‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 973 sur 1261 · SAND — 1593 — * SANG · texte numérisé non relu

SAND — 1593 — * SANG

recueil des Fœdera de Rymer,et en donna une édit., 1727-35. Ilm. en 1741. — Un autre R. S., 1587-1663, est aut. d’un traité De Conscientiuy qui esta ['Index.

SANDJ AK. On nomme ainsi dans le» années turques des officiers secondaires, qui ne peuvent faire porter devant eux, comme marque d’honneur, qu’une seule queue de cheval (en turc sandjak) ’ tandis que les pachas en portent plusieurs. Les.vawijaks administrent de petites divisions territoriales qui prennent d’eux le nom de sundjakats : ce sont des subdivisions de pachaliks; on les connaît encore sous le nom de livahs ( Voy . ce mot).

SAND.IAR (/l bou' l-Hareih-Moez-Eddyn ou Mog- Haït-Eddyn-Sandjar), sultan seldjoucide de Perse, un des fils de Mélik-Chah, né en 1086 à Sandjar ou Sindjar, se rendit célèbre par son savoir et sa valeur, et fut surnommé le second Alexandre. Il régna dès 1095 sur le Kora<;an,puis sur toute la Persefl 1 16-57), livra 1 9 batailles et n'en perdit que 2 ; dans la 2 , il foi délivré par un de ses émirs. A sa mort, la domination des Seldjoucides cessa dans le Khoraçan.

SANDÜMIR, ville murée de la Russie d’Europe (Pologne), sur la Vistule, à 220 kil. S. E. de Varsovie ; 6,000 hab. Evêché. Gymnase. Commerce. — Cette ville donnait son nom à une de3 huit voivodies du ci-devant roy. de Pologne, située entre la Galicie (dont la séparait la Vistule), et les voivodies de Cracovie, Kalicz , Mazova, Siedlec et Lublin : 160 kil. sur 140; 345,000 hab. Ch.-l., Radom.

SANDOVAL , bourg d’Espagne , à 35 kil. N. O. de Burgos ; 600 hab. ; donnait son nom à la maison de Sandoval, à laquelle appartient le duc de Lerme,

SANDOVAL (Prudence de), historien espagnol , évêque de Pampelune, né en 1660 à Valladolid, mort en 1621, a laissé, entre autres ouvrages, une Hisî. de Charles- Quint, Valladolid, 1604,2 vol. in-f. , et une Histoire des rois de Castille et de Léon . de 1037 à 1134 (continuation de la Chronique de Mo râlé s), Pampelune, 1634, in-f. V. lerme (duc de).

SANDRART (JoachimJ, peintre et biographe allemand, né en 1606 à Francfort-sur-le-Mein , mort en 1688 , a laissé divers ouvrages estimés sur les arts ; Académie allemande , Nuremberg, 1675-79, 2 vol. in-fol.; Iconoloyia Deoram, Nuremberg, 1680, in-fol., flg. ; Adrniranda sculpturæ vetens, Nuremberg, 1680, in-fol. ; llornæ antiques et nuvœ theatrum, ibid., 1684, in-fol. ,-etc. Le tout a été publié parVolkman, Nuremberg, 1769-73, 8 parties, in-fol.

SANÜROCOTTUS ou SANDRACOTTUS, indien d’une naissance obscure, qui, après la mort d'Alexandre, tit soulever les provinces indiennes échues à Séleucus , et se fit couronner à Palibothra (auj. Patna?) ; il étendit sa puissance sur les deux rives du Gange, et sur presque tout le Pendjab actuel; il fit même reconnaître ses droits par Séleucus, dans un traité célèbre qu’il conclut à Palibothra avec les ambassad. du monarq. macédonien, 305 av. J. -C.

