‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 961 sur 1261 · SALM · texte numérisé non relu

SALM

dans le parti girondin. Lors du procès du roi , il proposa l’appel au peuple , vota pour la détention jusqu’à la paix , et attaqua avec énergie les Montagnards. Proscrit au 31 mai 1793, il s’évada, fut mis hors la loi , tomba aux mains de ses ennemis, et périt sur l’échafaud (1794).

SALLIER (l’abbé Claude), né en 1685, mort en 1761, étudia la théologie à Dijon, puis vint à Paris, où il fît l’éducation du fils de la comtesse de Rupelmonde, fut admis à l’Académie des Inscriptions en 1716, et à l’Académie Française en 1739, fut nommé professeur d’hébreu au collège de France (1719), et garde des manuscrits de la Bibliothèque du Roi (1721). Il a donné à l’Académie des Inscriptions un grand nombre de Mémoires sur des objets d’antiquité, de philologie et de littérature, et a rédigé avec Boudot le catalogue des livres imprimés de la Bibliothèque du Roi.

SALL1ÈS ou SALLIEZ. Voy. salies.

SALLO (Denis de) , conseiller au parlement de Paris, né à Paris en 1626, mort en 1669, fonda en 1665 le Journal des Savants. La liberté avec laquelle il jugeait les auteurs lui fît bientôt des ennemis, et au bout de quelques mois le privilège de son journal lui fut retiré. Colbert lui donna un emploi dans les finances. Le Journal des Suvanis fut continué par l’abbé Gallois, et après celui-ci par Laroque, le président Cousin, etc. On cite de Sallo des traits de bienfaisance qui honorent sa mémoire.

SALLUSTE, C. Sallustius Crispas , célèbre historien, né l’an 86 av. J.-C., d’une bonne famille plébéienne d’Amiterne , passa sa première jeunesse à Rome dans la licence. Surpris par Milon en adultère avec Fausta , femme de celui-ci, il entra de dépit dans le parti démocratique que Milon combattait. 11 obtint la questure, le tribunat, seconda de son mieux les fureurs de Clodius, eut grande part aux troubles dont Rome fut le théâtre à la mort de ce factieux, et fut exclu du sénat par le censeur pour son immoralité. Il devint alors un des principaux agents secrets de César à Rome, alla le trouver à son camp en 50, devint de nouveau questeur (48), préteur (46), et, en cette qualité, eut part à la guerre d’Afrique. Nommé proconsul de Numidie (45), il pilla sa province, et revint à Rome chargé de richesses (44). 11 quitta dès lors la carrière politique, éleva sur le mont Quirinal un palais magnifique avec des jardins délicieux, et se mit à écrire l’histoire romaine, il mourut vers l’an 38 av. J.-C. Son ouvrage capital était la Grande Histoire , en cinq livres, comprenant tous les événements depuis la mort de Sylla jusqu’à la conspiration de Catilina : il n’en reste que des fragments. Cette perte est irréparable. Nous avons de lui la Guerre de Catilina et la Guerre de Jugurtha , ainsi que deux Lettres à César, écrites la première avant l’entrée de César à Rome , la seconde après la bataille de Pharsale , et qu’il faut regarder comme des brochures politiques suggérées par César lui-même. Les ouvrages de Salluste sont tous remarquables par la précision du style, la perspicacité, la science pratique qui décèle l’homme d’état; mais on y trouve de la partialité, des lacunes, des digressions, et une certaine affectation d’expressions et de tournures vieillies. Les meilleures éditions de Salluste sont celles d’Elzevir, 1634, in-12 ; Variorurn, Amsterdam, 1674 et 1690, in-8 ; de M. Burnouf (dans la collection de Lemaire), Paris, 1821, in-8. Traduit en toutes les langues de l’Europe, il l’a été en français par Dotteville, Beauzée, Mollevaut, Billecocq, Bureau de la Malle (1808), Durozoir (2 vol. in-8, 1829-33, dans la collection Panckouckej, par M. Parisot (1837-1838), 2 vol. in- 1 2, etc.

salluste, Secundus Sallustius Promotus , philosophe et homme d’état, fut préfet des Gaules sous Constance , et remplit les fonctions de gouverneur

auprès de Julien. Il obtint l’amitié de ce prince, qui. lorsqu’il fut empereur, lui confia les emplois les plus importants, et l’éleva au consulat (363). Il mourut vers 370. On lui attribue un traité grec De Diis et Mundo, publié à Rome par Naudée, 1638, et à Zurich par Orellius, 1821. 11 a été traduit en français par Formey, Berlin, 1748. — Un autre Salluste, philosophe, qui vivait au v* siècle, suivit d’abord les leçons de Proclus, et partagea les doctrines des Néoplatoniciens, mais il les abandonna bientôt pour embrasser celles des Cyniques. On lui attribue aussi, mais avec moins de raison, le traité De Diis.

SALLUVII. Voy. salyes.

SALM, nom de deux petits comtés jadis indépendants: l’un, nommé Haut-Salin ( Ober-Salm ), était dans les Vosges, sur les frontières de l’Alsace et de la Lorraine, et avait pour lieu principal la ville de Sénones; l’autre, nommé Bas-Salm ( Nieder-Salm ) ou Salm-en-Ardennes, était dans les Pays-Bas, sur les frontières des prov. de Liège et du Luxembourg, et avait pour chef-lieu Saîm, qui se trouve auj. en Belgique, dans la prov. de Luxembourg, à 40 k.S. E. de Liège, à 10 kil. S. de Stavelot, sur une petite riv. de Salm, affluent de l’Amblève. — On trouve une autre ville de Salm, dite Alt-Salm ou Vieux-Sa/m, dans les Etats prussiens (Province Rhénane), à 40 kil. N. de Trêves, et à 20 kil. E. de Prum, sur une petite riv. nommée encore Salm , mais différente de la précédente, et dite aussi Klusserathbach (elle se jette dans la Moselle par la rive gauche).

SALM (maison de), ancienne maison princière d’Allemagne qui possédait les comtés de Salm {Voy. ci-dessus) ainsi que plusieurs autres domaines sur la rive gauche du Rhin, remonte au ix* siècle. A la mort de Théodoric, comte de Salm, en 1040, ses états furent partagés entre ses deux fils, Jean- Henri et Charles, qui formèrent deux lignes, qui elles-mêmes se subdivisèrent comme il suit ï

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