BARN
très chaud. Buffles, moutons à laine très flne ; côtes très poissonneuses; salines.
RARII I. ville du rov. de Naples (Capitanatc), à 6 kll. S. E. de Mclfl; 3,"oo» hab. Colonie des Greca du Bas-Empire. Le rit grec y fut professe jusqu'au Xvii' siècle.
BARHM, ville d'Apulie, auj. bari.
BARJAC, ch.-l. do cant. (Gard), à 29 kll. E. «TAlais : 1 .800 hab.
BARJESU, faux prophète juif, que saint Taul priva de la vue à Paphos, parce qu'il s'opposait à la prédication de l'Evangile. On le nomme aussi llhimas.
BARJOLS, ch.-l. de cant. (Var\ à 1* kit. N. E. do Hrlgnolles; 3,4V) hab. Chapelle souterraine à stalactite* curieuses. Huile estimée, distillerie, etc.
BARJONK (Simon;, c.-à-d. Simon, fils do Jonc ou Jonas, vrai nom de saint Pierre. Yoy. piekrk.
BARKANI ou PARKAM, ville de Hongrie (comltat de dran), au conDuent du Danube et du Cran, appartenait jadis aux Turcs , qui y soutinrent un •iége en 1594, et qui la rendirent aux Impériaux après avoir été défaits sous ses murs (1684).
BAI; 4 ! • schah de Perse de la dynastie des Selujoucides, flli! de Malek-Schah, monta sur le trône en 1093, et fut contraint de partager ses cl ils avec ses deux frères Mohammed etSandjar. 11 mourut en 1 105.
BARKOK, soudan d'Egypte, chef d'une dvnastie des Mamelouks circassiens en Egypte, était d'abord esclave. Il s'éleva aux premières dignités de la milice des Mamelouks, et chassa du trône le Soudan Hadji (1382), de la dynastie des Baharites. Il eut à combattre plusieurs insurrections, mais il en triompha. Il rétablit l'ordre dans l'étal, et laissa 400,0 iO pièces d'or dans son épargne. Il mourut en 1399, et eut |>our successeur son fils Faradj.
BARLAAM, savant moine de l'ordre de Saint- Basile, né dans la Galabre ultérieure vers l'an 1300, mort vers 1348. Etant allé en Grèce pour y étudier la langue de ce pays, qui était alors entièrement inconnu.- en lt.l..:, il y embrassa le schisme grec, et jouit d une grande faveur auprès de l'empereur Andronio-lc-Jeurie, qui l'envoya vers 1339 en Occident
E>ur demander des secours contre les Turcs et les ulgares, et pour travailler à la réunion des deux églises. Il aattira dans la suite une disgrâce pour avoir attaqué les moines du mont Athos, qui soutenaient que la lumière du mont Thabor était la gloire Incréée de Dieu, et se rit forcé de quitter Constantinople. Il revint alors en Italie, rétracta les erreurs qu'il avait professées en Grèce, et rentra dans le sein de 1 église catholique. Clément VI le nomma évoque de Gerace. Barlaam a laissé un grand nombre d'écrits parmi lesquels on distingue : Contra primatum Papœ, an grec, Hanovre, 1608; six livres d'ArMmétique algébrique, Paris, 1606: deux livres d'une Ethique selon les Stoïcient dans la Bibliothèque de* Père*. U est des premiers qui firent renaître rn Italie l'étude de la langue et de la philosophie grecque.
BARLiEUS (Gaspard tan bahut, en latin), né en 1584 à Anvers, mort en 1648, fut ministre d une église réformée, puis professeur de logique à Levdc, 1617; perdit son emploi pour s'être déclaré pour la secte de* Arminiens; fut nommé en 1631 professeur de philosophie à Amsterdam. On a de lui des poésies latines fort estimées, sous le titre de Poemata, Amsterdam, 1646; des discours latins, Orationa, 1632, et quelque* écrits historiques.
BARLETTA, Barotum, ville du roy. de Naples (Terre de Rari), à 53 kil. 0. de Bari, sur l'Adriatique; 1 6,000 hab. Port; grande citadelle, mais presque ruinée: belle cathédrale; collège fondé par rordinand IV; statue colossale de l'empereur Héra- <M>,is ( elle a 6 mètres). La ville est belle et bien ba- Riche saline, pèche active. Fondée au xi» siè-
cle; agrandie, embellie par Frédéric II, 1250 ; c\\t fut considérée au xv« siècle comme un des bouW vards de l'Italie. Néanmoius elle fut prise par Gonsalve de Gordoue (1503).
RARLETTA, prédicateur dominicain du xv» siècle, jouit à Naples d'une grande réputation; il attirait la foule en mêlant dans ses prédications le burlesque au sérieux. Ses sermons, publiés à Lyon, 1536, ont eu plus de 20 Mitions.
BARLOW (JoCl), poète et diplomate américain, né en 1755 dans le Gonnecticut, prit part dans sa
iiremière jeunesse à la guerre de l'indépendance, fut 1 la fois ministre presbytérien et avocat, et se fit un nom littéraire par un "poème en 10 chants, intitulé ta Vision de Colomb ou la Colombiatlr , au il publia en 1781 (réimprimé en 1807 avec luxe à Philadelphie). Il fut chargé de plusieurs missions en Angleterre et en France, et mourut en 1812 à Wilna, où il s'était rendu pour négocier avec l'empereur Napoléon. Outre son poCmc, Rarlow a publié plusieurs opuscules politiques. 1) était républicain exalté, et écrivit en faveur de la révolution française.