SANDWICH , peut-être llutupiæ , ville et port d’Angleterre (Kent), à 17 kil. E. de Cantorbéry , sur la Stour: 3,000 hab. Lainages; quelque commerce. — Titre d’un comte créé en 1660 par Charles 11 pour Edouard Monlague, et possédé depuis par ses descendants. Sandwich était jadis un des Cinq- Ports, et plus importante qu aujourd'hui.

sandwich (archipel), dit aussi Archipel d’Hawaiï OU Owhyhee , l’archipel le plus septentrional de la Polynésie, par 167°-16I° long. O., et l7°-23° lat. N., a pour îles principales. Hawaii ou Owhyhee (où périt Cook), Ouoahou , Moouï , Atoui , Morotoï, Onihou , Ranaï, etc.: Karakakoua (dans Hawaii) est la capitale; surface, environ 15,000 kil. carrés; 400,000 hab. Ces îles offrent le climat des Antilles avec moins d’ouragans ; on y trouve de hautes montagnes et un sol très fertile (bananier, cocotier, arbre à pain , canne à sucre, patate , yam , taro, sandal, mûrier, etc.). Les indigènes sont de race polyné¬

sienne; bien qu’étant encore à l'état sauvage, ils avaient déjà quelque industrie quand les '^Européens les connurent. Vues dès 1542 , retrouvée* en 17(8 par Cook , qui leur donna le nom de Sandwich , en l’honneur de lord Sandwich , premier lord de l’amirauté. Des missionnaires protestants et catholiques y ont opéré de nombreuses conversions. La civilisation européenne y a fait des progrès marqués; on y trouve même des imprimeries. Tout l’archipel obéit à un même prince; le roi réside à Honarura, dans l’île d’Ouoahou. Kamehameha I, qui régna de 1784 à 1819, soumit lo'utes les îles voisines et favorisa la civilisation. Riho-Riho ou Kame* harneha II fut converti par les Mélhodistes, prohiba l’idolâtrie et le tabou ( V . ce nom) ; mais fut bientôt expulsé par son peuple, et alla mourir à Londres, 1824. Kanikeoulo, son successeur. fut moins favorable aux missionnaires. L’île principale futoccupée en 1 843 par un officier de la marine angl. , mais il fut désav Les Et. -Un., la Fr.et l’Angl. yontdes consuls. — Il y a un autre arenipel Sandwich ( dont l’île la plus méridionale est dite Thulé australe ) , au S. E. de la Géorgie méridionale, par 59» lat. S., et 29° long. O. — De plus, on distingue deux îles de Sandwich isolées : l’une qui fait partie de l’archipel de Quiros (par 166° long. E., 17° 46’ lat. S.): l’autre dans l’archipel de la Nouv.-lrlande (par 148° long. E., 3° lat. S.).

SANDWICH (Edouard montague, 1er comte de). Voy. montague (Edouard).

sandwich (lord John montague, comtede), homme d’étal, né en 1718, mort en 1792, voyagea en Italie, en Turquie, en Egypte, recueillit de précieuses antiquités, publia à son retour un Voyage intéressant, assista comme ministre plénipotentiaire aux congrès de Breda (1746) et d Aix-la-Chapelle (1748), et fut plusieurs fois nommé premier lord de l’amirauté. Pendant son administration, il favorisa les voyages de découverte : c’est en son honneur que Cook donna le nom d’îles Sandwich à un groupe d’îles qu’il venait de découvrir.

SANG (conseil de) , nom qui fut donné par les habitants des Pays-Bas à un tribunal établi en 1567 par le duc d’Albe, et qui se signala par de sanglantes exécutions. Voy. pays-bas.

SANGA, ville murée du Japon, dans l’île Ximo, à 60 kil. N. E. de Nangasaki; ch.-l. de prov.

SANGAR1US, auj. Sakaria , fleuve de l’Asie- Mineure, coulait en Galatieeten Bithynie, et tombait dansle Pont-Euxin. — On donne tantôt pour amante, tantôt pour mère à Atya la nymphe Sangaride, fille du fleuve Sanyarius.

SANGERHAUSEN , ville murée des Etats prussiens (Saxe), à 44 kil. N. O. de Mersebourg; 4,600 hab. Raffineries de salpêtre, fonderies. Mines.

SANG-KOl, riv. de l’empire d’Annam (Tonkin), coule au S., au S. E., arrose Kécho, et tombe dans le golfe de Tonkin, par 104° 26’ long. E., 20° 5’ lat. N. : cours, 1,000 k. euv. Son embouchure s’ensable.

SANGLIER des ardennes (le). V. MARCK(G.dela).

