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la Dixième muse, et son nom est devenu celui de toutes les femmes qui se livrent avec succès à la poésie lyrique. Saplio inventa un genre de vers nommé d’elle vers saphique : il se compose d’un trochée, d’un spondée, d'un dactyle et de deux trochées, avec une césure au troisième pied (Ex. Vidimus Jlavum Tiberirn , reioriis). Il ne nous reste des poésies de Sapho que quelques fragments, parmi > lesquels on remarque l 'Hymne à Vénus , et 4 strophes d’une belle ode à l' Aimée, traduite en latin par Catulle, en français par Boileau et Delille. Le tout a été recueilli par Wolf, Hambourg, 1733, in-4 (autres éditions : Vogler, Leipsick, 1 8 1 0, in— 8 ; ou dans le Muséum criticum, Cambridge, 1813, in-8).
SAPONARA, ville du roy. de Naples (Principauté Cit.) , à 40 kil. N. E. de La Sala; 3,116 hab. Aux env., ruines de Grumentum , détruite par les Goths.
SAPOR ou mieux CHAHPOUR, nom commun à trois rois sassanides de Perse et à un roi sassanide d’Arménie.
sapor i, fils d’Ardjir ou Artaxerce I, et d’une esclave du sang des Arsacides, monta sur le trône vers 238, envahit la Mésopotamie (242), recula devant Gordien et fit une paix peu avantageuse; s’em-
Êara de l’Arménie par le meurtre de l’Arsacide .hosrou ou Chosroës, reprit les armes contre Rome sous Valérien, pénétra en Syrie, et, s’étant concerté en secret avec Macrien, fit prisonnier Valérien (260), qu’il traita avec la dernière inhumanité ( Voy . valérien), put alors ravager sans obstacle la Syrie, la Cappadoee, la Cilicie (260) ; mais fut forcé à la retraite, battu au passage de l’Euphrate, et poursuivi jusqu’à Ctésiphon par Odénat (261). Il venait de s’allier avec Zénobie contre Aurélien, lorsqu’il mourut en 271, laissant le trône à son fils Hormisdas 1.
sapor il, fila posthume d' Hormisdas II, fut proclamé roi avant sa naissance (310 ou 311), marcha à 16 ans contre les Atahes aui avaient infesté ses états; persécuta les Chrétiens, protégea en Arménie la faction idolâtre qui chassa Khosrou (338), imposa tribut à ce prince, rétabli par Constance II, puis fit directement la guerre aux Romains, livra neuf batailles, entre autres celle de Singare (348) , tenta en vain file prendre Nisibis (360) ; ayant repris les armes en -569, il s’empara d’Amide après un siège meurtrier, puis fit la guerre à Julien, devenu empereur : après plusieurs revers, il gagna sur le Tigre une bataille dans laquelle ce prince fut blessé mortellement (363). Il se fit céder par Jovien, son successeur, les cinq provinces transtigritanes , et quinze places fortes, avec la suprématie sur l’Arménie et l lbérie. Sapor II mourut en 380; Artaxerce II lui succéda. SAPOR III régna de 384 à 389, après Artaxerce 11. SAPOR, roi d Arménie, fils d’Iezdedjerd I, roi de Perse, fut fait roi d Arménie à la mort de Khosrou 111, au préjudice de Bahram-Chah pour (Varanes- Sapor). Il tenta en vain de détacher ses sujets du christianisme et de l’alliance des Romains : une insurrection lui enleva la couronne d'Arménie pendant un voyage qu’il fit à Ctésiphon (420), et son frère Behram V le fit périr par trahison.
SAPR1, Sipron, ville du roy.de Naples (Principauté Cit.), à 10 kil. S. E. de Policastro; 2,000 hab. Vaste port sur le golfe de Policastro. Fondée, à ce qu’on croit, par les Sybarites, après la ruine de Sybaris?