BARM ÉGIDES, c'est-à-dire fils de Barmek, famille célèbre en Orient par son élévation et par ses malheurs, joua un rôle important sous les premiers califes abbaasides. Le premier qui soit connu dans l'histoire est Khaled, fils de Barmek : il fut promu vers 750 à la dignité de grand-visir par Aboul-Abbas, qu'il avait contribué à placer sur le trône, et conserva quelque temps cette charge sous Almanror, dont le règne glorieux fut en grajide partie son ouvrage. Il devint ensuite gouverneur de Mo*soul (7Aî> , et fut chargé d'élever lhéritier du trône, Ilarounal-Raschid (778) : II mourut peu après avec une grande réputation de sagesse. — Son fils, Yahia, porta au plus haut point la fortune et la gloire des Barmécidcs. !1 contribua beaucoup à assurer la couronne à llaroun, qui en reconnaissance lui donna la charge de viBirdès qu'il fut sur le trône (786): c'est à lui qu'est dû l'éclat du règne d'Haroun-al-Raschid. — Yahia eut plusieurs fils, dont les plus connus sont : Fadhl et Djafar (le Giafar des Mille et une Nuits), qui tous deux partagèrent la fortune et la faveur de leur père ; on les nommaR les Peàts-Visirs. Fadhl eut l'administration de la justice, et Djafar, la surintendance du palais du calife : il était le compagnon et le confident du prince. Haroun lai confia en outre l'éducation de son fils Al - Mamoun. Au bout de 17 ans d'une prospérité sans égale, cette famille se vit tout d'un coup renversée du faite de* grandeurs et frappée de la manière la plus cruelle, j»ar ce même Haroun-al-Rasehid qui lui devait tout (803}. Djafar fut mis à mort, à peine âgé de 37 ans; Yahia fut ainsi que son fils hadhl envoyé dans une prison lointaine ; tous les parents ou amis des Barmécidcs, enveloppés dans la même disgrâce, furent massacrés ou emprisonnés, et dépouillés de leurs biens. On ne connaît pas bien la cause de cette étrange révolution : selon les uns, Haroun était jaloux des Barmécidcs qui avalent usurpé tout le pouvoir, et ne lni laissaient que. le vain nom de calife: selon d'autres, Djafar avait désobéi au calife en mettant en liberté un descendant d'Ali qu'il lui avait ordonné de mettre à mort; selon d'autres enfin, Djafar avait séduit une sceur du prince, la belle Ahbassa, pour laquelle Haroun avait lui-même une vive passion. Les malheurs des Rarmécides ont été chantés par les poètes orientaux : ils ont aussi fourni le sujet de plusieurs tragédies, entre autres celle des Darmfcides , que La Harpe fit représenter en 1778.
BARNARÉ (saint), un des premiers disciples des apôtres, était Juif et établi en Chypre. Il se convertit peu apr^s S. Paul, qui avait été son condisciple, et alla avec loi prêcher la foi aux Gentils; parcourut F Asie-Mineure, la Syrie, la Grèce, et souffrit, à ce qu'on crol t, le martyre a Salamine en Chypre, vers
BAKiS
I's.n 63. Il était cousin de saint Marc. On a sou» son ! par 71» long. 0., S6 nom un Évangile et des Actes qui sont apocryphes, l i loi landais en ICI G.
BAJiO
24' ht. S. Découverte par I, «
cl une E/rfrredont l'authenticité est plus vraisemblable. On eéièbtcsa fète le 11 juiu. L'église de Mdau le reconnaît pour son apôtre ; elle lui a consa. Té une église qui est desservie par des clercs réguliers, nommés Barnabius.
BARNABITES, ordre religieux institué à Milan, en 1W0, par Antoine-Marie Zacearia, et qui tire son nom d'une église dédiée àsaint Barnabé.dans laquelle cet ordre s'établit d abord. Ces religieux se vouaient aux misions, aux prédications et â l'instruction de la jeunesse. Ils fondèrent en Italie, en Espagne, en France, en Autriche et en Bohême, des colle L'es qui ont fourni unjirand nombre d'hommes célèbres, tels que : J. Morigia, Auguste Tornicl, Côme d U*s« ne, le Père Niceron, etc. l-es Barnabites n'existent plus qu en Italie et en Espagne. Les GutulaUtnet, instituées par Louise Torrclli, comtesse de Guastalla, et qu'on appelle aussi Angéliques, août des religieuses de l'ordre de St-Barnabé.
BARNAOUL, fille de la Russie d'Asie (Tomsk), sur le Barnaoul.par S3° 20' lat.N.ct 81» 6 long. L. Fonderie; manuf. de glaces: fours à chaux. Siège de la dir.d.» minc^ de l'Altaï. Fond. par DcmldoiT,l?30.
BARNAVE (Pierre-Joseph-Marie), député à l'Assemblée nationale, né en 1761 à Grenoble, était déjà célèbre dans cette ville comme avocat lursqu'celata la révolution française. Partisan des Idées nouvelles, il fut nommé député du licrs-élat par le D.hjphiné, et bientôt il s'acquit, jar son éloquence et >on ardenlamour pour la liberté, une très haute influence et une grande popularité. Il |>arla dans toutes les diseussions importantes, et souvent il osa lutter contre Mirabeau. Barnave, qui avait combattu avec énergie > royauté tant qu'il s'agissait de reconquérir les droits du peuple, Toulut combattre pour la royauté lorsqu'il fut question de lui enlever à elle-même ses droits légitimes. Dès ce moment, sa popularité chanet il la perdit bientôt entièrement. Ayant été ivoyé comme commissaire 4 Varenncs, après l'arrestation de Louis XVI dans celte ville, pour assurer le relour du prince, il revint dans la voilure du roi, et lui témoigna les plus grands égards, ainsi qu à la reine. Celte noble conduite le lit regarder comme nn déserteur de la cause du peuple. Après la s<'?»iori, il se relira à Grenoble : il y exerçai! les tondions de m. Me, lorsque l'ouverture *de l'armoire d«? 1er vint, api es la journée «lu io août , découvrir une correspondance qu'il avait entretenue avec lacour dans les derniers temps; il fut arrête le 19 août lT'Ji, n «ta lb mois dans les prisons dt-»Gi cuoblc, et fut ensuite conduit à Paris, où il fut condamné a mort par le tribunal révolutionnaire. 11 n'avait que 32 ans. Un de ses plus éloquent* discours est celui qu'il prononça devant svs jmres. Ses Œu> m forment 4 v. in -S, 1 > 13.
BAB. NE , anj. Warna, ville de la Mtesic inférieure, sur le Pont-Kuxin. Y<y. crcm.
BABNES ou BARNS (Josué), savant helléniste, né a Londres en 1655, mort eu 1712, fut pTOleescur de grec à Oxford. Il a laissé, outre plusieurs ouvrages originaux, des éditions estimées d' 'Euripide, Cambridge, 161(4; A'Anncréon, Cambridge, 1"U5; et d'Homère, Cambridge, 1710. il avait beaucoup d'érudition, mais peu de goûtj ce qui lit dire au savant et spirituel Bentley que Barnes savait le grec aussi bien qu'un savetier d Athènes.
BABNET, b. d'Anirleterre (llerllord), à 16 kil. N. de Londres; 2,400 bah. Warwiek, alors général de HenriVI y fut battu et tué iiarCdouarddYork, 1-171. BAnNSLF.Y.y.d'Angl.(York|.al5k.S.i:.d'lluddersfield; 10,000 h. Filde fer. Pr. de la, ch. deWenlworth.
