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SADE

l’Académie Française. On a de lui une traduction fort estimée de Pline-le-Jeune ( Lettres , 1699-1701 ; Panégyrique de Trajan, 1709) ; un Traité de l'Amitié , 1703, dédié à Mm* Lambert, son amie; un Traité de la Gloire , 1714 ; des Mémoires et Facturas , 1724.

sacy (Silvestre de), savant orientaliste, né à Paris en 1768 , mort en 1838 , était 111s d’un notaire. Il apprit les langues orientales presque sans maître , et tout en étudiant le droit; fut pourvu dès 1781 d’une charge de conseiller à la cour des monnaies, et devint en 1791 un des commissaires-généraux des monnaies. Déjà connu par de savantes publications, il fut nommé en 1786 associé libre de l’Académie des Inscriptions (dont il devint en 1792 membre ordinaire, et en 1833 secrétaire perpétuel), et en 1796 professeur d’arabe à l’école des langues orientales qu'on venait de créer. 11 siégea de 1808 à 1814 au Corps législatif, fut nommé à la Restauration censeur royal, puis membre du conseil royal de i’Universilé (1814) ; il quitta cette place au bout de peu d’années , ne pouvant approuver les tendances anti-libérales de ses collègues ; il devint en 1 822 administrateur du Collège de France et de l’École des langues orientales; fonda vers ce même temps la Société asiatique dont il fut élu président, et fut dans ses dernières années, en 1832, nommé conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale. 11 avait été créé pair la même année par L. -Philippe. 31. deSacy était unhomme pieux, maisattachéauxdoctrinesjansénistes. Ses principaux ouvrages sont : Principes de Grammaire universelle (1799), un des meilleurs manuels de grammaire philosopnique qu’on possède; Grammaire arabe (1810 et 1831), dont la 2e édition, bien améliorée, est devenue classique ; Chrestomathie arabe; Relation de l'Égypte , trad. de l’arabe à’Abdallatif ; des trad. de Calila et Dimna (original des fables de Bidpay), du Pend-Nameh et du Livre des conseils de Férid-ed-dyn-Attar, de YHist. des Arabes d’Aboul-Féda, de YHist. de Perse de 3Iirkhond ; Exposé de la religion des Druses, travail qui l’occupa 40 ans, et qu’il publia l’année même de sa mort (1838). M. de Sacy savait plus de 20 langues, principalement l’arabe, le persan, le turc, l’hébreu, le syriaque, etc.

SACY-LE-GRAND , bourg du dép. de l’Oise, à 10 kil. S. E. de Clermont; 660 hab. Traces d’un camp rom. — B.del’Yonne.ïiestifde!*Bretonneynaq.

SADAO, riv. de Portugal, naît dans l’Alemtéjo, à 26 kil. S. d’Ourique, coule au N. , arrose 1 Estramadure, se dirige au N. O., puis à l’O. , et tombe dans l’Océan Atlantique, près de Sétubal; cours, 210 kil. Sadao veut dire salé; cette rivière est ainsi nommée à cause de la qualité saline de ses eaux. On l'appelle aussi Caldao.

SADDUCÉENS. Voy. saducéens.

SADE (Hugues de), dit le Vieux, d’une famille noble de Provence, qui exerça pendant plusieurs siècles de père en fils les premières charges municipales dans Avignon, fut le mari de la célèbre Laure de Noves, qui fut aimée de Pétrarque. Il vivait dans le XIV* siècle. Après lui, la maison de Sade forma 3 branches, celles de Mazan, d’Eyguières et de Tarascon.

SADE (l’abbé Jacq.-Fr.-Paul-Alph. de), de la même famille que le précédent, né en 1706, mort en 1778, vicaire-général des archevêques de Toulouse et de Narbonne, a donné : Remarques sur les premiers poètes français et les troubadours ; Œuvres choisies de Fr. Pétrarque , trad. de l’italien, avec des Mémoires sur ce poôte, 1764, 3 vol. in-4, fortestimés.

sade (J.-B.-Franç.-Joseph de), frère aîné du précédent, né en 1701, mort en 1767, gouverneur du château de Vaison pour le pape, servit la France dans le régiment de Condé, eut sous Fleury plusieurs missions diplomatiques, puis fut lieutenant-général des prov. de Bresse, Bugey, Gex. lia laissé un Recueil <f anecdotes et documents sur la guerre de 1741 à 1746.

