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SALI

SAL1CETTO, ville des États sardes (Coni), à 18 kil. N. E. de Ceva; 3,000 hab.

SALIENS, prêtres de Mars chez les Romains, ainsi nommés, soit parce qu’ils exécutaient des danses guerrières en sautant ( saliendo ) et en frappant sur des boucliers, soit parce qu’ils furent institués par un certain Salius, originaire d’Arcadie ou de Samothrace, qui vint avec Énée en Italie. On nommait chants saliens les hymnes qu'ils chantaient.

saliens (francs), peuple frane qui occupa à diverses époques les bords de l’Yssel ( Isala ou Sala), et ceux de la Saale (soit en Saxe, soit en bransonie) ; ils avaient un code particulier connu sous le nom de loi salique.

SALIERI (Antoine), compositeur italien, né à Legnano en 1760, mort à Vienne en 1826, a donné, soit à Paris, soit à Vienne, un grand nombre d’opéras, dont les plus connus aujourd’hui sont : les Danaïdes (1784), qu’on attribua d’abord à Gluck, Tarare (1787), dont le poème fut écrit par Beaumarchais, et Assur, roi d' Or mus (en italien), 1788.

SALIES, ch.-l. de cant. (Haute-Garonne), sur le Salat, à 26 kil. S. E. de Saint-Gaudens ; 867 hab.

salies, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), à 16 kil. 0. d’Orthez; 8,6^4 hab. Sel très estimé. Jambons excellents, dits de Bayonne.

SALIGNAC, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 16 kil. N. de Sarlat ; 1,1 98 h. Berceau de la famille de Fénelon.

SALINA ou SALIN1 (île), Didyma , une des îles Lipari, au N. O. de Lipari; 4,000 hab.

SAL1NAS, nom de plusieurs lieux de l’Espagne, ainsi nommés des salines qui s’y trouvent. Le plus connu est un bourg du Guipuscoa , sur la roule d’Espagne en France, sur la Deba, à 16 kil. N. E. de Vittoria. Aux environs est un déülé cdïèbre par le massacre que les Espagnols y Aient d’un convoi de Français malades dans la guerre de 1810.

SALINATOR (livius). Voy. livius.

SALINE, nom de beaucoup de riv. des Etats- Unis, dont les eaux sont salées, entre autres : 1° un affluent de la Platte (état de Missouri), qui s’y perd par 99° 20’ long. O., 41° lat. N., après un cours de 280 kil. ; — 2° un affluent du Republican - Fork (Missouri), où il tombe par 100° 45’ long. O., 39° 14’ lat. N.: cours, 460 kil. On le nomme Grande- Saline.

SALINS, Salinœ , ch.-l. de cant. (Jura), sur la Furieuse (affluent de la Loue), à 35 kil. N. E. de Lonsle-Saulnier; 6,700 hab. Collège communal, hospice, théâtre, bibliothèque. Forges, hauts-fourneaux, martinets, tanneries; commerce en bois, vins, eaux-devie, etc. Sources salées qui constituent la princinale f richesse de la ville et iui donnent son nom; eaux minérales bromo-iodurées, récemm. exploitées. Patr. de l’abbé d’Olivel. — Cette ville s’est formée au vie siècle, autour de l’abbaye de Saint-Maurice, à laquelle le roi des Burgundes Sigismond avait donné la propriété des salines dçs environs. Elle appartint longtemps aux rois et aux ducs de Bourgogne ; souvent assiégée par les Français, prise en 1668 et 1G74, et enfin cédée à la France par le traité de Nimègue (1678). En 1825, un incendie terrible dévora la plus grande partie de la ville; elle a été rebâtie depuis sur un plan plus régulier, avec le produit de nombreuses souscriptions.

SALINS (CHATEAU-). Voy. CHATEAU-SALINS.