BARNEVELDT, villace de Hollande, à 33 kil. N. 0. d'Harnbeim; 4,HO0 bah.
BAMtEVELOT (lie), dans le délroit de Muellan. (Amérique méridionale), au N de la Terre de Feu,
BABM.VKLDT Jean oli>es-\ grand-pension na i l de Hollande , magistrat intègre , négociateur h;.bile. et ardent ami de la liberté deson pays, naquit « I à Amcrsfooi t , remplit diverses mission! pn d'Elisabeth et de Henri IV, et eut la gloire de conclure avec l'Espagne en 1609 le traité qui assur;,. l'indépendance des Provinces-l'nies. A la tète il narli républicain, il s'opposa de loul son pouvoir à I ambition du stalhouder Maurice de >a.--au, qi menaçait la liberté de la UoUande ; il se vit par ! ex]»»é aux attaques les plus violentes. DfUI fois ii voulut se retirer des allai res; il ne lut retenu qiu par les instances de* députes des dais. Maurice, avant enfin pris Le dessus, le lit d'abord condamner comme hérétique en 1618 par le svnode caivïiusti de Dordreeht, p-iree qu'il avait embrasse la d-i-triro des Arminien», et Tannée suivante il le lit juger pu une commission et condamner à mourir sur I éeha faud.On l'accusait d asoir livré son |<ays auv Espt gnolsl 11 subit le supplice av ce la plu.» grande fermer Barncvcldt était âgé de 70 ans. — Il laissa detu 61 Hené et Guillaume. Lo deuxième avait conçu 1 projet d'assassiner Maurice pour venger son \« te, » avait communiqué son dessein à René qui, sai. l'approuver, n'avait cependant pas voulu le dénot ccr. Le complot avant été découvert, Guillaum échappa par la fuite; Hené fut pris, cl quoiqu'il! noce ni, il fut mis à mort (1623).
BAKNEV1LLE , ch.-l. de canton (Manche), à 2 kil. S. 0. de Yalognes: 800 hab.
BARNSTABLE, ville d Angleterre (I)evon . sula Taw, à aakil. N. 0. d'Excler, dans une baie d la Manche de Bristol ; 5, KO" hab. Port qui ne peu; *ervir aujourd'hui. Lainages, toile, poterie commune. — Ville des Etats-l'nis (Massachusetts} , à MO kil. S. E. de Boston. Pèche de la morue. BA BOCHE, ville de l'Inde. Voy. »arui:ich. BABOCIIl (Frédéric* barocci , dit le), célèbn peintre italien , né à L'rbin en lSî.8 d'une famille q : a* ail déjà produit plusieurs articles distingués, s. forma d'abord par l'élude des tableaux de Bapha» ( I du Titien ; puis, quittant le sublime pour le giacieUl, ont le Corrége pour modèle. Appelé a Borne pir Pie IN, il exécuta pour ce pape plu-ieurs granJ onviaies de peinture an |*lai^ du Belvédère. Peu* dan', -on séjour a Home, quelques peintres, jaloux d. t = mic'.-s , tentèrent de l'empoisonner à 1'ag.ï de 32 ans; les soins qu'il reçut aussitôt l'arrachèrent a ia ne» t, mais m santé eu tut profondément altérée pour le reste de ses jouis. Il vécut cependant encore fort longtemps et put produire de nouveaux chefs-d'œuvre. 11 mourut à L'rbin eu I0l2,àgé ■ !< M ans. Ceux de ses tableaux qu'on estime le pilW sont une Ik'fmUion de croix, le Pardon, l' Annonciation, le Martyre de saint Vital.
BARODE ou BARODA. ville de l'Inde anglaise, dans le Guxicrat, à 13.1 kil. N. de Surate; 100,0» < hab. Beau port, vastes citernes, pagodes, hùpilau\, quelques beaux monuments. Tissus de Cotou, et . Elle a beaucoup soutn rt du tremblement de terre de 1810. — Barode est la cap. de l'état de Baicid. . qui embrasse à peu pr< s tout le Gunerat. BABOLl M , ville d'Italie , auj. esntATTa. BARON, farem ou varon (dér. du vieil all.éVir, libre, ou sel. d'autres du lut. vir, homme >. Ce titre notait guère employé avant le vie s. A cette époque on nomm i communément hauts torons tous les grand» du royaume, soit qu'ils fussent dm s, comtes ou < veques.Le titre de baron eut beaucoup d'éclat aux ti«, Xll' et XIIIe siècles. Les prim es du san.: et les lils du roi h préférèrent souvent à celui de comte ou de duc. Les Montmorency se faisaient qualifier des litre» d premiers barons de France et de premiers baron' chrétiens.— Aujourd'hui le litre de baron n'est plus
BARR
BARR
qu'on titre de noblesse conféré pur le roi, et Inférieur à celui de comte.
BARON (Michel botron, dit), célèbre trieur, né I Paris en 1653, fut l'élève et l'uni de Molière. Doué par la nature des plua heureux don> , il sut encore les perfectionner par l'art, et mérita d'être appelé le Roscius de son siècle. Après avoir parcouru quelque temps la province, il vint à Paris et •'engagea dans la troupe de Molière. A la mort de •on ami, il passa à l'hôtel de Bourgogne. Il quitta le théâtre dans la force de l'âge et du talent, à 39 ans (IG91). Cependant, il reparut sur la scène après une absence de près de trente ans, à l'âge de 67 ans (1720); Il semblait n'avoir rien perdu. Il mourut Cl) i?2'J. A l i i:r.'Ujd comique et gr.niil trak'ctlien, il créa plus, des plus beaux rôlesdes pièces de Molière et de Racine. Baron a composé quelques comédies , dont la plus connue est l'Homme à bonne» fortune*. On a dit qu'il était non seulement l'auteur et l'acteur principal, mais aussi le héros de cette pièce. Son théAtre a été imprimé à Paris, 1769, 3 vol. in-l 2.
BARON ET, litre de noblesse créé en Angleterre, en 1611 , par Jacques I. Il vient après celui de baron •t est héréditaire
BARON! ES (les), petit pays du H.-Dauphlné, au S., répond auj. à une partie du'dép. de la Drome ; 40 kil. •ur 20 : pays hérissé de montagnes. On y distinguait les 2 baronies de Mévoillon et de Montauban, d'où le
Eiys tira son nom. Toutes deux furent réunies au auphiné par Humbert 1 et ses fils vers la fln du xjii* siècle. Lieux principaux : I* Mévoillon (en ruines) et les Ruys; 2» Montauban (village), Nyons, Mérindol, Condorcct.
baronies (les), partie du B. -Armagnac, avait pour th.-l. Castelmavran.
