‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 942 sur 1261 · ST-CLO · texte numérisé non relu

ST-CLO

Christophe Colomb (d’où son nom) ; colonisée par les Anglais (1623) ; possédée quelque temps en commun par les Anglais et par les Français, qui en cédèrent une partie aux chevaliers de Malte ; les Français en furent chassés en 1783. Elle forme, avec Antigoa , Montserrat et les Vierges , un gouvernement de l’Amérique anglaise.

saint-Christophe, ch.-l. de cant. (Indre), à 34 kil. N. O. d’Issoudun; 677 hab; — bourg du dép. d’Indre-et-Loire, à 30 kil. N. O. de Tours; 1,516 hab.

SAINT-CIERS-L A-LANDE , ch.-l. de canton (Gironde), à 21 kil. N. de Blaye ; 2,602 hab. Vins.

SAINT-CLAIR, ch.-l. de cant. (Manche), à 11 kil. N. E. de Saint-LÔ ; 683 hab.

saint-clair, lac de l’Amérique du Nord, dans la région des grands lacs, à 80 kil. S. du lac Huron, à 20 du lac Erié ; il a 1 50 kil. de tour , et communique avec le lac Huron par la rivière Saint-Clair, avec le lac Érié par le Detroit-River.

saint-clair , riv. de l’Amérique du Nord, unit les lacs Huron et Saint-Clair, sépare le territ. de Michigan du Haut -Canada, et a env. 80 kil. de cours du N. au S., et 400 mètres de large, ce qui la rend navigable pour de gros bâtiments.

saint— cl air-sur-epte , bourg du dép. de Seineet-Oise, à 9 kil. N. O. de Magny ; 600 hab. Ermitage qu’habita saint Clair, martyrisé en 881 ; fontaine merveilleuse qui guérit les maux d’yeux. Par un traité signé à Saint-Clair-sur-Epte, en 911 , Charlpsle-Simple céda la Neustrie à Roi Ion.

SA1NT-CLAR DE LOMAGNE , ch.-l. de cant.

(Gers), à 14 kil. S. E. de Lectoure ; 1,612 hab.

SAINT-CLAUD , ch.-l. de cant. (Charente) , à 22 kil. S. O. de Confolens ; 1,956 hab.

SAINT-CLAUDE, Condate des Anciens, Condal- Montagne pendant la révolution, chef-1. d’arrond. (Jura), sur la Rienne, au fond d’une vallée, à 54 kil. j E. de Lons-le-Saunier; 5,238 h. Évêché, mil. Industrie et commerce considérables ; horlogerie et ouvrages au tour. Célèbre abbaye fondée au v* siècle par S. Romain. réformée au vue par S.Claed • ; e!P s'enrichit de donations immenses pendant la moyen âge. L’abbé de Saint-Ciaude pouvait anoblir et faire grâce aux criminels. 11 avait aussi droit de mainmorte : quiconque habitait un an sur les terres de l’abbaye devenait son serf. Cet us féodal fut aboli en partie sous Louis XVI, à la voix de Voltaire, mais ne disparut complètement qu’à la révolution. Saint-Claude fut dévoré par un incendie en 1799, mais fut aussitôt rebâti. — L’arr. de Saint-Claude a 5 cantons (Moirans, Morez, les Bouchoux, St.-Laurent, plus Saint-Claude), 82 comm. et 52,353 hab.

SA1NT-CLOST (perros de) ou Pierre de Saint- Cloud , auteur du Roman du Renard , poëme allégorique et satirique de 2,000 vers, vivait au commencement du xiii* siècle. Ce poëme a été continué par Jacquemart Gielée et traduit dans les langues principales de l’Europe. La dernière traduction ( en français) a été publiée à Bruxelles (1739), in-8, fig., et réimp. à Paris , sous le titre d 'Intrigues du cabinet des rats (17 86), et par Méon, 1825.

SAINT-CLOUD , bourg du dép. de Seine-et-Oise, à 8 kil. O. de Paris et 10 kil. E. de Versailles, sur la rive gauche de la Seine, où il s’élève en amphithéâtre : 2,316 hab. Charmant château impér. musée, beau parc, jets d’eau, haras royal, casernes, maisons de campagne. Foire célèbre du 7 au 22 septembre. Ce bourg se nommait d abord Nogent ; il reçut son nouveau nom d’un fils de Clodomir, appelé Clodoald ou Cloud , qui s’y réfugia en 538 après le meurtre de ses frères. Ce prince donna le domaine de Saint-Cloud à titre de fief à l’église de Paris, qui l’a conservé jusqu’au dernier siècle. Le château fut bâti par le cardinal Pierre de Gondi, archevêque de Paris, au xvi* siècle. Il a été acquis en <658 par Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV.

st-den

Henri III fut assassiné au château de St-Cloud en 1o89 par J. Clément. G est à St-Cloud que siégeaient les Cinq-CenU lors du roup d’état du 18 brumaire.

