‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 128 sur 567 · BARI · texte numérisé non relu

BARI

peudrtt, Oxford, 1634, ln-4 ; deux livres de poésies latines, 1616, in-4.

barclat (Robert), célèbre quaker, né en 1648 en Ecosse, d'une famille riche et ancienne, mort en 1690. Il embrassa avec son père, en 1666, la doctrine des Quakers ; se lia étroitement avec Guillaume Penn: voyagea en Angleterre, en Hollande et en Allemagne, pour faire des conversions, et écrivit plusieurs ouvrages pour exposer les dogmes de sa secte. Le plus connu de ces ouvrages est l'Apologie de la véritable tliioloyie chrétienne, telle que ta pro-

Cssent ceux que par dérision on appelle Quakers ; il publia à Amsterdam, en latin, 1676, et la dédia au roi Charles II ; elle a été traduite en français, Londres, 1702, in-8.

sarclât de tollt ( le prince Michel ) , général russe , né en 1755 en Livonie. Il se fil remarquer assex tard, et commença sa réputation par une entreprise des plus hardies : en 1809 il pénétra en Suède en traversant sur la glace le golfe de Bothnie dans une étendue de 80 ail. Nommé ministre de la guerre en 1810, il dirigea en 1812 la campagne contre Napoléon, et adopta ce fameux plan de défense qui consistait à attirer les Français au cœur de la Russie pour les faire périr par le froid de ces contrées. Il commença lui-même l'exécution de ce plan comme général en chef; mais poursuivi par l'envie, il fut au bout de peu de mois supplauté [>ar Koutousof, et se vit forcé de servir sous les ordres de ceux auxquels il avait d'abord commandé ; il n'en rendit pas moins de grands services pendant la campagne, surtout à la bataille de la Moekowa. Replacé a la tète des troupes russes en 1813, après la bataille de Bautzen, il battit Vandamme à Kulm, contribua puissamment au gain de la désastreuse bataille de Leipsick, pénétra en France où il livra plusieurs combats meurtriers, et flt capituler Paris (30 mars 1814). En récompense de ses services il fut nommé feld-maréchal et prince. 11 mourut en 1818. après 39 ans de service.

BARD. village des États sardes, à 17 UL N. O. d'Ivrée, sur la boire, à l'entrée de la vallée d'Aoste. On y avait élevé un fort qui était regardé comme imprenable ; il fut pris et rasé par les Français en 1800. BAR DAN E, roi des Parthes. Yoy. vardare. sardane, empereur d'Orient. Voy. philippiccs. BARDAS, patrice de l'empire d'Orient, était frère de l'impératrice Théodora, femme de Théopluie. Nommé par Théophile tuteur de son dis, le jeune empereur Michel (842), il s'empara de l'autorité, chassa du palais Théodora elle - même, à laquelle II devait tout, et garda le pouvoir pendant 24 ans. Enfin Michel, fatigué de son joug, s'en délivra en le faisant assassiner par Basile (866). Bardas favorisait les sciences et les lettres : il nomma patriarche de Constantinople le célèbre Pbotius, qui était son neveu.

bardas phocas et bardas scl£rus, deux généraux de l'empire grec qui se disputèrent le pouvoir sous le règne de Basile 11 et de Constantin IX. Tous deux prirent et déposèrent plusieurs fois la pourpre. Après de nombreuses vicissitudes , ils se réunirent routre l'ennemi commun ; mais Bardas Phocas mourut empoisonné au moment où il allait livrer bataille \ Sclérus fil la paix avec l'empereur, obtint de hautes dignités , et mourut à la cour en 990.

BARDES, poètes nationaux et ministres du culte ches les Celtes. Us étaient chargés de composer des hymnes en l'honneur des dieux, de chanter sur la harpe les exploits des héros, d'accompagner les guerriers pendant qu'ils marchaient au combat, pour animer leur courage ou recueillir leurs hauts faits et les transmettre a la postérité. C'est en Ecosse et dans la principauté de Galles que les chants des bardes se sont \tt plus longtemps conservés ; les noms de Fingai et d'Oisùy», bardes calédoniens, sont devenus à

jamais célèbres. M. Owen Jones a fait un recueh des poèmes des bardes gallois ; on peut encore consulter les Recherches sur les Bardes de David Williams (ar Bardoniath cimraey), Dolgelly, 1828.

