‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 153 sur 567 · partie de la guerre civile, de se réfugier en France · texte numérisé non relu

partie de la guerre civile, de se réfugier en France

BERGAS, Bergula, ville de la Turquie d'Europe fltoumélie), 4 40kil.S. E. d And rinople. —Ville de l'Anatolie, à 9 kil. S. de Lampsaki.

BERGASSE (Nie), célèbre avocat, né à Lyon en 1*60, mort à Paris en 1832, commença à se faire connaître en 1787 par ses plaidoyers contre Beaumarchais , dans l'affaire de Kornmann , qui \ ■>. i - Suivait sa femme eu adultère. Il fut nommé en 1789 député du Lyon aux états - généraux , et se montra très favorable à la royauté; mais n'ayant pu faire prévaloir ses plans, il donna sa démission. Emprisonné pendant la Terreur, il écbapjia à la mort par le dévouement de quelques amis. 11 vécut depuis dans la retraite, s'occupant décrire sur les matières politiques. On a de lui des Ducours et Rapports prononcés à l'Assemblée constituant!", un i Essai sur la loi , la souveraineté et la liberté de la ! presse (1817 et 1822), et un grand nombre de brochures de circonstance. Au commencement de la révolution on a plusieurs fols publié sous son nom I des pamphlets odieux auxquels il n'eut, aucune part. Bergassc fut un chaud partisan de Mesmer, et publia en 1784 des Considérations sur le magnétisme animal.

BEKGDORF, ville de la république de Hambourg, à 14 kil. S. E. de Hambourg, sur la Bille; 2,000 liab. Repaire de pirates au xit* siècle. Prise par Hambourg et Lubeck au duc de Saxe-Laoenbourg Eric II en 1376; perdue en 1412; reprise en 1420 par ces 2 villes, et gardée par elles jusqu'à la formation du dép. des Bouchr^-de-l'Elbe par Napoléon.

BERGEN ou RERGHEN, ville de la Norvège, par 8« long. E., C0« 20' lat. N.. à 310 kil. N. X). de Christiania, au milieu d'une longue baie nommée Waag ; 21 ,000 liai». Ch.-l. de la province de Nordenflcls. Evèehé, place forte ; port sûr, mais d'un accès dangereux. Gliantiers de construction ; école de navigation. Bergen est l'entrepôt de tout ce qui se inVIie dans les mers environnantes. C'était jadis une ville hanséatique. — Ville de la liesse électorale, a 4 kil. N. E. de Francfort. Les Français, commandés par le duc de Broglie , y remportèrent une victoire sur les Prussiens commandés par F. de Brunswick, 1754>.

BERGERAC, ch.-l. d'arrond. (Dordogne) , sur la Dordogne, 4 49 kil. S. 0. de Périgueux; 9,286 hab. Collège com m. Vins, eaux-de-vie, pierre* meulières, etc. Patrie de Cyrano et du duc d* Biron, décapité par ordre de Henri IV. Jadis fortifiée, mais démantelée parLouisXIll, 1621. Célèbre paix de religion, 1577 — 13cant. (Beaumont.Cadouin,Villefrancne-de-Longehapt. Villamblart, Vélines, Monlpazier, Laliude, Sainl-Alvère, Issigeac, I .aforce, Sigoulès, Eymet, plus Bergerac), 187 communes et 1 17,302 hab. BERGERAC ( Savinien ctrano de ) , auteur comi-

Îue, né vers 1620, au château de Bergerac en érigord, mort en 1655, eut une jeunesse fort dissolue, entra comme cadet dans le régiment des gardes , et s'y distingua par sa bravoure. H était grand duelliste. Ayant reçu deux blessures graves 4 la guerre, il quitta le service et se livra aux lettres. On a de lui: Ayrippine, tragédie; le Pédant joué, comédie; Voyage dans la lune, et Histoire comique de* états et empires du soleil. Molière, Fontencllc dans les Mondes, Voltaire dans Micromégas, et Swift dans Gulliver, n'ont pas dédaigné de faire plusieurs emprunts 4 cet auteur. Ses œuvres ont été plusieurs fois imprimées; la dernière édition est de Paris, 1741, 3 vol. in-12.

