‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 937 sur 1261 · SACR — 15&3-- SACY · texte numérisé non relu

SACR — 15&3-- SACY

g eterrc, avec un succès croissant, et y mit le comble en France. Grâce à ia protection de la cour, à laquelle l’avait recommandé l’empereur Joseph II, il réussit, malgré l’opposition de l’Académie royale de musique, à faire jouer plusieurs opéras dont les meilleurs sont : Renaud, Chimène , Dardanus , Œdipe à Golone ; toutefois, l’attention publique, absorbée par les disputes des Gluckistes et des Piccinistes, n’apprécia pas ces chefs-d’œuvre à leur juste valeur. Sacchini fut peut-être le plus grand maître de son époque ; il réunissait les mérites de Gluck et de Piccini. On l’a surnommé le Racine de la musique.

SACEDON, Thermida, ville d’Espagne (Cuença), à 4 kil. du Tage, à 2G kil. N. de Huete; 2,700 hab. Château royal et beaux jardins ; bains thermaux.

SAGES, Sacœ, peuple de la Scylhie asiatique, au M. de la Sogdiane, a donné son nom à ur.e ère qui commence l’an 78 de .l.-G. Voy. ère.

SACH EVERELL (11. ), recteur ou curé ang lie. d’une paroisse de Southwark (faubourg de Londres), acquit une grande célébrité en 1709 par des sermons politiques où il ridiculisait le parti whig (qui était alors au pouvoir), et prêchait l’obéissance passive. Les whigs augmentèrent sa réputation en ie traduisant devant la Chambre haute (1710); le procès dura trois semaines, et Sacheverell, protégé par l’opinion publique, ne fut que suspendu pour trois ans ; la reine Anne, qui avait suivi le procès secrètement, trouva les doctrines de Sacheverell plus de son goût que celles des whigs, et lui donna de l’avancement. Peu de temps après, le cabinet whig fut remplacé par un ministère tory. Saeheverell mourut en 1724 à 62 ans.

SACHS (Hans) , poète allern. Voy. hàns sachse.

SACI. Voy. SACiY.

SACILE, ville murée du roy. Lombard-Vénitien, près de la Livenza, à GO kil. S. O. d’Udine ; 3,700 hab. Vieux château. Vin renommé. Eug. Beauharnais y fut repoussé par rarclnduc Jean en 1809.

SACK, riv. d’Afrique australe, en llottentotie, coule au N. O., puis au N., et tombe dans le fleuve Orange. Cours, 600 kil.

SACKATuU, ville d'Afrique. Voy. sakatou.

SACKEN (le baron), général russe, né en 1750, mort en 1837, combattit d’abord contre les Turcs et les Polonais, fut envoyé, avec le titre de général, contre Masséna en Suisse, et fut pris à la bataille de Zurich. Rendu à la liberté, il fut constamment employé dans les guerres de la Russie contre la France et la Turquie. En 1814, après la capitulation de Paris, Sacken fut nommé gouverneur de cette ville, et mérita l’estime des habitants par sa modération et sa justice.

SACKV1LLE (Thomas et Edouard), comtes de Dorset. Voy. dorset.

sackville (George, vicomte de), né en 1716, mort en 1785, était le cinquième enfant de Lionel Cranfleld, premier duc de Dorset ; il se distingua aux batailles de Deltingen et de Fontenoy, servit en Ecosse sous le duc de Cumberland, lit comme lieutenant-général, avec Marlborough, l’expédition de Saint-Malo (1759], commanda en Allemagne (1760) sous le prince Ferdinand , qui l’incrimina pour sa conduite à Minden, et lui lit ôter le commandement ; rentra en faveur sous George III, devint membre de la Chambre des communes (1774), défendit l’administration de lord North qui le nomma pair, et quitta les affaires à la chute de ce ministre.

SACLAVES, peuple madécasse. Voy. séclaves.

SACRAMENTA1RES. On nomma ainsi ceux des Réformés qui, joignant de l’opinion de Luther sur le sacrement de l’Eucharistie, rejetèrent la présence réelle de Jésus-Christ, que Luther avait conservée : tels furent Zwingle , Carlostadt , OEcolampade, Muncer, Storck, Martin Buceret Calvin. Cette différence d’opinions donna lieu à une sépa¬

ration qui éclata ouvertement dès le 22 août 1524, entre Luther et plusieurs de ses principaux adhérents, et qu’on nomma Guerre des Sacrarnentuires

SACRAMENTO (colonia delL V. st. -sacrement.