SANGOU1R, île de la Malaisie, dans la mer de Célèbes, par 122° 45’ long. E., 3° 36' lat. N.: 35 kil. sur 13; 12.000 hab. Ch.-l., Taroum. Montagnes (un volcan dans le Sud). Bien peuplée, bons porta.

SANGRO, Sayrus, riv. du roy. de Naples (Abruzze Cit.) , naît près de Gioja, et tombe dans l'Adriatique, à 16 kil. S. E. de Lanciano: cours, 140 kil.

SANGUEL, riv. des Prov. -Unies du Rio-de-la- Plata (San-Luis), sort des marais de las Canaverales, reçoit le Rio-del-Diamante, etse joint a.i Como-Leuvti pour former leCusu-Leuvu : cours, 700 kil. environ.

SAN GU ES A, Suessa , ville d’Espagne (Pampelune), sur U Aragon, à 44 kil. S. O. de Pampelune; 3,600 hab. Jadis ville forte.

SANGUIN , ville de la Guinée Sup., sur la côte des Graines, à 200 kil. N. O. du cap des Palmes, et

SAKS — 1594 — S**-CRU

à égale distance de Liberia, au S. E. Les Anglais et les Hollandais y ont eu des établissements.

SAIN G U1IN, V. zenury.— SANGU1R. F.sangouih,

SANGUS, dieu sabin. Voy. sancus.

SANHEDRIN (mot corrompu du grec synedrion ), .conseil suprême ou sénat des Juifs, était composé des 70 ou 72 des principaux de la nation : 3 dignitaires (le prince, le vice-gérant , le sage) y présidaient; les séances se tenaient dans une salle sphérique, moitié comprise dans le temple, moitié en dehors de cet édifice : on y jugeait les grandes causes, on y interprétait la loi, on y délibérait sur les affaires religieuses ou politiques. — On a donné le même nom à l’assemblée de notables Juifs convoquée par Napoléon en 1806 pour délibérer sur les devoirs et les droits civils de leurs coréiigionnaires.

SANKARA, contrée du S. O. de la Nigritie centrale, au N. des monts Kong. Elle est très vaste; e’est là que naît le Djoliba.

SAN KH Y A, un des systèmes semi-orthodoxes de la philosophie des Hindous; on y distingue trois nuances : 1° le Sankhya de Kapila , qui n’admet que deux principes : la nature matière et l ame, et qui accorde au premier l’activité et l’unité; 2° le Sankhyade Patandjali, qui reconnaît une intelligence suprême, créatrice et conservatrice , et admet une sorte de magie ; 3° le Sankhya- Paurakina , qui déclare que la nature n’est qu'une illusion.

SANLECQUE (Louis de), poète français, né à Paris en 1682, mortenl7l4, fut chanoine de Sainte- Geneviève et prieur de Gournay. Il a laissé, outre des poésies latines , des satires , èpîlres , sonnets , madrigaux , etc., en français. Scs satires ont quelque mérite ; elles sont surtout dirigées contre les ridicules des gens d’église : on estime celles où il critique les Directeurs et les mauvais gestes des Prédicateurs. Boileau, son contemporain, ne l a pas épargné lui-même. Les poésies de Sanlecque n’ont été imprimées qu’après sa mort (notamment à la suite du Bolæana) , Amsterdam, 1742, in-12. — Son père et son aïeul, tous deux nommés Jacq. de Sanlecque, furent de célèbres typographes.

SANNAZAR (Jacq.), poète italien, né à Naples en 1458 , mort en 1530, fut protégé par les princes aragonais. Après la chute de Frédéric d'Aragon et la réunion du roy. de Naples à l’Espagne, il resta fidèle à leur mémoire, malgré les efforts de Gonsalve de Cordoue, général de Ferdinand-le-Catholique, qui voulait l’attirer dans son parti. On a de lui des poésies latines fort estimées (De par tu Virginis, 3 chants; Salices et lamentatio de morte Chnsti ; 6 églogues marines, etc.), Naples, 1526, in-4 ; et des Œuvres en italien (l’Arcadia, 1504; des sonnets, des canzoni, 1530, des Lettres, etc.) qui ont été réunies à Padoue, 1723, in-4. On a surnommé Sannazar le Virgile chrétien; il publia la plus grande partie de ses œuvres sous le nom d 'Acùus Sincerus qu'il portait comme membre de l’académie de Pontanus.