SARA, nièce d’Abranam, devint sa femme. Abraham, la donnant pour sa sœur, l’emmena eu Egyp'e, où le pharaon A pophis voulut attenter à sa chasteté, et dans les États d’Abimélech, qui conçut aussi de la passion pour elle. Après une longue stérilité, elle mit au monde un fils, lsaac,à l’âge de 90 ans, et fil ensuite chasser Agar et Ismaël par Abraham. Elle rn.àl27 ans. SARABAITES, espèce de moines. Voy. moines. SARABAT ou KEDOUS, Htrmus. riv. de la Turquie d Asie (Anatolie), naît jan8 les Mourad-Dagh, coule au S. O., à 10. ^ tombe dans le golfe de
Smyrne, à 18 kil. N. O. de Smyrne : cours, 270 kil.
SAHAC. Voy. chinaladan.
SAKACENA, Sestum , ville du roy. de Naples (Calabre Cit.), à 15 kil. O. de Cassano; 2,000 hab. Fondée, à ce qu’on croit, par les OEnotriens.
SARACÈNES, Saraceni , tribu de l’Arabie déserte, vers le N., résista longtemps aux forces de l’empira d'Orient. On suppose que les Saracènes sont les mêmes que les habitants du pays de Cédar. Ils paraissent avoir donné leur nom aux Sarrasins du moyen âge.
SARACOSSE, Cæsarea Augusta (et plus anciennement Salduba) des Latins, Zâragoza en espagnol, ville d Espagne, capit. de l’ Aragon , et chef-lieu de l’intendance de Saragosse, sur l'Ebre,à28l kil. N.E. de Madrid ; 45,000 hab. Archevêché. Cathédrale, fameuse église Notre-Dame ; beau pont. Du reste, la ville n’est pas belle. Université, plusieurs collèges, séminaire, académie des beaux-arts, bibliothèque, antiquités. Beaux environs; pâturages renommés. Saragosse était jadis la capitale de la couronne d’Aragon ; le chef ou roi des Giianos y résidait. — Saragosse fut, dit-on, fondée par les Phéniciens; les Romains l’agrandirent et l'embellirent, surtout au temps de César (d’où son nom de Cæsarea Au gusia, dont celui de Saragosse n’est qu’une corruption). Les Goths s’en emparèrent en 470 et les Sarrasins er. 712. En 1017, elle devint la capitale d’un petit état maure; en 1118, Alphonse-le-Batailleur f roi d’Aragon, la prit sur les Arabes après un long siège. Dans les temps modernes, Saragosse fut le théâtre d'une victoire de l’archiduc Charles, qui y battit Philippe V en 1710. Cette ville soutint contre les r'ranç. en 1808 et 1809 deux sièges célébrés par l'héroïque défense des habitants. V. palafox , au Suppl. — - L'intendance de Saragosse, située entre celles de Huesca au N. E., de Lérida et de Tarragone à l’E., de Castellon au S. E. , de Teruel au S., de Soria et de Logrono à l’O., et de Pampelune au N. 0., a 225 kil. sur 90 et 320,000 hab.
SARAJEVO, v. de Turquie. Voy. bosna-séràï.
SARAMACA, riv.de la Guyane anglaise, communique avec le Surinam au dessus de Paramaribo , court au N. et se jette dans l’Atlantique, par 57° 60' long. O. , 5° 58’ lat. N.
SARAMONT, ch.-l. de cant. (Gers), à 20 kil. S. E. d’Auch ; 1,000 hab.
SARANSK, ville de la Russie d’Europe (Penza), sur la Saranja et l lnzara, à 105 kil. N. de Penza; 8,000 hab. Fonderies de suif, savon ; teintureries, étoffes de coton. Aux env. , plantes tinctoriales.
SARAOUAN, prov. du Béloutchistan, entre le Kaboul au N., le Katch-Gandava à l’E. , le Djalaouan au S., leMékran au S. O.: 380 kil. sur 150. Ch.-l., Kélat. Troupeaux de chameaux, moutons et chèvres.
SARAPOUL, ville delà Russie d Europe (Viatka), sur la Kama, à 296 kil. S. E. de Viatka; 6,000 hab. (20,000 quand les bateliers, remontant la Kama et la Biélaïa, s'y arrêtent). Savon, tanneries. Sel, bois, fer.
SARASINS. Voy. sarrazins.
SARA-SOU , riv. du Turkestan. Voy. sary-sou.
