SARO — 1601 — SAUR
35 mètres (c est auj. une verrerie). Ville fort ancienne et grande jadis : C’est l’anc.zADRACARTA.
sari d’orcino, ch. - 1. de cant. (Corse) , à 20 kil. d'Ajaccio ; 837 hab.
SAR1NE, riv. de Suisse. Voy. saàne.
SARISBERIENSIS ( J.). Voy. jean de salisbury.
SARK ou SERCQ, île anglaise de la Manche, sur la côte de Normandie, par 5° 12’ long. E., 49° 30’ lat. N. ; 24 kil.-carrés ; 400 hab.
SARLAT, ch.-l. d’arr. (Dordogne), à 70 kil. S. E. de Périgueux; 5,669 hab. Tribunal de lr* instance et de commerce; collège communal. Huile de noix, bestiaux, pierres meulières, lignite; truffes, etc. Aux env. , fer. Patr. de l’ami de Montaigne, Et. de La Boétie , etc. Cette ville doit son origine à un ancien monastère de Bénédictins fondé au vin» siècle. Sarlat fut érigé en évêché par Jean XXII , et garda ce titre jusqu’en 1789. — L’arr. de Sarlat a 10 cant. (Sarlat, Belvez, le Bugue, Carlux, Domine, Montignac-le-Comte, Salignac, Saint-Cyprien, Terrasson , Villefranche-de-Belvez) , 133 communes et
SARMATIE, Sarmalia, nom vague donné par les anciens à une vaste contrée qui s étendait, en Europe et en Asie , entre la mer Baltique et la mer Casienne , au N. du Pont-Euxin. Pour les uns , la armatie n’est qu’une portion de ;a Scythie , la partie occidentale; pour les autres, elle en diffère, et se place à l’O. de cette contrée. Quoi qu’il en soit, on distinguait la Sarmatie occidentale ou européenne , entre la Vistule et le Tanaïs, comprenant 'tous les pays qui forment auj. la Russie et la Pologne; la Sarmatie orientale ou asiatique, s’étendant à l’E. du Tanaïs jusqu’à la mer Caspienne. — Les Sarmates ou Sauromates étaient une nation distincte des Scythes. Ils paraissent être sortis du Turkestan actuel, et avoir séjourné longtemps au N. du Caucase ; ils conquirent sur les Scythes les contrées auxquelles leur nom est resté , et dominèrent longtemps sur ce peuple. Ils furent à leur tour subjugués par les Goths ( aux IIIe et iv* siècles de J.-C. ). Ils se joignirent aux Huns pour détruire l’empire des Goths (376) , et prirent part aux invasions des Huns dans l’Europe occid. au ve siècle. — On distinguait, parmi les Sarmates, plusieurs peuplades , dont les principales étaient celles des Sarmates Iazyges et des Suirmates royaux (c.-à-d. gouvernés par des rois).
SARMIGËTHUSE, v. deDacie. Voy. zarmigéthuse.
SARNEN, ville de Suisse (Unterwald), sur l’Aa et le lac de Sarnen, à 80 k. E. de Berne ; 3,500 hab. Chef-lieu du Haut-Unterwald. Moulin à scie , etc. Depuis 1830, cette ville a été longtemps le siège de conciliabules aristocratiques , qu’on désignait sous le nom de Ligue de Sarnen.
SARNIA, nom ancien de l’île de guernesey.
SARNO , Sarnus, ville du roy. de Naples (Principauté Citér. ) , sur le Sarno, à 17 kil. N. O. de Salerne ; 12,000 hab. Evêché. Cathédrale. Fabriques de papier, soieries. Eaux ferrugineuses et sulfureuses. Ville très ancienne; fondée par les Pélasges. Près de là, Téia , roi des Goths, fut pris et mis à mort par Narsès. Ferdinand î (d’Aragon), roi de Naples, y fut vaincu par Jean d’Anjou (1460).
SARON (J.-B. bochart de), premier président 'au parlement de Paris, né à Paris en 1730, mort sur l’échafaud en 1794, était de la même famille que l’orientaliste Bochart. Il s’occupa avec succès «le mathématiques et d’astronomie, se fit surtout remarquer par son habileté à exécuter les calculs les plus compliqués, favorisa Laplace , et fit imprimer à ses frais le premier ouvrage de ce savant.
SARON1DES, nom qu’on donne quelquefois aux Druides , du mot grec saronis , vieux chêne.
SARONIQUE (golfe ou mer), auj. golfe d’ Athènes ou d 'Egine, partie de la mer Egée, entre l’Attique et l’Areolide, ainsi nommée, dit-on, de Saron, roi
de Trézène , qui s’y serait noyé. Elle contenait les îles de Salamine et d’Egine.
