‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 118 sur 567 · BAIL · texte numérisé non relu

BAIL

palais du gouverneur, hôlel-de-ville, tribunal d'appel, palaU archiépiscopal, hôpital militaire, école de chirurgie, couvents et églises des Franciscains, des Bénédictins, des Carmes; église de la Conception, bourse, chantiers, arsenal maritime. Archev. duquel relèvent tous les évèchés du Brésil. Place forte, la l"de l'empire. Divers établissements littéraires. Ecole de chirurgie, gymnase, séminaire, biblioth. publique ; très grand commerce ; beaucoup de négociants étrangers, bile fut fondée au xvi* siècle, et fut la capitale du Brésil jusqu'en 1763 ; elle est encore la 1" ville du Brésil après Rio-Janeiro.

b a h i a (prov. de), prov. du Brésil, le long de l'Océan Atlantique, entre celles de Sergipe do Rey, Pernambouc, Minas-Geraes , par 39» W - 46» 10' long. 0., et 10M5<> 30' lat. N., a 670 kil. sur 400; ch.-4., Bahia. Climat très chaud , mais que rafraîchissent les brises de mer. Sol le meilleur du Brésil

Stur la canne à sucre, le tabac, le coton. Elle est visée en quatre comarcaa, Bahia, os llheos, la Jacobina, Porto Seguro.

BAHR-ABAD, contrée d'Arabie. Voy. barria. bahr-el-abiad , c.-k-à. Rivière blanche , nom que porte le Nil dans la partie supérieure de son cours, jusqu'à sa jonction avec le Bahr-el-Axrek.

bahr-el-azrek, c.-à-d. Riv. bleue, Âstapus, naft en Abyssinie, par 10° 69' lat. N., 34* 26' long. E., traverse le lac Dembea, baigne les prov. de Gojam, Damot et autres contrées abyssiniennes, puis entre dans le Sennaar, et se joint au Nil à 8 kil. S. d'Haïfay, après avoir reçu les riv. Dender, Rahad, Roma, Yabouos, Tournas. Cours très rapide; cascades dont une a 93 mètres de hauteur. On lui donne près de 1 ,600 kil. de cours. On a pris longtemps le Bahr-el- Azrek pour le vrai Nil ; dans le pays, les uns donnent au Bahr-el-Azrek le nom de Nil (ou Nil bleu); les autres donnent au Nil même, après la jonction des deux riv., le nom de Bahr-el-Axrek. Voy. nil.

BAHRAIN ou HADJAR, contrée d'Arabie, dans le Lahsa, le long du golfe Perslque, s'étend du 25* au 29* degré de lat. N. Les habitants vivent de pèche et plus encore de piraterie. On donne quelquefois le nom de Bahreïn à tout le Lahsa. — Sur la cote de ce pays est un groupe d'îles, dites aussi de Bahreïn ou d'Aoual, sous 48« 20' long. E. et 26° 20' lat. N., renommé par la pèche de perles. Ces lies ont jadis appartenu aux Portugais ; elles sont aujourd'hui aux Anglais. Les principales îles du groupe sont : A nui, Tarout, Samahe, Bahreïn. Dans la dernière se trouve la capitale, Bahreïn ou Manama.

BAHRDT (Charles-Frédéric), théologien protestant, né en 1741, dans une petite ville delà Misnic, mort en 1792, professa des opinions religieuses qui paraissent se confondre avec le socinianisme ou mémeaver le purdéisme, ce qui l'exposa à de irtqucutespOursuiUs.il prof, successivement la théologie et la philosophie à Lelpsick, à Erfurdt et à Giesscn ; forcé •le quitter chacune de ces villes comme hérétique, Il Ha à Masrhlins en Suisse, où il dirigea une maison d'éducation; puis à Halle en Prusse, où il s'attire de nouvelles persécutions par ses pamphlets politiques, et flnlt par tenir taverne dans une campagne près de Halle. Ceux de ses nombreux ouvrages qui ont le plus attiré l'attention sont : Essai d'un système de dogmatique biblique, 1769: Nouvelles révélations de Dieu, 1773, qui furent condamnées par la cour Impériale; Profession de foi, 1779 ; IMfmanach des Hérétiques, 1781; YÊdil de religion, 1788, pamphlet où il raille nu . dit rendu par le roi de Prusse s et une Histoire de sa vie et de ses opinions, 1791.

BA1ADÊRES. Voy. bayadères.