SARATÜGA, ville des Etats-Unis (New-York), à 260 kil. N. de New-York; 3,000 hab. Eaux minérales. Le général anglais Burgovne fut battu aux environs, en Ï 777, par le gén. américain Gates.
SARATOV, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. de Saratov, sur la gauche du Volga , à 836 kil. S. E. de Moscou, par 44° 20’ long. E., 61° 31’ lat. N.; 16,000 hab. Évêché. Jardin botanique et gymnase. Ville très commerçante. Fondée à la fin du xvi* siècle ; brûlée en 1774. — Le gouv. de Saratov, situé entre ceux de Penza et de Simbirsk au N. , d’Orenbourg à l’E., d’Astrakhan au S., des Cosaques du Don, de Voronéje et de Tambov à l’O., a environ 600 kil., tant de long que de large, 240,000 kil. carrés . et 400,000 hab. A. l’E. , le sol est très fertile, sauf au S. E. , où sont des sterres immenses. Outre
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ïo Volga , fleuve principal , on remarque les deux Ouzen, l’Irgiz, le Khoper, le lac Allan qui fournit par an 180,000,000 kilogr. de sel. Il s’y trouve nombre de colonies allemandes qu’y attira Catherine 11.
SARAVAN. Voy. SARAOUAN.
SARAZ1N (Jacq.), sculpteur français, né à Noyon en 1690, mort en 1660, fut élève de Guillain père, passa 18 ans à Rome, obtint à son retour la protection de Richelieu qui l’employa , devint gendre de Vouet, et eut grande part à l’établissement de l’Académie de peinture (1665), dont il fut le premier recteur. Son chef-d'œuvre est le monument qui représente la Religion, la Justice, la Piété, la Force, avec 14 bas-reliefs en bronze»
Sarazin, poëte. Voy. sarrasin.
SARCELLES, village du dép. de Seine-et-Oise , à 15 kil. N. de Paris ; 1,600 hab. Château. Jadis titre de marquisat.
SARDAIGNE, Sardegna en italien , Sardinia des Romains, une des trois grandes îles de la Méditerranée, au S. de la Corse, dont la sépare le détroit de Bonifacio, par 6° et 7° long. E., et par 39^-41° lat. N., fait partie des États sardes, qui même en tirent leur nom (on les nomme Royaume de Sardaigne ) ; elle a 240 kil. du N. au S., sur 96 de moyenne largeur, environ 26,000 kil. carrés, et 640,000 hab. Cagliari en est la capitale. Pour la division administrative, Voy. ci-après états sardes. La Sardaigne est hérissée de hautes montagnes, dont la principale est le Gennar-Gentu ; le Tirjo est le principal cours d’eau ; le climat de l’île est malsain, sauf dans les montagnes ; le sol y est très fertile, ce qui la faisait nommer la nourrice de Rome, mais l’agriculture est arriérée. La pêche y est très abondante. On trouve dans l’île beaucoup de mines (fer, plomb, houille, cuivre, marbres, basalte, améthystes, etc.). L’industrie est faible, le commerce très borné. En général, le Sarde est très pauvre. — La Sardaigne , était appelée par les Grecs Sandaliotis ou Ichnusa , d’après sa forme assez semblable à celle d’une sandale ou d’un pied. Elle semble avoir été peuplée, moitié
?ar les Ibères, moitié par les Pélasges ou par les héniciens ( Voy . sardus). Les Carthaginois s’y introduisirent et y dominèrent depuis le Ve siècle. Rome y mit le pied dès 259 av. J.-C. , et finit par la leur ravir en 238 (après la guerre des Mercenaires), Genséric en devint maître vers l’an 436 de J.-C. Les Grecs, qui la reprirent sur les Vandales, ne purent la garder contre les Arabes d'Espagne, qui s'y établirent de bonne heure. Aidés de Pise et de Gênes (1022), les indigènes se débarrassèrent des infidèles, et eurent quelque temps une organisation à eux; l’île fut alors partagée en quatre judicatures : Arborée ou Oristano à l’O., Oléastro à l’E., Gallura au N. E., et Torres au N. O.; mais bientôt la Sardaigne tomba sous le joug des deux républiques , qui , en 1175, se partagèrent 1 île sous la médiation du pape. Frédéric 11 en investit son fils Enzio (1239). Après la chute des Hohenstaufen , Pise en redevint maîtresse (1258). Jacques 11 le Juste, roi d’Aragon, la conquit sur Pise (1297), et depuis ce temps jusqu'à 1700 (ou 1713) , elle fit partie de la couronne d Ara^on, puis de la couronne d'Espagne. La paix d’Utrecht (l 7 1 3) la détacha de cette couronne pour la donner à 1 Autriche , mais celle -ci l’échangea dès 1720 contre la Sicile, qu’elle se fit abandonner par le roi Victor- Amédée 11. La Sardaigne n’a jamais été à Napoléon. Dépouillés de tous leurs états de terre ferme par la France, les rois Charles- Emmanuel et Victor-Emmanuel filèrent résider dans cette île (de 1 198 à 1814).
