SALO
strophe d’Aristobule et d’Alexandre (8), et se déshonora par ses liaisons publiques avec l’arabe Sillée.
salomé, dite la Jeune ou la Danseuse, fille d’Hérode-Philippe et d’Hérodiade , était nièce et bellefille d’Hérode-Antipas, et arrière-petite-nièce de la l1* Salomé ; elle épousa le fils d’un autre Hérodc, roi de Chalcis. Ayant exécuté avec grâce quelques pas devant son oncle ( Hérode-Antipas ) , elle demanda en récompense la tête de saint Jean-Baptiste, qui lui fut aussitôt livrée (32). Ce fut à l'instigation de sa mère Hérodiade qu’elle fit cette demande barbare.
SALOMON, 3e roi des Juifs, fils et successeur de David, avait pour mère Bethsabée. A la mort de son père (1001 av. J.-C.) , il eut à lutter contre les prétentions d’Adonias , son frère , qu’il fit mourir avec Joab et Séméï. En paix avec ses voisins, il fit bâtir le superbe temple de Jérusalem , entoura sa capitale de fortes murailles, fonda diverses villes, éleva des palais, acheva de soumettre les nations voisines, étendit sa domination jusqu’à l’Euphrate, fit fleurir la justice et l’ordre , protégea le commerce , équipa des flottes puissantes, acquit le port d’Asiongaber sur la mer Rouge, et dirigea vers les contrées les plus lointaines des expéditions qui lui rapportaient des bois précieux , des parfums , de l’ivoire et l’or d'Ophir. 11 était partout renommé pour samagnificence, sa justice, et surtout pour sa sagesse extraordinaire, sagesse qu’il devait à l’inspiration divine. On connaît le moyen ingénieux qu’il employa pour reconnaître la véritable mère d’un enfant que deux femmes se disputaient. Une reine arabe, attirée par sa réputation, quitta son pays (Saba), afin de venir le voir. Enivré par la prospérité, Salomon ternit U fin de sa vie par d’inexcusables faiblesses : il eut, dit-on , jusqu’à 1,000 femmes. Pour plaire à ses femmes , il toléra souvent le culte des idoles. Salomon mourut en 962 av. J.-C. Ce prince possédait un savoir immense. Suivant les Orientaux, il avait écrit sur toutes les sciences. C’est lui qui a composé les Proverbes, le Cantique des cantiques , l’ Ecciésiaste. Quelques auteurs lui attribuent le livre de la Sagesse.
salomon, roi de Hongrie, fils d’André I, naquit en 1045, fut couronné en 1050, mais ne put se maintenir à la mort de son père (1061), et ne monta sur le trône qu’en 1063, pour être chassé en 1074.
salomon i , duc de Bretagne après Conan , son aïeul , vers 421, périt dans une émeute (434).
salomon il, duc de Bretagne, 4® fils et successeur de Hoël III (612-32), laissa le trône ducal à Judicafil, son frère aîné.
salomon iii, duc de Bretagne, fut quelque temps éloigné du trône de son père par un usurpateur, parvint à régner (851) , s'unit à Charles-le-Chauve contre les Normands, leur reprit Angers (872), et fut assassiné en 374.
salomon (Bernard), dit le Petit Bernard , graveur en bois, né à Lyon vers 1520, donna les gravures pour les Hymnes du temps, par Guérout , 1560, in-4 ; une Bible , in-8, dont la 2* édition est de 1555 ; les Métamorphoses d’Ovide , 1557, in-12.
SALOMON (archipel de), dit aussi îles des Arsccides et Nouvelle-Géorgie, archipel du Grand Océan équinoxial, à l’E. de la Nouvelle -Guinée, par 4°-12® lat. S., et 152°-161° long. E. Iles principales : Bouka, Bougainville, Choiseul, Sainte- Isabelle, Nouvellé-Géorgie, Carteret, île des Arsacides, Guadalcanar, San-Cristoval et Rennell. — Découvertes en 1568 par Mendana, qui les appela îles de Salomon ; explorées en 1767 par Surville (celui-ci, frappé de la perfidie des habitants, les nomma Mes des Arsacides , mot qu’il croyait être l’étymologie d’Assasm), et en 1782 par Shortland, qui leur a donné le nom de N ouv. -Géorgie.
