SANC — 1592 — SAND
sœurs Ie>irapanage,pritâl une la v. deToro, assiégea Zamora qui appartenait à la 2e, mais fut pendant le siège tué par un tr aître { 1072) : ou soupçonna sa sœur et son frère Alphonse (VI), qui régna apres lui. C’est à son service que le Cid. accomplit ses premiers exnloits.
sanche ni, un des (Ils d'Alphonse VIII, roi ue Léon et de Castille, n’eut que la Castille (1167), et au bout d'un an la laissa à son fils Alphonse IX.
sanche iv, roi de Castille et de Léon, fils d'Alphonse X, se révolta contre son père, régna de 1284 à 1296, et fut continuellement en guerre, soit avec les factieux, soit avec les Maures. 11 enleva aux Maures l’importante place de Tarifa.
SanCHE-ramirez, roi d’Aragon, fils de Ramirez I, régna de 1063 à 1094, conquit Rarbastro (1064), usurpa, en 1076, la couronne de Navarre, qui resta dams sa maison jusqu’en 1134, et mourut au siège de H uesca.
SANCHEZ (François), en latin Sanctius, célèbre grammairien, né en 1623, à Las Brozas (Estramadure), d'où il est surnommé Drocensis , mort en 1601, obtint en 1664 la chaire de grec à l’université de Salamanque , y joignit ensuite celle de rhétorique, et les remplit toutes deux avec la plus grande distinction. 11 fut un des restaurateurs des lettres en Espagne. On lui doit plusieurs ouvrages classiques qui jouissent d une juste réputation , entre autres: Grammaticœ latinæ inslitutiones, Lyon, 1662; Grarnrnalica grœca, 1681 ; Minerva seu de causis linyuœ latince , Salamanque, 1687, souvent réimprimé (notamment par Bauer, Leips., 1801, 2 vol. in-8) : c’est le plus important de ses ouvrages; il a servi de guide aux auteurs de la Grammaire de Port-Royal .
Sanchez (Thomas), jésuite, né a Cordoue en 1660, mort en 1610, étaitehargé de la direction du noviciat de Grenade. 11 s'est fait une grande réputation comme caauiste, et a laissé un traité De mairimonio, Genève, 1602, dans lequel il traite les matières les plus scabreuses , et entre dans des détails qui souvent blessent la pudeur: aussi fut-il condamné à Rome.
SANCHEZ (François;, savant portugais du xvi* siècle , né vers 1662 , mort à Toulouse en 1632, fut élevé en France, enseigna la philosophie, puis la médecine à Toulouse. Il a laissé des ouvrages de philosophie et de médecine qui ont été réunis par n. Belassus, son disciple, Toulouse, 1636, iu-4 ; on y remarque un traité célèbre, De muliurn nobili et prima universali scienùa : Quod nil sciiur ; il y professe un scepticisme dont le but principal est de renverser l’aristotélisme. 11 fut réfuté par U 1 rie Wildius dans son traité: Quod aliquid sciiur, Leipsick, 1661, feipar Ban. Hartnach, qui réimprima son livre sous ce titre: Sanchez aliquid sciens, Stettin, 1666.
SANCHEZ DE AREVALO. Voy. RODRIGUEZ.
SANCHONIATHON, ancien historien de la Phénicie , natif de Tyr ou de Bé-ryte, était hiérophante dans sa patrie. Les uns le font contemporain de Sémiramis ( xx« siècle av. J.-C.), les autres, de Moïse (au xvi e siècle), onde Gédéon (xive), d’autres enfin le placent 1200 ou même 600 ans av. J -G U avait écrit une Histoire ou Théologie phénicienne • une Théologie égyptienne , et un traité de la Physique d'ilermès , qui sont perdus. Le premier de ces ouvrages avait été traduit en grec au n* siècle de notre ère par Herennius Philon deByblos;il ne reste de celte traduction que quelques fragments conservés par Eusèbe dans sa Préparation évangélique; ils ont été publiés à part en 1826 , avec tous les commentaires, par Orellius, Leipsick, 1 vol. in-8.
SANGUINS, ch.-l.decant. (Cher), à 23 kil. N. E.de St-Amand ; 1,900 h.Comm. de grains, bois, légumes.