sadk (Donat.-Alph.-Franç., marquis de), homme

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fameux par ses vices, fils du précédent, était né à Paris en 1740. Il servit quelques années, fit la guerre de Sept-Ans, se retira en 1766 avec le grade de capitaine de cavalerie, et épousa M11* de Montreuil, femme distinguée par ses vertus. Il ne tarda pas néanmoins à se livrer au libertinage le plus effréné, qu’il accompagnait des plus atroces violences, fut une première fois arrêté à Paris en 1768, puis condamné à mort à Marseille en 1772 pour un crime commis dans une scène de débauche , fut par commutation de peine enfermé à Yincennes, puis à la Bastille, enfin à Charenton, et ne recouvra sa liberté qu’à la révolution (1790). 11 se jeta dans le parti des démocrates, et se mit en même temps à publier des livres horribles, dans lesquels il cherchait à justifier tous les vices et tous les crimes. Bonaparte, devenu consul, le fit reconduire à Charenton (1803) et saisit ses papiers, qui furent détruits pour la plupart. Il mourut à Charenton en 1814, dans sa 75e année. 11 avait conservé jusque dans la vieillesse ses goûts dépravés. Il a laissé, outre des romans infâmes qui doivent être ensevelis dans l'oubli, quelques pièces de théâtre qui sont restées manuscrites.

SADELER (Hans), graveur au burin, né à Bruxelles en 1660, mort à Venise en 1610, fut le chef d’une famille de graveurs très distinguée. Le plus célèbre de ces artistes fut son neveu Gil. Sadeler, d’Anvers (1670-1629), mort à Prague ; on le surnommait le Phénix de la gravure.

SADI, poète persan. Voy. saadi.

SADOC, Juif célèbre, disciple d’Antigone de Socho, établit, vers 248 av. J.-C. , le système philosophique et religieux dit saducèisme . V. saducéehs.

SADOLET (Jacq.), cardinal, né en 1477 à Modène. Il cultiva avec un égal succès les langues classiques, la poésie, l’éloquence et la philosophie, fut avec Bembo secrétaire de Léon X, qui le nomma évêque de Carpantras (1617), remplit les même fonctions auprès de Clément VII, et fut créé cardina. par Paul III (1636). Il tenta vainement d’empêcher le pape Clément VII d’accéder à la ligue contre Charles-Quint, eut une grande part à la trêve conclue à Nice en 1 638 entre ce prince et François I, fut député en 1642 vers François I pour l’engager à la paix, refusa les offres de ce prince, qui voulait le retenir en France, et mourut à Rome en 1647. Sadolet excellait, ainsi que Bembo son ami , à écrire le latin avec pureté; il avait pris Cicéron pour modèle. D’un caractère conciliant, il sut se faire aimer des réformés mêmes. On a de lui : De liberis rectè instituendis, Venise, 1633; Phœdrus sive de laudibus philosophiœ, Lyon, 1638 ; Philosophiœ consolationes , Rome, 1502; des poésies latines, paim lesquelles on remarque le Curtius et \a Lnocoon, enfin des Lettres latines pleines d’intérêt. Ses œuvres ont été publiées à Vérone, 1737, 4 vol. in-4.

SADRAS, v. de l’Inde angl. (Madras), dans le Karnatic, à 66 kil. S. de Madras, sur le golfe de Bengale. — Fondée par les Hollandais. D’abord florissante ; déchue auj. Les Anglais la possèdent depuis 1824.

SADUCÉENS, secte juive, ainsi nommée de Sadoc, son fondateur, se forma dans le m* siècle av. J.-C. Les Saducéens ne servaient Dieu que pour les récompenses temporelles et donnaient beaucoup aux sens. Ils s’en teuaient au texte de la loi, n’admettant pas les explicatious; ils repoussaient les traditions, la croyance aux bons et mauvais anges, niaient l’immortalité de l’âme, la résurrection des morts; ils n’en croyaient pas moins au libre arbitre et à la providence divine Les Saducéens étaient fort peu nombreux, mais ils comptaient beaucoup d importants personnages dans leurs rangs. Au il* siècle av. J.-C., il» devinrent parti politique et furent constamment opposés aux Pharisiens; les règnes d’Hyrcan I et d’Aristobule 1 furent l’apogée de leur puissance.

