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ST-POL — 1571 - - ST-QUE

princesse polonaise qui l’oublia bientôt, revint en France en 1766, et fut envoyé comme ingénieur à l’Ile de France, où il séjourna trois ans. De retour à Paris en 1771, il se consacra aux lettres, vécut dans la retraite, et se lia étroitement avec J. -J. Rousseau (1772), avec lequel il avait plus d’une analogie, et qu’il tâcha d’imiter dans ses écrits. 11 publia d’abord (1773) son Voyage à l'ile de France , qui eut quelque succès; les Eludes de la Nature , qui parurent en 1784 , lui firent prendre rang parmi nos grands écrivains ; il mit le sceau à sa réputation en donnant Paul et Virginie (1788). Il fit paraître ensuite V Arcadie, espèce de roman politique et moral qu’il n’a pas achevé, les Vœux d’un solitaire (1789), où il se montrait très favorable aux idées nouvelles, la Chaumière indienne (1791), charmant conte moral, enfin les Harmonies de la Nature (1796). Louis XVI l’avait nommé intendant du Jardin des Plantes (1792) ; il fut chargé en 1794 de faire le cours de morale à l’Ecole normale, mais il eut peu de succès dans cette chaire. Il entra en 1796 à l’Institut, et fut richement pensionné sous l’empire, surtout par Joseph Bonaparte. Bernardin de Saint- Pierre est peut-être l’écrivain qui a le mieux peint la nature ; il est à regretter qu’il ait manqué de connaissances positives, et qu’il ait souvent donné ses rêveries pour les véritables lois de l’univers. 11 a su aussi dans ses écrits faire aimer la vertu ; cependant son caractère personnel et sa conduite étaient loin d’être irréprochables. Son style tient à la fois de celui de Fénelon et de celui de Rousseau , quoiqu’il n’ait la perfection ni de l'un ni de l’autre. On a réimprimé cent fois les Etudes de la Nature et surtout Paul et Virginie. M. Aimé Martin a donné une édition des Œuvres complètes de Bernardin de Saint-Pierre, 12 vol. in-8 , 1818-1820, avec une notice sur sa vie et ses ouvrages ; il y a joint en 1826 la Correspondance de l’auteur, en 4 vol. in-8. M. Patin a fait un Eloge de Bernardin, qui a été couronné par l’Académie de Rouen en 1816.

SAINT-PIERREV1LLE, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 23 kil. N. O. de Privas; 1,892 hab.

SAINT-POELTEN (pour Saint-H ippolyle), ville d’Autriche, sur la Trasen, à 66 kil. O. de Vienne; 5,000 hab. Evêché. Cotonnades , imprimerie sur toiles, poterie de grès, glaces; papiers.

SAINT-POIS, ch.-l. de cant. (Manche), à 14 kil. N. O. de Mortain ; 775 hab.

SAINT-POL, ch.-l. d’arr. (Pas-de-Calais), sur la Ternoise, à 34 kil. N. O. d’Arras; 3,452 h Collège. Eaux minérales; bains. Commerce de tabac, laine, huile. Patrie de Bâcler d’Albe. Jadis titre d un comté qui appartint aux comtes de Boulogne, puis aux comtes de Ponthieu, et qui, en 1360, fut transmis par alliance à une branche de la maison de Luxembourg, et en 1487 aux Bourbon-Vendôme. Prise eu 1 537 par les Franc. , nuis par les Impériaux ; cédée à la France en 1659. — L’arr. de Saint-Poi a 6 cant.

«iy, Auxy-le-Château, Avesnes-le-Comte, Heue Parc, St-Pol), 193 comm., et 80,606 hab. SAINT-PO l-de-léon, Civilas Osismiensis de César, Leonensis pagus au moyen âge? ch.-I. de canton (Finisterre), à 20 kil N. O. de Morlaix, près de l’Océan; 6,451 h. Petit port. Beau clocher. Collège. Chanvre, lin, fil, toile ; bestiaux, etc. Évêché créé au VI® b., supprimé en 1790. Ancienne baronnie.

