BAIL
BAIU
In- 12 ; Histoire de Hollande, sous le nom de La Neuville, 4 vol. in-12, 1690: Vie de Descartes, 1691, 2 vol. tn-4, dont il publia lui-même un abrégé, 1693,
I vol. in-12; Vie* de» saints, 1701, 3 vol. ln-fol.. Sf>uT»>nt réimpriméesfeet ouvrace fut mi* kV Index); Histoire des démêlés du pape Bomjace VI II avec Phtlippe-U-Bel, roi de France, 1717, in-12 (posthume).
HA 11 I kl L , ch.-l. de cant. (Nord), à 28 kit. N, 0. de Lille; y,y 11 h. Collège. riumages, BAILLEUL, roi d'Ecosse. Voy. baliol.
BAILLI, titre porté dans l'origine par des i ruraux qui recevaient, au nom de la les plaintes du peuple contre les Leur juridiction, régularisée au commencement de la 3* race, fut d'abord très étendue; mais labus qu'ils firent de leur puissance obligea les rois à la réduire, et, vers le xvi* siècle, Ils n'étaient plus que des ofllciers de justice. Enfin, Charles IX, en 1560, les déclara ofllciers de robe courte ; cependant Ils continuèrent d'assister aux procédures. — On appelait sussi bailtie de simples ofllciers de justice seigneuriale, dits de robe longue ou petits-baitUs , pour les distinguer des premiers. — Certains gardiens de châteaux servant de prison portaient aussi ce titre.— Enfin les principaux chefs ou commandeurs de l'ordre de Malte prenaient le nom de baillis ; tel fut le bailli de Suffren.
BA1LL0U (Guillaume me), médecin français, né en 1538, mort en 1616, fut un de ceux qui contribuèrent le plus à ramener la médecine à l'étude immédiate des falU. On retrouve dans ses ouvrages, qui se distinguaient par d'exactes descriptions, des notions Intéressantes sur les maladies épidémlques.
II paraît même avoir connu cette affection du larynx qu'on appelle croup. En 1580, il fut élu doyen de la Faculté de Paris, et, en 1601, Henri IV le nomma premier médecin du dauphin. Ses oeuvres complètes, réunies par les soins de J. Thévart, ont été plusieurs fois Imprimées , sous le titre de : Opéra medica omnia Ballon», Paris, 1635, 4 vol. ta-4 ; Venise, 1734 : Genève, 1762.
BAILLY (J.-Sylvaln), né à Paris en 1736. Son père, qui était peintre et garde des tableaux de Versailles, le destinait à la peinture: Bailly préféra les lettres et les sciences. Il travailla d'abord pour le théâtre, mais «'étant lié avec le savant Lacaille, Il se livra tout entier à l'étude de l'astronomie, et mérita bientôt d'être admis à l'Académie des Sciences (1 763). II cultivait cependant avec succès la littérature, composait de* Eloycs, parmi lesquels on remarqua ceux de Leibnitx et de Lacaille (1770), et rédigeait le grand ouvrage auquel il doit surtout sa réputation ; V Histoire de t astronomie, qui forme trois ouvrages distincts: Histoire de f astronomie ancienne, 1775; Histoire de t astronomie moderne, 1776-83; Histoire de l'astronomie indienne et orientale, 1787. Il avait supposé, dans cet ouvrage, l'existence d'un peuple primitif qui aurait disparu du globe, cl auquel il faudrait rapporter la plupart des grandes découvertes ; cette assertion l'engagea dans de vives disputes et donna naissance aux Lettres sur f origine des sciences et sur l'Atlantide de Platon, qu'il publia en 1777. Le succès de Y Histoire de l 'astronomie, qui était une œuvre littéraire autant que scientifique , loi ouvrit les portes de l'Académie Française (1784) et de celle des Inscriptions (1785). A la même époque, Il fut chargé par l'Académie des Sciences de rédiger deux Rapports Importants, l'un sur le Magnétisme animal {Voy. mesmer) , l'autre sur le Projet d'un nouvel Hôtel-Dieu. Lorsque la révolution éclata, Bailly fut arraché aux lettres, qui avaient jusque-là fait son bonheur, pour être Jeté dans la carrière politique qui devait lui être si funeste. Il jouit pendant quelque temps d'une immense faveur; en 1789, Il fut nommé député aux états-généraux par les électeurs de Paria: puis il fut élevé à la présidence de