BARON ILS (César), cardinal, né en 1533 à Sora. dans le roy. de Naples, mort en 1607. devint, en 1693. général de la congrégation de l'Oratoire en Italie. Le pape Clément VIII le choisit pour son confesseur et le nomma en 1696 cardinal et bibliothécaire du Vatican. Il fut deux fois sur le point d'être nommé pape. II a composé, des Annales ecctétiastique*, 12 vol. ln-fol., Rome, 1688-1593: elles embrassent toute l'histoire de l'église depuis les premiers temps jusqu'en i 198. Malgré quelques erreurs de détail, surtout dans la partie chronologique, ce grand ouvrage est resté classique en son
rnre. Il a été continué par Rainaldi et Laderchi. ouvrage entier a été réimprimé à Lucques, en 42 vol. in-fol., 1738-67.
BARONS (conjuration des) , formée après la mort d'Alphonse-ln-Mognanime, roi de Naples et d'Aragon, contre Ferdinand, son fils, par les barons napolitains, qui lui op|>osèrent Jean 1, duc de Calabre, uW de René d'Anjou (1461). Celui-ci. d'abord vainqueur, fut bientôt aUndonné de ses alliés, et Ferdinand reçut, en 1464, la soumission de tous les barons napolitains. Vingt ans après, impatients du joug, les barons se soulevèrent de nouveau ; mais leur conjuration fut découverte, et Ferdinand, les ayant attirés dans son («lais , les fit tous mettre à mort. San Severino, prince de Salerne, échappa seul à ce piège et s'enfuit en France à la cour de Char- I les VIII, où il Tut un des plus ardents promoteurs de la guerre qui, quelques années plus lard, détrôna Ferdinand.
BABOUS, ville de l'Ile de Sumatra, sur la côte 0., par 96e 7' long. F.. 2° lat. N. Capit. des Batlas. Marché pour le camphre, le benjoin et l'or.
BAROUTCH, Baryyaza, ville de l'Inde anglaise
Blombay), à 110 kil. N. de Surate; 32.800 hab. aisona en pierre; pagodes; citadelle. Mousselines. Grand commerce en rii, huile, grains, coton. BAROZZ10, architecte. Voy. vichole.
BARR, ville de France (Bas-Rhin), ch.-l. decant., à 16 LU. N. deSchelestadt: 4.100 hab. Industrieuse
et commerçante. Aux environs est une grande forêt, dite forii de Barr, et une source minérale tiède' dite de St-Vlrich.
BARRA ou BARRAH. état de la Nigritie ocrid.. entre ceux de Sir, de Badibou et la Gambie ; 88 kil sur 66; 200,000 hab. Capit., Barra-lnding.
barra ou barrât, une des Hébrides, au S. d<- South-Wlst; 13 kil. de long; plusieurs ports; 0n y pêche la morue.
barra, ville du roy. de Naples (Naples), à 6 kil. E. de Naples; 4,600 hab.
barra-indimg, capit. de l'état de Barra, su N. ds la Gambie, i 288 kii. S. de St-Louis.
BARRABAS, Juif qui avait été condamné à mort pour meurtre et qui se trouvait en prison au moment de la Passion de J.-C. Comme la coutume des Juifs était, à la fête de Pâques, de donner la liberté à un criminel, Pllate leur demanda qui de Barrabas ou de Jésus ils voulaient délivrer; dans leur aveugle haine, ils choisirent Barrabas.
BARRAL (l'abbé), né à Grenoble vers 1700, mort en 1772. vint à Paris, où il se voua à l'éducation de la jeunesse , et où U se lit estimer pui -»c> qualités. Il était télé janséniste. Il est surtout connu par un Dictionnaire historique, littéraire et critique des homme* célèbre*, 6 vol. in-8, Paris, 1768, où il donne une grande place aux hommes de son parti ; on a dit que c'était le martyrologe des Jansénistes fait par un convulsionnaire. On a aussi de lui un Dictionnaire portatif, hittorique, géographique et moral de la Bible, 1766, in-8 ; Dictionnaire de* antiquité* romaines, extrait de Piliscus, 1766, 2 vol. in-8 ; Maxime* tur le* devoir* de* roi*, 1764, in-12, et quelques ouvrages de controverse.
BABRAS(Paul-Fr.-J.-Nic, comte de), l'un des directeurs de la république française, né en 1766 à Fos-Emphoux, village de Provence, d'une famille ancienne, entra de bonne heure au service , fut envoyé à l'Ile de France et dans l'Inde, où il concourut à la défense de Pondichéry ; se relira avec le grade de capitaine; vint à Paris, où il mena quelque temps une vie fort dissipée, et prit part aux premiers événements de la résolution. Elu député à la Convention par le département du Var en 1*92, it siégea avec les Montagnards; Tannée suivante il fut envové dans le Midi pour réprimer les mouvements des fédéralistes et des royalistes, et reprit Toulon sur les Anglais : au siège de cette ville, il distingua Bonaparte, qui n'était encore que capitaine. Nommé au 9 thermidor (27 juillet 1794) commandant de U force année de Paris, il s'empara de la personne de Robespierre et délivra la France du régne de la Terreur. Chargé quelque temps après de défendre la Convention contre les insurgés, il dirigea la journée du 13 vendémiaire (5 octobre 1795), et, secondé par le général Bonaparte, dispersa le peuple par la mitraille. Lors de la création du Directoire (4 novembre 1795), il en fut nommé membre; U fut longtemps un des directeurs les plus influents , et forma avee Rewbell et La Réveillère une espèce de triumvirat. Pour assurer leur puissance, ces trois directeurs firent le fameux coup d'étal du 18 fructidor (4 septembre 1797), et proscrivirent un grand nombre de membres des deux Conseils. Mais bientôt après, le gouvernement du Directoire tomba dans le discrédit, et il fut renversé au 18 brumaire (9 novembre 1799) par le général Bonaparte. On assure qu'au moment où éclata cette révolution, Barras négociait pour replacer les Bourbons sur le trône, et qu'il devait recevoir 12 millions pour prix de ses intrigues Exclu à jamais du pouvoir, il se retira à Bruxelles.
Kuis à Rome, et ne put revenir en France qu'à ia estauration(l8!4). Il vécut encore quelque* années à Paris, dans une complète obscurité, et mourut en 1829. accablé d'Infirmités. Barras était un homme de mœurs dissolues ; il était en outre avide d'argent.
BÀRR
BARR
On l'accuse d'avoir introduit dans l'administration la corruption et la vénalité.
