‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 943 sur 1261 · ST-FLO · texte numérisé non relu

ST-FLO

mort en 1 703, servit sous le duc d’Enghien (prince de Gundéj, se distingua à Rocroy, à Nordlingue, mais se brouilla avec le prince pour quelques railleries. Pendrait la Fronde, il défendit la cause royale de son épée et de sa plume, et mérita pendant quelque temps les bonnes grâces de Mazarin ; mais ayant plaisanté sur la paix des Pyrénées dan3 une lettre qui tomba entre les mains du roi, il se vit obligé, pour éviter la Bastille de sortir de France (1661), et se retira en Angleterre, ou il resta jusqu’à sa mort (1703). Louis AI > refusa pendant 28 ans de le laisser rentrer dans sa patrie; il ne lui accorda cette permis- Bion qu en 1689, lorsque Saint-Evremond, accablé par 1 âge (il avait 76 ans), ne pouvait plus en profier. Saint-Evremond avait été lié avant son exil avec les hommes les plus distingués en France entre autres avec le maréchal de Créqui; il vécut en Angleterre à la cour de Charles II et de Guillaume III, qui lui firent une pension. Il a beaucoup écrit, mais n a rien publié lui-même. Cependant on imprima furtivement, de son vivant même, plusieurs de ses écrits; ils furent avidement recherches. La première édition authentique de ses Œuvres parut en 1705 à Londres, 3 vol. in-4, par les Boins de Desmaizeaux et Silvestre. On n’y trouve guere que des morceaux détachés, parmi lesquels on distingue : les Observations sur Salluste et Tacite, les Réflexions sur la tragédie et la comédie les Discours sur les belles-lettres, les Réflexions sur le génie du peuple romain, le Parallèle de Turenne et de Condé, Saint-Evremond était un homme d’esprit et un philosophe épicurien. On trouve dans ses écrits de l’élégance, de l’originalité, des vues profondes et une assez grande liberté de penser • toutefois, c’est à tort qu’on lui a attribué certains ouvrages impies. Deleyre a donné l’Esprit de Saint- Evremond, 1761, in-12.

, .i^^T-FARGEAU, ch.-l. de cant. (Yonne), à 48 Lil. S. O. de Joigny ; 2,251 hab. Beau château du Xe siècle parc superbe. Tanneries. Commerce de bois.DomamedeLepeUetier, dit de Saint-Far g eau.

n ch.-l. de cant. (Ardèche), à 23 kil. 0. de Tournon ; 2,381 hab. F

S A I N T-I Ë L 1 X- D L-C A RA M A N , petit bourg du dép. de la Haute-Garonne, à 14 kil. N. E. de Villefranche ,nprès de Caraman ; 2,618 hab.

SAINT-FIRMIN, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), à 28 kil. N. de Gap; 1,000 hab.

SAINT-FLORENT, San-Fiorenzo , ch.-l. de cant. (Corse), à 1 3 kil. S. O. de Bastia, sur la mer ; 400 hab.

SAINT-FLORENT-LE- vie il, ch.-l. de cant. (Maine-et- Loire), à 20 kil. N. de Beaupréau ; 2,082 hab. C’est là que commencèrent les troubles de la Vendée (1793). SAINT-FLORENTIN, autrefois Châteaudun, et

Siendant la révolution Monl-Armance, ch.-l. de cant. Yonne), à 31 kil. N. E. d’Auxerre, sur le canal de Bourgogne , au confluent de l’Armance et de l’Armançon; 2,277 hab. Belle église, beau pont. Tanneries, blé, chanvre, bois à brûler. — En 888, le duc de Bourgogne, Richard-le-Justicier, y défit 80,000 Normands ; les Impériaux assiégèrent vainement cette ville en 1633.

SAINT-FLORENTIN (L. phelypeaüx, comte de), ministre, né en 1705, mort en 1777, était fiis du ministre Phelypeaüx de la Vrillière, et occupa luimême pendant 52 ans divers ministères sous Louis XV, notamment celui de la maison’ du roi, puis celui de l’intérieur (1744); Louis XV le créa duc en 1770. On l’accusait de prodigalité et de trop de complaisance pour le monarque ; il abusa aussi des lettres de cachet. Il a laissé son nom à une rue de Paris, où il avait un superbe hôtel.

SAINT-FLOUR, Floriopolis, ch.-l. d’arr. (Cantal), sur une hauteur, près du Hauzon, à 59 kil. E. d’Aurillac ; 5,648 h. Évêché ; collège, biblioth., cabinet de physique. Colle-forte, tanneries, chaudron-

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