SALOMON S FORK/ riv. des États-Unis (Missouri), coule à l’E., et se jette dans le Republican-Fork, par 37° 30’ lat. N., et 101® long. O., cours, 750 kih
SALS — 1583 — SALV
SALON , Salo , ch.-l. de cant. (Bouches-rlu- ' Rhône), sur le canal de Crapone, à 24 kil. N. O. d’Aix; 5,947 hab. Filatures de soie, chapeaux, 3avon, chandelle, tanneries, moulins à huile. Ville t rès ancienne. Patrie d’Adam de Crapone, habile i ngénieur ; résidence de César Nostradamus.
salon, petite riv. de France, naît dansledép. de Hte-Marne, entre dans celui de la Hte-Saône, arrose Champlitte et Dampierre, et tombe dans la Saône par la droite ; cours, 40 kil. — Voy. xalon.
SALONE, Salona, ville de la Dalmatie ancienne, sur le Jader, chez les Autariates, au N., à 40 kil. de la mer Supérieure, est fameuse et comme patrie et comme retraite de Dioclétien. On y voyait encore au xvi* siècle des restes du palais de l’empereur. On trouve les ruines de Salone aux env. de Spalatrc.
SALONE, Amphissa, ville du nouvel état de Grèce (Hellade occid.), à 8 kil. du golfe de Lépante, et à 52 kil. N. E. ue Lépante, sur la Skitza, au pied du Liakoura (Parnasse) ; 8,000 hab. (avant les guerres). Evêché, citadelle sur une hauteur. Tabac, étoffes de coton, etc. Aux environs, ruines de Cirrha . — La baie de Salone ( golfe de Crissa ) , partie du golfe de Lépante, reçoit la Skitza qui passe à Salone.
SALONINE, P. Licinia Julia Cornelia Salonina , impératrice, femme de Gallien, se rendit célèbre par ses vertus et ses talents, et favorisa les savants. Elle accompagnait son mari dans ses expéditions, et fut mise à mort avec lui à Milan (268).
SALONIQUE, Selatiiki des Turcs, Therma , puis Thessalonice chez les anciens, v. de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. de sandjakat, sur le golfe de Salonique ( Thermaîcus sinus), à 610 kil. 0. de Constantinople ; 70,000 hab. Résidence d'un archevêque grec, d’un grand mollah, d’un grand hakem des Juifs. Salonique est bâtie en amphithéâtre au pied du mont Kurtiath. Son beau port contient 3oO vaisseaux. Elle a d’épaisses murailles flanquées de tours, mais point de fortifications proprement dites. On y compte cinq portes, de belles églises (Saint- Démétrius, la Rotonda, etc.), plusieurs mosquées (qui pour la plupart étaient jadis des églises), de très riches palais. C’est la ville la plus commerçante de la Turquie d’Europe après Constantinople ; il y réside des consuls de toutes les nations, et la population y est excessivement mêlée ; les Turcs y montent à 30,000 (le reste est Grec, Juif, Français, Anglais et Allemand). — Cette ville fut connue sous le nom de Therma jusqu’au règne de Cassandre, qui lui donna le nom de sa femme Thessalonique, sœur d’Alexandre. Au moyen âge, elle fut prise par Guillaume, roi de Sicile; elle revint en 1313 au pouvoir d’Andrunic II Paléologue, et fut ensuite cédée aux Vénitiens ; mais ceux-ci en furent chassés par les Turcs sous Amurat II. Voy. thessalonique.
SALOP, comté d Angleterre. Voy. shkop.
SALOUEN ou THSAN-LOUEN, fleuve de l’Inde Transgangétique, naît, à ce qu’on croit, dans les mont, du Thibet. sous le nom d’Oir-tchou , traverse la prov. chinoise d’Yun-nan sous le nom de Loukiang , prend en sortant de Chine celui de Salouen, coule du N. au S. entre l’empire birman et le roy, de Siam, et se jette dans l’Océan Indien après avoir traversé le roy.de Martaban, qu'il partage inégalement entre les Anglais et les Birmans.
SALOUM (roy. de) , en Sénégambie , à la droite de la Gambie, et à 10. du roy. d’Oulli : 280 kil. sur 100; 300,000 hab. Ch.-I., Kahon. Sol fertile.
SALPI, lac du roy. de Naples (Capitanate) , près de l’Adriatique et à* 8 kil. N. O. de l’embouchure de l’Ofar.to: 18 kil. sur 4.
SALSETTE, Djhalta en hindou, île de l’Inde anglaise (Bombay), au N. et près de celle de Bombay, à laquelle elle est jointe par une chaussée: 35 kil. sur 25 ; 60,000 hab. Ch.-l. , Tannah. Sol fertile , mais inculte. Saline. — Les Portugais de¬
vinrent maîtres de l’île de Salsette au xvi* siècle . ils en furent chassés en 1750 par les Mahrattes; les Anglais la prirent sur ces derniers en 1774.