HA H HA IX. village de France ( Itère ) , à 34 kil. N. E. de Grenoble, et à 2 kil. des frontières de Savoie; 1.300 li aii. Place forte construite par Charles- Emmanuel, duc de Savoie (1596) : prise parle» Français (1597), qui l'ont gardée par le traité de Venins (1598).
BARRE, ch.-l. de canton (Lozère), à 10 kil. S. E. deFlorac; 600 hab.
BARRÉ (Yves), vaudevilliste, né à Paris en 1750, mort en 1832, fut d'abord avocat au parlement, puis greffier à Pau. De concert avec Piis, Kadet, Desfontaines et d'autres, il fonda en 1792 le théâtre du Vaudeville de la rue de Chartres. Il en eut la direction jusqu'en 1815, et enrichit d'un grand nombre de charmants vaudevilles le répertoire de ee théâtre.
HA KM K A , ville du royaume de Naples (Abrutie Ultérieure 2*), à 31 kil. de Sulmone ; 1,100 hab. Hôpital.
BARREAUX (des), poète. Voy. desbarreaux.
BARRÊME, ch.-l. de cant. (B.-Alpes), à 17 kil. S. E. de Digne ; 800 hab.
BARRÊME (Fr.), calculateur célèbre dont le nom est devenu proverbial, naquit à Lyon vers 1640, et mourut i Paris en 1703. Il a publié le Livre des Comptes faits, plus communément nommé le Barrime, 1670, SOUT. réimprimé ; le Livre nécessaire , contenait le calcul des intérêts; le Livre du grand commerce, contenant le* changes, etc.
BARRER F DK VIKI'ZAC. Von. vievzac.
BARRETT (J.-J. de) , lalwrieux traducteur, né à Condom en 1717 , mort à Paris en 1792, était Ois d'un Anglais qui avait suivi le roi Jacques II en France. Il fut nommé en 1762 professeur de langue latine à l'école militaire , et trois ans après inspecteur des études dans cet établissement. 11 a traduit les Offices deCicéron, 1769, in-12; les traités de l'Amitié, de la Vieillesse, le Songe de Scipion, 1760, In— 1 2 : les Métamorphoses d'Ovide, 1778, 2 vol. in- 12; l'Histoire de Tacite, ouvrage posthume publié en 1811 par Delalain , 3 vol. in-12; Y Histoire de Florence, de Machiavel. 1784, 2 vol. in-12; l'Éloge de la Folie, d'Érasme, 1789, in-12 ; le Selectœ e profanis ton g le titre d' Histoires et Maximes morales, etc., 1781, in-12; etc.
BAHR1A ou BAHR-ABAD, partie centrale de l'Arabie, comprend le Ncdjcd, habité par les Wahabites, et les vastes déserts compris entre l'Euphrate à 1E., la Syrie au N. 0. et le Nedjed au S. Ces déserta sont parcourus sans cesse et en tous sens par un grand nombre de tribus nomades.
BARRICADES (journée des). Le 12 mai 1588, le duc de Cuise, cher des Ligueurs, étant venu à Paris malgré la défense du roi Henri 111, ce prince fit entrer des Suisses dans la ville, aÛn d'expulser le rebelle ; mais le peuple animé par les Seize barricada les rues avec des chaînes et des tonneaui, afin de l'opposer à la marche de* troupes, et les força pur tes attaques à reculer. Henri 111 effravé quitta sa capitale le lendemain.
BARRIERE (P.). fanatique, né à Orléans, conçut le projet d'assassiner Henri IV. Dénoncé par le P . Banchi, auquel il t'était ouvert, il fut arrêté à Melun au moment où il allait exécuter le crime. H fut rompu vil (15'JJj.Le misérable avait été d'abord batelier, puis soldat. Le Parlement accusa le P. Varade, recteur des Jésuites, de l'avoir poussé au crime, mais Henri IV prit lui-même la défense «le ce père.
barrière (J. de la), instituteur de la congrégation des Feuillants, né en 1644 à St-Ccré en Quercy, mort à Rome en 1600, fut nommé en 1562 abbé de Feuillant, au diocèse de Rieux; il réforma cette :.(>)* iye et imposa à tes moines des austérités excessives; ta nouvelle règle fut approuvée par Sixtc- Uuinten 1586. Pendant la guerre de la Ligue, il
resta fidèle à Henri III, ce qui lui attira des persécutions Sixte-Quint, trompe par les ennemis de co saint homme, le dépouilla de son abbaye et l'appela à Rome; mais il fut rétabli peu après par le pape Clément VIII , et mourut i Rome en odeur d*1 sainteté.
BARRIÈRES (traité des), nom donné au traité particulier signé entre la France et la Hollande , le 29 janvier 1713, quelques mois avant le traité d'Utrecht, et par lequel cette dernière se réservait, sous la garantie de 1 Angleterre, le droit de conserver des garnisons dans plusieurs villes des Pays-Bai espagnols. Mais forcés ensuite de rendre les plus fortes places parmi celles qu'ils avaient conquises, les Hollandais s'aperçurent trop tard de l'inutilité de ce traité. —11 ne fut ratifié par l' Autr. qu'en 1715.
BARROIS, ancienne province de France, faisait partie du grand-gouvernement de Lorraine et avait pour bornes au N. la Lorraine proprement dite et une partie de l'évèché de Verdun, au S. la Champagne et le* Vosges. Capit., Bar-le-Duc. Il dépendait pour le spirituel en partie de l'évèché de Verdun, en partie de l'évèché de Toul. On le divisait en Barrois royal ou mouvant, et Barrois ducal ou non mouvant. Le premier était situé sur la rive gauche de la Meuse et dépendait du parlement de Paris ; le deuxième était situé sur la rive droite et défendait du parlement de Nancy. Le dép. de la Meuse représente auj. l*étend.du Barr. presque entier. — Ce pays, jadis habité par les Leuci , prit sous l'empire romain, au IV siècle, le nom de paqus Barrensis. 11 fut ensuite enclavé dans le roy dÂnstrasie, puis, au ix* siècle, compris dans le duché de H. -Lorraine ou de Mosellane. Il eut alors une suite de comtes peu connus. L'affaiblissement det Carlovingiens permit aux comtes de Bar de te rendre indépendants ; ils le furent en effet depuis 958 jusqu'en 1302. A cette époque, Henri III, comte de Bar, s'étant allié aux Anglais contre la France , fut battu , pris et conduit à Bruges. Pour obtenir ta liberté, il fut obligé de faire hommage au roi de France, Philippe-le-Bcl, de tout ce qu'il possédait sur la rive
Sauche de la Meuse. C'est de ce moment que date la istinction du Barrois mouvant (c.-a-d. relevant de la couronne] et du Barrois non mouvant. En 1354,1e comté de Bar fut érigé en duché en faveur de Robert, qui épousa Marie de France, flllr du roi Jean. Le cardinal de Bar. étant resté seul des quatre enfants de ce prince, hérita du duché : mais il en céda la propriété, en 1419, à son p.-nev. René, duc de Cuise, qui fut plus tard duc de Lorraine. Depuis lors, le Barrois, tout en conservant ses droits, ses coutumes et sa juridiction particulière, suivit les destinées da la Lorraine.
