‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 947 sur 1261 · ST-LAU · texte numérisé non relu

ST-LAU

Just} etc. M. E. Fleury a donné sa Vie, 1851,2 v. in-8.

saint-just (godard d’aucourt , dit de) , littérateur, fils d’un fermier-général, qui lui-même cultivait les lettres, né en 1770 à Paris , mort en 1826 a composé plusieurs opéras-comiques qui ont eu du succès ; le Calife de Bagdad, 1801 ; Jean de Paris , etc. Le recueil de ses Œuvres a été donné par lui-même, Paris, 1826, 2 vol. in-8.

SAINT -KILDA, la plus occidentale des îles Hébrides, par 10° 40’ long. O., 67° 50’ lat. N., au N. O. de l’île North-Uist, et au S. O. de l’île Lewis. Stérile et presque inhabitée. Ruines antiques.

SAINT-LAMBERT ( H.-François , marquis de ), poète français, né en 1717 à Vézelise en Lorraine, suivit d’abord la carrière militaire , servit dans les gardes lorraines, puis s’attacha au roi Stanislas retiré en Lorraine, connut à Nancy Mmc Duchâtelet à laquelle il inspira une vive passion , reprit du service en 1766, fit la campagne de Hanovre, et renonça l’année suivante à l’état militaire pour se vouer au monde et aux lettres. 11 vint à Paris, où il se lia bientôt avec les gens de lettres les plus distingués, s’enrôla parmi les philosophes , travailla à l’ Encyclopédie, fit en même temps des vers qui eurent du succès , publia en 1765 le poème des Saisons, fut reçu à l'Académie en 1770, alla pendant les troubles de la révolution vivre à Eaubonne , près de Mont morency , dans la société de Mm* d’Iloudetot , son amie, et mourut en 1803, âgé de 86 ans. Le poëme des Saisons fut beaucoup loué lorsqu’il parut ; il renferme en effet de grandes beautés, et se place parmi nos meilleurs poèmes descriptifs; ce n’en est pas moins un ouvrage froid et monotone. On a en outre de Saint-Lambert des Poésies fugitives , le petit poëme intitulé le Malin et le Soir, des Contes en prose, des Fables orientales ; des Mémoires sur Bolingbroke (1796) , enfin le Catéchisme universel ou Principes des mœurs chez toutes les nations (17 98- 1801), ouvrage philosophique beaucoup trop vanté: disciple d’Helvétius, Saint-Lambert y prêche des doctrines matérialistes et une morale toute égoïste.

SAINT-LAURENT, S.-Latcrence en anglais, fleuve de l’Amérique sept., sort de l’extrémité N. E. du lac Ontario, sépare le Haut-Canada de l’état de New- York, traverse le Bas-Canada, et se jette dans le golfe Saint-Laurent à l’O. de l’île Anticosti, entre le cap du Chat et celui des monts Pelés. Le cours de ce fleuve est de 900 kil. environ ; son lit est extrêmement large et forme comme un lac en quelques endroits ; le volume d’eau qu’il porte à la mer est immense, car il réunit les eaux des cinq grands lacs (Supérieur, Huron, Michigan, Erié, Ontario). Les affluents principaux du Saint- Laurent sont : à droite, le Richelieu, le Saint-François et la Chaudière; à gauche, l’Ottawa, leSeguanay, le Saint-Maurice, etc. Johnstown, Montréal et Québec sont les seules villes importantes qu’il arrose. Jacques Cartier, qui le premier remonta ce fleuve jusqu’à Montréal (1536), lui donna le nom qu’il porte encore auj. On peut regarder le Saint-Laurent comme n’étant que la continuation d’un immense cours d’eau qui commencerait par la petite riv. de Saint-Louis (qui se jette dans la partie la plus occid. du lac Supérieur), et se poursuivrait sans interruption à travers les quatre grands lacs, au moyen des petites rivières et des cascades qui les uidssent. Ce cours d’eau aurait alors près de 3,000 kil. de longueur.

SAINT-LAURENT (golfe), golfe formé par l’Océan Atlantique, sur la côte E. de la Nouv.-Bretagne, par le Canada à l’O., le Nouv.-Brunswick au S.,j l’île de Terre-Neuve à l’E., et le Labrador au N. O., par 46°-52° lat. N., 59°-69° long. O. Il renferme les îles d’Anticosti, Saint-Jean et de la Madeleine. Les îles de Terre-Neuve et du cap Breton en ferment à moitié l’entrée. Ce golfe doit son nom au fleuve Saint-Laurent qui s’y jette par un large estuaire*

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