‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 977 sur 1261 · SANT · texte numérisé non relu

SANT

enlevée aux Maures, par Alpli. I en 1147; Alpli. III, l’agrandit en 1254, et les rois de Portugal y firent leur résidence jusqu’à Jean I.

SANîarem, ville du Brésil (Para), sur la gauche de l'Amazone , près de l’embouchure du Tapajos , à 845 kil. S. O. de Para; position importante, en ce qu’elle commande l’embouchure du fleuve; 2,700 h.

SANTEE, riv. des Etats-Unis(Carolines), naît dans les Montagnes Bleues, coule à l’E. , et tombe dans l’Océan Atlantique , par 81° 41’ long. O., 33° lat. N. Cours , 200 kil.

SANTEN, ville des Etats prussiens. Voy. xanten.

SANTEiNAY, village du dép. de la Côte-d’Or, à 20 k. S. O. de Beaune ; 1 ,600 hab. Vins estimés. Aux environs, eaux minérales et salines.

SANTEKRE, ancien petit pays de France, en Picardie, se divisait en Haut et Bas, et comprenait ; dans le Haut-San terre, Péronne (ch.-lieu général), Bray et Chaunes ; dans le Bas, Montdidier et Roye. Ce pays forme auj. l’E. du dép. de la Somme.

SANTERRE (Claude), fameux démagogue, né à Paris en 1743, était un riche brasseur du faubourg Saint-Antoine. 11 fut un des principaux instigateurs des émeutes du Champ-de-Mars, du 20 juin , du

10 août, fut nommé par la Commune général de la garde nationale parisienne , et commandant de la prison du Temple pendant que Louis XVI et sa famille y étaient renfermés. Lorsque Louis XVI, sur l’échafaud, voulut parler au peuple, il fit, dit-on, couvrir sa voix par un roulement de tambours. Nommé général en Vendée, il ne montra que de l’incapacité, et fut honteusement battu à Coron, près de Chollet. A son retour, il fut arrêté comme modéré, et ne dut son salut qu’au 9 thermidor. Partisan du Directoire,

11 tenta vainement de s’opposer au 18 brumaire. Depuis, il n’a joué aucun rôle. M. en 1808 • -Son fils aécritsa Fïeetdéfendu samémoire. — F.lourdet ue s.

SANTEUIL ou SANTEUL (J. -B. ) , Satuoiius , poète latin moderne , né en 1630 , mort en 1697, était chanoine de Saint-Victor. 11 s’acquit autant de célébrité par sa gaieté et ses bizarreries que par son talent poétique. Son latin , plein de verve, n’a cependant pas la couleur, la physionomie antiques. Il s'était d’abord exercé dans la poésie profane , mais, à la sollicit. de Bossuet, il se consacra tout entier aux sujets religieux. Ses poésies consistent en hymnes , inscriptions, épigraphes (dont plusieurs pour les fontaines de Paris), etc. Ses Œuvres profanes forment 3 vol. in-12, Paris, 1729, édition Barbou ; ses hymnes forment un 4e vol. Les Hymnes ont été trad. en vers franç. par l’abbé Saurin, 1842. — Son frère Claude laissa, outre quelques vers (réunis à ceux du chanoine), de belles hymnes, manuscrites, 2 vol. in-4.

SANTIAGO, c.-à-d. Saint-Jacques , dit souvent Saini-Jacques-de-Cornpostelle , Campus Slellæ , en latin du moyen âge, ville d’Espagne (Galice), près de l’anc. Brigantium des Romains, dans l’intendance de la Corogne, au pied du mont Pedroso, à 508 kil. N. O. de Madrid: 29,000 hab. Archevêché (très riche jadis, et dont le revenu était de 80,000 ducats) ; université, résidence du capitaineénéral , tribunaux , ch.-l. de l’ordre de Saintacques. Fabriques; un peu de commerce. — L’archevêché fut fondé de 825 à 835 sous Alphonse 11, lorsqu'on transféra en ce lieu le corps de saint Jacques (trouvé en 808 par Théodomir). On conte que peu après (sous Ramire 1 ), à la bataille de Logrono, saint jacques lui-même, monté sur un cheval blanc, décida la victoire qui fut remportée sur les Arabes d’Abderrahman 11 : depuis celle époque, tout propriétaire d’un arpent va donner à saint Jacques une redevance annuelle en grains ou en vin. Bientôt la ville devint un pèlerinage des plus célèbres. Les Maures saccagèrent Santiago en 997. Charles-Quint y assembla les cortès en 1520. Les Français l’occupèrent de 1809 à 1814,