SALT (Henri), voyageur anglais, né à Lichfleld, dans le comté de Stafford, mort en 1 827, accompagna lord Valentia dans ses voyages au Levant, fut chargé par le gouvernement anglais de porter des présents à l’empereur d’Abyssinie (1809), s’acquitta de cette mission avec succès, et fit paraître à Londres, en 1814, son Voyage en Abyssinie, ouvrage important qui servit à contrôler celui de Bruce. Il fut ensuite consul en Egypte, et favorisa les recherches des Européens. On lui doit un Essai sur les hiéroglyphes, Londres, 1825.
SALTA, ville des Provinces-Uni es de Rio-de-la- Plata, ch.-l. de l’état de Salta, par 66° 55’ long. O., 24° 20’ lat. S. ; 9,000 hab. C’est la résidence de l’évêque delucuman. — L’état de Salta est situé entre ceux de Jujuy au N., de Rioja à l’O., de Tucuman au S.; à TE. sont des déserts inhabités. Climat très varié; superbes pâturages. Or, cuivre, argent, fer, etc. Commerce aetif avec la Bolivie,
SALTCOATS , petit port d’Ecosse (Ayr), sur la Clyde et la mer, à 34 kil. S. O. de Glasgow; 3,650 hab. Toiles à voiles, corderie, chantiers de construction. Bains de mer.
SALTZA, SALTZ BOURG. Voy. salza, salzbours.
SALUCES , Saluzzo en italien, ville des États sardes (Coni) , ch.-l. de la prov. de Saluées, entre le Pô et la Vraita, à 22 kil. N. O. de Coni; 12,000 hab. Evêché. Cathédrale. Chapeaux, étoffes de soie. Patrie de Bodoni. Aux environs de Saluces se trouvait l’ancienne Augusta Vagiennorum, que quelques uns ont prise pour Saluces même. — La ville moderne devint de bonne heure ch.-l. d’un marquisat, qui fut d'abord vassal de l’empire, puis des ducs de Savoie ; c’est dans ce marquisat que se trouvaient Carmagnole, Revello, Cental , le mont Viso, etc. Les marquis de Saluces, sortis de la maison de Montferrat, régnèrent pendant quatre siècles, depuis le xii* siècle jusqu’au xvi«; ils eurent plusieurs démêlés avec les ducs de Savoie et de Milan, implorèrent l’appui de la France, et servirent avec distinction dans les armées de Charles VIII, Louis XII et François I. Ce dernier s’empara du marquisat en 1529, après avoir enlevé le dernier héritier Gabriel de Saluces; Henri IV le remit en 1601, par le traité de Lyon, au duc de Savoie qui y avait des droits, en échange de la Bresse, du Bugey, de Gex, etc.
SALUCES (grise ld a , marquise de). V . giuselda.
SALUCES DE MENUS1GUO (Jos.-Ange, comie de), savant piémontais, issu de l’ancienne famille des marquis de Saluces, né à Saluces en 1734, mort en 1810, était écuyer du prince héréditaire de Savoie, et servit avec distinction comme général d’artillerie dans les guerres de la Révolution. 11 employait tous ses loisirs à la culture des sciences : il contribua luimême à l’avancement de la physique et de la chimie, et fut un des fondateurs de F cadémie de Turin. On lui doit plusieurs découvertes sur les propriétés des gaz, et des applications de la chimie à la teinture.
SALUTAIRE, nom donné dans l’empire d’Orient à certaines prov (Voy . phrygie, Palestine, etc.),
SALVAG S (lies), groupe qui fait partie des Canaries, au N., par 18° 15’ long. O., 30° 4’ lat. N. Elles sont aux Espagnols. .
SALVAGNAC, ch.-l. de cant. (Tarn) , à 20 kil. O.
de Gaillac, 1,834 hab.
SALV A LEON, Interomnium , ville d’Espagne (fladajoz), à 40 kil. S. E. de Badajoz; 3,000 hab. Château en ruines; étoffes de laine, toiles, etc.
SALVATIEBBA, ville du Mexique (Mechoacan), à 140 kil. N. O. de Mexico-; 7,000 hab. Fruits en abondance; melons exquis. — 11 y a en Espagne et 1 en Portugal d’autres Salvatïerra, peu importantes. I SALVATOR ROSA. Voy. rosa (salvatou).