SAiNT-POL ( Waleran ue luxemboürg-ligny , comte de), d’une branche cadette de l’illustre maison de Luxembourg, né en 1355, entra d’abord au service du roi de France Charles V, fut fait prisonnier par les Anglais, se fit aimer pendant sa captivité d’une sœur du roi Richard II, et l’épousa. , Charles VI le nomma ambassadeur en Angleterre, ))uis gouverneur de Gênes (1397). Pendant la démence du roi, il prit parti pour le duc de Bourgogne, devint gouverneur de Paris (1410), puis con¬

nétable (1412). 11 établit à Paris l’horrible milice dite des Ecorcheurs , et remporta quelques avantages sur les Armagnacs. Il se vit contraint de s’éloigner en 1413, et mourut en 1415.

saint-pol (Louis de Luxembourg, comte de) né en 1418, s’attacha à Louis XI lorsqu’il n’était encore que dauphin, puis passa du côté du duc de Bourgogne, entra dans la Ligue du bien public, et fit la guerre à Louis XI, devenu roi. Ce prince, pour le ramener, le nomma connétable (1465) ; mais le comte de Saint-Pol, d’un caractère intrigant, entretint à la fois des intelligences avec le dac de Bourgogne et avec les Anglais. Louis XI se le fit livrer par le duc de Bourgogne, à la cour duquel il s’était réfugié, et le fit juger. Il fut condamné à mort par le parlement, et eut la tête tranchée en 1475.

SAINT- PONS -DE-TOMMIÈRES, ch.-l. d’arr.

(Hérault), sur le Jaur, à 126 kil. S. O. de Montpellier ; 6,995 hab. Draps pour le Levant ; filature. Jadis abbaye de l’ordre de St— Benoît fondée en 936 ; évêché depuis le commencement du x\r siècle iusqu’en 1611. — L’arr. de Saint-Pons-de-Tommière. a 5 cant. (Olargues, Olonzac, Saint-Chinian, Saint- Pons. La Salvetat), 44 comm., et 48,511 hab.

SA1NT-PORCHAIRE, ch -1. de cant. (Charente- Infér.), à 16 kil. N. O. de Saintes; 1,034- hab.

SAINT-POURÇAIN, anc. ville d’Auvergne, auj. ch.-l. de cant. dans le dép. de l’Ailier, sur la Sioule, à 32 kil. N. de Gannat; 4,762 hab. Vins rouges estimés. C’est la patrie de Durand , dit de Saint-Pourçain , et le berceau de la famille Séguier.

SA1NT-PREST (J. yves de), directeur des archives aux affaires étrangères, et un des fondateurs de l’académie politique créée dans ce ministère en 1710 ; mort en 1720; a laissé : Histoire des traités faits entre les diverses puissances de l’Europe, depuis le règne de Henri IV jusqu'à la paix de Nimègue en 1676, Amsterdam, 1726, 2 vol. petit in-fol.

SA1NT-PRIEST, village du dép. de l’Isère, à 19 kil. N. de Vienne; 1,200 hab.

SAINT-PR1EST ( Franç.-Emmanuel guignard, comte de), ministre de Louis XVI, né à Grenoble en 1735, mort en 1821, servit en Allemagne (1760), et en Espagne , fut ambassadeur à Lisbonne , puis à Constantinople (1768-83), où il conçut le plan de l’expédition d’Egypte, devint ministre de l’intérieur (1789), donna au roi, les 6 et 6 octobre, le conseil de repousser la force par la force (1790), émigra, sollicita dans toutes les cours un appui pour les Bourbons, revint avec eux en 1814, et fut nommé pair en 1 8 1 ô.£>aCorrttf p.avecL.XVilla paru en 1845. — Son fils, Emmanuel de Saint-Priest , qui avait émigré avec lui , prit du service en Russie , fit contre la France les campagnes de 1806 et années suivantes, entra en France avec l’armée ennemie, emporta de vive force la ville de Reims, et mourut peu après de sesblessures(1814). — Alexis de St-Pr. V. 1 eSupp/ém.

SAINT-QUENTIN , Auyusta Vtromanduorum des anciens , Quinlinopolis ou Quintinianum en latin mod., ch.-l. d arr. (Aisne), à 130 k. N. de Paris, à 60 kil. N. O. de Laon, sur la rive droite de la Somme; 20,570 hab. (dont beauc. de Protestants). Tribuna delreinst.etde comm., collège, érigé en lycéeenl853 écoles de commerce, de dessin, etc.; chambre des arts et métiers, conseil des prud’hommes , société des sciences et belles-lettres. Hôtel-de-viMe , belle église. Rues larges et bien bâties ; vaste bassin qui sert de port ; grande place publique carrée. Nombreuses filatures de coton, moulins, sucreries, etc. Calicot, linge de table, batiste, linon, ba3in, gaze, etc. Commerce de blés et de vins. Patrie de dorn Luc d’Acherv Orner Talon, P. Ram us, Charlevoix, Babeuf, ualour 'peintre), etc. — St-Q. remplace AuqusttX Veromanduorum, ville de la Belgique 2*, et capitale des Veromandui (d’autres placent Àugusta à Vermand, à l’O. de Saint-Quentin); elle ne reçut sog

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