SADYATTE, roi de Lydie (621-610 av. J.~C.)4

SAGH — 1555 — SAHE

père d’Alyatte et grand-père de Crésus. fit aux Milésiens une guerre qui fut terminée sous son fils.

SAEMUND-SIGFUSSON, écrivain islandais, à qui l’on attribue YEdda dit saemundiana , portion de l’Edda qui contient les dogmes et la mythologie des Scandinaves ; il vivait vers 1057.

SÆTAB1CULA, ville d’Hispanie, dans la Tarraconaise, auj. àlcirà.

SÆTàBIS, auj. Xativa , v. d’IIispanie, dans la Carthaginaise, à 40 kil. S. O. de Sucro , était renommée par son lin et ses toiles, préférées à celles du Levant. — Ville de la Tarraeonaise, auj. alcoï.

SAFFARIDES. Voy. soffarides.

SAFFI ou AZAFF1 , Rusupis , ville murée de l’État de Maroc (Maroc), sur l’Océan Atlantique, à 130 kil. N. de Mogador; 12,000 hab. Rade bonne en été. Commerce florissant avant que Sidy-Mohammed eût forcé les marchands européens de résider à Mogador. Prise par les Portugais au xvie siècle^ 508), abandonnée en 1641.

SAGAN, ville murée des États prussiens (Silésie), sur la Bober, à 75 kil. N. O. de Liegnitz : 4,500 hab. Château. Drap, toiles, rubans de fil, bas, etc. Victoire des Russes sur les Prussiens en 1759.

SAGA, SAGAS. On nomme ainsi dans les anciennes langues du Nord les traditions historiques ou mythologiques des peuples septentrionaux, consignées dans des récits poétiques que composaient les Scaldes ou Dardes attachés aux princes Scandinaves. La plupart des Sayas ont été composées au xii® siècle (le notre ère, ou dans les trois siècles suivants: ce sont des monuments précieux pour l’histoire du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de l’Islande. Les plus remarquables sont celles de Lodbrok , de Hervara , de Vilkitia, de Volsunga , de Blomsturvalla , d'Ynglinya, d ülaf 2 rygyva Sonar , celles de Jomsvikingia, de Knytlinga (qui renferment l’histoire de la Norvège et du Danemark), celles de Sturlunga, Eryrbiggia (relatives à l’ Islande ),YHeims kringla et la Nouvelle Edda , dues à Snorri Slurluson. On a publié divers recueils des Sagas : dans la langue originale, Copenhague, de 1 825 à 1 829, et en latin, sous le titre de Scripta historica Islandorum de g es lis veterum Dorealium , Copenhague, 1828-33.

SAGE (Balthazar-George), savant français, né en 1740, mort en 1824, suivit les cours de Nollet et de Rouelle, devint membre de l’Académie des Sciences en 1770, professeur de minéralogie expérimentale en 1 778 , et directeur de l’école des mines (1783); il se prononça contre les découvertes scientifiques de Lavoisier et de Hatly. Adversaire des principes de 1789, il perdit sa chaire à l’école des mines. Il devint aveugle en 1805. Ses ouvrages sont très médiocres. Les principaux sont : Examen chimique des différentes substances minérales , 1769, in-12; Eléments de chimie do cimas tique , 1772 , in-8, 1777, 2 vol. in-8 ; Exposé sommaire des principales découvertes faites dans l' espace de 50 années , 1813, in-8.

SAGES (les sept) de la Grèce , nom donné à sept Grecs illustres du viesiècleav. J.-C., savoir : Thalès. Solon, Bias, Chilon, Cléobule, Pittacus, Périandre, Quelquefois à Périandre on substituait ou Myson de Chen ou Anacharsis, bien que ce dernier fût Scythe. Ils s'occupaient surtout de morale et de politique. Chacun d’eux avait adopté une sentence qui était comme sa devise.

SAGESSE (livre de la), un des livres de la Bible, ee compose de deux parties : l’une est un éloge de la sagesse, l’autre renferme des réflexions sur les effets de cette sagesse dans le monde, et sur 1 idolâtrie. Ce livre n’existe qu’eu grec ; l’auteur eu est Inconnu ; quelques-uns l’ont attribué à Salomon.

SAGH ou IPOL1-SAGH, ville de Hongrie, ch.-l.

amitat de Honth. Voy. ipoli.