SALY — 1584 — 5AMA
SALVERTE (Eusèbe), membre de la Chambre des députés, né à Paris en 1771, mort en 1839, fit des études brillantes au collège de Juilly, fut successivement avocat au Châtelet, attaché au ministère des relations extérieures, employé dans le bureau du cadastre, présida en vendémiaire an ni une des sections révoltées contre la Convention, fut pour ce fait condamné à mort par contumace, se fit acquitter l’année suivante, et prit alors le parti de renoncer aux fonctions publiques pour se livrer à la culture des lettres. En 1828, les électeurs de Paris l’envoyèrent à la Chambre des députés, et depuis il fut presque constamment réélu. Patriote ardent, il siégeait dans les rangs extrêmes de l’opposition. Salverte a laissé quelques poésies (1798) et un grand nombre d’écrits politiques et littéraires. Nous citerons parmi ces derniers : Eloge de Diderot , 1801; Rapports de la médecine avec la politique, I8n6, in— 1 2 : Tableau littéraire de la France au xvili* siècle, 1819, in-8 ; Essai historique sur les noms d'hommes, de peuples et de lieux , 1824, 2 vol.; Des sciences occultes, 1829, 2 vol. in-8.
SALVETAT D’ANGLES (la) , ch.-l. de cant. (Hérault), près de l’Agout, à 22 kil. de Saint-Pons; 3,845 hab. Laines; beurre estimé.
salvetat-peyralès (la), ch.-l. de cant. (Aveyron), à 54 kil. S. O. de Rhodez ; 3,045 hab.
SALV1AC, ch.-l. de cant. (Lot), sur la Granges, à 14 kil. S. O. de Gourdon ; 1,145 hab.
SALV1AN1 (Hippolyte), ichthyologiste, né en 1514 à Citta del Castello (Ombrie), mort en 1572, exerça la médecine à Rome, où il devint médecin du pape Jules 111, et donna des leçons de médecine et d’histoire naturelle. On a de lui, entre autres ouvrages: une Histoire des poissons ( De Piscibus libri II , Rome, 1554), qui est la plus estimée de son siècle.
SALVIATI (Jean), évêque de Ferrare et cardinal, né en 1490, mort en 1553, était petit-fils de Laurent-le-Magnilique et neveu de Léon X ; il remplit diverses missions diplomatiques pour le Saint-Siège, et protégea les lettres et les arts.
salviati (Bern.), frère du précédent, fut général des galères de l’ordre de Malte, suivit en France Catherine de Médicis dont il fut le premier aumônier, parut comme député du clergé aux états-généraux de 1557, et mourut en 1558.
salviati (Léonard), de Florence et de la famille des précédents, né en 1540, mort en 1589, fut un des grands adversaires du Tasse et censura son chef-d’œuvre avec aigreur. 11 a beaucoup écrit ; ses Discours ont été imprimés à Florence, 1575, in-4.
salviati (Cecco rossi de’), célèbre peintre, né à Florence en 1510, mort en 1563, fut protégé par le cardinal Jean Salviati, dont il prit le nom par reconnaissance, et travailla pour les palais de Florence, de Rome, de Venise, etc.
salviati, le Jeune , peintre. Voy. porta. SALV1EN, Salvianus , prêtre de Marseille, né vers 390 à Cologne ou à Trêves, d’une famille distinguée des Gaules. 11 était marié et avait même un enfant, lorsque, de concert avec sa femme, il se décida à renoncer au monde; il distribua ses biens aux pauvres, embrassa la vie religieuse, se retira à l’abbaye de Lérins (420), puis à Marseille, où il fut ordonné prêtre, et mourut en 484. Salvien se fit remarquer par son éloquence ; il dépeint avec une telle énergie les vices et les malheurs de son temps, qu’il a mérité d’être appelé le nouveau Jérémie. On a de lui des traités de la Providence ( De Gubernatione Dei ), et de Y Avarice [Adver sus avaritiam), ainsi que des Lettres. Les œuvres de Salvien ont été publiées par Baluze, Paris, 1684, in-8, et traduites par le P. Bonnet, 1700, le P. Mareuil, 1734, et plus récemment par MM. Grégoire et Collombet, 1834. SALV1US. Voy. tryphon et edit perpétuel. SALVES ou SALLUV11 , peuple ligure de la Gaule Narbonaise , habitait au N. de Marseille,
entre le Rhône et les Alpes. Ils englobaient dans leur territoire les Albiœci, les Memini, les Vulgientes, et avaient pour villes principales : Tarasco (Tarascon), Gianurn (Saint-Remy) , Arelate (Arles), Aquæ Sextiœ (Aix). Ce peuple fut puissant jusqu’au II* siècle av. J.-C. Ses fréquents démêlés avec Marseille donnèrent lieu aux Romains d’intervenir en Gaule. Les Romains, alliés de Marseille, donnèrent une partie des terres des Salyes aux Marseillais.