BAR DESANE, hérésiarque du u* siècle, né en Syrie, avait été longtemps une des gloires du christianisme; mais il se laissa entraîner dans les erreurs des Valentiniens; puis, ayant abandon né cette hérésie, il se Qt une doctrine particulière qui se rapproche de celle des Manichéens : il voulait comme ces derniers expliquer l'origine du mal. On trouve dans Eusèbe {Prœp. VI, 10) un beau fragment de Bardesane sur 1« destin.

RaRDILI (Christophe- Godefroy), professeur de philosophie à Stuttgard, né en 1761, mort en 1808 a publié plusieurs écrits dans lesquels il a prétendu réformer la logique et déterminer la nature de l'absolu, que Kant avait posé comme condition de toute science, mais qu'il avait déclaré introuvable On estime sa Loaique première, Stuttgard, 1800.

BARÊGES-LES-BÀ1NS, village de France (H.- Pyrénées), à 44 kil. S. de Tarbes, entre deux chaînes de mont., et sur le gave de Bastan, n'a qu'une seule rue et ne compte que 400 hab. permanents. Eaux thermales sulfureuses, célèbres surtout pour la gvérison des plaies d'armes à feu. Hôpital milit. Tissus légers. — Près de là, belle ra«\-»d? de Gavarnie.

BAREILY, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. d'un district de même nom , à 22Q kil. N. E. d'Agrah, près du confluent de la Dhara et de la Goula; 67,000 hab.

BARENT1N, joli bourg du dép. de la Seine-Inf., à 20 kil. N. 0. de Rouen; 1,500 hab. Etoffes de coton, siamoises, papier.

BARENTON, ch.-l. de oant. (Manche), à 9 kil. S. E. de Mortain ; 3,000 hab.

BARETOUN (al-), Parœtonium, ville de B.- Épvpte, sur la Méditerranée, à 244 kil. 0. d'Alexandrie, par 25° long. E., 31° 10' lat. N.

BARETTI (Joseph), né à Turin en 1716. mort k Londres en 1789, écrivit avec succès en prose et en vers, et vint en 1751 se fixer k Londres, où il enseigna la langue et la littérature italienne. Il a donné, entre autres ouvrages, une traduction des tragédies de Corneille, Venise, 1748; un Dictionnaire anglais et italien, Londres, 1760, et une Grammaire italienne et anglaise; ces deux derniers ouvrages sont fort répandus en Angleterre.

BARELTH. Voy. batreuth.

BARFLEL'R, Vallis Cereru, BarafUtum, petitport de France (Manche), à 26 kil, E. de Cherbourg, k 25 kil. N. E. de Valognes; 850 hab. C est Ik. diton, que Guillaume le Conquérant prépara «on expédition contre l'Angleterre. C était jadis une v. importante; ellefutprise et ruinée par Edouard III en 1346.

BARGE, vflledes Étal* sardes (<".onl), à 16 kil. N. 0. de Saluces; 7,000 hab. Ardoisières aux environs.

BARGEMON, village de France (Var), k 11 kil. N. E. de Draguignan ; 1,900 hab. Patrie de "

BARHEBR^CS. nom donné quelquefois I Faradj. Yoy. aboul-faradj.

BARI, Barium, ville du roy. de Naples, k 230 kil. N. E. de Naples, sur l'Adriatique; 19.000 hab. Ch.-l. de la Terre de Bari. Arehev., citadelle, grand arsenal, collège pour les nobles, lycée royal. Industrie, un peu de commerce. — Quoique soumise aux Komains, Barium conserva ses magistrats. Après la chute de l'empire, elle tomba entre les mains des Sarrasins , puis des empereurs grecs; fut prise par les Normands, qui en firent la capitale d« leur principauté, et appartint ensuite aux rois de Naples. Elle a été trois fois détruite. Patrie de Piccini.

bari (Terre de), une des 15 prov. continentales da rov. de Naples, entre la Basilicate, la Capitanate la TeYre d'Otrante et l'Adriatique, a 155 kil. sur 48 j 280,000 hab., dont beaucoup d'Arnautes. Elle est arrosée Dar l'Ofanto. Le sol est tr.\s fertile ; le

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