‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 109 sur 567 · AV1G · texte numérisé non relu

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1531, in-8, et dans lequel on trouve encoie à profiler aujourd'hui. . .

AVERNE, Avemo ou Tripergola, lac de la Campante, â 17 kil. 0. de Naples. Il a la forme d'un puits fort profond. Il s'en exhalait des vapeurs méphitiques, ce qui le fit regarder chei les anciens comme l'entrée des Enfers. Il se trouve aujourd'hui dans le roy. de Naples (prov. de Naples) ; les marais insalubres qui l'environnaient ont été convertis en jolis vignoble».

AVERRIIOÈS, dont le vrai nom est Ibn-Rochd, philosophe arabe , né à Cordoue vers le milieu du BU" siècle , mort à Maroc en 1198, ou selon d autres en 1206, est le premier qui ait traduit en arabe et commenté en entier les œuvres d' Aristote : aussi le nommait-on le Commentateur. Il cultiva la médecine, qu'il avait étudiée sous Avenxoar; mais il t'attacha plutôt à la théorie qu'à la pratique de cet art. Il fut en grande faveur à la cour de Maroc, et remplit d'importantes fonctions. 11 eut en religion de* sentiments très-hardis, et fut quelque temps inquiété pour ce motif. Dans sa philosophie. Il allia aux doctrines d'Aristote celles des Alexandrins sur l'émanation, et enseigna qu'il existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent. On a d' Averrhoè» des Commentaires sur Aristotc, publiés en latin, Venise, 1595, in-fol.; un recueil d écrits sur la médecine, connu sous le titre de Co/rtgel, Venise, 1482 ; des Commentaires sur les canons tTAvieenne, Venise, 1484 ; la Destruction de la Destruction des philosophes d'Algazel, etc. Longtemps on ne connut Aristote en Europe que par de* traductions latines faites sur la traduction arabe d Averrhoès ; ses commentaires jouissaientd' une autoi itt presque égale à celle du maître. 11 ne s'accordait pu toujours dans ses commentaires avec Alexandre d'Aphrodisle, ce qui divisa toute l'école en deux secte> celle des Averrhohtes et celle des Alexandrtstes.

AVERSE, Ateila? v. d'Italie, dans le royaume de Naples (Terre de Labour), â 15 kil. N. de Naples; 13,900 hab. Evôché. Ce fut la première possession

à l'O. par ceux du Tarn, de Tarn-et-Garonne et du Lot: 8.821 kil. carr.; 370,951 hab. ; eh.-l. Rhodes. Il est formé de l'ancien Rouergue. Hautes montagnes. Fer, plomb, soufre, alun , antimoine, houille, marbre , grès, plâtre, etc. Grains , trulTes, pâturages, moutons, vers à soie. Commerce de laine, bestiaux, sulfate de fer, alumino, etc. Eaux minérales. — Ce dép. contient cinq arrond. (Rhodes, Villefranche , Milhau, Ste-Affrique, Espalion), 42 cant., 241 communes ; il dépend de la 8* division militaire, de la cour royale de Montpellier et du diocèse de Rhodes.

AVEZZANO, Atba. ville du roy. de Naples (Abruxie ultérieure 2«) , à 34 kil. S. d'Aquila; 2,750 hab. Belle place, beau palais ducal.

AVI A NO. viHixturnv. Lomluird- Vénitien, à 27 kil. E. .le Bellune: 6,000 hab. — atubob. Voy. avenus.

AVICEBRON, philosophe arabe , auteur de deux traites mystiques, intitulés : Source de la vie et Source de la sagesse , souvent cités par les tiques. On croit que c'est le même qu' ' Voy. ce nom.

AVICLNNE, dont le vrai nom est Abou-Ibn-Sina, célèbre philosophe et médecin arabe , né près de Chirax en Perse vers l'an 980, étudia à Bokhara, embrassa toutes les sciences , et s'adonna surtout à la médecine. Il jouit dune telle réputation, que plusieurs princes de L'Am l'appelèrent à leur cour, et l'employèrent à la fols comme vixlr et comme médecin. 11 cultiva aussi avec succès la philosophie, et fut un des premiers à étudier et à faire connaître Aristote. 11 composa d'après ce philosophe dei traités de logique et de métaphysique, où 11 se montre souvent penseur original. Après avoir mené une vie fort agitée et pleine de vicissitudes, il mourut à Hamadan , en 1037, épuisé à la fols par l'excès du travail et de la débauche. Les œuvres d'Avicenne ont été publiées en arabe à Rome, en 1593, In-fol. On a traduit en latin et publié ses Canons ou Préceptes de médecine, Venise, 1483. 1564 et 1608; ses Œuvres philosophiques, Venise, 1495; sa Métaphysique ou imlosophie première, Ven., 1495. Vattier avait tra

