoïmbre en 1495, d’une famille noble et riche, étudia d’abord le droit, puis se livra exclusivement à son goût pour les lettres, visita l’Espagne et l’ilalie, fut à son retour accueilli à la cour du roi de Portugal Jean 11, et mourut admiré de ses compatriotes en 1658. 11 a laissé des Sonnets , des Pastorales , des Épîtres fort estimées, ainsi que deux comédies imitées des anciens, les Étrangers, les Villalpandios. Ses Œuvres ont été réunies à Lisbonne, 1695.

SAAD-EDDYN-MOHAMMED , dit Khodjah-Effendi , historien turc, mort en 1600, est auteur du Tadj-al-Taivarikh (Couronne des histoires), qui comprend le règne des douze premiers sultane turcs. Vicente Battuti l’a traduit en italien sous le titre de Chronique de l'origine et des progrès des Ottomans , Impartie, Vienne, 1646; 2e partie, Madrid, 1652.

SAADEH , ville d’Arabie (Yémen), par 41° 35’ long. E. , 18° lat. N. Aux environs est une mosquée où l’on montre un prétendu tombeau de Job.

SAADI, le premier poète persan, né à Chyraz vers 1195, mort , dit-on, en 1296 à 102 ans. 11 passa un tiers de sa vie dans les études, un tiers en voyages et dans les armées, et le dernier tiers dans la retraite. 11 avait fait 14 fois le pèlerinage de La Mecque, avait combattu les sectateurs de Brahma dans l’Inde, et les Chrétiens dans l’Asie-Mineure , et avait été pris en Syrie par les Francs, qui le forcèrent à travailler aux fortifications de Tripoli. Il fut comblé de gloire» dès son vivant. On a de lui ; le Gulislan (Jardin des Roses), recueil en prose et en vers de préceptes moraux et politiques, d’apologues, anecdotes, épigrammes, etc.; le Bostan (Jardin de fruits), tout en vers, comprenant dix livres ou chants ; c’est un recueil du même genre que le précédent, mais plus sévère quant aux principes religieux ; le Pend-Nameh ou Livre des Conseils, poème moral; les Conseils aux rois , ouvrage en prose. Le Gulislan a été traduit en français par Duryer, Paris, 1634 , par d’Aligre, 1704 , par Gaudin, 1791, et récemment inséré dans le Panthéon français (1838). Le Bostan l’a été en allemand, Hambourg, 1696, in-fol. ; le Pend-Nameh en anglais, Calcutta, 1788 , in-8, et en*français par Garcin de Tassy, 1822.

SAALE, nom commun à plusieurs riv. d’Allemagne, entre autres : 1° la Saale saxonne ou Thuringienne, qui sort du Fichtelberg en Bavière ( Haut- Mein), arrose les principautés ou duchés de Reuss , Saxe-Altenbourg, Saxe- Weimar, Anhalt-Bernbourg, Saxe-Meiningen , Schwartzbourg-Rudolstadt. et la Saxe prussienne ( régence de Mersebourg ), puis tombe dans l’Elbe (régence de Magdebourg) , à il kil. S. O. de Zerbst, après 380 kil. de cours; affluents: l’Elster, l’Unstrutt, l’Hm, la Wippcr, VOrla , la Roda , etc. ; elle donne son nom à un cercle de la prov. prussienne de Saxe, dans la régence de Mersebourg ; ch.-l., Wettin ; — 2° la Saale franconienne, qui naît en Bavière (Bas-Mein), et se jette dans le Mein près de Gemtinaen, après 110 kil. de cours ; — 3° la Saale autrichienne, qui se jette dans la Salza 5 Salzburghausen, après un cours de 100 kil.

On donne aussi ce nom à l’Yssei. C’est probableme nt de celle-ci que les Francs Saliens tiraient leur nom.

SAALES, ch.-i. ne canton (Vosges;, a 13 kiL N. E. de Saint-Diey ; 760 hab.

SAALFELD, ville murée du duché de Saxe-Meiningen , sur la Saale saxonne , à 9 kil. S. E. de Rudolstadt ; 4,700 hab. Aux environs, fer, drap et j autres éloffcs, tabac, produits chimiques , etc. — Le prince Louis-Ferdinand de Prusse y fut battu par les Français (octobre 1806), et périt dans le combat. Cette ville fut jusqu’en 1749 le ch.-l. d'une principauté indépendante ; elle fut réunie ensuite au duché de Saxe - Cobourg ; puis, après le partage de 1826, elle passa à la maison de Saxe-Meiningen.