Santiago , capit. du Chili et du dép. de Santiago, sur la Maypocha, à 1,800 kil. O. de Buénos- Ayres, par 72° 8’ long. O., 33° 16’ lat. S.; 45,000 hab. Placée à un niveau très élevé, elle a un climat sain et délicieux. La ville est belle et régulière, mais inachevée; très belle place au centre, beau pont, brise-eau remarquable, monnaie, cathédrale, palais du gouverneur (ces trois derniers en briques et non finis, mais très vastes). Institut (sorte d’université), collège Saint-Jacques, lycée, deux collèges pour les demoiselles, bibliothèque. Commerce actif Evêché. Les tremblements de terre sont fréquenla à Santiago ; ceux de 1822 et 1829 surtout lui on fait le plus grand tort. La ville fut fondée en 1541 par Pedro de Valdivia. — Le dép. de Santiago, un des huit du Chili, a pour bornes celui d'Aconcagua au N., les Andes à l’E. , et pour villes principales (outre Santiago) Valparaiso, Santa-Cruz, Roncagua, Tiltil.

Santiago (île), la plus grande des îles du cap Vert (55 kil. sur 22); 20,000 hab. Ch.-l. , Villa-da-Praya.

santiago-de-alanhj , ville de la république de Nouvelle-Grenade, ch.-l. de la prov. de Veragua, dans le dép. de l’Isthme; 5,000 hab.

santiago-de-cuba , ch.-l. du dép. oriental de Cuba, à l’embouchure du Santiago, à 800 kil. S. E. de la Havane ; 12,000 hab. Archevêché. Port excellent, château-fort del Morro ; point de monuments. Commerce très actif depuis 1778 (époque de l’ouverture de son port). L’air y est très malsain et l’on y manque d’eau. — Cette ville fut fondée en 1514 par Diego Velasquez, et a élé jusqu’à 1589 capit. de l’île de Cuba.

santiago-de-haïti ou de los C chaL'eros, ville de Haïti, en. -lieu du Nord-Est. à 157 kil. N. O. de Saint-Domingue, a un petit port à 24 kil. de là ; 12,000 hab. Fondée vers la fin du xve siècle.

santi ago-del-estero, ville de la Confédération du Rio-de-la-Plata, ch.-l. de l’état de même nom, à 17 kil. S. E. de Tueuman, sur le San-Miguel ou Rio-Dulce: peu peuplée. Fondée en 1562. — L’état de Santiago est situé entre ceux de Tueuman au N., de Catamarca à 10., de Cordova au S.

SANTI AGO-DE-LA-VFXA. Voy . SPANISH-TOWN.

SANTIAGO-DE-LOS-CABALLEROS , iiuui commun à plusieurs villes de l’Amérique. Voy. guatimala (vieille-), santiago-de-haïti, etc.

SANT1LLANE, Santillona en espagnol, Concerna, ville d'Espagne (Santander), à 26 kil. S. O. de Santander, sur quatre petits ruisseaux; 2,300 hab. Ancien château. Patrie de l’architecte J. de Herrera qui termina l’Escurial. — Jadis la partie orientale des Asturies se nommait Asturie de Santillune , par opposition à Y Asturie d' Oviedo qui était plus à l’O. SANTO-ANGELO. Voy. san-angelo.

SANTO-ANTIOCO , Enduis, petite île de la Méditerranée, sur la côte S. O. de la Sardaigne, à laquelle elle est unie par un vieux pont : 40 kil. de tour ; 2.000 hab. — Dévastée par les Arabes, puis par les Pisans et les Génois.

SANTO-ANTON 10-DE-T EJ UCO ou T1JUCO, ville du Brésil (Minas-Geraës), dans les monts Espinhaço, à 550 kil. N. de Rio-de-Janeiro ; 6,000 hab. C’est la ville principale du district Diamantin. — On trouve des rivières du nom de Santo-Antonio au Brésil (dans les prov. de Minas-Geraes, Saint-Paul, Porto-Seguro), mais elles sont toutes peu importantes. — Voy. aussi san-antonio et sant'-antonio.

SANTO-DOMINGO, ville de l’île de Haïti, ch.-l. du dép. du Sud-Est, à 270 kil. E. du Port-au- Prince, par 18° 29' lat. N., 72° 20' long. O., à l’embouchure de l’Osama; 12,000 hab. Jolie ville ; belle cathédrale gothique. Commerce peu important. — Fondée d’abord sur la gauche de l'Ozama par Barth. Colomb en 1495, et nommée Nouvelle-Isabelle ; presque détruite par un ouragan

SANU — 1597 — SAPIi

en 1504, et rebâtie sur la rive droite dans le lieu qu’elle occupe à présent. Elle fut surtout florissante au xvi* siècle. Fr. Drake la prit en 1586, et les Françaisen 171)5. Elle posséda jusqu’à cette époque le tomb. de Christ. Colomb, transp. depuis à la Havane.