des aventuriers normands en Italie: Rainoli j[u'liuit tousses ouvrages en français; iln'enaparuquela comte d'Averse dès 102». Le comté d'Averse ( flei toyique pari,, J6>,8, in-8. A. est à la fois l'Hipnod'emplre) devint en 1061 principauté de Lapoue et rate et pAristote des Arabes : peudant plusieurs siè- Oef du saint-siége. C'est dans Averse que fut l trangi ^ M| CanQns ont été la bà&e de l'enseignement en Andiédc lionui iu,ép.deJeanne,reiuede Wap.ii.ttj). j,:ilropeaussi bien qU'etl Asie. On lui doit l'usage de la AVES (lies), Tout partie des Antilles, et sont »">^w, deiar/moarle.duJamurm.dumyro^fan.etc. nommées de la multitude d'oiseaux qu on y Jrouv , AVIUIUS CASS1US. Voy. cassius. (enlatinai>«,oiseaux),par65«58 long. 0., 15°3H AVit:NUS (Rufus Festus), vérificateur latin, qui lat. S. Elles sont petites (la principale a 6 kil. del à u Qn du ,v.8iècle, sous Théodose, a tiaduit long) et ne sont habitées que par quelques pécheurs^ ver8 jM pnenomhies d'Aratus. ie Periegesis de hollandais. . .. i)Lii>sacomp.unpoëmcgéogr.,Oramari/imu,l

AVESNES, j4i*nœ, ch.-l. d'arrond. (Nord), sur

l'Helpe-Majeure, à 84 kil. S.-E. de Lille; J,lu6 hab. Colh-tre. Ane. évéché. Cathéd. dont la tour a 100 met de haut. Bâtie au xi« siècle, elle appartint successivement aux comtes de Hainaut, de Hollande, de Zélande. Prise par Louis XI, puis par les Espagnols, 1559; cédée à la France, 1659, «I roriiliée

FarVauban. Prise par les Russes, 1814; par les russiens, 1815 (l'explosion d'une poudrière venait de la détruire entièrement). Elle a été rebâtie depuis. — L'arr. d'Avesnes a lOcnt. (Bavay, Bcrlaimont, Landrecies, le Oucsnoy, qui en l'orme dent, Maubeuge, Solre-Ie-Châtcau , Trelon, plus Ay^"j* qui en forme aussi deux), 167 coin m. et 132,33o hab, aveswes-lk-comte, ch.-l. de canton (Pas-de-

Calais), sur l llépre, à 12 kil. 0. d'Arras; 1,2U0 hab. fou

AVEYHON, Veronius, riv. de France, naît près de Sévérac, baigne Rhodes, Villefranche, Na,a>-, St-Antonin, Bruniquel , Réalville, et se perd dans le Tarn, à 8 kil. au-dessus de Mootauban. Cour*, 226 kil. 11 se dirige généralement vers le S.-0.

avkyrom <dép. de F), borné au N. par le dép. du Cantal ; au S. par ceux du Gard, de 1 Hérault, du Tarn; à l'E. par ceux du Gard et de la Loxère •

I reste un fragm. Ses OEuv. ont été pub. à Madrid, par uelliai,,163i, in-4, et trad.en fr. p. MM. Despois et i>a- ,i„j,lh |.L OnIeconrondàfortavecAviA^s(rlav ), «V ni Im ves.dontonal2f..tr.p.MJ.Chcuu, 184».

AV1GLIANA, vnlg. Vmllane en fra"ÇaN, \ llle de* Etats sardes, â 24 kil. U. de Turin ; 2,^80 hab. Les Français y vainquirent les Piémontais en 1030.

AVIGL1AN0 , ville du roy. de Naples (Basilicatc), â'20 kil. N. O. de Polenxa ; 9,000 hab.