SAANE ou SARINE, riv. de Suisse, naît dans le canton de Berne, arrose en partie ceux de Yaud et de Fribourg, revient dans celui de Berne, et se jette dans l’Aar ; elle baigne Cessenai , Gruyère , Fribourg, reçoit la Sense, la Glane, etc. Cours, 150 kil.

SAANEN, bourg de Suisse. Voy. gessenai (le).

SAAR..., cherchez à sarre... les mots qui ne seraient pas ci-après.

SAAB DAM ou SARDAM et mieux Zaandam , ville du roy. de Hollande (Hollande septentrionale), à 13 kil. N. E. de Harlem, sur le Zaan ; 12,000 hab. Aspect pittoresque, maisons de bois peintes en vert. Commerce de bois, navigation et pêche actives. Chantiers, fabriques de voiles, goudron. Près de 700 moulins à vent (il y en avait jadis 2,800). — En 1697 Pierre-le-Grand vint apprendre dans les chantiers de Saardam laconstruction des vaisseaux sous le déguisement d’ouvrier charpentier, et sous le nom de Pierre Mikhaïlov ; on y montre encore sa demeure.

SAAR-UN1ÜN, Saarwerden en allemand, ch.-l. de canton (Bas-Rhin) sur la Sarre, à 35 kil. N. O. de Saverne ; formée de deux villes (Bouquenon , Neu- Saarwerden); 3,956 hab. Brasseries, briqueterie, etc. Eaux minérales.

SAA1Z, ville de Bohême, ch.-l. de cercle, sur l’Eger , à 65 kil. O. de Prague; 4,000 hab. Commerce de vins. Elle fut fondée au vm® siècle.

SAATZ1G, cercle des Etals prussiens (Poméranie), dans la régence de Stettin ; ch.-l. , Stargard.

SAAVEDRÀ-FAXARDO (Diego de), savant prêtre espagnol, du bourg d’Algezarès (Murcie), né en 1584, mort en 1648, fut chargé de plus, missions (à Rome, en Suisse, en Allemagne, à Münster, etc.), et s’acquit le surnom de Tacite espagnol par ses écrits , dont les principaux sont: le Prince politique chrétien , Münster, 1640, in-4 (trad. en latin par l’auteur, en fr. par Rou, Paris, 1668, 2 vol. in-12); la République des lettres, trad. en fr., Lausanne, 1770, in-12; la Couronne gothique ou Histoire du royaume Golh en Espagne, 7 vol. in-12. Ses Œuvres complètes ont été imprimées , Anvers , 1677-78 , 1 vol. in-fol. ; Madrid, 1789-90, 10 vol. in-8.

SAAVEDRA (CERVANTÈs). Voy. CERVANTÈS.

SABA, anc. v. d’Arabie, entre Mascate et l’Arabie Heureuse ou Yémen , était habitée par les Sabéens, et était le ch.-l. d’un état dont la reine alla en Judée pour voir Salomon. — Quelques savants font venir cette reine, soit de Méroé, qu’on appela aussi Saba, soit de l’Ethiopieorientale. — M. Jos. Arnaud a exploré en 1 844 les ruines de Saba(Âfareô).

saba (île), une des petite? Antilles hollandaises, au N. O. de Saint-Eustache , par 65° 32’ long. O., 17° 39’ lat. N.: 18 kil. de tour; 3,000 hab. Coton.'

SABB

SÀBÏ

indigo. Fabrique de baa de coton ; pêche de bonites. ] Frise par les Anglais en 1781 et 1801.

SABACON, prince éthiopien, conquit l’Egypte vers 737 av. J.-C. , fonda la 26e dynastie (qui n’adonné que 3 rois à l’Egypte , 737-698), et mourut en 720.

SABAOTH, c.-à-d. en hébreu, des armées , mot que I on trouve quelquefois ajouté à celui de Dieu dans les livres saints, pour dire : Dieu des armées.