SANTO ESP1KITO, prov. du Brésil. V. espirito.

SANTO-ESP1 K 1TU , ville de l île de Cuba, à 80 kil. N. Fi. de Trinidad : 7,000 hab.

SANTO-STEKANO-BELBO, ville des États sardes, à 16 kil. N. O. d’Aequi ; 3,200 hab. Abbaye.

SANTONA, ville forte et port d’Espagne (Burgos), à 26 kil. E. de Santander, sur une presqu’île, dans une baie du golfe de Gascogne ; 1,200 hab. Prise par les Français en 1809 et 1823.

SANTON ES, auj. la Sainionge , Y Angoumois et YAunis , peuple de Gaule en Aquitaine, au S. des Pictones, avait pour ch.-l. Santones, d'abord Mediolanum (auj. Saintes ), vers le centre du pays, sur le Carantonus (auj. la Charente ).

SANTONS, espèce de moines musulm. , analog. aux Calenders. Ils mènent une vie vagabonde et libertine, et souvent détroussent les voyageurs ; ils simulent l’extravagance (parce que la foliG passe pour inspiration et pour signe de sainteté chez les Musulmans), querellent ceux qu’ils rencontrent, ou bien demandent l’aumône tout armés.

SANTOB1N (île), Thera des anciens, île de l’état de Grèce (Gyclades mérid.), par 23° T long. E., 36° 20’ lat. N., au S. de celle de Nio : 15 kil. sur 7 ; 12,000 hab.; terrain de formation volcanique (la côte occid. est une partie de la circonférence d'un ancien cratère de 16 kil. de diamètre). Grains, coton, etc. — Cette île paraît tirer son nom de sainte Irène, qui y fut martyrisée en 304.

SANTOBIO. Voy. sanctorjus.

SANTOS, ville d’Espagne (Badajoz), à 31 kil. N. O. de Llerena ; 6,000 hab.

SANTOS, ville du Brésil (Saint-Paul), dans l’île Saint-Vincent, côte N., par 48° 42’ long. O., 23° 59’ lat. S., à 45 kil. S. E. de Saint-Paul ; 6,500 hab. Bon port ; commerce. — Fondée en 1545.

SANTOS (los-) , aux Antilles. Voy. saintes (les-).

SANTOS (baie de todos-los-}. V. todos-los-santos.

SANUDO (Marc), général vénitien, né en 1153, fit partie de la quatrième croisade, aida les Francs à renverser du trône l’empereur de Constantinople et à fonder l’empire latin , s’empara , pour les Vénitiens, des Sporades et des Cyclades .notamm. de Na\n- M207), fut créé par l empi. latin Henri duc de l’Archipel , et transmit ce titre à ses descendants. Il enleva Candie à ses compatriotes, et se lit proclamer roi de cette île , mais la perdit bientôt. Néanmoins , il conserva Naxos ; il y mourut en 1220. Ses successeurs, qui se signalèrent dans les guerres contre les Génois et les Grecs, portèrent le titre de ducs de l'Archipel jusqu'à Jean Sanudo, 6e duc, lequel donna sa fille etsasouverainetéde Naxos au prince de Négrepont (à la ün du xiv* siècle).

SANUTO (Marino), dit Torsello , Vénitien, fit cinq voyages en O rient, s’efforça, mais sans succès, de susciter une croisade, convoitant l'Égypte pour Venise, et composa dans ce but son Liber secret orum Fidel ium cnicïSy super Terne sanctæ recuperatione (1306) , ainsi que les Cartes de In Méditerranée , etc., qu’il présentaen 1321 à Jean XXII. Son ouvrage aété publié par J. Bongars, dans les Gesta Dei per Francosf 1. 11.

sanuto (Marino), né à Venise en 1 466, mort en 1*531, historiographe de la république, a laissé, entre autres ouvrages : De adventu Caroli (Charles VIII) in Jtaliam advtrsus reynum neapolilanum (manuscrit, dont un exemplaire à la Bibliothèque du Boi à Paris); De magisiratibus urbis Venetæ (manuscrit) ; De origine urbis Venetæ et vilâ omnium ducutn, publié par Muratori, Milan, 1733, in-fol. (c’est ce que vulgairement on appelle la Chronique de Sanuto).

sanuto (Livio), noble vénitien du xvi* siècle.