SALZ ou SALZA, Juvavus , Salsa , riv. des Etats autrichiens (Autriche), naît dans les montagnes qui séparent l'Autriche du Tyrol, coule à l’E., puis au N., arrose Salzbourg, reçoit ensuite, la Suale autrichienne, sépare l’Autriche de la Bavière, et tombe dans l’inn, après un cours de 200 kil. Eaux salées.
SALZBAC1I. Voy. sasbach.
SALZBOURG, Juvavum , et au moyen âge Salisburgium, ville de la Haute-Autriche , ch.-l. de cercle , sur la Salza, à 300 kil. S. O. deVienne; 16,000 hab. Très forte place. Archevêché. Cathédrale, chateau Neubau , hôtel-de-ville , muséum, galerie de Mœnchberg , théâtre ; lycée (avec institut de théologie, de médecine, de chirurgie) ; deux bibliothèques publiques, etc. Industrie active , grand commerce de transit. Patrie de Mozart. Aux environs château d’Helbrunn et parc d’Aigen. — Salzbourg occupe l’emplacement de Juvavum , détruit par Attila en 448 , et fut bâti par les ducs Agilolfingcs de Bavière, à la prière de saint Rupert, qui en devint évêqhe (716). En 803 y eurent lieu des conférences entre Charlemagne et les ambassadeurs de Nieéphore I. Dès 798, l’évêché avait été changé en un archevêché ; le diocèse de Salzbourg embrassa la Bavière, la Bohême, la Moravie, l’Autriche actuelle, etc. Pendant la guerre des investitures, les archevêques de Salzbourg furent légats du pape en Allemagne, et primats de l’église allemande. Peu à peu ils devinrent de véritables souverain». — Comme état souverain , l’archevêché de Salzbourg était borné àl’E. par l’Autriche et la Styrie, au S. par la Carinthie et le Tyrol , à l’O. par la Haute- Bavière ; il faisait partie du cercle de Bavière, et avait 185 kil, (de l’E. à l’O.) sur 110. Ch.-l., Salzbourg. Autres villes LaufTen, Tiltmanning, Müldorf, Hallein, Rastadt. Montagnes qui renferment des mines d’or, d’argent , de cuivre, plomb, fer et sel. Bons chevaux. L’archevêché de Salzbourg devint indépendant au xne siècle ; il fut sécularisé en 1803, et aussitôt érigé en électorat ; en 1809 , cet État passa à la Bavière, et en 1814 il fut cédé à l’Autriche.
salzbourg , deux autres villes des Etats autrichiens : l’une en Hongrie (Sarosch), à 4 kil. S. E. d’Eperies (4,000 hab.), l’autre en Transylvanie, à 4 kil. S. E. de Karlsbourg.
SALZMANN ou SALTZMANN (Chrétien gotthilf), ministre protestant (1744- 1811), des environs d’Erfurt, professa au Philanthropinum de Dessau, fonda la célèbre maison d’éducation de Schneeplenthal, et se déclara grand partisan de J. -J. Rousseau et de Basedow. On lui doit : Cari de Carlsberg , roman , 6 vol. , 1781-85; le Messager de Thurinye (1772), et divers ouvrages d’éducation.
SALZUNGEN, ville murée du duché de Saxe- Meimngen, sur la Werra, à 31 kil. N. O. de Meiningen; 3,000 hab. Draps, toiles, tanneries; eaux salées qu’on exploite.
SALZWEDEL, ville de Prusse. Voy. soltwedel.
SAMADANG, ville de l’île de Java, ch.-l. de province, à 225 kil. S. E. de Batavia.
SAMAKOV, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 90 kil. de Philippopoli ; 7,000 hab. Usines à fer, fabriques d’armes, etc.
SAMALHOUT, l’anc. Ci», bourg delà Moy. -Egypte, à 95 kil. S. de Benysoueif, sur la gauche du Nil.
SAMANAKODAM ou SOMMONACODOM (c.-à-d.
le dieu Samanéen ), le grand dieu des Siamois, n’est