SAROS ou SAROSCH, comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre la Galicie au N et les comitats d’Abaujvar au S., de Zips à l’O. dé Zemplin à l’E. : 90 kil. sur 80; 184,500 hab. Ch!-1. Eperies. Montagnes ; sel , opales ( à Gzernovitz ) sources minérales.
SAROS (NAGY-), ville de Hongrie (Saros), à 5 kil. N. O. d’Eperies; 2,000 hab. Drap. Ville jadis forte.
saros (golfe de) , Sinus Mêlas , golfe formé par l’Archipel, sur la côte de laRoumélie, est séparé, au S. E. , de la mer de Marmara et du détroit des Dardanelles par la presqu’île de Gallipoli.
SAROUDJ ou SEROUDJE, ville de la Turquie d’Asie (Rakka), ch.-l. de sandjakat, à 45 kil. S. O. de Réha. Prise par Baudouin en 1100, elle devint le titre d’un comté, qui appartint aux princes d’Edesse.
SAROUKHAN , sandjakat de la Turquie d’Asie (Anatolie), borné par ceux d’Aïdin au S. , de Karassi au N., de Koutaïeh à l’E., l’Archipel à l’O., a pour ch.-l. Thyatire ou Ak-Hissar. Il est traversé par le Sarabat. Il doit son nom à l’émir Sarou ou Saroukhan , qui , lors de la dissolution de l’empire de Roum , s’appropria cette province (1307). L’émirat de Sarou devint possession ottomane de 1389 à 1392, sous Bajazet I.
SARP, ville de Norvège (Aggerhuus), à 16 kih S. O. de Frederikstadt. Aux env., grande cataracte du haut de laquelle on précipitait les criminels.
SARPÉDON, fils de Jupiter et d’Europe, disputa le trône de Crète à Minos, son frère, fut vaincu, et alla fonder en Lycie avec ses partisans un petit état. Suivant Homère, Sarpédon fut un des princes qui vinrent au secours de Troie, et fut tué par Patrocle ; mais Apollon enleva son corps du champ de bataille, et l’envoya en Lycie, lavé, parfumé d’ambroisie et revêtu d’habits immortels. Peut-être y eut -il deux Sarpédons qui auraient vécu en des temps différents.
SARPI (Pierre-Paul) , dit FraPuolo,c,é\. historien, né à Venise en 1552, mort en 1623 , entra chez les Servites, où il prit le nom de Paul, étudia toutes les sciences , devint procureur-général de son ordre (1585), et, à partir de 1597, se porta défenseur de Venise contre le pape Paul V. La république le nomma son théologien consultant, puis membre du Tribunal des Dix. En 1607, des assassins le blessèrent : il fut traité aux frais de l’Etat. C’était, a-t-on dit, un Protestant travesti en moine : il ne tint pas à lui que la réforme ne s’établît à Venise ; mais ses projets furent déjoués. Sarpi a écrit l 'Histoire deVinterefrY,Venise,1606,in-4,etl7fif.sL duconcilede Trente , LoncL, 1619. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Naples, 1790, 24 v. in-8. Elles sont kV Index. L’Hist. du cône, de Trente a été réfut. parle card. Pallavicino.
SARRALBE, ch.-l. de cant. (Moselle), au confl.de la Sarre etde l’Alb, à 16 k. S. de Sarreguemines; 3,556 h. Usinesàfer, scieries: toiles; sources salées. Ane. haras.
SARRASIN (J .-Fr.) , poôte français , né en 1603 à Hermanville, près de Caen, mort en 1654 , fut quelque temps secrétaire des commandements du prince de Conti. On a de lui la Défaite des bouts rimés , poëme en 4 chants, et des Poésies diverses ; plus une Histoire du siège de Dunkerque , etc. Ses écrits se font remarquer par un badinage ingénieux. 11 était en ce genre le rival de Voiture.
SARRASINS, nom synonyme de Musulmans dans les historiens chrétiens du moyen âge, désignait d’abord une tribu particulière de l’Arabie déserte, les Saracènes , qui faisaient la force principale des armées arabes; les Chrétiens étendirent ce nom à tous les Musulmans, Arabes ou Maures, aussi bien à ceux de Palestine qu’à ceux qui envahirent l’ Afrique, la Sicile, l’Espagne et le midi de la France {Voy. arabes). Les Turcs renversèrent la puissance des Sarrasins, avec lesquels il ne faut pas les confondre.— On déri ve aussi
SA BT — 1602 — SARW
le mot de Sarrasint de l’arabe Charqin (c.-à-d. Oriental), nom que se donnent les Arabes, et on l’oppose à celui de Maures, qui vient dè Maghreb (Couchant).