On lui doit : Histoire de l’Af.ique, Venise, 1588; une Géographie (en 2 livres), Venise, 1588, in-fol.; une traduction de YEnlèvement de Proserpine pie Claudien), en vers, Venise, 1551.

SANZIO (Raphaël), peintre. Voy. raphael.

SAONE, Araris des anciens, Segona et Saucona au moyen âge, riv. de France, naît dans le S. 0. du dép. des Vosges, dans l’arr. de Mirecourt, coule au S., traverse les dép. de Haute-Saône, Côte-d Or, Saône-et-Loire, sépare ceux du Rhône et de l’Ain, et tombe dans le Rhône à Lyon : cours, 435 kil. Elle arrose Châtillon-sur-Saône, Port-sur-Saône, Grav, Pontailler, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne, Verdunsur-Saône, Châlons-sur-Saône , Tournus, Mâcon, Trévoux et Lyon. Ses principaux affluents sont : à droite, l’Armince, le Salon, la Tille, l’Ouche; à gauche, l'Oignon, le Doubs, la Seille, la Beyssouse, la Veyle. Elle communique en outre avec les canaux de Bourgogne, du Centre et du Rliône-au-Rhin.

saône (dép. de la haute-), dép. situé entre ceux des Vosgesau N., du Doubs et du Jura au S., du Ht-Rhin à l’E., de la Hte-Marne et de la Côte-d’Or à 10. : 5,309 kil. carr. ; 343,298 hab. Ch.-l., Vesoul. 11 est formé d une partie de la F ranche-Comté. Pa^s montagneux, surt/jut au N. et à l’F]. Climat humide, mais sain. Manganèse, plomb argentifère , cuivre pyriteux et argentifère; tourbe; marbre, granit, jaspe, albâtre, plâtre; pierres à aiguiser et meulières; terres alumineuses, vitrioliques et à potier; sable à verre, etc. Eaux minérales. Sol fertile (grains, légumes, colza, navette, lin, chanvre, vin). Gros bétail, chevaux, porcs. Grande industrie (hauts-fourneaux, forges, tréfileries, etc.; pièces d’horlogerie; tissus de coton; verre, faïence, poterie; moulins à huile; kirschenwasser, etc.). Commerce actif. Beaucoup d’antiquités et de médailles. — Ce dép. a 3 arr. (Vesoul, Gray, Lure), 28 cant., 651 communes : il appartient à la 7e division militaire, et ressort de la cour imp. et de l’archevêché de Besançon.

saone-et-loire (dép. de), dép. de l’intérieur, entre ceux de la Côte-d’Or au N., de la Loire, du Rhône, de l’Ain au S., du Jura à l’E., de l’Ailier à FO. : 8,565 kil. carr. ; 538,507 hab. Ch.-l., Mâcon. 11 est formé d une partie de la ne. Bourgogne. Mont., coteaux, beaucoup de petites rivières qui se partagent entre la Loire et le Rhône ; fer; houille; cristal de roche, albâtre, marbre, pierre lithographique, pierre de taille ; eaux minérales. Prairies, forêts ; froment, etc. ; bons vins. Gros et menu bétail, chevaux, porcs, etc. Forges et usines à fer; tissus de coton, de fil, de laine ; horlogerie ; eau-de-vie de marc, etc. Commerce actif, surtout en vins de Mâcon. — Ce dép. a 5 arr. (Mâcon, Louhans, Charolles , Châlonssur-Saône, Autun), 48 cantons, 592 communes; il appartient à la 8e division militaire, dépend de la cour impér. de Dijon et de l’évêché d’Autun.

SAORGIO, ville des États sardes (Nice), à 37 kil. N. E. de Nice; 3,100 hab. Château-fort qui commande le col de Tende. Pris par Masséna en 1794.

SAOSDUCHEE. Voy. nabuchodonosor i.

SAPARUUA, une des Moluques, Voy. moluques

et AMBOINE.

SAPAUDIA, nom latin de la sa voie.

SAPHADIN. Voy. mélik-el-adel.

SAPHO, Sappho , la plus célèbre des femmes poètes, naquit à Mitylène, dans l’île de Lesbos , vers 612 av. J.-C., resta veuve de bonne heure, conspira avec Alcée contre Piltacus, tyran de sa patrie, lut bannie et alla mourir en Sicile. On raconts que, méprisée de Phaon dont elle était éprise, elle mit lin à ses jours en risquant le saut de Leucade ; ce- faits appartiennent évidemment à une autre Sapho, Lesbienne aussi, mais d’Erésos, courtisane célèbre en son teui[is,el qui vécut plus tard. Les anciens sont unanimes pour admirer ia verve et le feu qui brillaient dans les vers de Sapho; on la sur nommait

Page 1