BAIjE, ville de l'Italie ancienne. Voy. baies. BA1AN, chef ou kliagan des Avares, vers 626. Voy. AVARES

BAJER (J.J.),

membre de l'académie des Curieux de la nature, n< en 1677 àléna, mort en 1736, pratiqua sonartk Halle, Nuremberg, Ratisbonne, léna, et fut professeur de médecine i Altorf. On estime surtout son Oryelographia norica, publiée en 1708 à Nuremberg, in-4, et réimprimée en 1768, avec des supplément*, in-fol. il y donne une description exacte et détaillée des fossiles et des minéraux de toute espèce observée dans le territoire de Nuremberg.

BAIES, Baim des anciens, Baja des Italiens, ville du roy. de Naplee, à 17 kil. S. 0. de Naples. Port passable et plus sûr que celui de Naples; fort bâti par Charles-Quint. La ville ne se compose que de chaumières, éparsea parmi des ruines magnifiques. Bains fort célèbres chei les anciens. — Baies, sous l'empire romain, fut une ville superbe. Elle s'élevait en amphithéâtre sur la colline demi-circulaire qui domine la mer. La mode voulait que tout riche Romain y eût sa maison de campagne, et y vînt passer l'arrière-aaison. 11 y reste des ruines de toute beauté, mais dont la majeure partie est sous la mer. On voit pourtant encore les débris des bains de Néron, d'un palais de Jules-César, des temples de Yénus, de Diane, de Mercure, etc.

BAIF (Jean-Antoine de), poëte français du xvi» siècle, né à Venise en 1632, mort en 1689. était Ûls de Lazare de B., poète aussi, qui futambass. a Venise et en Allemagne sous François 1. Il renonça aux avantages que lui offrait sa naissance pour se livrer à la poésie, se lia avec Ronsard, et donna comme lui dans le bizarre. Il eut la prétention d'écrire des vers français mesurés comme ceux des Grecs et des Romains, et de créer un alphabet nouveau. Il obtint en 1670 l'autorisation de fonder une académie de poésie et de musique ; celte académie, la première qui ait été établie à Paris, ne put durer. On a sous le titre d Œuvres de J.-A. de Bat/, Paris, 1672, 9 livres de poèmes, 7 d'amours. 6 de jeux, 6 de passe- temps; il a aussi publié des Ètrennes de poésies françaises en vers mesurés, 1674, et quelques pièces de théâtre.

BAIGNES, eh.-l. de cent., à 16 kil. S. 0. de Barbezieux (Charente); 400 hab. Ancienne abbaye, fondée, dit-on, par Charlemagne.

BAIGNEUX-LES-JU1FS, ch.-l. de cant. (Côted'Or), à 30 kil. S. de Châti I Ion-su r-Sti ne ; 470 hab. C'est le dernier endroit de France que quittèrent les Juifs chassés en 1431 ; d'où «on nom.

BAIGORRY, vallée de France, dans le départ, des B.-Pyrénées, arrosée par la Nivc, doit son no<o au mont Baigoura, situé lul-rnCme a 31 kil. 0. de Mauléon. Elle a 17 kil. sur 13 ; place principale , St- Étienne-dc-Baigorry. Mines de cuivre qui ne sont plus exploitées.

BAlhAL (lac), grand lac, ou plutôt mer de la Russie d'Asie (lrkoutsk), par 101» 16*-107» 18' long. E., et SI» 2F - 66° 48' lat. N., a 660 kil. de long, sur une largeur qui varie de 40 i 100 kil. et esi traversé par l'Angara inférieur, qui porte ses eau & l'Ienisseï. Malgré son immense étendue, ses eaux sont douces. Ses bonis sont hauts, escarpés en général ; il renferme une île assez grande, nommée Olkhon. Ce lac est très profond et offre en beaucoup d'endroits une navigation fort dangereuse. On y pèche des phoques, des sterlets, des omouls. des golomenkas : ces deux dernières espèces sont particulières à ce lac.

baïkal (monts du), mont, qui bordent des deux côtés le lac Baïkal, sont une branche des Tougnou, et un chaînon secondaire du grand système desAltaT.

BA1LLET (Adrien), laborieux écrivain du tttV siècle, né en 1649, près de Béarnais, mort en 1706, fut d'abord curé de campagne, puis devint bibliothécaire do Lamoîgnon. Ses principaux ouvrages sont : Jugemenu des savants sur Us principaux ouvrages dis auteurs, 1686-80, 9 vol. in-12: Le* enfants devenu:

et naturaliste allemand, [célèbres par leurs études et par leurs écrits, 168*.

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