cette assemblée ; il présida cette fameuse du Jeu-de-Paume, où les députés jurèrent de ne pas se séparer sans avoir donné une constitution à la France (20 juin 1789). On le nomma maire de Paris le 16 juillet 1789. S étant vu obligé, après la fuite et l 'arrestation de Louis XVI, de dissiper par la force les rassemblements menaçants qui se formaient au Lhamp-de-Mars pour demander la déchéance du roi (17 juillet 1791), Bailly perdit tout d'un coup sa popularité : Il as démit des fonctions de maire , et quitta la capitale; mais, en 1793, tl fut reconnu à Melon, amené à Paris et traduit devant le tribunal révolutionnaire qui le condamna à mort pour sa conduite au Champ-de-Mars. Il fut exécuté le 11 novembre. Ses bourreaux prolongèrent son agonie en changeant plusieurs rois le lieu de son supplice, et l'accablèrent d'outrages. Comme aes membres glacés par la pluie et le froid étaient agités d'un tremblement involontaire, un d'eux lui dit : « Tu trembles, Bailly? — Oui, répondit le vieillard avec calme, mais c'est de froid. • Outre les ouvrages de Bailly que noua avons cités, on a publié de lui après sa mort un Essai sur Us fables, 1798, 2 vol. in-8; des Mémoires d'un témoin de la révolution. Paris, 1804, 3 vol. ln-8, et un Recueil de pièces intéressantes sur Us sciences, i\c„ 1810. M. Arapnahi son Eloge, 1844.
BAIN, ch.-l. de cent. (Ille-et- Vilaine), à SI ail. S. de Rennes : 3.000 hab.
BAIN (ordredu), fut institué en 1399 par Henri IV. roi d'Angleterre, et conréré i 3G écuyersqui avaient «in de compagnie avec lui, après avoir
pris le bain
veillé toute la nuit qui précéda son sacre. Renouvelé par Georges 1 en 1725, 11 fut, en 1815, converti en un ordre pour le mérite militaire. Il comprend 72 grand'eroix, 130 commandeurs et un nombre illimitéde chevaliers. L« grand croix portent un ruban rouge avec une médaille en or émaillée où l'on voit un sceptre entre une rose et un chardon au milieu de trois couronnes Impériales; la devise est : Tria juncta in uno. Ou y admet le civil depuis 1847.
BAINS, ch.-l. de cant. (Vosges), à 23 Ui. S. 0. d'Epinal; 2.000 hab. Eaux minérales et thermales
bains, village du dép. d'I Ile-et-Vilaine, à 7 ML de Redon; 3,515 hab. Sources thermales.
bains (les), village de France (P> renées-Orient.), I 31 Ut. S. 0. de Perpignan s 1.800 liab. Fort au pied duquel se trouvent deux sources thermales sulfureuses ; hôpi tal m i litait e di t U 6p ilal d'Anal ie-les-Bains
BAIRAM-KALASS1, bourg de la Turquie d'Aaie (Blga), sur le golfe d'AdramUi. On y voit les ruines d Assos.
BAIRKUTH. Voy. bayreuth et anspach.
BAIROUT, Berytus, ville de Syrie, à 1 1 1 kil. N. E d'Acre, par 33° 8' long. E., 33» 50' lat. N.: 12.000 hab. Port comblé par los sables (une petite baie voisine, très sûre, sert de mouillage). Evêché grec, évêché maronite, plusieurs consuls européens, fontaines établie* par Djexxar; hautes tours Bombardée et prise par les Anglais sur Méliémet-Ali, 1840.
BAISE (la), rlv. de France, nail dans les lande* de Lannemexan (H.-Pyrénées), passe à Trie, Mirande, Valence, Condom, Nérac: reçoit la Baîsolle, la Bdise-Devant, la Gelue, et se perd dans 1a Garonne près de St-Léger, après un cours de 260 kil.
BAIUS ou DE BAY (Michel), né à Melin. près d'Ath, dans le Hainaut, en 1513, mot t en li>89. professa l'Ecriture sainte à Louvain s U fut ensuite chancelier de l'Université et inquisiteur général. Précurseur de Janséoius, il se montra peu favorable à la liberté de l'homme, et se rencontra sur plus, poiuts avec la doctrine do Calvin. L'université de Lou*ain lui défendit d'enseigner; la Sorbonne le censura en 1560 et Pie V. par sa bulle du I" octobre 1567, condamna comme hérétique* 76 propositions Urées de ses ouvrages. BaTus eut cependant de nombreux partisans. Ses «urres ont été imprimées à Cologne,