SAWCKtlH (Guillaume), prélat anglais, né en 1616, mort en 1693, fut nomme en 1677 archevêque ue Ganiorbéry, et perdit celte place en 1688 pour a\oir refusé de prêter des serments qu’il réprouvait. Un lui doit : Politique moderne d'après Machia¬
vel, Jlorgia , etc., 1652, in-12; Traités divers sur l’histoire et les antiquités d'Angleterre et d’Irlande , Oxford, 1781, 2 vol. in-8.
SANCTION (PRAGMATIQUE-). Voy. PRAGMATIQUE.
SANCTIUS. Voy. SANCHEZ.
SANCTORIUS , médecin italien, né en 1561 à Capo-d’lstria , mort en 1626 , fut professeur de médecine à l’université de Padoue. Il prétendait trouver la cause de la sanlé et des maladies dans ta manière dont se fait la transpiration, et se pesait chaque jour afin de calculer les déperditions que subit le corps humain. On a de lui : Medicina statica , Venise, 1614. Ses ouv. ont été réunis à Venise, 1660, 4 vol. in-4. Le collège de médecine de Venise fait tous les ans prononcer l éloge de Sanctorius, en reconnaiss. d’un legs. On lui attribue le thermomètre.
SANCUS ou SANGUS , dieu sabin très puissant, père de Sabus , a été assimilé par les Romains c leur dius fidius. Voy. semo.
SANCY, ville du dép. de la Moselle, à 12 kil. N. de Briey ; 600 hab. Jadis place forte; prise par Piccolomini en 1639. — puy de sancy. Foy. DORE (m.).
SANCY (Nicolas harlay de), ministre de France sous Henri 111 et Henri IV , né en 1546, mort en 1629, fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, capitaine des Cent-Suisses, ambassadeur en Angleterre et en Allemagne, surintendant des finances, et se distingua partout. 11 était possesseur d’un des plus beaux diamants que l’on connût : ce diamant fut depuis acheté par le duc d'Orléans, régent, et fait partie des diamants de la couronne ; on l’appelle leSancy. b’une condamnable légèreté en fait, de relig.,Sancy changea plus, fois de culte selon ses intérêts ; ce qui donna lieu à la sanglante satire que composa d’Aubigné sous le titre de Conjesston catholique de Sancy.
sancy (Achille de harlay , baron de), deuxième fils du précédent, né en 1581 , fut évêque de Lavaur à 20 ans, quitta l’Église pour les armes et la diplomatie , fut ambassadeur à Constantinople (1 6t 0-19), y défendit les Jésuites accusés de complot contre le sultan, puis, retournant à l'Eglise, entra chez les Oratoriens. 11 suivit la reine Henriette en Angleterre comme son confesseur (1626), revint en 1626 sur le continent, devint évêque de Saint-Malo (1631), fut chargé par Richelieu de divers rôles délicats, et mourut en 1646. Il avait formé une superbe collection de manuscrits qu’il légua à la bibliothèque Saint-Honoré à Paris.
SAN b (Christophe), célèbre socinien de Kœnigsberg, mort en 1680 en Hollande, à 36 ans, fut exilé après s’être séparé avec éclat du culte reçu. 11 a laissé, entre autres ouvrages, Nucléus historiée ecclesiusticœ. Cosmopolis (Amsterd.), 1668, in-12.
sand (Ch.-L.), fanatique , fils d’un conseiller de justice prussien , naquit en 1796, étudia dans les universités de Tubingue et d’Erlangen , adopta les principes les plus exagérés du Tugendbund , et, soit de lui-même, soit qu'il eût été désigné par le sorî f>our cette atroce mission, résolut de poignarder Kotzebue, qu’il regardait comme vendu à l’étrange? etaux fauteurs du despotisme. Il vint exprès d’iénaà Manheim,y accomplit le meurtre (1819), puis se frappa lui-même, mats il ne put se tuer; il fut pris et subit le dernier supplice avec fermeté (1820).
SANbAL (île du bois de). Voy. samba.
SANbAY (île) , une des Orcades. Voy. ORCADES.
SANbEC ou NOWY-SANbEC , ville de Galicie, ch.-l. d’un cercle de même nom; sur la bunajets, à 65 kil. S. E. de Cracovie ; 3,7()0 hab. — A 13 kii. S. O. de Sandec, sur la Poprad, est Siary-Sandec ou Vieux-Sundec ; 2,600 hab.
SANbERSON, aveugle célèbre. Voy. saunderson.
sanderson (Robert), savant anglais, huissier de la cour de la chancellerie, fut le collaborateur de Rymer, après la mort duquel il termina le grand