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ST-PIE — 1570 — S^- PIE

laquelle on a réuni l’école de droit (fondée dès 1805), une haute école (créée en 1822), un institut pédagogique central rétabli en 1828, une école de l’Académie de médecine et chirurgie, deux écoles militaires pour les Cadets de terre, celles des Cadets de la marine, d'artillerie, des Cadets des mines, des Beaux-Arts, l’Académie ecclésiastique de St-Pétersboui g, l’institut des ingénieurs, l’institut technologique, l’école impér. d’agriculture, l’école vétérinaire, l’école de marine marchande, l’établ ssement oriental, les 500 demoiselles du couvent Smolnoï (aux frais du gouvernement), etc. , etc. Plusieurs bibliothèques très-grandes, observatoire, cabinet d’histoire naturelle île l’Académie des Sciences, galerie impériale de tableaux (l’Ermitage), musée de sculpture et architecture de l’Académie des Beaux- Arts, musée asiatique de l’Académie des Sciences, médaillée de l’Ermitage, collection minéralogique, collection de modèles, machines et ornements (à l’Amirauté), collection d’armes anciennes et modernes (à l’ancien arsenal), jardin botanique), avec des serres superbes. Industrie peu développée, mais beaucoup de commerce; toutefois le commerce extérieur est presque tout au main des Anglais ; les importations consistent surtout en denrées coloniales, meubles, objets de luxe, métaux travaillés. Le climat de Saint-Pétersbourg est trôs-foid; Catherine y lit bâtir un palais de glace qui durajusqu’au mois de mai . La ville est très-sujette aux inondations (celles de 1726, 177 7, et surtout de 1824 furent terribles). — St-Pétersbourg fut fondée en 1703, sur l’emplacement d’Ivangorod . par Pierre-Ie-Grand, qui lui donna le nom du saint son patron, et fut dès lors déclarée capitale à la place de Moscou. Elle l’est devenue véritablement sous Élisabeth. La conquête de la Finlande, en l’empêchant d’être immédiatement ville frontière, lui a donné encore plus d’importance. Le choix de cette ville pour capitale a contribué pour beaucoup à faire de la Russie un empire ma itime et européen.

saint-pétersboürg (gouvernement de), gouv. de la Russie d’Europe, formé de l’anc. Ingrie, est situé sur la Baltique, a pour bornes au S. Ô. le gouv. de ' Revel, au N. O. le grand-duché de Finlande, au S. le gouv. de Pskov, àl’E. celui de Novogorod. Saint- Pétersbourg en est le ch.-l. Il a 410 kil. sur 296, et au moins 925,000 hab. Il se divise en 8 cercles (Saint-Pétersbourg, Schlusselbourg, Oranienbauin, Sophie, Iambourg, Gdov. Louga, Novaïa- Ladoga).

SAlNT-PHILBFfflT-DE-GRANLlEU , ch.-l. de cant. (Loire-Infér.), à 20 kil. S. O. deNantes; 3,390 h. SAINT-PHILIPPE (îles du Cap-Vert). Voy. fogo. saint-philippe, villes d’Espagne, d’Amérique, etc.

Voy. SAN FELIPE.

S lNT-PIERRE,bourgdu dép. du Pas-de-Calais, à 1 kil. S. E. de Calais; 7 .603 hab. Tulles.

saint-pierre, ville de Plie lïourbon, côte S. O., à 45 kil. S. E. de Saint-Paul; 14,135 hab. (dont 10,000 esclaves). Commerce de blé.

saint-pierre, ville de la Martinique, sur ta côte O., à 28 kil. N. O. du Fort-Royal; 18,000hab. B iiedemicirculaire qui forme une rade; quelques édifices remarq.;anc. collège, dit les Pères -Blancs Jardin des plantes. Industrie à peu près nulle Grand commerce.

saint- pierre, île del’Océan Atlantique, à l’entrée du guhe Saint-Laurent, au S., et près de Terre-Neuve, forme, avec les deux petites îles de Miquelon, une colonie soumise à un seul commandant; 1,500 h. permanents (4 ,000 pendant la saison de la pêche). Peu fertile, mais très-précieuse comme station pour la pêche de la morue, — Cette île est à la France depuis 1703;maisles Anglais l’ont occupée à diverses reprises (de 1778 à 1783, de 1793 à 1801, et de 1804à 1816).

