WORMS
AUGUSTA TEROMANDCORUM, Tille de la Helgique 2*, auj. SAINT-QUENTIN OU VtKNAND.
augusta tindelicorum, Tille de Germanie , auj.
AUUSbOURG.
( Pour les villes qui ne seraient pas ici, cherche! le mot qui suit Augusta. )
augusta. Ce nom est aussi porté par beaucoup de villes des Etats-Unis: la principale est dans la Géorgie, à 155 kil. N. 0. de Savannah, sur la Sa\annah qui a en cet endroit 500 mètres de large ; elle compte 6,000 hab. Grand commerce de coton et tabac. Auguala n'avait que 10 maisons en 1785.
AUGUSTAMNICA , partie orientale de I Egypte Inférieure, entre le petit Delta à 10. et l'Arabie proprement dite 4 l E., ainsi nommée au iv« siècle.
AUGUSTE, en grec Sébasu, titre honorifique qui fut décerné pour la première fois à Octave par le sénat l'an 28 av. J.-C., et que prirent depuis tous les empereurs romains. Sous Dioclétien, on établit une distinction entre le titre d Auguste et celui de César. Le 1" distinguait l'empereur régnant, le 2» l'héritier présomptif de la couronne. Le titre d'Auguste a été conservé par les empereurs d'Allemagne depuis Olhon II ; ils l'ont même amplifié en prenant les titre* de sempa Augusius , perpetuus Augusttu.
Aur.i ste , C. Julius Citsar Octavianu* Augusius, jusqu'à son avènement au trône sous le nom
AUGU
AUGU
d'Octave, 1" empereur romain, était fils du sénateur C. Octaviuset peîit-r.ev<»u de César. Il naquit a Hume l'an 63 «t. J.-C., perdit son père de bonne heure, et fut adopté par son oncle. 11 n'avait que 18 ans quand César fut assassiné; il étudiait alors en Grèce. 11 accourut aussitôt à Rome pour recueillir l'héritage de son père adoptif : força, malgré sa jeunesse, Antoine à lui restituer une partie de ses biens qu'il avait détournés, et marcha contre lui à Modène avec lea consuls Hirlius et Pansa. Bientôt, cependant, ercevanl qu on voulait les perdre l'un par l'au-
i apercevant qu
tre, il se réconcilia avec Antoine, lui donna sa sœur Octavie en mariage, et tous deux formèrent avec Lépidus un célèbre triumvirat (43 av. J.-C). Us commencèrent par proscrire impitoyablement tous leurs ennemis ; puis Ils marchèrent contre les restes du parti républicain, et défirent à Philippe* Bru tus et Cassius qui étalent à la tète de ce parti (*2). Maîtres de l'empire après cette victoire. Octave et Antoine éloignèrent le faible Lépidus, et se partagèrent les provinces. Octave se réserva tout l'Occident. Après plusieurs ruptures et plusieurs raccommodements passagers, .es deux rivaux se firent enfin la guerre ouvertement, et Octave remporta sur Antoine une vctoire décisive près d'Actium (31). Il fit ensuite voile vers l'Egypte, où Antoine s'était réfugié avec Cléopatre, prit Alexandrie, força son ennemi à se donner la mort, et réduisit le pays en province romaine. De retour à Rome (29 at. J.-C.), il reçu! les titres de prince du sénat, il empereur, enfin d august», et rétablit sons un autre nom le gouvernement monarchique ['27). Du reste, il neseservitde son pouvoir que pour faire des lois sages et pacifier tout I empire. On dit que, dégoûté de la puissance, il eut un instant le projet d'abfli.jucr, mais qu'il en fut détourné par les conseils de Mécène. 11 mourut à Noie, l'an 14 de J.-C., âgé de 76 ans. Ce prince fut cruel tant qu'il eut besoin de l'être, et il donna l'exemple de la douceur et de la clémence dès qu'il fut sur le trône. Il favorisa les lettres, attira à sa cour Virgile, Houm e, i Ue-Live, et a.lma dans son intimité le poète S f t'I1" "Pendant finit par encourir sa disgrâce . Uutre sa cruauté, on lui reproche d'avoir été peu mt de ki personne; il ne dut ses suces qu'aux
*rrniS *" 2?iïnXx' su,lout «TAuiipp».