BERGÈRE DE CREST (Isabeau tthcewt, dite la). On nomma ainsi une fanatique du Dauphiné, née vers 1670 de parents pauvres, de la religion réformée. Elle gardait les troupeaux au bourg de Crcst, lorsqu'elle se sentit, dit-cllt, inspirée , et se mit à faire la prophétessc. Elle eut du succès auprès des gens superstitieux de sou parti, Jusqu'au moment où

Tintendant du Dauphiné la fit arrêter (1688), elle avoua, dit-on, sa supercherie et retomba depuis dan? l'oubli.

BERGERON (Pierre), géographe, a donné un traité estimé De la Navigation et des voyage*, Paris, 1 629, in-8 ; un Traité des Tartares et un Abrégé de l'histoire des Sarrasins; une traduction française des Voyages en Tarlarie de Guillaume de Rubruquis et autres, in-8. On retrouve ces ouvrages dans la collection de Van-der-Aa, intitulée : Recueil devoyayes curieux en Tartarie, Leydc, 1729.2 vol. ln-4.

BERGHEIM ou OBER- BERGHEIM , ville de France (H.-Rhin), près de Ribcauvillcr. C'était jadis un asile très célèbre. — Un autre Bergheim, jadis 7Ïberiacum , se trouve dans les Etats prussiens ( prev. I Rh énanc), 4 19 kil. 0. de Cologne; il a des mines de houille, et compte 650 hab.

BERGHEM (Nicolas), célèbre paysagiste flamand, né à Harlem en 1024, mort en 1083, fut d'abord élève de son père, artiste médiocre, et ensuite de Van Goycn. Il reproduisait également bien la feuillée, les animaux et les figures, et 11 en formait un ensemble parfait. Le Musée royal possède neuf tableaux de lui, parmi lesquels une Vue des côtes de Nice et une Vente d'animaux dans les ruines du Colusée. BERGHEN, t. de Norvège,— de Hesse. F.bkhckr. BKBGIER (Nie), savant antiquaire, né 4 Reims en 1567, mort en 1623, a publié, en 1622, une Misloire des grands chemins de l'empire romain, ouvrage estimé, que l'on joint 4 la Carte itinéraire de Peulinger. L'édition la plus complète de l'ouvrage de Bergierest celle de Bruxelles, 1736, 2 vol. ln-4.

iiERGiEH (Nic.-Silv.), théologien, né en 1718 4 Darney en Lorraine, mort 4 Paris en 1790, professa la théologie 4 Besançon, puis fut nommé prin-

1 ipal du collège de cette ville, et devint enfin chanoine de Notre-Dame de Paris. 11 fut un des adversaires lits plus redoutables des philosophes du xvitl* siècle, et écrivit contre eux de nombreux ouvrages, entre autres : Réfutation du Système de la nature, ou Examen du matérialisme, Paris, 1 7 7 1 , 2 vol . In- 1 2 ; le Déisme réfuté par lui-même, Paris, 1768, ln-12; Certitude des preuves du christianisme (contre l'Examen des apologistes de la religion chrétienne), Paris, 1768, 2 vol. in-12; Apologie de la religion chrétienne (contre le Christianisme dévoilé), Paris, 1769,

2 vol. iu-12; Traité Itùtorique et dogmatique de la vraie religion, 1780, 12 vol. in-12. On a aussi de lui un Dictionnaire théologique, faisant partie de l'Eitcyclopédie méthodique, Paris, 3 vol. ln-4 ; Liège,