# C’est aussi le nom d'une divinité que certains Gnostiques adoraient , dit-on, sous la figure d’un âne.

SABARA (villa-real-do-), ville du Brésil (Minasfleraes), ch.-l. de la comarque de Rio-das-Velhas, au confluent du Sahara et du Rio-das-Velhas , à 90 kil. N. de Villa-Rica ; 8,000 hab. Commerce.

SA BARIA, ville de la 2“ Pannonie, auj sarwar.

SABART , Sabrata des anciens, Tripoli-Vecchio au moyen âge, ville de l’état de Tripoli, à 60 kil. O. de Tripoli, capit. du pays avant l’invasion arabe.

SABAS (saint), abbé et fondateur de plusieurs monastères en Palestine, né en 439, mort vers 532, est fêté le 5 décembre.

SABÀTHAI-SÉY1 , faux Messie, né à Smyrne en 1625 , était fils d’un courtier de commerce. Après avoir voyagé en Turquie et en Europe, il vint en 1665 à Jérusalem, s’y lia avec un Juif nommé Nathan, qui le reconnut publiquement pour le Messie, se donnant lui-même pour le Précurseur , séduisit un grand nombre de ses coréligionnaires , et fut sur le point d’opérer une révolution en Orient; mais il fut arrêté au milieu de ses triomphes, et jeté dans une prison par ordre de Kiuperli , ministre de Mahomet IV. Amené devant le sultan , il avoua la fraude, embrassa l’islamisme pour échapper au supplice, et devint un objet de risée. Il mourut ignoré en 1676.

SABATIER ( Raphaël-Bienvenu ) , chirurgien de Paris, né en 1732, mort en 1811, fut professeur et démonstrateur aux écoles de chirurgie, chirurgienmajor des Invalides, chirurgien-consultant de Napoléon, membre de l'Institut, etc. Il a laissé, entre autres écrits : Traité complet d' anatomie, Paris, 1791,

2 vol. in-8 ; de la Médecine expectative , 1796, 3 vol. in-8: de la Médecine opératoire, etc., Paris, 1796,

3 vol , in-8 ; Traité complet de chirurgie, 2 vol . in-8.

SABATiER(l’abbé Ant.),diidc Castres, compilateur,

néen 1742 à Castres, m. en 181 7, était clerc tonsu é.ll écrivit tour à tour pour et cou re les philosophes, émig a, trafiqua de sa plume en Angleterre et en Allemagne, et tenta en vain de se faire pen ionner

Ear Napoléon, revint en France en 1814, obtint des ourbons une pension de 3,500 fr. , et n’en dénigra pas moins ses protecteurs. On a de lui : les Trois siècles de la littérature franç ., etc., 1779, 3 v. in-8 ou 4 vol. in-12; Dictionnaire des passions, des vertus et des vices, 1769, 2 vol. in— 1 2 ; Dictionnaire de littérature , 1770, 3 vol. in-8; les Siècles païens ou Dictionnaire mythologique , héraldique, politique, littéraire et géographique de l’antiquité païenne, 1784, 9 vol. in-12 ; Pensées et observations morales et politiques, Vienne, 1794, in-8.

Sabatier (Franç.), dit de Châlons. V. sabbathier. SABAUD1A , nom de la Savoie au moyen âge. SABBAT, de l’hébreu sabbath, repos. C'était, cher les Juifs, le 7e jour de la semaine, jour pendant lequel ils gardaient un repos absolu ; ils le plaçaient le samedi. Les Juifs modernes observent encore le sabbat avec la dernière rigueur. — On nommait année sabbatique toute 7e année chez les Juifs. Cette année-là, les terres restaient sans culture et les esclaves redevenaient libres.

SABBATHIER (Franç.) , compilateur, né à Condom en 1732, mort en 1807, professa pendant seize ans la troisième à Châlons ( 1762-7 8), fut en 1763 couronné par l’Académie de Berlin pour un mémoire sur la Puissance temporelle des papes ; il était secrétaire perpétuel de l’Académie de Châlons. On lui doit un Dictionnaire pour f intelligence des au¬

teurs classiques grecs et latins, 36 vol. in-8, 1766-90, espèce d’encyclopédie de l’antiquité ; malheureusement cet important ouvrage s’arrête à la lettre S. Sériels a publié en 1815, d’après les matériaux laissés par l’auteur, un 37e vol. qui achève ce dictionnaire, mais qui est fort incomplet. M. Bouillet a donné un abrégé de tout l’ouvrage dans son Dictionnaire classique de l'antiquité sacrée et profane, 2 vol. in-8, 182i. — Il ne faut pas confondre ce Sabbathier avec Sabatier de Castres , autre compilateur.