I1ARROS (J. de), célèbre historien portugais, né vers 1496, mort en 1571, fut, sous le règne do Jean III, gouverneur -général des établissements portugais sur la côte de Cuinée, puis trésorier et enfin agent général des colonies. Profitant des lumières que lui fournissait sa position, il rédigea, sons le titre d'Asie portugaise, Lislionne, 1552 et années suivantes, une histoire des Portugais dans l'Inde, divisée en 40 livres, ouvrage classique pour le style autant que pour l'exactitude des faits, et qui a beaucoup contribué à fixer la langue. Cette histoire a été augmentée de 8 décades nouvelles par D. de Couto. Les deux ouvrages réunis ont été imprimés à Lisbonne, 1778-88, 24 vol. in-8.
BAHltOW (l-aac), savant angl., né i Londres en 1630, ni. en U 77, fut philologue, mathématicien et théologien. Il obtint en HUiO uncchairedfgrecàCaiubridge: en 1662, il fut chargé d'une chaire de mathématiques et eut la gloire de compter Newton au nomhre de tes élèves : il fut reçu en 1662 à U Société royale. En 1669.11 résigna ta chaire de ruatliématio'ues en faveur de Newton, se livra tout entier s la
BARÏ
BART
(héoloé/M el devint cha|-''.air. de Charles II. Il fut nommé, en 1675, chancelier de l'université de Cambridge et mourut deux an* après. Barrow a rendu de grand* services aux mathématiques, soit fiarcc qu'il a
Immense butin. En 1GDJ, il préserva son piys St la disette en faisant entrer à Ihinkerque, malgré le blocus, une flotte considérable chargée de grains, et en reprenant un convoi important dont les An-
traduit et éclairci le? traité* de* géomètres grecs . soit ' plais s'étaient emparés : dan» ce dernier combat, il parce qu'il a fait un easeï prand nombre de décou- [ attaqua à l'aliortlape une flotte beaucoup plus converles en géométrie et qu'il a mi.* sur la voie de la sidérable que la sienne, et tua de sa propre main le découverte du calcul différentiel. Ses ouvrages ma- J contre-amiral. Il ne se reposa qu'à la paix de Rysthématiques sont : Leçons d'optique et de géométrie, I wirk (1097), el mourut peu d'années après, en I7Ô2, Londres, 1674, in-4, en latin, ou il expose les dé- d'une pleurésie. Louis XIV lui donna des titres de
couvertes qui lui sont propres; une traduction latine d'A rchimède, d'Apollonius, de T1téodo\e, Londres, 1675. In-4 : une Exposition des éléments d t'uclide, Londres, lt>i'j et lt>'J8. On a aussi de lui de» Œuvres tÂioioaiques, morales el poétiques, que Tillutson a recueillies en 3 vol. in-fol., Ibs2.
foUt RU EL (l'abbé Augustin), jésuite, né m 1741, à Villeneuve de Herg : Vivarais], mort en 1830, rédigea le Journal ecclésiastique depuis 1787, émipra en août 171*2, rentra en France après le 18 brumaire, et publia l'apologie du concordat de 1801 dans le livre Du Pape ei de set droits. Ses ou v râpes principaux sont : Us Helviennet, lettres provinciales philosophiques, 4 vol. in-12; Mémoire* pour servir à f>/»t- J toire duJaru'ttnisme, 5 vol. in-N, «Ici ils avec difiu- 1 sion et qu'on accuse île partialité»
HAHKik.L-iiF.ALvi:ftT (AnL-Jo*., comte dr\ écrivain royaliste, né en 1756, au château de Beau vert près Eapnol*(Lnzcre),in,en 1S17, servit jusqu'à la révolution dan.* le* troupe* royales, s'offrit pour Otage de Louis XVI après le voyage de Varennes, rédigea en
1795 les Actes des apôtre», feuille monarchique, fut condamné à la déportation, mais échappa à là peine. Il finit par se rallier à l'empereur. Un a de lui quelques écrit.* historique* et politiques.
BAR H Y (Girald , Giratdut Cambrensis, vieil écrivain anglais, né vers lliii à Muimrpir près de Pcmbroke, dans le pavs de Galles, obtint de riche- bénetl -es sous Henri 11 et Riehard ^administra l'évêohé » de Saint-Uav id, qu'il tenta vainement d'obtenir pour lui-même; Tut chargé par Richard I T.ieur-de-Lion), qui parlait pour la croisade, de gouverner le rov. en son absence, et mourut vers IV. '0. On a d- fui Topographia Uibemiœ, liinerarium Cumbriae, De rebut a te gesiLi Journal de sa vie, remarquable sur- !• il par la vanité de 1 auteur); t'cclesue spéculum, ou il censure sévèrement les mrr-urs dis moin c. harry (la romtes*e du). Vo?/. di kvhhy. BARS, ville de Hongrie, <V n* le romitat de même nom, dans le cercle en deçà du Danube, sur le Gran, qui la divise en 2 parties dites Vieille et Nouvcllo-\illc, à 6 kil. N. 0. de Lewrnx. Jadis forteresse importante. On l'appelle aussi Barsenocrg ou Bremsenburg.
BARSAC, bourg de franct [Gironde). à 45 kil. S. F. de Bordeaux, à 13 kil. N. 0. de Langon; 2,000 hab. Vins blancs renommés.
BARSINE, veuve de Memnon, gén. perse, d'illu='re naissance, Tut prise à Dama», aTec les autres femmes de la suile du roi de l'erse. Alexandre en fi' sa concubine, et en rut un fils nommé Hercule, t.assandre les lit mourir Ions deux.