AVIGNON, Avenio, ch.-l. du dép. de Vauclu^e, sur la ri>e gauche du Rhône, â 676 kil. S. E. de Paris (086 parla route de Lyon); 31,780 hab. Archevêché. Les monuments les plus remarquai» e« d'Avhmon sont la eaU.édrale. (ancien palais dee papes, l'anc. succurtsile des lu van • '«,1 M »£

, le tombeau de Laure le nouveau tb^lr^le pont, jadis eu pierre (faiten

U, bibliothèque. ««f.^'gXH soie, vins huUea ^^fS^^^^ «S fet^Ït^K^ d- Çavar^ Si Iw Romains elle fit d^abord partie de ta Gaula Sous les nornain \iennaise. Gondebaud ,

nara au f siècle, et

Narbonnaise. puis de la 2« rois des Bourguignon* , s en

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•'y défendit eonlre Clovis. Depuis elle devint U proie det Golhs , et enfin des Francs bous Thierry, roi d'Austrasie , 612. En 730 et 737 , les Sarrasins s'en emparèrent, mais ils en Turent deux fols chassés par Charles Martel. Après le partage de l'empire de Gharlemagne, Avignon fut comprise dans le royaume d'Arles ou de Bourgogne et fut possédée en commun par les comte» de Provence et de Forealquier, puis par ceux de Toulouse et de Provence. Toutefois, sous la domination de ce* comtes, Avignon ■'érigea en une espèce de république ; mais au commencement du un* siècle, cette rille ayant pris parti pour Ravmond , comte de Toulouse , protecteur des Albigeois, fut assiégée et prise par le roi Louis Vlll. En 1251, elle fut forcée de se soumettre aux deux frères de saint Louis, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, héritiers par tes femmes des comtés de Toulouse et de Provence, et qui la possédèrent par moitié. Après la mort d'Alphonse, 1271, Philippe-lerHardl hérita de sa part d'Avignon, et il la transmit en 1285 à son fils Philippe-le-Bel. Celui-ci la céda en 1290 i Charles d'Anjou, qu* dès lors resta seul propriétaire de toute la ville d'Avignon. En 1309, sous le pape Clément V, Avignon devint la résidence de* pajies, déjà possesseurs du comtat Venaissin ;eilc fut achetée en 1348 par Clément VI à la comtesse de Pro- ▼ei.ee Jeanne de Sicile. Lorsque Grégoire XI importa en 1377 lettre «le la papauté à Rome. U Mil. il Avi t. «n fut adutiuuuve pir un b'-zal; elle resta sou- Bii.« au iNUiii-BH-ge jusqu'à i an 1 791 , où elle fut réunie à la France en même temps que le comtat Venaitwin. Cette réunion fut conûrinée en 1797 par le traité de Tolcntino. Avignon a dans ces derniers temps acquis une triste célébrité par les crimes et les cicès dont elle fut le théâtre pendant la révolution et en 1815. Résidence de la belle Laure; pairie de Crillon, Folard.J.Vernet.— L'arr.a5cant.(lKdarridcs, Gavai 1t u, llsle, plus Avignon qui compte pour 2j,21 communes et 69,820 hab.

Avignon ( comtat d ï. Woy. VOUKSIM (comtat).

AV1GN0NNET, bourg du dép. de H.-Garonne, à 8 kil. S. E. de \ , 11. -franche : 2,000 hab. G est là que furent massacrés, en 1242, plusieurs inquisiteurs ; ce qui faillit renouveler la croisade contre les Albigeois.

AVILA, Abula, ville d'Espagne sur l'Adaja, à 8* kil. N. 0. de Madrid, ch.-l. d'une Intendance do même nom; 4,000 hab.; évêché. Jadis grandes manufactures de draps. Patrie de sainte Thérèse.

AVILA ( intendance d' ), une des sept intendances de la capitainerie -générale de la Vieille-Gastille, entre les intendances de Ségovie, Yalladolid, Salamanque, Tolède. Chef-lieu, Avila.

AVILA (don Louis d' ), Espagnol, né à Placentia vers 1500, fut ambassadeur de Charles Y auprès des papes Paul IV et Pie IV, et fut chargé de presser les opérations du concile de Trente. Il accompagna l'empereur en Allemagne dans la guerre de 1546 contre les Protestants, et écrivit la relation de cette

Serre pendant les innées 1546 et 1547. Celle hisre, qui est fort estimée, a été traduite en latin et dans plusieurs autres langues, notamment en français, Paris, 1672.

avila (Jean d"), né près de Tolède, vers 1502, mort en 1569, professa d'abord ia philosophie : puis, ayant été ordonné prêtre, se livra à la prédication , et professa la théologie avec tant de succès, qu'il fut surnommé t Apôtre de f Andalousie et le Professeur par excellence. Ses Œuvres morale* et spirituelle* ont été publiées à Madrid en 1757 , 9 vol. in-4.

avila (Sanction* ) , né à Avila en Espagne, en 1546, se distingua oar sa science et ses prédications. U mourut évéque de Placentia, en 1625. On a de lui divers ouvrages de piété et les Vie* de

avila (GiU.-Gonxalèa p ), historiographe

gne pour la Castllle , né en 1559 à Avila , mort en 1G58 à 99 ans, a publié : Théâtre des chose* grand*

île M'idrid; Théâtre des églises d'Espagne; — dey Indes; Ilisfoire'des antiquités de Sidanwngu^,t\c avila ( H. -Catherine d), historien italien. Vol. davila.