frèrcT S ' d'1 duc et électeur de Saie
lTSLÎ î,ai]nce» r'pna de 1553 à «586, fit drTsser la formulé de concorde, pour réunir les LullEnï qui commençaient à se diviser, et s'opposa, dan a
grégorti.UKSb°Urg' à ld récei,ti0û 5u Kfiï
JJfJ » (Frédéric), électeur de Saxe et ensuite roi le Pologne, né à Dresde en 1670, derlntéleeteur IL S9° ?*r la morl de s°n frère olné 1 iV disuï-
eg cont^lKiem!Si,e,rEfnpire "'-Frln ei contre les Turcs. A la mort de J Sohieskv i <
fit élire roi de Pologne (1697. TA u, îi« fierre''' le- Grand contre Charles XII, fut battu mr , pnnee, et déposé en 1701 fSTi dièted %£Z," nui élut en sa nlace Stanislas Lecxinski: il réussi, au bout de peu de temps à chasser son rival, niais le nouveaux succès du roi de Suéde le forcèrent à •ésitmer la couronne (17<)6.) Après la défaite de Charles Xll à Pultawa (1709), il fut de non veau rappelé en Pologne, et cette fois il resta déliniti vementen possession du tronc. Il mourut en 173J auguste m (Frédéric), électeur de Saie et roi de Pologne, fils du précédent, né en 16%, fut à la mort de son père, en 1733, élu roi de Pologne par Une partie de la nation, et ne fut universellement reconnu qu'en 1736. Il lut en guerre avec Frédéric Il roi de Prusse, qui deux fois lui enleva la Sa** (1,46 et 1756); son duché ne lui fut rendu qu a la paix d'Hubertsbourg (1763) Il mourut peu après, méprisé des Polonais et des Saxons.
AUGUSTE DE BRUNSWICK. Voy. BRUNSWICK
AUGUSTE (histoire). Or. donne ee nom a onre» cueil des vies des empereurs romains qui régnèrent depuis Adrien Jusqu i Dioctétien (117-284). Ce recueil est attribué aux six auteurs suivants : Mlianui Spartiamu, Juliut Capitolinus, Vulcotius Gallicanus, /Eliut Lampridius, Trebellius Potlio et Flavius Vapitcu». Les meilleures éditions de l'Histoire Auguste sont celles de Sa u mai se avec les notes de Casaubon Paris, lG20,in-fol.; et l'édit. Fanoriim, Leyde, 1671,' 2 vol. in-8. UHùxoire Auguste a été traduite par Moulines. Paris, J806, 3 vol. in- 12.
AUGUSTENBOURG, bourg de Danemark (Sleswig), à 31 kil. S.-E. d'Apenrade; 500 h. Il a donné son nom à une branche de la maison de Holsteiu AUGUSTENBOURG ( Christicm - Auguste os sleswic-holsteik-sukderbocrg , prince d* ) , né en 1768. Après avoir servi avec distinction dans les armées du roi de Danemark, il fut nommé en 1809 prince royal de Suède, par Charles XIII, et par les états; mais à peine venait-il d'arriver en Suéde, qu'il mourut presque subitement. On l'a dit empoisonné.
AUGUSTIN (saint), Aurelius Augustinus, le premier des Pères de 1 Eglise latine, né en 354 à Tagaste en Numidie, avait un père pa.eu ci une mer» chrétienne, sainte Monique. 11 mena d'abord une jeunesse fort dissipée, et partagea longtemps les erreurs des Manichéens. U professa la rhétorique à Tagaste, à Carlhage, et enfin à Milan. Dans cette dernière ville il eut occasion de connaître saint Ambroise qui, réunissant ses efforts à ceux de la mère d'Augustin, réussit i le convertir. U se fit baptiser à l'âge de 32 ans, quitta son école, et retourna à Tagaste, où il distribua ses biens aux pauvres, et ee consacra au Jeûne et à la prière. Quelque temps après, en 391 , il fut ordonné prêtre, malgré sa résistance, par Valere, ôvêque d'Hippone, et il devint lui - même, en 395, évèque de cette ville. U vécut en commun avec les clerc» de son église qu'il préparait au saint ministère, et forma ainsi les premiers séminaires. U combattit, soit par ses discours, soit par ses écrits, les Donatistes , les Manichéens et les Pélagiens ; instruisit son peuple par se» prédications , soulagea les pauvres et maintint la discipline dans plusieurs conciles. U mourut i Hippone durant le siège de cette ville par les Vandales, en 430. On célèbre sa fête le 28 août. Ses principaux ouvrages sont: la Cité de Dieu, son chef-d'œuvre ; les Traités sur ta grâc*. et le libre arbitre , qui l'ont fait surnommer le Docteur de la grâce ; ses Rétractations, où il jugo les écrits et les opinions de sa jeunesse ; ses Confessions, où 11 fait l'histoire de ses erreurs et de sa conversion miraculeuse ; des Traités sur l'Ecriture; un Commentaire sur les psaumes, des Sermons , des Lettres, etc. On a aussi do lui un grand nombre d écrits contre les hérétiques
de sou temps. La meilleure édition de ses œuvre» est celle des Bénédictins, 10 vol. in -fol., Paris ,
I679etsuiv.; réimprimée à Anvers, 170O-1703, avec un Appatdix, et i Paris, 1 1 vol. grand in-8, par les
TrèresCaume, 1835-40. La plupart de ses ouvrâtes "nt été traduits : la Cité de Dieu, par Lambert, U< 7."> 1 1 1 7.i6 (avec notes de l'abbé Goujet), et par M. Saisset, 1855, 4 v in- 12; les Confessions, par Arnaud d'Audilly, 1649; par Ph. Dubois, lti86; par Dom Martin, 1741, et récemment parM.de Saint-Victor, dans la Bibliothèque des dames chrétiennes, et par M. Moreau, avec notes, Paris, 1840, in 8 : cette dernière traduction est augmentée d'une analyse du Trotté du MaUrc (non traduit jusqu'ici). Ses lettres et se» sermons ont été également traduits par Ph. Duboia ( Voy. ce nom). Tillemont a donné une vie très détaillée de saint Augustin. On trouve une analyse de ses œuvres dans V Histoire générale des écrivains sacrés. Ses restes sont conservés à Pavie et à Bone. Augustin (saint), apôtre de l'Angleterre, pre-
àUGU
nurr archevêque de Cantorbéry, était un moine bénédictin. 11 fut envoyé de Roma en Angleterre par le pape Grégoire-le-Grand pour y prêcher le christianisme (696); convertit le roi Ethelbcrt, con- •acraplusieursévêq.M.vers 610. On Thon, le 26 mal.