SA1NT-CYPRIEN , ch.-l. de canton (Dordogne), à 17 kil. O. de Sarlat ; 2,287 hab. — Riv. du Sahara, dans le pays des Onadelims, se jette dans l’Atlantique, par 22° 35’ lat. N., et a vers sonemb. un petit port de même nom.

SAINT-CYR, bourg du dép. de Seine-et-Oise, à 22 kil. O. de Paris, et à 5 kil. O. de Versailles ; 1,013 hab. Louis XIV y fonda en 1686, à la sollicitation de Mm* de Maintenon, une maison pour l’éducation gratuite de 250 demoiselles nobles et pauvres : l’éducation était confiée à des religieuses Augustines. Depuis la révolution , on a établi dans les mêmes bâtiments d’abord le Prvtanée ( 1803 ) , puis une école militaire pour former des officiers. — Plusieurs autres lieux de France portent' le même nom, notamment Saint-Cyr-le-Cordière (Var) , près de Toulon, où l’on récolte des vins très spiritueux; — et Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), près de Tours, remarquable aussi par ses vins.

SAINT-CYR (gouvion de). Voy. gouvion.

SA1NT-CYRAN , abbaye célèbre située en Brenne (Loiret), dans le Berry, eut pour abbé Jean Duvergier de Hauranne, dit l’abbé de Saint-Cyran.

SAINT-CYRAN (J. duvergier de hattranne , abbé de), fameux théologien janséniste, né à Bayonne en 1581, mort en 1643, suivit les cours de l’université de Louvain, s’y lia avec Jansénius, obtint vers 1620 l'abbaye de Saint-Cyran, se livra avec un grand succès à la direction des consciences à Paris, compta beaucoup de disciples et d’amis, entre antres Arnauld, Lemaistre de Sacy, Bignon, auxquels il fit partager ses opinions jansénistes, attaqua les Jésuites dans quelques écrits, eî fut dénoncé à Richelieu, qui le tint en prison de 163S à 1642. L’abbé de Saint-Cyran venait de recouvre*la J i berté lorsqu’i 1 m ourut . C ’était, un nomme de parti , adroiLremuan^exerc.sur'essiensungramlasccn iaii . Parmi ses écrits on drst. la Somme des fautes et faussetés contenues dans la Somme théologique du père Garasse, 1620; Pet Aurelius, 1631, qui traite de la hiérarchie ecclésiast.;Consid. sur la mon chrétienne

SAINT-DAVID’S, Menevia , ville d'AnpletCrrë , dans la principauté de Galles (Pembroke), à 26 kil. N. O. de Pembroke et près de la mer; 3,000 hab. Evêché ; cathédrale dont le clocher a 102 mètres. — On appelle Tête de Saitu-David ( St-David’s head), un cap voisin de cette ville, l’ancien Octapitarum promont ,

SAINT-DENYS ou SAINT-DENIS, Catolacum, puis Dionysiopolis, Fanum S. Dionysii , ch.-l. d’arr. (Seine), près de la Seine, sur le Crould et le Bouillon , à 10 kil. N. de Paris et à 26 kil. N. E. de Versailles ; 9,332 hab. Canal qui joint la Seine au canal de l’Ourcq. Belle église gothique , dont les caveaux servent de sépulture aux rois de France depuis Dagobert I. Maison impér. d’éducation pour les filles des membres de la Légion-d’Honneur (dans les bâtiments de l’ancienne abbaye) ; fondée en 1809. Fortifie. (1842); casernes , dépôt de mendicité ; industrie active (toiles peintes, soude , féculeries , acides minéraux, blanchisseries, manufactures de plomb laminé, etc.) ; foires nombreuses et fréquentées ; les plus célèbres sont la foire aux moutons, dite du Landy , qui s’ouvre le premier lundi ou mercredi après le 1 1 juin ; et celle qui a lieu à la Saint- Denys, le 9 octobre. — Jadis célèbre abbaye, fondée en 630 ou 632 par Dagobert, où l’on transporta en 636 les restes de saint Denys. L’abbé de Saint-Denys était un des principaux seigneurs de France; Huguei Capet était abbé de Saint-Denys; Yoriflamme, qui après l’avènement des Capétiens devint l’étendard de France, était l’étendard particulier de l’abbaye de Saint-Denys ; Montjoie et Saint-Denys était jadis le cri de guerre des Français (Voy. montjoie). Saint-

