AVEN
de Madère, où U était allé pour rétablir m santé.
AVARES ou ABARES, peuple barbare, originaire de la Tartarie, de la famille des Huns, parut vers 557 à 10. du Don, et vint bientôt après s'établir sur les bords du Danube. Ils flrent la guerre aux empereurs grecs, leur enlevèrent la Dacie et la Pannonie (582), et de là se répandirent dans la Germanie, au N. du Danube, et jusque dans l'Italie. Leur puissance reçut un premier échec sous les murs de Constantinople, en 626 : leur cher Bâton, allié de Chosroès, fut vaincu par l'empereur Hé- -aclius. Us furent entièrement subjugues par Charlemagne (796-799). Les Avares étaient de haute taille ; ils étaient belliqueux en même t»mps que rusés et perd des. Us campaient sous des tentes mobiles, et n'eurent jamais d'autres villes que leurs camps immenses qui, disposés en forme de cercles concentriques, prenaient de là le nom de ring» ou anneaux. Leur chef s'appelait kan ou kagan. — Les limites de l'empire des Avares ont beaucoup varié. Au temps de sa plus grande extension (590-630), il embrassait les Immenses solitudes au N. du Danube depuis la Lusace jusqu'au-delà du Don ; à la On du Tir siècle, il est resserré au N. et à 10. par les Lèches, le» Vendes, les Tchèques fanjourd hui Pologne. Silésie et Brandebourg, Bohême) ; à l'E. par les Khazara qui habitaient entre le Boug et le Dnieper. Après sa destruction, en 799, Charlemagne ne conserva que la partie occidentale, située entre la Theisa et I Inn , et en lit sous le nom d'Avarie une marche de l'empire des Francs. Le reste fut occupé par les Madgyars ou Hongrois. Les Avares occupent encore aujourd'hui une partie de la Circassie.sur le versant septentrional du Caucase, et ont pour bornes à 10. lAksaï, à l'E. le Koïsou, au S. le mont Cherdagh. Ils forment environ 12,000 familles, obéissant à un kan particulier, et vivent de chasse et de rapine.
AVARICUM ou BITUR1GES, ville de l'Aquitaine auj. BOURGES.
AVARIE. Voy. avares.
AVATAR, nom que les Hindoux donnent aux incarnations de Vichnou. Voy. vichnou.
AVATCIIA ou PETROPAVLOVSK, bourg fortifié et port de la Russie d'Asie (lrkoutsk), sur la côte E. du Kamtchatka et sur la baie d'Avatcha, par 15fi<> 28' long. E., 53» 11' laL N. Cette baie est le Seul endroit de tout le Kamtchatka où puissent aborder les vaisseaux. A 40 kil. de là se trouve un volcan, dont on cite une grande éruption en 1737.
AVAl'XfClaude DE MESMES.COmted'I.l'ot/.MF.SMFS.
AVEBURY, village d Angleterre (Wills), à 8 kil. 0. de Marlborough ; 600 hab. Monumeni fort ancien, très remarquable, mais à peu près détruit.
AVEIN, village du Luxembourg à 8 kil. de Rochtîfort, remarquable par une victoire des Français sur les Espagnols (1635).
AVEIRO ou NÔUVELLE-BRAGANCE, ville de Portugal (Beira), à l'embouchure de la Vouga dans l'Atlantique, à 55 kil. N. 0. de CoTmbre; 4,200 hab.
E>fVhé.
par ses cruautés que le peuple appela Tamerlan à ton secoure. Ce conquérant détrôna Avéis vers 1390, mais celui-ci parvint à remonter sur le trône et s'v maintint jusqu'en 1410. En lui ûnit la race des llkhaniens, qui fut remplacée par celle des Turcs du Mouton-Noir.
AVELGHEM, ville de Belgique (Flandre oecid.), à 12 kil. S. E. de Courtray; 3,400 hab.
AVELLA VECCHIA , Abellœ , ville du royaume de Naples. à 8 kil. N. E. de Nola; 5,000 hab. - C'est de cette ville qu'ont pris leur nom les avelines {nuces avellanœ pour abellanœ).