SABÉENS. Voy. saba ou sabéisme.

SABÉISME, culte rendu aux corps célestes, au soleil , à la lune et aux étoiles , était ainsi nommé des Sabéens, peuple d’Arabie (Yémen), chez lequel il a pris naissance. Cette religion est très ancienne: elle a été répandue longtemps avant le christianisme, non seulement en Arabie et en Egypte, mais dans toute l’Asie antérieure , et surtout chez les Chaldéens et les Perses. Une religion analogue régnait dans toute l'Amérique méridionale avant la conquête des Espagnols. Confondu aujourd’hui avec un grand nombre d’autres religions , le sabéisme n’existe plus sans mélange que chez quelques tribus isolées.

SABELLI , même nom que Sabini. Voy. sàbins.

SABELLIANISME. Voy. sabellius.

SABELL1CUS (M. Ant.), savant moderne, né à Rome en 1436, mort en 1508, enseigna l’éloquence à Udine, à Venise, et composa, entre autres écrits, une histoire de Venise ( Historia rerum venelarum, ad obitum ducis Mar ci llarbadicï), Venise, 1487, in-fol.

SABELLIUS, hérésiarque du ni* siècle, de Ptolémaïde, disciple de Noet, ne voyait dans laTrinilé que les trois actions diverses d’un même principe, lequel crée , sauve et donne la grâce. Le Sabellianisme compta beaucoup de partisans en Italie, en Mésopotamie et fut anathématisé par divers conciles, entre autres par celui d’Alexandrie (261).

SABERMATTI, riv. de l'Inde, dans le Guzzerat, naît à 20 kil. N. de Poloh, et tombe dans le golfe de Cambaye, à 20 kil. O. de Cambaye : cours, 400 kil.

SAB1ANS ou chrétiens de st-jean, secte que l’on trouve en Perse, prétend remonter jusqu’à saint Jean- Baptiste, qu’elle admet pour son fondateur, et dit être un reste des Juifs chassés de Jérusalem au VIIe siècle par les Mahométans lors de leur invasion eu Syrie, Leur religion n’est guère qu’un mélange des dogmes des Juifs, des Chrétiens et des Persans. Ils comptaient environ 25,000 familles au xvii* siècle.

SÀB1NA (Julia), petite nièce de Trajan, fut donnée pour épouse à Adrien, par l’entremise de Plotine et malgré l’empereur. Adrien la traita avec une extrême rigueur, et finit par la forcer à boire le poison (138); néanmoins, après sa mort, il lui fit rendre les honneurs divins

SABINE ou pays des SABINS, auj. partie des délégations de Spolète , de Rieli , etc., contrée de l’Italie anc., vers le centre, entre l’Apennin, l’Anio, le Tibre et l’Etrurie, avait pour ch.-l. Cures. On la distinguait en Sabine en deçà et Sabine au delà de Cures. Après Cures, les autres villes étaient Réate, Crustuméries, Collatie, Spolète, Phalacrine. Voy. sàbins.

Sabine, ancienne prov. d.es États de l’Eglise, en- #e l’Ombrie au N., le Patrimoine de Saint-Pierro à l’O., la Campagne de Rome au S. et le roy. de Naples à l’E. Ch.-I. , Ricti. Elle comprenait la plus grande partie de l’ancien pays des Sabins, et a été remplacée par les délégations de Spolète et de Rieti et la comarque de Rome. Elle donne encore son nom à un évêché romain.

Sabine, fleuve du Texas, naît dans le N. E. de cette république , la sépare de la Louisiane et se jette dans le golfe du Mexique par 29° 30’ lat. N. et 94e 35’ long. O. Il reçoit le Natchez. Son cours est très sinueux. 11 peut avoir 460 kil. de longueur.

SABINES (enlèvement des), rapt ordonné par Rc-

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