‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 102 sur 567 · AURE · texte numérisé non relu

AURE

d Harcourt. Soa» Claude II, pt tît-01« de René II, I kll. S. 0. de Gellardon : 1.600 hab. Fontaine es eomté fut érigé en duché-pairie, 1547. (Voy. ci- Maur. Guise y battit le» Allemands en 1587. après l'art, histnriq.) Anne de Lorraine, fille de Char- j AUNEUIL, ch.-l. de eant. (Oise), k 10 kll- S. 0. lea de Lorraine, épousa, en 1618, Henri de Savoie, , de Beauvais ; 1,300 hab. Patrie du peintre Lebrun, duc de Nomour», et transporta le duché d'Aumale AL'NIS, AtnUium en latin moderne, petite pro?. dan* la maison de Savoie, où il resta jusqu'en 167S. [de France, au S. du Poitou, sur lAtlantique,

forme auj. les arr. de Rocherort cl la Rochelle, et une partie de celui de Marennes dans le dép. de la Charento-Inf. Ch.-L, la Roc helle. Réuni à la Saintonpe et k l'Angouroois, l'Aunia formait autrefois un des grands-gouvernements de France.

Al'NOY. Voy. aulsoy.

AURAIOKI, riv.de la Russie d'Europe (Finlande), reçoit la Lap|xiïoki. baigne AI>o et se jette dans le golfe de ftotnie. On l'appelle aussi rivière d 'A ho, part» qu'elle a son embouchure aux environs de cette ville. AL'RAS, chaîne de l'Atlas. Voy. atrEs et alra.sivs. AURAS! US Ross, auj. Djcbel-Aurès , mont. d'Afrique, au S. de la Numidic, s étendait des monts Audta k 10. au lac Libvque [Libyca palus) à l'E. Celte niorit. fait partie de l'Atlas urtuel.

oie, où il resta jusqu'en 167S. Il fut alors acheté par Louis XIV. et donné à Louis- Auguste de Bourbon , duc du Maine, prince légitimé de France. Knfln, par le mariage d'une |>elilefllle de ce prince a\ec le duc d Orléans (1769), il entra dans la maison d Orléans nui possède enroue la terre d'Aumale. Auj. le litre de duc d'Aumale est porté par le 4* Ois de Loirn-Philippe.

AUMALE [Claude I de lorraine, comte d'ï, S* fils de René II, duc de Lorraine, qui avait armais le eomté d'Aumale par son mariage avec l'héritière de cette maison, Marie d llarcourt, fut fait duc de Guise par François I, et devint ainsi le chef de la célèbre maison de Cuise. (Voy. ee nom.)

a l'a a le (Claude 11 de lorraine, duc d), 3' fils du précédent, jouit de la faveur de Henri II, qui, à son avènement (1647), érigea en duché son comté d'Aumale et le nomma gouverneur de la Bourgogne. II s'illustra k la défense de Mets, assiégé par Cliarles-

Suint, et aux batailles de Dreux, Saint-Denis et oncoiitour: il fut l'un des ardents promoteurs de la Saint-Barthélémy. 11 périt au siège de la Rochelle (1573).

aurale (Cliarles de lorraine, dued'), fils du précédent, un des héros de la Ligue, né en 1556, fut nommé par les Seixe gouverneur de Paris (1689), fut défait près de Sentit, et perdit les batailles d'Arqués et dlvry contre Henri IV. Cependant, au MCge de Paris, il força le roi de lever le siège. Ayant, après l'avènement de ce prince, livré quelques place* de la Picardie aux Ksfognols, Il fut condamné à mort par le parlement (1595) : il se réfugia en pavs étranger, et mourut k Bruxelles en 1631. — H eut un frère, Claude, dit le chevalier d'Aumale , qui périt en ttinbaitant contre Henri IV, a Saint-Denis, en î59i. C est par une fiction toute |»oé(ique que Voltaire, dans le 10" chant de la Uenriad*, le fait périr au siège de Paris.

AL M ONT, ch.-l. de cant. (Lwère), à lOkil. S. de M.-Chely ; 900 hab.