SVDIZ — 1560 — SVEVR

Denys ful pris et repris dans les guerres civiles sous Charles VI et sous les derniers Valois. Il s’y livra en 1 5G7 une bataille qui fut l’événement important de la 2* guerre civile religieuse de France (les Catholiques furent vainqueurs, mais ils perdirent le connétable Anne de Montmorency). Les tombeaux de Saint-Denys furent ouverts en 1793 par ordre de la Convention (6 août) ; ils furent restaurés ainsi que l’église par Napoléon en 1806. — L’arr. de St- Denys a 4 cant. (Saint-Denys, Courbevoye, Neuillysur-Seine, Pantin), 37 comm. et 110,057 hab.

saint-denys (chroniques de), ou Grandes chroniques de France , chroniques rédigées, dès les temps les plus anciens de la monarchie, par les religieux de Saint-Denys , et conservées dans le trésor de i’abbaye. L abbé de Saint-Denys choisissait pour remplir les fonctions d’historiographe un religieux qui suivait la cour afin de recueillir et de consigner les faits à mesure qu’ils se passaient. A la mort d’un roi, on rédigeait, d'après ces notes, une histoire du règne, qui, après avoir été soumise au chapitre, était incorporée aux Grandes chroniques. Suger, abbé de Saint-Denvs au commencement du xne siècle, avait fait recueillir toutes les chroniques rédigées depuis l’origine de la monarchie, et avait lui-même rédigé celle de son temps. Après la découverte de l’imprimerie , les Grandes chroniques furent dépouillées et mises en ordre par le bénédictin Jean Chartier, et publiées, en 1476, sous ce titre : Chroniques de France depuis les Troïens jusqu’à la mort de Charles VII (en 1401), 3 v. in-fol. ; c’est le premier livre français connu qui ait été imprimé à Paris. Files ont été réimprimées en 1614, avec une continuation jusqu'en 1513, et tout récemment par M. Paulin Paris, chez Techener, 6 vol. in-8, 1836- 1841. — 11 ne faut pas confondre les Chroniques de Saint-Denys avec la Chronique du religieux de saint Denys , qu’ont publiée MM. l’e/laguet et ûlagin, texte et traduction, dans la collection des Documents inédits sur l'histoire de France , Paris, 1839-49,

6 vol. in-4 ; celle-ci n’est que l’histoire du règne de Charles VI ( 1380-1422 ); elle faisait sans doute partie des matériaux d’après lesquels devaient être rédigées plus tard les Grandes chroniques. On n’en connaît pas le véritable auteur.

saint-denys , ch.-l. de l’île Bourbon , sur la côte S., par 53° 1 0’ long. E., 20° 51’ lat. S. ; 19,000 hab. (dont 10,000 esclaves). Rade, redoute. Collège.

SAINT-DENYS DE GAST OU LE GUAST, Ville (lu dép.

delà Manche, à 17 kil. E. de Coutances; 2,000 hab. Patrie de Saint-Evrcmond.

saint-denys de gatines , ville du dép. de la Mayenne, à 17 kil. N. O. de Mayenne; 3, 6 1 6 hab.

SAINT-DIDIER-LÀ-SÉAUVE, ch.-l. de canton ( Haute- Loire ) , à 24 kil. N. E. d’Yssengeaux ; 3,866 hab. Rubans, filature de soie, papeterie.

SAlN'f-DlÊ ou SA1NT-D1EY, ch.-l. d’arr. (Vosges), sur la Meurthe, à 48 kil. N. E. d’Epinal; 7,906 hab. Evêché; collège. Calicot; potasse, papeteries (aux env.). Commerce en grains, bétail, 1er, lin, etc. La ville doit son nom à saint Dié, évêque de Nevers au vir siècle, qui y fonda un monastère vers 660 (on l’y fête le 8 juillet). — L’arr. a 9 c. (Brouvelieures, Corcieux, Fraize, Gérardmer, Raon-l’Etape, Saales, Saint -Dié, Schirmeck, Sénones), 107 communes et 113,037 hab.

SAINT-D1ER, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 35 kil. S. E. de Clermont; 1,663 liai:».

SA1NT-D1M1TR1IA, v..de Russie. Voy . rostov.

SA1NT-DIZ1ER, ch.-l. de cant. (Haute-Marne), à 20 kil. N. de Vassy, sur la Marne; 6,366 hab. Toile de coton ; bateaux pour la navigation de la Marne ,• grand commerce d’objets de fonte. Aux env., forges, hauts fourneaux, fonderies de fer. — Prise en 1544 par Charles-Quint après un siège mémorable. Napoléon battit les alliés aux eu^, les 27 janv. et 26 mars 1814.

SAINT-DOMINGUE, île de l’Amérique, la même qu’HAÏTi. — Ville de l’île d’Haïti. Voy. santo-domingo.