ALGtsTiN (Ant.), savant philologue et jurisconsulte espagnol, né à Saragosse en 1616, mort en 1686, fut successivement évèque de Lérida , puis archevêque de Tarragone (1574), et fut nommé auditeur de la Rote par Paul 111. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages sur le droit romain et ecclésiastique, dont le principal est Dialogi de emendatione Gratiani, 1581, réimprimé à Paris par Baluze, 1672 ; des corrections et des notes sur Varron , Festus (Venise, 1559); des Dialogua sur Us médailles, et divers autres ouvrages d'histoire et d'antiquité. Ses œuvres de droit ont été recueillies en 10 vol. in-fol. à Lucques, 1765-74.
AUGUSTIN (Léonard) , antiquaire. Voy. agostini.
AUGUSTIN ES, religieuses qui suivent la règle que donna saint Augustin à un monastère fondé par sa soeur à Hippone. Elles se vouent à la garde des malades et au Bervice des hôpitaux. L' Hôtel- Dieu de Paris est desservi par des Augustines. Les
Srincipaux couvents d Augustines sont: les «eurs e la Vierge, à Venise ; de Sainte-Marthe à Rome ; les Augustines déchaussées d'Espagne et de Portugal : les sœurs de la Récollection et de Saint-Thomas de Villeneuve , etc.
AUGUSTINS . religieux mendiants qui font remonter leur origine a une société d'ermites ou de clercs réguliers qui aurait été fondée par saint Augustin. Ils parurent pour la première fois dans le in< siècle, et furent réunis en un seul corps en 1256, par Alexandre IV, qui leur donna Lanfranc pour général. C'est de cet ordre que sortit Martin Luther. En 1574, la réforme de Thomas de Jésus, Portugais, donna naissance aux Augustin* déchaussés , qui se répandirent bientôt en France et en Italie. Avant 1789, il ; avait à Pari» trois célèbres couvents d'Augustins : les Grands-Augustitis ou VUux~ Augustin*, établis dès 1269 , et qui ne relevaient que de Rome (leur couvent, situé près du Pont-Neuf, sur l'emplacement de la rue Dauphine et du marché de la Vallée, servit souvent aux assemblées du clergé et du parlement): les Petits- Augustin* , dont le couvent, bati en 1606 par Marguerite de Valois , est devenu l'hôpital de la Charité; les Augushns déchaussés , appelés aussi Augustins de la place des Victoires , ou Petits-Pires , à cause de la petite taille des pères Fr. Hamct et Matthieu de Saint- François, qui bâtirent ce couvent, en 1629.
AUGUSTOBONA, dite aussi Tricasses, ville de la Lyonnaise 4», auj. trotes (Aube).
AUGUSTODUNUM ou BIBRACTE, ville de la Lyonnaise I", auj. AUTUN(Saône-el-Loire).
AUGISTODURUS, ville de la Lyonnaise 2*. auj. ■a yeux (Calvados), selon M. Walckenaer.
AUGUSTOMAGUS, autrement dit silvanectes , ville de la Belgique 2*. auj. senlis (Oise).
AUGUSTONEMETUM, ville de l'Aquitaine 1" , auj. clerhont-ferrand (Puy-de-Dôme).
AUGUSTORITUM, dit aussi lemomces, ville de .'Aquitaine 1", auj. lihoges (H.-Vienne). AUGUSTOWO. ville de la Russie d'Europe (Polo-
Îne), à 217 kil. N. E. de Varsovie, sur la Setta; ,000 hab. : fondée par le roi de Pologne Sigismond-Augusle en 1660. Elle est le ch.-L de l'ohvodle ou district d'Augustowo, et donne son nom à une des huit vawodies de ta Pologne , qui a pour eh.-l. Suwalki.
AUGUSTULE , Romulus Momyllus Augustus , nommé par dérision Augustulus, dernier empereur romain, était Ois d'Oreele, général des armées romaines dans les Gaules, et fut placé sur le trône par son père, Tan 475 s mais 11 fut renversé l'année sui-