AUMONT (sires, puis ducs d"), famille noble et ancienne qui, pendant un grand nombre d'années, a été en possession de la charge de premier gentilhomme de la cliambre du roi. Les personnages les plus connus de cette famille sont : Jean d Aumont. maréchal de France, né en 1522, qui se distingua •ous Henri III et Henri IV, et périt d'un coup de mousqueton (1596), à Camper près de Bennes, où II combattait le due de Mcraeur, l'un dos chefs des Ligueurs; — Antoine d' Aumont, petit-fils du précédent, maréchal de France, né en 1601 , mort en 1669, qui se distingua à Rélhel; — Louis-Marie de Rochebaron, duc d'Aumont, né en Hi32, mort en 1704, un des plus télés serviteurs de Louis XIV: il se distingua dans la campagne de Flandres. Il contribua beaucoup aux progrès de la science des médailles et flit membre de l'Académie des Inscriptions.

A UN A Y, ch.-l. de cant. (Chareute-lnf.), k 36 kil. de Saintes; 1,700 hab.

AUNAT-siR-oDON, ch.-l. de canton (Calvados), i 16 kil. Pi. E. de Vire; 2,000 hab. On y nourrit beaucoup de moutons.

ACNAY (Philippe et Pierre GAtrraR^>•), noms de deux frères, gentilshommes normands, qui furent ton* deux au nombre de* amants de Marguerite de Bourgogne et que Philippe-le-Bel fit mettre à mort (1314).

AUNK ou AULNE, riv. de France, dite aussi rlf. de Chatraulin, passe à Châteauneuf et à Chàteaulin, et tombe «Uns la rade de Brest k Landevenec. Court, 135 kil., d'abord au N\, puis k 10

AURAY, ch.-l. de cant. (Morbihan), sur l'Auray et la mer, a 17 k. 0. «le Vannes; :i,Sï>.. h. Collé.-e. Cabota??, assez de commerce. Pour les Bretons, A tiray e*t une v. sainte. Près de lk. cél. église S.-Ahmc. Ln I3b4 y fut livréo la célèbre bulaiile d'Aur.iy, votre Jean de Montfort et Charles de Blois; DugueacJia y fut fait prisonnier, et Charles de Blo'iS y perdit la vie ; elle mit fin k la guerre de la succesbion de Bretagne.

AL'BE Stei, abbe*se k Paris, C31-66, -*l bon. le 4 oct. — Une au 1 1 e Ste Aure. née musulmane, se fit religieuse à Sétilic. et fui martyrisée parles 51 au r es, 866.

AUBE, p. riv. qui limite les dép. do l'Eure et d'Eure-el Loir, passe k Verneuil.et se jet. dans l'Eure.

A UB E LE - ANTON I N (haro), Marcus MSm AureUut Verus Anioninus, dit le Philosophe, naquit à Borne l'an 121 de J.-C., d'nne famille illustre, et Hit élevé sous les yeux de son aïeul Annius Vent, personnage consulaire. L'empereur Adrien l'avait nommé préfet de Rome, quoique fort jeune, en imposant k son successeur désigné, Antonin, la condition de l'adopter. Mare-Aurèle succéda en effet k Vntonin (161). Les commence menti de son règne

AUNKAU. ch.-l. de

(Eure-et-Loir), k 10 j me, et on

furent marqués ptr de grands malheurs : bordement du Tibre et du Pà, une famine, une peste, une révolte en Bretagne, une invasion des Cattes et des Quades en Germanie, des Parthcs en Asie. Il fit soumettre les Bretons par ses lieutenants; envoya son frère adoptif, Lucius Verus, contre loi Partîtes, prévint le retour des disettes par l'établissement de greniers public», et au retour de Vérus marcha avee lui contre les Quades et |ra Marcomaiu ( 109). Vci us mourul pendan 1 1 èxpédi tiou; m i.s Maro-Aurèle remporta sur les Barlares une suite de victoires qui ne furent interrompues que par la nouvelle de la révolte d'Avidius Caasius, gouverneur de Syrie. Marc-Aurèle était en marche pour combattre les rebelles, lorsqu'on lui apporta la tète de leur chef. 11 visita les province* d'Orient, et les pacifia par sa clémence. De retour k Borne, il y reçut les honneurs du triomphe (177). L'année suivante, il repartit pour la Germanie et remporta une victoire signalée sur les barbares ; mais affaibli par l ige, les fatigues de la guerre et la maladie, il mourut peu de temps après k Slrmlum (180), laissant l'empire k son fils Commode. On reproche k Maro-Aurèle d'avoir persécuté les Chrétiens, et toléré les désordres de l impératriee Fausline. Du reste, par sa modération, son équité, sa valeur, il a représenté en quelque sorte la philosophie assise sur le trône, et a justifié ce root de Platon, que les peuples ne seraient heureux que quand les philosophes seraient rois. Il avait montré de bonne heure une vive prédilection pour le stoteis-

de lui 12 livre* de réflexions morale*

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