SARRE, Saar en allemand, Saravus et Sara en (latin, riv. qui prend sa source en France, dans le dép. des Vosges, passe dans ceux de la Meurthe (à barrebourg) et de la Moselle (à Sarreguemines) , entre dans la Prusse Rhénane, et après avoir baigné Sarrebruck et Sarrelouis, se jette dans la Moselle à Consarbriick. Elle a donné son nom au dép. franajs de la Sarre, formé sous la république française en 1795, aux dépens de l’évêché de Trêves; ch.-l., Trêves. Ce dép. a été donné à la Prusse en 1815.
SARREBOURG, Saarburg en ail., Caranusca et Sarœ castrutn en latin, ville de France, ch.-l. d’arr. (Meurthe), sur la Sarre, à 66 kil. E. de Nancy; 2,340 hab. Magasins et boulangeries immenses pour la troupe. Société d’agriculture ; cotonnades , siamoises, bière, etc. — Jadis ville de l’Empire ; aux évêques de Metz depuis Othon I, puis aux ducs de Lorraine (1464), à la France en 1661. Elle souffrit de la peste en 1635. — L’arr. de Sarrebourg a 5 cant. (Sarrebourg, Fenestrange, Lorquin, Phalsbourg, Réehicourt-le-Château), 116 comm., et 75,499 hab.
sarrebourg , Saarburg en allemand, ville des États prussiens (Prov. Rhénane), sur la Sarre, à 18 kil. S. de Trêves; 1,550 hab. Faïence, alun, sel ammoniac, bleu de Prusse, aciéries, forges.
SARREBRUCK, Saarbrück en allemand, Augusli mûri , Sarœ ports en latin* ville des Etats prussiens (Prov. Rhénane), ch.-l. de cercle, à 65 kil. de Trêves, sur la gauche de la Sarre, qu’on y passe sur un assez beau pont ( brück ); 7,000 hab. Porcelaines, cartes à jouer; fer, quincaillerie. — Fondée au x* siècle ; possédée par les évêques de Metz, puis par des comtes particuliers (1237); à la maison de Nassau depuis 1380. Prise par les français et bientôt après par les Impériaux, qui la brûlèrent (1676); réunie à la France en 1794, et ch.-l. d’arr. du dép. de la Sarre jusqu’en 1 8 1 4 ; donnée à la Prusse en 1815.
SARREGUEMINES, Saargemïind en allemand, ville de France, ch.-l. d’arr. (Moselle), à 75 kil. E. de Metz, au confluent ( gemünd ) de la Sarre et de la Blise ; 4,113 hab. Tribunal de lr* instance, collège communal. Jadis fortifiée. Siamoises, velours, cravaltes de soie, tabatières de carton vernissé, poterie façon anglaise. — Ane. place forte de Lorraine. Assiégée par les Prussiens en 1794 ; occupée par les alliés en 1814 et 1815. Inondée en 1824. — L’arr. de Sarreguemines a 8 cant. (Sarreguemines , Bitche , Forb&eh, Saint-Avoîd, Sarralbe, Gros-Tenquin , Rorbach, Volmunster), 143 comm., et 125,973 hab.
SARRELOUIS , Saar-Luis en allemand , Arx Ludovici ad Saram, ville des États prussiens (prov. Rhénane), sur la Sarre, à 46 kil. S. E. de Trêves ; 7,000 hab. Armes, tréfilerie, tannerie, etc. Fer, plomb. Patrie de Ney. — Fondée par Louis XIV en 1G80; enlevée à la France par les traités de 1815.
SARRE-UNION. Voy. saar-union.
SARROLA , ch.-l. de canton (Corse), à 10 kil. N. E. d’Ajaccio; 605 hab.
SARS1NA ou BOB1UM, anc. ville de l’Ombrie, auj. dans l’État ecclésiastique (Forli), à 26 kil. S. E. deCésène; 1,200 hab. Evêché. Patrie de Plaute. Les Sarsinates prirent part aux guerres des Samnites contre les Romains, surtout à la 7e (269 av. J.-C.).
SART, 1 'ancienne Sardes , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 88 kil. N. E. d’Aïdin, beaucoup de ruines. L’anc. Sardes fut détruite par Tamerlan. — Une ville de môme nom se trouve en Perse, dans le Mazandéran. — On donne quelquefois au Bagoulet (Pactole) le nom de riv. de Sari.