AVELLINO, Abtllinum, ville du royaume de Naples, ch.-l. de fa Principauté ultérieure, au pied du mont Vergine, à 40 kil. E. de Naples : 10,000 hab. Belle place avec un obélisque. Un peu d'industrie et de commerce. — Entre cette ville et Bénévent est le Val di Gargano, emplacement des Fourches-Cau-
AVElROfD. Jos. «ascarenhas, duc d ),
Krtugais, fut tout-puissant pendant le règne de ui V. Ayant perdu sa faveur à l'avènement de Joseph 1, il ourdit contre ce prince une conspiration (1758) : mais le complot fut découvert, et le duc d'Aveiro fut brûlé vif (1759).
AVEIS I, prince tartare, sultan de Bagdad, fils de Hassan Buiurk, et second prince de la dynastie des llkhaniens, une des branches dei Gengiskanides. succéda à son père en 1356, conquit plusieurs provinces, prit Mossoul, Mardyn, etc. 11 mourut en 13,5.
aveis il, ou ahmed-césaïr, fils du précédent, se fit proclamer sultan en 1381, après avoir fait périr •on frère Hussein, et se rendit tellement edieuv
AVENCHES, Âvenikum, ville de Suisse (Vaud) à 13 kil. N. de Fribourg; 1,600 hab. Ancienne capitale des Helvelii. Beaucoup de ruines antiques. AVEN 10, ville de la Viennalse, chex lesCavares.
BUj. AVIGNON.
A YEN PAGE, dont le vrai nom est ibn-badjih, philosophe arabe, né à Cordoue vers 1100, eut pour maître Avenzoar, et mourut vers 1138 à Fes, en Afrique. Il composa des ouvrages de mathématiques , de métaphysique et de morale fort estimés îles Arabes et souvent cités avec éloge par Averrhoès et par TophaTl. U professa une philosophie mystique qui le Qt accuser d hérésie.
A\ ENT , du latin adventut, arrivée. On appelle ainsi les 4 semaines avant la ffttc de Noël ou la uaissauco de J.-C. H connue uce ordiuairem. au premier dimanche après la Saint-André (30 novembre). Autrefois l'Avent commençait à la Sl-Martin d luver l 11 novembre).
AVENTICUM, auj. Avenches , ville d'HelvéUe. cap. des Bctvttii, fut ravagée |>ar les Germains et Attila, et rebâtie par les Bourguignons.
AVENTIN (mont) , auj. Monte di Santa- Sabina, une des sept collines sur lesquelles Rome était bàtla, et de toutes la plus méridionale, était située entre le Tibre, le mont Cœlius et le mont Palatin. Sur l'Aventin se voyaient, entre autres l>eaux monuments, le temple et Yatrium de fa Liberté et un temple de Diane {tanptum Diana commune). Plui tard l'Aventin forma le treizième quartier de Rome.
AVENTIN (Jean thorniiaier, plus connu sous le nom d'), écrivain bavarois, né à Abensberg (,4t'cntinum) vers 1476. mort en 1534, fut chargé en 1512 d élever les Qls du duc de Bavière , et conqiosa par ordre de ce prince, sous le titre ù'Annalium Boiorum libri tepiem (Munich, 1554, et Lcipsick, 1710, in-fol.), une histoire de la Bavière, qui est un ouvrage classique pour ce pavs.
AVENTURIERS, nom donné à ces milices étrangères qui, au moyen âge, vendaient leurs services au plus offrant, et se com|>oaaienl d'un ramas de gens sans aveu, dont le plus grand nombre sortait d'Italie. Suivant les temps et les lieux, ils servaient a pied, en cavalerie légère, en lances garnies, en troupes régulières. On les voit figurer en France, depuis Louis-le-Jeune, en 1140 environ, jusqu'à Charles V, vers 1370, époque de 1a création des premiers régiments français.
AVENZOAR , médecin arabe, Juif de religion, né à Pénaflor, près de Séville, mort en 1161, à 92 ans, obtint de grands succès par son habileté en médecine, se vit chassé de son pays par les intrigues des envieux, trouva un prolecteur télé dans Yousef-ben- Tachfln, prince de Maroc, et eut pour disciple le célèbre Averrhoès. 11 a laissé un traité de médecine, qui a été traduit en latin sous ce titre : Rectificatio et regimvus, Venise, 1 490, in-fol., Lyon,
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