SALE 1579 — SALI
Muséum, athénée, chantiers de construction. Fondée en 1626. — Ville de la Caroline du Sud, sur la Middle- Creek, à 58 kil. N. E. de Salisbury, habitée uniquement par des Frères Moraves; c’est leur ch.-l. dans les États méridionaux. — On trouve d’autres Salem dans l’indiana, le New-Jersey, le New-York, etc.
SALEM BRIA, nom moderne du pénée.
SALËM1, Halycia , ville fortifiée de Sicile (Trapani), à 59 kil. S. E. de Trapani ; 12,300 hab. Beaucoup d’églises et de couvents.
SALENCY, village du dép. de l’Oise, à 5 kil. E. de Noyon, sur l’Oise ; 650 hab. Ce lieu est célèbre par la fêle de la Rosière, qui y fut instituée par l’évôque de Noyon, saint Médard, dès le temps de Clovis, et qui se célèbre le 8 juin : on y couronne la fille la plus vertueuse du pays.
SALENGORE ou SALANGOR, ville de l’Inde Transgangétique, à 170 kil. N. O. de Malacca, à i’embouchure du Salengore ; c’est la capit. du petit état indépendant de Salengore, qui est situé entre ceux de Pérak au N., de Malacca au S., de Pahang à l’E., et la mer à l’O. : 180 kil. sur 150. Poudre d’or, ivoire, camphre, sang-dragon. Mines d’étain.
SALENTE, nom donné à la capit. supposée des Salentins, qui aurait été fondée par Idoménée. On la place sur la côte de la Calabre. Voy.soLETO.
SALENTINS, peuple de l’Italie mérid., occupait les côtes et quelques districts intérieurs de l’Iapygie : Hydronte et Rrundusium en étaient les places principales. Ils prirent part à la 4e et à la 5e guerre des Samnites contre les Romains, et furent enfin complètement soumis en 267 av. J.-C.
SALERNE , Salerno en italien , Salernum en latin, ville du roy. de Naples, ch.-l. de la Princiauté Citérieure, sur le golfe de Salerner à 45 kil. . E. de Naples ; 12,000 hab, Archevêché. Bon port, château-fort. Cathédrale gothique. Université, la plus anc. que l’on connaisse, et célèbre jadis par son école de médecine, fondée, dit-on, par Robert Guiscard à la fin du xi* siècle ; elle existe encore, mais n’a plus de réputation. On connaît sous le titre de Médecine de l'école de Salerne ( Medicina Saler tina ), un recueil d’aphorismes de médecine, en vers latins, composés vers l’an 1100 par un certain Jean de Milan, pour Robert, duc de Normandie ; ce poëme, dont il ne reste que le tiers (373 vers sur 1,239) a été publié avec notes par Réné Moreau, Paris, 1625; puis travesti en vers burlesques par L. Martin, 1653, et paraphrasé en vers français par Bruzen de la Martinière, 1743, et par le docteur Levacher de la Feuverie, 1782.— Salerne fut fondée par les Grecs, devint importante sous l’empire romain, passa ensuite aux Goths, puis aux Lombards, et devint sous ces derniers la résidence des ducs de Bénévent. En 840, ces ducs en furent chassés et Salerne s’érigea en principauté indépendante. Le Normand Robert Guiscard s’empara de cette principauté et la réunit au duché de Pouille en 1077 ; dans la suite, elle échut à la couronne de Naptes, et, depuis, les premiers nés des rois de ce pays portèrent le titre de princes de Salerne jusqu’à ,Robert (1309), après lequel ils ont pris celui de ducs de Calabre. Le titre de prince de Salerne fut depuis donné par le roi Ferdinand I à la maison de San-Severino (1463). Salerne fut prise et presque détruite en 1096 par l’empereur Henri IV. Salerne est la patrie de Jean de Procida.
SALERNES, ch.-l. de cant. (Var), sur la Bresquc, à 24 kil. O. de Draguignan ; 2,615 hab. Moulins à huile ; commerce de vin, figues, etc.
SALERS, ch.-l. de cant. (Cantal), près de la Marone, à 17 kil. S. E. de Mauriac; 1,282 hab. Salers donne son nom à une chaîne du Cantal.
SALES , anciP' château de Savoie, dans le Chablais, près d’Annecy, a donné son nom à une famille noble à laquelle appartient saint François de Sales.