BART (Jean), célèbre marin fiançais, né à Dnnkerqueen l65o, fils d'un pécheur, s'est immortalisé par une intrépidité sans pareille. Après avoir servi quelque temps dans la marine hollandaise, il revint «H France quand la guerre éclata avec la Hollande, et équipa un corsaire avec lequel 11 fit beaucoup de mal à I ennemi. Instruit de ses exploita, l,ouis XIV • appela dans la marine militaire , quoiqu'on n'y admît d'ordinaire que des nobles. Nommé en 1691 chef d escadre , Jean Bart rendit les plus grands services ; étant parv enu à sortir avec sept frégates du port de Dunkerque que bloquaient étroitement loi Anglais, il brûla plus de 80 bâtiments ennemis, '••» une descente à NewoatUe, et revint avec un
noblesse et voulut le voir: comme sa brusque franchie, ses manières grossières el maladroites apprêtaient à rire aux courtisans, le roi prit plus d une foi* la peine de le défendre lui-même contre leurs Sarcasmes. Dunkerque lui a « levé une statue I*a Vc (//• J< ou-llart a été publiée en l7Hti. in-12.
RARTFNST FIN, ville de la i'russeorieiuale, à 25 kil. S. 0. de Friedland : 3,700 hab. — Ville du roy. de Wurtemlierg, à 12 kil. N. 0. de. Gerahronn; résidence du prince de Hohenlohe-ltartenstein.
BAR1TFLD, ville libre royale de Hongrie (Saro*ch\ 33 kil. N. d Fperies. pfès de la Topla; 4,600 hab. Faux minérales acidulés.
BARTHF (la 't, ch.-l. de canton (H.-Pvronées), â 31 kil. S. F. de Tarbes: 800 hab.
BARTHF ,'Micolas-Thomas), auteur dramatique, né à Marseille en 1*34, mort â Paris en 1785, a romposé plusieurs comédies en vers . C Amateur, 1764; les Fausses Infidélités, 1769; la Mère jalouse, 1772; l Homme personnel, en 5 actes, 1778, el plusieurs petite* poésie*. La meilleure de ses pièces est la comédie des Fausses Infidélités, qui est restée au répertoire M. Fayolle a donné les Œuvres choisies de Rarthe, 1 vol. In-12.
Bvnmf (Paul de la), maréchal. Voy. thermes (de). BARTHFLFMITFS, clercs séculiers vivant en commun, ainsi nommés do Barthélémy Holzhauser, qui fonda cet ordre à Saltil»ourg en 1640 pour l'éducation des jeunes gens et des ecclésiastiques; les services qu'ils rendirent en Autriche leur valurent la protection de l cmpereur Ivéopold et du pape Innocent XI ; mais dès I795c«?t ordre avaiteessé d'exister.
BARTHELEMY ou BARTHFLEMI (saint), lun des douze apfltrrs. On croit qu'il prêcha l'Evangile dans bu Indes, l'Ethiopie, la l.ycannie. et snutTrit le
martyre en Arménie y. 71. Ou le" fête le2f a»iût. Quel* ques-un* l identilieut av. Natbauael,uudes72discipL
I- vrthfi ru v DES MARTYRS, célèbre évèq. portug., né en 1M4 à Lisbonne, fut bapli . dans l épILse de Notrc-Damr-des-Mnrlyrs , d'où lui vient son nom. Il fut précepteur tle don Antonio, neveu du roi Jean III, fut nommé en 1559 archevêque de Hiapa; se démit de son évêrhé à la fin de sa vie pour s'enfermer dans un couvent, et mourut en 1590, en «leur de sainteté. Il a laissé des écrits parmi lesquels on remarque : Abrégé des Maximes de la vit spirïtuelU; les Devoirs el Us Vertus det évéquet , traduit en français par Mello, Paris, 1672.
Barthélémy (l'abbé J.-J savant archéologue, né en 1716 â Cassis près d'Aultagne en Provence, vint à Paris en 1744 , après avoir étudié, outre les lanpnes classiques, IhébreU, le syriaque , le ehaldéen et l'arabe. Gros de Boze, garde du cabinet des médailles, l'attacha à ce musée, et à la mort de son
riroteetcur il le remplaça dans ses fonctions (1753). I enrichit de nombreuses acquisitions le cabinet qui lui était confié, et dans ce but H parcourut l'Italie et visita les mines de Pompéia, de Peestum et d'Herculanum. Pendant son séjour â Rome il connut le duc de Choiseul. L'abbé Barthélémy, qui ne s'était d'abord fait connaître que par des travaux pleins d'érudition, publia en 1788 un ouvrage qui lui fit prendre rang dans les lettres, le Voyage d Anacharsit. Au moyen d'un cadre simple et ingénieux , il y présentait dans un stvle élégant le tableau fidèle de la Grèce au siècle de Véviclès: il avait employé 3 "
BART
BART
années à élever ce beau monument. La révolution | cine à Montpellier, et se voua désormais tout enlin
dp M ris er
An •i.lia Barthélémy de la plupart de se* place» ; | à l'enseignement , où il obtint fondant plu» d il fût même un instant emprisonné, en 93; eepen- j ans les plus éclatants succès. Appelé a Pari dant on lui rendit bientôt la liberté et on le rétablit dans ses fonctions de garde du cabinet des médailles. Il les conserva jusqu'à sa mort, arrivée en 1795. Il avait été reçu en 1747 à l'Académie des Inscriptions, et en 1781» à l'Académie Française. Outre le Voyage (TAnacharsis (dont la 1" édition parut en 1788 chez Debure, 4 vol. in-4. avec un Atlas de Barbié du Bocage , et qui a été tant de fois réimprimé depuis), Barthélémy a donné un très grand nombre de dissertations savantes qui ont été insérées dam les Mémoires de l'Acad.des Inscriptions ou publiées* part. On remarque surtout V Explication de la mosaïque de Pateitrine, 1760, in-4 ; les Réflexions sur l'alphabet et la langue de Palmure, 17 54 ; les RéjUxwns sur quelques monument* phéniciens, 1758. On a aussi de lui des œuvres diverses qui ont été publiées en 1798 par Sainte -Croii. Barthélémy a rédigé luimême en 1792 et 93 des Mémoires sur sa vie qui se trouvent en tête de plusieurs éditions du Voyage d'Anacharsis*
Barthélémy (lemarquis François) , l'un des directeurs de la république française, ne en 1750, à Aubagne en Provence, mort à Paris en 1830, était neveu du précédent. Protégé par le duc de Choiseul, l'ami de son oncle , il suivit avec succès la carrière de la diplomatie. Nommé ministre de France en Suisse pendant la révolution , il conclut à Bàle , en 1795, deux traités, l'un avec la Prusse , l'autre avec TEspagne, qui commencèrent à mettre un terme à la guerre européenne. Sa réputation de modération le ht porter au Directoire (20 mai 1797); mais cette modération même, et les dispositions royalistes qu'on lui supposait, l'en tirent bientôt exclure. Frappé par ie coup d'état du 18 fructidor (4 septembre 1797), il Tut déporté à Cayenne, et bientôt après transféré avec ses compagnons d'infortune dans les déserts pestilentiels de Sinnamari. Etant parvenu après mille périls à s'échapper, il fut accueilli dans la
I uyane hollandaise, où on lui fournit les moyens de se rendre en Angleterre. Il rentra en France au 18 brumaire (9 novembre 1799), et devint membre du sénat conservateur, puis pair de France (1815..