SARTÈNE, Sartena, ville de Corse, ch.-l. d’arr., à 50 kil. S. É. d’Ajaccio ; 3,050 hab. — - L’arr. de bartène a huit cantons (Sartène, Bonifacio, Levie, i Ortor-Vecchio, Serra- Santa-Lucia, Petretto-è-Bic-
chisano, Olmeto), 43 oommunes et 25,739 habitants
SARTHE. Sartha, riv. de France, naît dans le dép. de l’Orne , arrond. de Mortagne , près da l’ancienne abbaye de la Trappe , arrose ce dép. et ceux de la Sarthe et de Maine-et-Loire , baigne Beaumont-le-Vicomte , Alençon , le Mans , Sablé et tombe dans la Mayenne au dessus d’Angers, après un cours de 270 kil. (dont 1 20 navigables depuis Arnage); elle a pour affluents l’Orne , l’Huisne, le Loir, etc.
sarthe (dép. de la), entre ceux de l’Orne au N., de la Mayenne à l’O., de Loir-et-Cher à l’E., etc. ; 6,216 kil. carrés ; 466,888 hab.; chef-lieu, le Mans* 11 est formé du Bas-Maine et du Haut-Anjou. Fer, houille, marbre, granit, pierres meulières et de taille, ardoise, grès à paver, ambre jaune, terre à foulon, etc. Eaux minérales. Sol varié (argileux à 10., meilleur à l’E. et surtout au N. E.) ; blé noir et autres céréales, légumes, fruits, pommes à cidre; chanvre; assez bons vins. Volaille renommée, abeilles, beaucoup d’industrie (toiles, siamoises, étoffes commune», gants, bougies célèbres, papeteries, verreries, orge», etc.) — Ce dép. a 4 arrond. (le Mans, Mamers , Saint-Calais , La Flèche) , 33 cant. et 394 communes; il appartient à lal6edivision militaire; a une cour royale à Angers, et un évêché au Mans.
SART1 (Jos.) , compositeur italien, né en 1730 à Faenza, mort en 1802 à Saint-Pétersbourg, composa plusieurs opéras qui obtinrent un succès éclatant à Milan et à Venise (entre autres son Giulio Sabino), et finit par être appelé à Saint-Pétersbourg, où il fit représenter son Armide et divers morceaux sacrés ou profanes qui lui valurent la noblesse russe.
SART1GES (Bertrand de), templier, né vers 1260 au château de Sartiges, près de Mauriac (ancienne Auvergne), était commandeur de Carlat au moment du procès des Templiers; il soutint avec courage l’innocence de son ordre , tant devant l'évêque da Clermont qu’à Paris (1309-1310), et, après la condamnation des chevaliers, passa en Allemagne, où il entra dans l’ordre Teutonique. — Il resle encore des descendants de la famille de Sartiges ; l’un d’eux, Ch.-Gabriel-Eugène, vicomte de Sartiges, né en 1772, mort en 1827, fut préfet de la Haute- Loire sous la Restauration (181 5-18 1 9).
SART1LLY, ch.-l. de canton (Manche), à 10 kil. S. E. de Granville; 1,000 hab.
SARTINE (Gabriel de), ministre français, né à Barcelone en 1729, mort en 1801, fut successivement conseiller au Châtelet, lieutenant-criminel, maître des requêtes, lieutenant-général de la police (1759), et acquit dans ces dernières fonctions une réputation européenne , tant par l’habileté avec laquelle se fit alors la police , que par diverses mesures utiles qu il fit adopter, tels que l éclairage par les réverbères , la construction de la Halle - aux - Blés, la fondation d’une école gratuite de dessin pour les ouvriers, etc. U eut le marquis de Castries pour successeur (1780). Lors de la révolution, il émigra en Espagne et y mourut.
SA RTO (André del). Voy. André del sarto.
SARUM ou OLD-SARUM, hameau d’Angleterre (Yv ilts) , à 3 kil. N. de Salisbury, ne se compose plus aujourd’hui que d’uue seule ferme; il envoyait cependant deux membres au parlement. — C’était jadis une forteresse, qui remonte aux Romains. Sarum fut jusqu’au xtil* siècle le siège d’un évêché, qui fut transféré depuis à Salisbury.
SARUM (NEW-), Voy. SALISBURY.
SAB US, auj. Séihoun , fleuve de la Cilicie, dite des Plaines, sort du Taurus sur les limites de la Cataonie, au lieu où cette montagne forme le défilé connu sous le nom de Pyles ciliciennes, et se jette dans la Méditerranée.
SARWAR ou KOTHBURG, Sabaria, bourg da Hongrie (Eisenbourg), à 22 kil. E. de Stein-am- Anger; 1,500 hab. Eglise catholique el synagogue.