SAINT-DONAT, ch.-l. de cant. (Drôme), à 28 kil. de Valence; 2,159 hab.

SAINTE-...., SAINTES-.... Pour les mots com mençant ainsi, V. après la série des saints.

SAINT-ÉMILION, bourg du dép. de la Gironde à 9 kil. E. de Libourne ; 3,000 hab. Excellents vins SAINT-ESPRIT, v. du dép. des Landes, sur TA dour, rive droite, vis-à-vis de Bayonne, dont elle est comme un faubourg; 5,997 h., laplup. israélites. Sy nagogue, citadelle. — Saint-Esprit, qui était d’ab ofc’ ch.-l. de canton, a été réuni à Bayonne en 1858. saint-esprit (île et archipel du). Voy. quiros. saint-esprit, prov. du Brésil. V. espirito-santo.

SAINT-ESPRIT (PONT-). Voy. PONT-SAINT-ESPRIT.

SAINT-ESPRIT (ordre du), ordre de chevalerie institué le 31 décembre 1578 par le roi de France Henri III, en mémoire de ce qu’il avait été élu roi de Pologne , et était parvenu à la couronne de France le jour de la Pentecôte, jour où le St.-Esprit descendit sur les Apôtres. Le nombre des chevaliers fut limité à cent, dont neuf ecclésiastiques. Les insignes de l’ordre étaient une croix portant une figure du Saint-Esprit et suspendue à un large cordon bleu. Pour être admis dans cet ordre, il fallait être catholique et avoir déjà reçu l’ordre de Saint-Michel. Cet ordre, supprimé en 1789 , fut rétabli à la Restauration ; il a été de nouveau supprimé en 1830.

SA1NT-ESTÈPI1Ë, ville du dép. de la Gironde? sur la Gironde, à 12 kil. N. E. de Saint-Laurent , 1,750 hab. Vins excellents.

SAINT-ÉTIENNE, ch.-l. du dép. de la Loire (depuis 1855), sur le Furens, à 477 kil. au S.« E. de Paris; 99,677 h. feu 1856). Trib. de l^iiist. e de commerce. Banque. Lycée. Société d’agriculture, écoie des mines, bibliothèque. Immense industrie métallurgique; manufacture impér. d’armes, serrurerie, quincaillerie, coutellerie, outils, enclumes, grosses pièces de forges, etc. ; rubans de soie, padou velours, lacets, tulles, galons. Aux environs, forges, aciéries, martinets, etc. Les eaux du Furens sont admirables pour la trempe du fer et de l’acier. Le commerce de Saint-Etienne est immense ; il est alimenté par les riches houillères des environs, et favorisé par plusieurs canaux ainsi que par un chemin de fer. — St-Etienne était la lie v. du Forez; co ne fut d’abord qu’un château, bâti au Xe siècle par les comtes du Forez; la v. prit de l'importance, au xv* s.; elle souffrit de la peste en 1586 et 1628; elle s’est fort agrandie depuis 30 ans. Patrie de J. et Nie. Bouillet, habiles armuriers, de J. Junin,Fauriel,etc. — 9 cant. (Bourg-Argental, Le Ghambon, Pelussin, Rive-de- Gier, St-Chamond, St-Genest-Malifaux, St-Héaud, plus St-Etienne, qui en fait 2), 7 2 comm., et 163,576 h.

saint-etienne-de-baigouky, ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), dans la vallée de Baigorry, à 40 k. 0. de Mauléon ; 3,380 hab. Forges, fer, cuivre, plomb, marbre.

saint-etienne-de-lugdarès, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 39 kil. N. O. de l’Argentière ; 2,028 hab.

saint -etienne- de - montluc , ch.-l. de canton (Loire-Infér.), à 15 kil. S. E. de Savenay; 4,551 hab.

SAINT-ETIENNE-DE-SAINT-GEOIRE, ch.-l. de CanL

(Isère), à 28 kil. N. de Saint-Marcellin ; 2,002 hab.

saint-etienne-en-devoluy, ch.-l. de cant. (Basses-Alpes), à 18 kil. N. E. de Veyne ; 765 hab.

SA1NT-EUSTACHE, une des petites Antilles hollandaises, à 12 kil. N. O. de Saint-Christophe, par 65° 20’ long. O., 17° 30’ lat. N.; 6,000 hab. blancs et 10,000 noirs. Ch.-l., Saint-Eustache (petit port sur la côte 0.). L’île est fertile et bien cultivée ; volcan éteint. Commerce actif. — Les Hollandais prirent possession de cette île en 1635.

SAINT-EYREMOND (Ch. Marguerite de saintdenys, seigneur de), écrivain du xvir siècle, né en 1613 à Saint-Denys-le-Guast , près de Ccutancea ,

Page 1