.GHALA ou SIGHLA, sandjakat de la Turquie e (Anatolie): entre ceux de Saroukhan au N. E.,

d’Aïdin au S. E., et la Méditerranée : 130 kil. sur 110. Ch.-l., Smyrne.

SAGHALIEN, grand fleuve d’Asie. Voy . amour.

SAGHALIEN-OULA. Voy. MANDCHOURIE.

SAGITTAIRE (le), une des constellations du zodiaque, est, selon la Fable, le centaure Chiron divinisé,

SAGITTARIA, nom donné par Quiros à une île qu’il découvrit en 1606 dans le Grand-Océan; on croit que c’est Otaïti.

SAG1TTARIUS (Gaspard schutze, dit), historien, né à Lunebourg en 1643, mort en 1694, fut professeur d’histoire à Iéna, pure historiographe des ducs de Saxe. 11 a donné: Nucléus historiée germanicœ , Iéna, 1675 ; Inlroduciio in historiam ecclesiasticam , 1694, etc. — Plusieurs autres membres de la môme famille ont été des savants distingués, notamment P. Martin Sagittarius, à qui l’on doit: De nurmnis Saxoniœ ducum, Altenb., 1769.

SAGONTE, Saguntus ou Saguntum , ville d’Hispanie, sur la côte E., au N. de Valentie, près de l’emplacement actuel de Murviedro , passait pour avoir été fondée par des Zacynthiens unis à quelques Rutules. Rome fit alliance avec cette ville dans l'intervalle qui s’écoula entre les deux premières guerres puniques. Annibal l’assiégea en pleine paix, et la prit en 219 av. J.-C, malgré l’héroïque résistance des habitants, qui se brûlèrent plutôt que de se rendre ; la 2e guerre punique fut le résultat de cet acte d’hostilité. Suchet remporta sur l’emplacement de cette ville, le 25 octobre 1811, une victoire qui fut nommée la bataille de Sagonte.

SAGONTIA, ville de Tarraeonaise, auj. ségovie.

SAGRA, petite rivière du Brutium, entre le pays des Locriens et celui de3 Crotoniates. Les Locriens y remportèrent sur les Crotoniates une victoire éclatante. On conte que deux frères qui y avaient assisté en portèrent miraculeusement la nouvelle le môme jour aux jeux olympiques. On les prit pour les Dioscures, dont le temple était voisin de la Sagra.

SACRES, ville forte de Portugal (Algarve), sur l’Océan, à 31 kil. S. O. de Lagos ; 300 hab. Fondée en 1416 par le fameux infant don Alphonse Henriquez, qui y résida longtemps et y établit une école de navigation (c’est de là que partaient les expéditions qui allaient chercher le passage aux Indet par le Sud de l’Afrique).

SAHARA , vaste contrée d’Afrique , entre le Maghreb au N., la Sénégambie et le Soudan au S., l’Atlantique à 10., la Nubie, etc. à l’E. : au moins 5,000 kil. de l’O. à l’E. et 2,000 du N. au S. On y distingue le désert de Libye à l’E., le Sahel à 1*0. Le tout n’est qu’un immense désert de sable, coupé de collines, de vallons et d’oasis, où l’on trouve quelques hordes féroces (Arabes purs, ou Arabes mélangés de Maures, Touariks, Touats, Tibbous), qui y forment comme autant de petits états. Les endroits principaux sont : sur la côte , Arguin , Portendik, St-CyprieD, Rio-de-Ouro; dans l’intérieur, Agably, Ghat, Aghades , Bilma, etc. On ne traverse le Sahara qu’en caravanes. De hardis Européens (Lyon, Oudney, Denham, Clapperton, Laing, Caillié) s’y sont aventurés et nous ont donné quelques connaissances sur ce pays. L’eau y est très rare; des vents brûlants y soufflent et ensevelissent des caravanes entières sous les nuées de sable qu’elles soulèvent. Le sel y abonde. La végétation est pauvre, sauf dans les oasis. Le lion, la panthère, l’autruche, les singes, d’énormes serpents remplissent le désert. — On croit que le Sahara n’est que le bassin desséché d’une mer qu’une grande convulsion de la nature aura fait disparaître. Les Gara mantes et les Gélules habitaient jadis ces régions*

SAHEL , c’est-à-dire côte , rivage. Ce mot arabe a été appliqué depuis la conquête de l’Algérie à des collines qui s’étendent au 8. O. et à i’E. d’Alger, au N« de la yaste plaine de la Mitidja*

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