SALIQUE (loi), code des Francs Saliens, rédigé, suivant les uns, avant Clovis (dès 420); selon d’autres, sous ce prince, mais remanié à diverses reprises, notamment sous Dagobert 1. Nous n’en possédons que j des textes latins, et l’on ignore s’il a jamais existé en une autre langue. La loi salique fut lue aux Saliens j dans trois champs de mai consécutifs, et sanctionnée ; de leur approbation. Elle contient env. 400 articles; presque tout y roule sur des délits, tels que vols, violences, blessures et meurtres; les peines se réduisent presque toutes au wereyild et au fredum .

et le weregîld diffère suivant le rang et la race de l’offensé. L’article le plus fameux de la loi salique est le 6e du titre 62, selon lequel lesmâlesseulspourront succéder â la terre salique ou lod, fief donné au guerrier en vue du service militaire. En 1316, à la mort de Louis-le-Hutin, cet article, qui ne s’appliquait qu’aux propriétés particulières, fut pour la première fois appliqué à la succession à la couronne de France; il a depuis été reçu en ce sens comme une des lois fondamentales de la monarchie. On dérive le nom de loi salique du nom même des Francs Saliens ; quelques uns le font venir du mot franc sala , maison, parce que l’on appelait terre salique la terre qui entourait la maison.

SALIS ( Ulysse , baron de), d’une anc. famille suisse, du pays des Grisons, 1594-1674, qui se mit au service de la France, fut employé dans la guerre de la Valteline, sous le duc de Rohan, devint maréchal de camp, puis gouverneur de Coni ; il a laissé des Mémoires (manuscrits), qui l’ont fait appeler par Haller le Polybe des Grisons.

salis (Charles-Utysse de) , 1728-1800, qui remplit d’importants emplois dans la république des Grisons ; il fit arrêter, en 1792, M. de Sémonville, ambassadeur de France, et le livra aux Autrichiens. Quand la France fut maîtresse de la Suisse, il prit la fuite , et fut condamné à mort par contumace. Il se retiraà Vienne. On lui doit : Mémoires pour servir à i histoire de la science naturelle ei de l'économie domestique des Deux-Siciles, Zurich, 1 7 90, 2 vol. in- 8 ; Fragments de l'histoire politique de la Valteline , I7t2ft 4 vol. in-8 ; Voyage en diverses provinces du royaume de Naples, 1793; Archives historico-statistiques pour les Grisons, 1799, 3 vol. in-8; Galerie des malade ( affligés de nostalgie, 2e édit., 1804, 3 vol. in-8, etc.

SAL1SBURY ou new-sarum, Sarisberia, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Wilts, sur l’Avon et le canal de Salisbury à Southampton, à 140 kil. S. O. de Londres ; 8,600 hab. Evêché. La ville est divisée en 2 parties, la Close, la Cité. Magnifique cathédrale gothique (qui, avec l’évêché, le doyenné, etc., occupe presque toute la Close). Collège de sagesfemmes, maison du conseil, infirmerie, etc. Coutellerie, lainages, dentelles. A 12 kil. de là, fameux monument druidique, dit Stone-Henge. — L’importance de Salisbury ne date que du xme siècle lorsque l’évêché d’Old-Sarum y fut transféré.

Salisbury. voy. jean de salisbury et cecil.

SAL1VAHNA. Voy. vicramaditya.

SÂLLANCHES, ville d’Italie. Voy. SALLENCHE.

SALLAOUA H Y, île d’Australie, sur la côte N. E. de la Papouasie, par 128° 26’ long. E. , 1<> 6’ lat. S.

SALLE (laL Voy. la salle.

SALLENCHE, ville de France (haute-Savoie), à 45 kil. N. O. d’Annecy ; 1,500 h. Belle vue. Cotons. Bétail, mulets, etc. Brûlée en 1519, 1768 et 1840.

SALLENGRE (Alb.-Henri de), littérateur, né en 1G94, mort en 1733, était d'une famille de réfugiés français, et fut avocat de la cour de Hollande, conseiller du prince d’Orange, commissaire de finances des états-généraux. 11 a laissé, entre autres ouvrages, des Mémoires de littérature , 1725. 2 vol. in-12 ( continués par Desmolets ) ; Novus thésaurus antiquitatum romanarum , Amsterdam, 1716, 3 vol. in— fol. (qui fait suite à celui de Grævius) ; Essai sur l’histoire des Provinces-Unies , 1728 , in-4. Il eut part au Journal de La Haye, 1713-22, et au Chefd’ÜEuvre d'un inconnu de Saint-Hyacinthe.

SALLES, ch.-l. de cant. (Aude), à 14 kil. O. df Castelnaudary ; 1,200 hab.

salles-curan, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 40 kil. N. O. de Milhau ; 2,367 hab.

SALLES (J .-B.) , député du tiers-état de Nancy en 1789, était médecin à Vézelise. Royaliste constitutionnel, il défendit l’inviolabilité royale en 1791, et siégea ensuite à la Convention , où il se rangea

SALL

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