II proposa en 1819 de restreindre les droits électoraux.
BABTHÉLEMY (la saint-}. On nomme ainsi le massacre des Protestants ordonné dans toute la France
par Catherine «le .'.iélicis et Charles IX, et qui eut lieu le 21 août 1T»7'2, jour de la fête de saint Barthélémy. On a émis les opinions I> « plus contradictoires sur le nombre tli»s victime* , les uns l'. li v.i. t jusqu'à 60,000, lesaulres l'évaluant a 2,O0Oap<i:..'. Coligny, le jeune La Bochefoucaufd, < au mont de la Force, deCuerchy, Antoine de Clermont, le marquide Renel, Pardaillan, le capitaine de Piles, furent les principales victimes de cette horrible boucherie. Beaucoup de Catholiques périrent eux-mêmes assassinés par leurs ennemis personnels. Dans plusieurs provinces cependant , les gouverneurs refusèrent d'obéir aux ordres sanguinaires de Charles IX. On connaît !a réponse attribuée an comte d'Orthes, gouverneur de Uayonne : « Sire, je n'ai trouvé parmi les gens de guerre de la garnison que bons citoyens et braves soldats , mais pas un bourreau. »
BARTHEZ (Paul-Jos.) , célèbre médecin français, né à Montpellier en 1734, (ils d'un ingénieur des ponts et chaussée»
ponts et chaussées, étudia i Montpellier, pute vint à Paris, fut deux fois couronné par ÏAcad. des Inscriptions, et se lia avec les savants les plus distingués, entre autres d'Alembert, qui le fit travailler à \ Encyclopédie. Il fut en 1756 nommé médecin d'un hôpital militaire, puis envoyé comme oflkierde santé à l'année de Westphalie. En 1759, il obtint à la mite d un brillant concourt une chaire de
1780, il fut nommé médecin consultant du roi, médecin du duc d'Orléans et conseiller d état. A la révolution il se relira à Carcassonne, et lors du réla blissemcnt des facultés, il reçut le titre de professeur honoraire à Montpellier. En 1801 il devint médecin du premier consul et correspondant de l'Institut. 11 mourut à Paris en 180C. Ses principaux ouvrages sont : Oratio de principio vitali hominis , Montpellier, 1771; JVoM Doctrine de functionibus corporti humani, ibid., 1774; Nouveaux Eléments de ta science de l'homme , Montpellier, 1778. et Paris, 1806, 2 vol. in-8: c'est le plus important de tous ses écrits ; Nouvelle Mécanique des mouvements de l'homme et des animaux, Carcasftonne, 1802 : Histoire des maladies goutteuses, Paris, 1802 ; Traité du Beau, ouvrage posthume, Paris, 1807. 11 a en outre fourni beaucoup d'articles à Y Encyclopédie, au Journal des Savants, et des mémoires à plusieurs sociétés savantes. A une étude profonde du corj>i humain, à un grand talent dans l'art de généraliser, Barthei joignait une érudition prodigieuse: 11 possédait presque toutes les langues de l'Europe. Ce qui le caractérise dans l'histoire de la médecine, c'est d'avoir renoncé aux explications chimiques ou mécaniques, et d'avoir reconnu la nécessité d'admettre , pour expliquer le» phénomènes physiologiques, une force spéciale, distincte des propriétés générales de la matière , et qui même peut quelquefois les combattre : c'est ce qu'il appelle principe vita.. Mais il a laissé trop de vague sur la nalurt de ce principe ; il en fait un être qui n'est ni le corp: ni l'àme, et qui se réduit ainsi à une pure abstraction. — L'n frère de Barthes, Antoine Barthez de Marmorières, mort en 1811, s'est signalé par sot ardent royalisme : il fut un des agents les plus actifs du comte d'Artois. 11 a laissé quelque» écrits, entre autres une tragédie de la Mon de lx>uis XVI.'
BART H US (Gaspard de barth, en latin), savant critique allemand, né en 1587 àCustrii;, mort en 1658, était Ois d'un professeur de droit. 11 a laissé des commentaires estimés sur Claudien, Francfort, 1650; sur Stace , 1664, et des Adversaria, Francfort 1624 . — Plusieurs autres savants allemands ont ]>orté le même nom, entre autres Frédéric-Cotllieb Barth, auteur d'une édition estimée de Propercc, Leipsick.
HA lî TU OLE, célèbre jurisconsulte, né en 1313a Sasso-Ferrato en OmLrie, enseigna le droit à Pise e'. à Pérouse, et fut député par cette dernièro ville auprès de l'empereur Charles IV, dont il se concilia la bienveillance, et qui le nomma conseiller. Il abrégea sa vie par sa trop grande assiduité à l'étude, et mourut en 1356 à 4* ans. On s'était contenté jusque-là de faire, sous le titre de Gloses, des unies fort courtes sur les passages obscurs du Corpus )uri$; Barthole est le premier qui ait fait des commentaires suivis sur toutes les parties du texte, et il y réussit si bien, que les jurisconsultes qui l'on' suivi l'ont d'un commun accord regardé commr leur maître. Dumoulin l'appelle le coryphée des i»* lerprCtes du droit. Le principal ouvrage de Barlhok est intitulé: Leçons sur le Code {Uclurœ in très lihros Codicis), Napl es, 1 4 7 1 , i n-fol .Ton tes ses œu v rcs on t été imprimées en 10 vol. i n-fol., Venise, 1 590. On y remarque un ouvrage bizarre, intitulé : Processus Salants contra Vtrginem coram judice Jt»u. Ou lui attribue la rédaction de la fameuse bulle d Or. Il a paru à Munich une éd. compl. de B., 1845-46. 8 vol. in 4, BART110LIN, nom d'une savante famille danoie, qui a produit plusieurs médecins distingués. Le pins connu est Thomas Barlholin , né à Copenha^u > en 1616, mort en 1689. Il étudia à Leyde , à Pad «ne et à Bal-, et fut professeur de médecine à Copeo-