SàRDaigne (Royaume de). Voy. sardes (états). SARDANAPALE, nom chaldéen qui signifie donné par Dieu, a été porté par plusieurs princes d' Assyrie dont le plus célèbre, dit aussi Empacmès ou Tonos-Concoteros, fut le dernier souverain du pre¬
mier empire d’Assyrie ; il régna do 797 à 769 av J.-C., et vécut dans le luxe et la mollesse négligeant les soins du gouvernement. Arbacès , prince mède , et Bélésis, prêtre chaldéen, soulevèrent contre lui les Mèdes , les Perses et les Babyloniens, Alors Sardanapale quitta sa vie voluptueuse et prié les armes: il gagna d’abord une bataille sur les rebelles, puis fut vaincu et se retira dans Ninive où il se défendit pendant plus d’un an; mais enfin, se voyant près d’être forcé, il fit élever un bûcher où il plaça ses trésors et s’y jeta lui et ses femmes (769). Du reste, rien de plus incertain que tout ce que l’on raconte de Sardanapale. Selon quelques chronologistes, ce prince aurait vécu de 836 à 817 av. J.-C. Après sa mort, l’empire d’Assyrie fut démembré : il se forma 3 nouveaux royaumes ; ceux de Médie, de Babylone, de Ninive. Phul, son fils, régna sur le dernier sous le nom de Sardanapale II. sardanapale ii, fils du précédent. Voy. phul. SARDES, auj. Sari, capitale du roy. de Lydie, sur le Pactole, près de son confluent avec l’Hermus.dans une plaine délicieuse et fertile, au pied du mont Tmolus. Aux environs, monument d’Alyatte (père de Crésus). Cyrus prit Sardes en 648, et détruisit ainsi le roy. de Lydie. Sardes fut ensuite le ch.-l. de la 2e satrapie de l’empire perse. Sa richesse, qui avait été proverbiale parmi les Grecs, baissa pendant la période persane, bien que Sardes fût comme le point de contact des Grecs et des Perses, et le centre d’un grand commerce de terre, surtout du commerce d’esclaves. Sardes fut brûlée p. lesAthéniens(50<*ou499) : de là les guerres médïques. En 262, Eumène (de Pergame) battit Antiochus I aux environs de Sardes. Sous l’empire, cette ville redevint très florissante ; Florus l’appelle la Seconde Rome. Renversée par un tremblement de terre, elle fut relevée par Tibère : Adrien l’embellit encore. On y célébrait des jeux magnifiques de 4 en 4 ans. Sardes fut détruite par Tamerlan en 1402. On n’y voit plus que des ruines.
sardes (états) ou royaume de sardaigne, état d'Europe, se compose de 2 parties distinctes, l’île de Sardaigne [Voy. ci-dessus) et les états de terreferme. Ceux-ci, situés au N. de l’Italie, partie à l’E., partie à l’O.des Alpes, entre la Suisse au N., la France à l'O., le roy. Lombard-Vénitien à l’E. et la Méditerranée au S., ont 44,000 kil. carrés, et 4,125,000 hab. ( le tout ensemble , y compris la Sardaigne, monte à 70,125 kil. carrés, et 4,665,000 hab.). La capitale est Turin. Le royaume est divisé en neuf intendances générales, et une vice-intendance générale (celle de Sassari) ; celles-ci à leur tour se subdivisent en petites intendances.
1° Etats de Terre-Ferme.