AYILÊS, Flavionavia, ville d'Espagne (fhiédol, à 19 kil. N. d'Oviédo, à l'embouchure de l'Avilès dans le golfe de Gascogne ; 3,000 hab. Mines de cuivre aux environs.

AVIS ou AYIZ, ville du Portugal (Aientéjo), à 53 kil. S. O. de Portalègre , sur l'Avis. Jadis ch.-l. des chevaliers de l'ordre d'Avis.

avis (ordre d* ) ordre militaire fondé en 1146 par des particuliers à CoTmbre, puis organisé en 1162 par Alphonse 1, qui, après la prise d'Evora (1 166), chargea les chevaliers de cet ordre de la défense de cette place, et en 1181 leur céda la ville d Avis. De là les nomade Nouvelle-Milice, ordre iEvora , ordre d'Avis, successivement portés par ces chevaliers. Cet ordre remporta de grands avantages sur lis Maures d'Espagne, et contribua puissamment à leur expulsion. 11 fut réuni en 1 2 1 3 à celui de Calalrava. — La 2" dynastie des rois de Portugal

"lyni

uynasue ,

^rand-maître de I ordre d Avis aianl son av. j(.pT» ron.l'i h l'ordre son indépendance. AVITfsainli. Voy. avttcs (Sextus Aicunus). AVITCS (Flavius), empereur romain, était né dans la Gaule, chei les Arverni, au commencement du v siècle, et jouissait parmi les Gaulois d une grande réputation pour avoir aidé à repousser les liuns. Après la mort de Maxime, il fut proclamé empereur à Toulouse ( 4551 ; mais il fut au bout de quatre mois déposé par le patrice Ricimer; fui battu près de Plaisance, et ne conserva la vie qu'en recevant les ordres. On le fil évêque de Plaisance. Ne se croyant pas encore en sûreté, il voulut retourner dans l'Auvergne, mais il mourut dans le vovage (456). Sidoine Apollinaire était son gendre. 'avitos (Sextus Alcimus Ecditius), dit saint Avit,

(1385-1 580) porte le nom de dynastie ou race d'Avis, à cause de Jeax 1, chef de cette dynastie . qui était

archevêque de Vienne en Dauphiné, neveu du pré cèdent, fut sacré en 490, eut part à la conversion de Glovis et de Sigismond, roi des bourguignons, et rendit de grands services à la religion et aux lettres. Il était lui-même poCte; on a de lui cinq petils poemes sacrés : la Création, la Chute et la Punition d'Adam , le Déluge universel, U Passage de la mer Rouge, et une Epltre sur ta chanteti. D mourut en 525. On Thon, le 5 îév. Ses (JEuv. ont été publiées par le P. Sirmond, Paris, 1643, In-4. — Il ne faut pas le confondre avec un autre saint Avit, abbé de Micy près d Orléans, qui vhait aussi sous Uovis. On célèbre la fête de saint Avit le 17 juin.

AVIZK, ch.-l. de cant. (Marne), à 8 kil. S. 0. d'Epernay ; 1,500 hab. Commerce de vins de Cham-

AVLONE, Au Ion chex les Grecs, ville de Turquie, ch.-l. d un llvah de même nom (Roumélie), sur le golfe d Avlone (dans la mer Adriatique), à 142 kil. N. 0. deJsnina; 6,000 hab. Marécages, rivières, air très malsain.

AVOOADOR, magistrature vénitienne, consistait en une sorte de tribunal composé de trois membres, nommés par le grand-conseil sur la présentation du sénat, et chargés de maintenir l'exacte observation des lois. Ils pouvaient opposer leur veto pendant un mois et un jour aux résolutions du grand-conseil et du sénat quand elles leur paraissaient illégales, et étaient souvent en lutte avec le conseil des Dix. On lait remonter leur Institution au in» ou wime au ix» siècle. , , .

AVOGARDO ou AVOGRADO {le comte Unis), gentilhomme de Brescia, souleva en 1512 ses compatriotes contre les Français qui .'étaient

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