SANNIO, prov. du roy. de Naples. Voy. molise.

SANOK, ville des Etats autrichiens (Galicie), sur le San, à 150 kil. S. O. de Lemberg ; 2,000 hab.

SANQUHAR, ville d'Ecosse (Dumfries) , à 44 kil. N. O. de Dumfries; 4,000 hab. Assez bien bâtie.

SANSAC ( L. prévôt de), vaillant capitaine , né à Cognac en 1486 , mort en 1566 , se couvrit de gloire dans les campagnes de 1524 et 1525 en Italie, fut pris à Pavie et s'échappa. 11 devint maréchal de camp, puis fut gouverneur des enfants de France sous François 1 et bous Henri II , défendit vaillamment la Mirandole (1554), fut blessé à la bataille de Dreux Ql 562), et mourut à Cognac à 80 ans.

SANSAND1NG, ville du Bambarra, en Nigritie , sur le Djoliba, à 45 kil. N. E. de Ségo ; 11,000 hab. Commerce de poudre d’or et de toiles de eoton.

Sanscrit, voy. samscrit.

SANS-CULO] TES. On donna d’abord ce nom

pendant la Révolution, aux meneurs de la populace, à cause de la négligence qu’ils affectaient dans leur costume ; ils le prirent ensuite hautement euxmêmes. Le parti montagnard fit même aDDeler sans-culotides les fêtes qui se célébraient pendant les cinq jours complémentaires de l’année républicaine.

SANSON (Nicolas), célèbre géographe, né en 1600 à Abbeville, mort en 1667, doit être réputé le père de la géographie et de la cartographie en France. Il enseigna la géographie au roi Louis XIII , fut ingénieur militaire pour la Picardie , géographe ordinaire du roi et conseiller d’etat. On a de lui plusieurs morceaux sur la géographie ancienne et moderne, et un grand nombre de cartes ( Empire romain, Grèce ancienne. Gaule ancienne. Géographie sacrée, V Angleterre , l'Allemagne, etc.). — Ses fils, Adrien et Guillaume, marchèrent sur ses traces ; ils héritèrent du titre de géographe du roi , et le transmirent à leur petit-neveu Robert de Vaugondy.

SANSOVINO (Jacq. tatti, dit), sculpteur et architecte, né à Florence en 1479 , n’a guère été surpassé que par Michel- Ange dans la sculpture. Comme architecte, il éleva la Monnaie, la bibliothèque de Saint-Marc et le palais Cornaro à Venise.

SANS-SOUCI, château royal de Prusse, dans le Brandebourg), à 1 kil. N. O. de Potsdam, sur une hauteur d’où l’on jouit d’une belle vue. Il fut construit en 1 745 par Frédéric II, qui y mourut en 1786. Dans ses écrits, ce prince prenait souvent le nom de philosophe de Sans-Souci. — Henri (Christophe), roi d'Haïti, avait fait construire une maison de plaisance de même nom, près du cap Haïtien ; elle a été dévastée après sa chute.

SANTA ou PAR1LLA, ville du Pérou (Livertad), près de l’embouchure de la Santa ou Tombo, par 80° 50’ long. O, , 8° 55’ lat. S. Raffinerie de sucre, eaux-de-vie. Jadis très importante, et située sur la côte; mais ayant été incendiée, en 1685, par les Anglais , elle fut reconstruite dans les terres.

SANTA-AGATA, nom de plusieurs villes du roy. de Naples, 2 notamment dans la Terre-de- Labour î l’une à 2 kil. de Sessa (ruines de Minturnes; restes d’amphithéâtre magnifiques); — et l’autre, à 21 kil. E. de Capoue (cathédrale, abbaye); on nomme celle-ci Santa-Agata de’ Goti. — Enfin, on donne auj. à la ville de Reggio en Sicile le nom de Santa- Ag ata-de lle-Galline.

SANTA-ANNA, mission de Buénos-Ayres (Chiquitos), à 300 kil. N. de Santa-Cruz-de-la-Sierra; 1,400 hab. — Une foule de lieux d Espagne, de Portugal, de 1 Amérique du Sud, etc., ont le même nom, mais ne méritent pas d’être mentionnés.

SANTA - CA TAR1NA , province du Brésil. Voy.

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