saint pierre- de- chign ac, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 4 kil.J'S. E. de Périgueux; 818 hab. saint-herre-d’oléron, ch.-l, de cant.(Gharenle-

infér.), dans l’île d’Oléron, à 21 kil. N. 0. de Marennes ; 4,822 hab. Vins, eau-de-vie, sel, etc.

saint-pierre-église, ch.-l. de cant. (Manche), à 16 kil. N. E. de Cherbourg; 2,275 liab. Toiles, fil, lin, tanneries, mégisseries.

saint-pierre-et-saint-paul, ville de la Russie d’Asie. Voy. pétropavlosk.

saint-pierre-le-moutier, ch.-l. de cant. (Nièvre), à 30 kil. N. de Nevers; 2,256 hab. Aux env,, sable excellent pour la fabrication de la faïence.

saint-pierre-le-port, St-Peter-le-Port en angl is, ch.-l. de l’île de Guernesey, sur la côte S. E.; 13,900 hab. Deux châteaux-forts. Donne rade.

saint-pierre-sur-dives, ch.-l. de cant. (Calvados), à 25 kil. S. O. de Lisieux; 1678 hab.

SAINT-PIERRE (Eustache de), bourgeois de Calais, fut, au rapport du chroniqueur Froissart, un de ceux qui se dévouèrent pour le salut de leurs compatriotes, lorsque Calais fut pris par Édouard 111 (1347), et que ce prince, irrité d’une longue résistance, exigea que six notables de la ville vinssent, les pieds nus et la corde au cou, se mettre à sa discrétion. Ce beau dévouement, raconté par Froissart seul, a été contesté par les historiens modernes, notamment par le savant Brequigny. Il paraît qu’à la fin du siège, Eustache de Saint-Pierre , qui entretenait des intelligences avec l’ennemi, aurait déterminé les habitants de Calais à capituler; peutêtre fut-il en effet un de ceux qui vinrent, la corde au cou, remettre au roi les clefs de la ville; mais il fut bien accueilli et généreusement récompensé par Edouard. Il mourut eu 1371.

saint-pierre (Ch.-Irenée castel de) , dit l 'abbé de Saint-Pierre , publiciste et philanthrope, né en 1658 au château de Saint-Pierre, près de Barfleur (Normandie), mort en 1743 à 85 ans, était fils du gouverneur de Valogne et parent de Villars. Rentra dans les ordres, devint en 1702 aumônier de la duchesse d’Orléans, suivit le cardinal de Polignacau congrès d’Utrecht (17 12), puis se mit à écrire sur des objets d’utilité publique. Il avait été reçu à l’Académie Française dès 1695, mais fut exclu de ce corps en 1718 pour avoir parlé de Louis XIV avec trop de liberté. Il passa toute sa vie à faire des projets de réforme, et essaya en vain de les faire adopter par les ministres : le cardinal Dubois appelait ses théories les rêves d’un honnête homme. Il pratiqua constamment la bienfaisance, en même temps qu’il la recommandait aux autres; c’est même à lui qu’on doit le mot de bienfaisance. Ses principaux ouvrages sont :1e Projet de paix perpétuelle , Utrecht, 17 13 (ce projet est celui qui l’occupa le plus constamment; il voulait former un tribunal suprême des nations); Discours sur la polysynodie (ou sur la pluralité des conseils qui devaient être attachés à chaque ministère), 1718; des Mémoires sur V Académie Française , sur les Duels , «ur les Pauvres mendiants, sur un projet de tailles tarifées, et même sur la réforme de l’orthographe; des Annales politiq. , un Traité du célibat des prêtres, condamné à Rome. J. -J. Rousseau a donné des extraits de ses écrits.

saint-pierke (Bernardin de), célèbre écrivain, né au Havre en 1737, mort en 1814, d’une famille qui prétendait descendre d’Euslache de Saint- Pierre. Il eut une enfance fort romanesque, voulut successivement se faire marin, puis missionnaire; entra en 1757 à l’école des ponts et chaussées, obtint en 1760 un brevet d’officier-ingénieur, fit quelques campagnes, perdit son grade pour insubordination, vint à Paris où il vécut dans la gêne, donnant des leçons de mathématiques, puis passa en Hollande et d ; là en Russie , où il fut employé dans le génie, et où il tenta vainement de fa re exécuter ses projet*» philanthropiques; quitta la Russie pour aller en Pologne défendre la cause de l’indépendance, inspira une vive passion à une

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