SACRAMENTO (PAMPAS DEL). \oy. PAMPAS.

SACRÉ (cap), Sacrum promoniorium , nom commun dans l’antiquité à divers caps, entre autres le | cap Saint-Vincent et le cap Corse.

j sacré (mont) , auj. Casiel-san-Silvestri, à 8 kil. de Rome, au N. E. près de la voie Momentané, est célèbre par la retraite des plébéiens en 493 av. J.-C., retraite qui eut pour résultat l’institution des tribuns du peuple. En 449 , l’armée et le peuple allèrent aussi de l’Avenlin, où ils s’étaient re tirés d'abord, sur le Mont-Sacré , lors de l’attentat commis par le décemvir AppiusClaudius sur Virginie.

SACRÉ-COEUR (Culte du). Voy. gallifet.

SACRÉE (voie), Via sacra , rue de Rome qui allait de 10. à l’E., et conduisait au Capitole. C’est par là que les triomphateurs se rendaient au temple.

SACRÉES (guerres). Voy. guerres sacrées.

SACRIFICATEUR (grand-) ou GRAND- PRÊTRE, chef du culte chez les Juifs, fut aussi le chef suprême de la nation de l’an IGG à l’an 40 av. J.-C., e.-à-d. pendant toute la période asmonéenne. C’est à partir de ce temps (166 av. J.-C.), que l’on emploie le nom de grand-sacrificateur de préférence à celui de grand-prêtre. — Le costume primitif du grandprêtre était très riche : les pièces principales en étaient le pectoral, la tiare et l’éphod. Voy. aaron.

SACR1PORTUS, lieu du Latium, chez les Yolsques, près de Signia , célèbre par une victoire de Sylla sur le parti de Marius, l’an 82 av. J.-C.

SACROBOSCO (J. d’HOLYwoOD, dit de) , astronome du comté d’York au xiij« siècle , acheva sea études à Oxford, habita Paris et y mourut en 1256. 11 a laissé: De Sphœrâ mundi , abrégé de Ptolémé» quia été 400 ans classique, Ferrare, 1472 (souv. réimprimé); De anni ratione seu de computo ecclesiastico, Wittemberg, 1688, in-8.

SACROV1R (julius) , Eduen, souleva les Gaules avec Julius Florus sous Tibère, fut battu à Autun, en 21, et se tua. Rosny a publié Julius Sacrovir où le Dernier des Éduens, poème en prose, Paris, 1803,

SACRUM (prom.). Voy. sacré (cap).

SACY ou SACI (L.-Isaac lemaistre, dit de), né à Paris en 1612, était frère du célèbre avocat Antoine Lemaistre, et parent par sa mère du grand Arnauld. Il embrassa l’état ecclésiastique, partagea les doctrines jansénistes d’Arnauld, eut la direction des religieuses de Port-Royal, et s’établit dans ce monastère, auquel il donna tout son bien. Lors des pour- • suites dirigées contre les Jansénistes (1661) , il sévit obligé de se cacher; il fut découvert en 1666 et enfermé à la Bastille où il resta truie ans. 11 traduisit la Bible dans sa prison. Il retourna en 1675 à Port- Royal, mais fut de nouveau forcé d'en sortir, et se retira auprès du mis dePomponne,son cousin, chezlequel ilm.en 168-4. On a de lui destrad. estimées (mais où perce le jansénisme) : 1° de l’Ane. Testament, sous le titre de la Sainte-Bible , lat.-fr. , avec des explications, 30 vol. in-8, Paris, 1672, souvent réimp. (la plus belle édition est celle de 1789-1804,12 vol. in-8); 2° du Nouveau-Testament, Mons, 1G67, 2 v.in-8. (cette traduction, connue sous le nom de Nouveau- Testament de Mons , parce quelle parut sous la rubrique de cette ville, fut condamnée par le pape, 1668); 3° de l’ Imitation de J.-C., 1 vol. in-8, 1662. lia aussi trad. le Poème de S. Prosper contre tes ingrats (en versfr.),1646;5° les F allés deP 'hèdre ,1647 fcî qq. comédies de Térenre (1 ' Andricnne , les Adel plies, le Phormion ), etc. Le nom deSaci qu'il portait n’était que l’anagramme d'Isaac, un de ses prénom*.

SACY (Louis de), avocat au parlement de Paris, né à Paris en 1664, mort en 1727, cultiva les lettres tout en suivant le barreau, et fut reçu eu 1701 à

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