SALES (saint François de). Voy. prànçois.
sales (Louis, comte de), frère de saint François de Sales, né en 1577, mort en 1654, suivit en Italie le jurisconsulte Ant. Favre, chargé d’une mission près du Saint-Siège, défendit la Savoie contre les Espagnols stationnés en Franche-Comté, négocia le traité de Dôle, et défendit Annecy contre Louis XIII. Le P. Buffier a écrit sa Vie, Paris, 1718.
sales (Charles de) , chevalier de Malte , fils du précédent, né en 1625, se signala contre les Turcs, assista à la défense de Candie (1650); fut gouverneur pour son ordre de la partie française de l’île de St-Christophe, qu’il gouv. ensuite pour Louis XIV avec le titre de vice-roi, et mourut en repoussant les Anglais qui assiégeaient St-Christophe.
SALES (DELISLE DE). Voy. DELISLE DE SALES.
SALFI (François), littérateur, né en 1759 à Cosenza, mort en 1832, se montra grand partisan de la révolution française, fut secrétaire général du gouvernement de Naples ; professa à Milan l’histoire et la philosophie (1801),, puis la diplomatie et le droit public, de 1807 à 1809, et vécut en France depuis 1815. On a de lui en italien des tragédies ( Coma din, Médée, Saül); Discours sur l'histoire des Grecs, 1817; et en français : Résumé de V histoire de la littérature italienne, 1826; Continuation de l'histoire littéraire de Ginguené, 1823 et ann. suiv., 4 vol. in-8 ; de nombreux articles dans la Biographie universelle, etc. Sa vie a été publiée en 1834 par Renzi.
SALGAR ou SANKAR (Modhaffer-Eddyn), chef turcoman , enleva aux Seldjoucides le Farsistan vers 1148, prit le titre d’atabek et mourut en 1161, laissant le trône à son frère Zenghi. Il fonda ainsi une dynastie nouvelle, les Salgarides ou Salgouriens [Voy. l’art, suiv.).
SALGOURIENS, dynastie asiatique qui régna aux XIIe et xme siècles; Modhaffer-Eddyn-Salgar, le premier de cette dynastie, s’était formé, dans le Farsistan, une principauté aux dépens des Seldjoucides vers 1148 ; en 1187, Togrul, son 5e successeur, leur enleva encore le Kerman ; en 1264, l’invasion d’Houlagou mit fin à cette dynastie.
SALHIEH, ville de la Basse-Egypte, à 56 kil. N. E. de Belbeys ; 6,000 hab. Cette ville est la clef de l’Egypte du côté de la Syrie. — Salhieh fut bâtie par Saladin. Bonaparte défit aux environs Ibrahimbey"en 1798; Kléber s’en empara en 1800.
SALIBABO (îles), groupe de la Malaisie, au N. O. de l'île Gilolo, par 124’ 17-124’ 37’ long. E., 3* 50’-4° 25’ lat. N. Cultivée et populeuse.
SALICE, village de Corse, ch.-l. de canton, à 25 kil. N. E. d’Ajaccio; 360 hab.
SALICETT1 ou SALICET (Guill.), dit en latin De Saliceto et Placenlinus , célèbre médecin, né à Plaisance vers 1200, unit la pratique de la méde cine aux fonctions sacerdotales, exerça son art à Bologne et à Vérone, et laissa des ouvrages qui jouirent d’une grande autorité, entre autres : une Somme de médecine ( Liber in scientia medicinali, s eu Summa conservationis , etc.), Plaisance, 1475; un traité de Chirurgie (1476), encore plus estimé que le précédent. Salicet fut un des premiers à employer le fer et le feu pour guérir les plaies qu’on ne guérissait auparavant qu’avec des topiques.
salicetti (Christophe), né en 1757 à Bastia, d’une famille originaire de Plaisance, était avocat en Corse au moment de la Révolution. Député à l’Ass. Constituante, il fit donner aux Corses le titre de citoyens français. Il fut aussi de la Convention, du Conseil des Cinq-Cents, fut proscrit par Bonaparte après le 18 brumaire, mais rentra bientôt en faveur, fut chargé de plusieurs missions et devint ministre de la police et de la guerre à Naples* sous Joseph et Murat; il y fit détester son administration. 11 mourut subitement à Naples en 1809; on crut, mai* à tort, qu’il avait été empoisonné.