1789, 8 vol. In-8; Lille, 1844, gr. In-8. BERGMANN (Torbern). célèbre chimiste suédois,

né en .1735, dans la WesLogolhle, mort en 1784, cultiva* avec une égale ardeur toutes les branches des sciences naturelles et mathématiques, et devint, en 1766, professeur de chimie 4 Upsal. On lui doit une foule de découverlea importantes, entre autres celle de l'air fixe (acide carbonique), de l'acide oxalique, du gai hépatique (hydrogène sulfuré) ; il réforma la minéralogie en la fondant sur la composition chimique des corps, et observa le premier le rapport constant des formes géométriques des cristaux avec la nature de chaque substance. Exempt de toute jalousie, il s'empressa de proclamer le mérite de Scheele et le fit connaître au monde. On a de lui i Description physique de la terre, 1770; Analyse du fer, traduit en français par Grlgnon, 1783 : Manuel du minéralogiste, traduit par Mongex, 1784 ; Traité des affinités, 1788: Opuscula phytiea et chimica, 1779-

1790, traduit en partie par Guytou-Morveau, 1780. BERGOMl'M, auj. bercamc (de berg, montagne,

et home, demeure), ville de la Gaule Cisalpine, cap, des Oroàii, peuple ligure ou montagnard.

BERG-OP-ZOOM , vlUe de Hollande (Brabant septenU, sur le Zoom, 4 31 kil. N. 0. d Anvers s 6,000 hab. Place forte. Pèche etsalalion des anchois.

BKRL

par le» Français sous les ordre» du maréchal deLowendahl,l747, après un siège célèbre. Assise vainement en 1814 par les Angl. Rendue à la paix. BERGOU, roj. de la Nigritie. Voy. darsxaleh. BEBGUES, ch.-l. de cant. (Nord), A 10 ktt. S. E. de Dunkerque; 5,968 hab. Place forte. Petit port. Construction de bateaux: dentelles; entrepôt de fromages estimés. — Fondée au vu» siècle. Prise et reprise plusieurs fois: donnée à la France par la paix des Pyrénées (1659). Assiégée en Tain par les Anglais (1793).

BERGUSIUM, ville d'Hispanie, auj. balagueb. BERIGARD ou BEAUR EGARD [Ci, guillerjikt de), philosophe du xvr» siècle, né à Moulins vers 1578, mort vers 1603, professa la philosophie à Pise, à Padooe. Il propos une philosophie éclectique empruntée & la fois aux Ioniens et aux Epicuriens, et combattit avec liberté renseignement •colastique. Son principal ouvrage a pour titre Circuit Puani, teu de veterum et pertpatetica philosophia diafagi, Udine, 1643.

Ri. RING. Voy. BEHRtXC.

BEIUNGTON (Joseph), historien anglais, né vers 1760, mort en 1820, était catholique et fut longtemps curé en France. Il est auteur d'une Histoire littéraire au moyen âge, 181 1-1816, ouvrage estimé, traduit en français par Boulard.

BERKELEY, célèbre métaphysicien , né en Irlande en 1684 , lit ses études au collège de la Trinité à Dublin , et devint associé de ce collège. Le comte do Pélerborough l'emmena en qualité de secrétaire dans son ambassade en Sicile et en Italie. Il obtint à son retour le doyenné de Derry, et résigna bientôt ce riche bénéllce pour «e rendre aux iles Bermudes, où il voulait établir un collège pour linitrurtion et la conversion des sauvages; mais le gouvernement ne lui envoyant point les fonds nécessaires, il revint en Irlande et fut nommé à lévèclié de Cloyne, qu'il garda jusqu'à sa mort, arrivée à Oxford en 1753. On a de lui : Théorie de la vision, 1709; Principe* de la connaissance humaine, 1710; Dialoaucs d H y las elde PhilonoQs, 1713, traduits en français par l'abbé du GuadeMalves, 1*50, in-1 2 ; Alrtphron , ou Apologie de la religion chrétienne , traduit par de Joncourt, La Haye, 1734, 2 vol. in-1 2. Siris ou Réflexion* tur l'eau de goudron, 1744 ; quelques écrits politiques ou théologiques, et dos poé-iios estimées. Ses Oeuvre* ont été réunies en 2 vi <\ . In- 1 . avec une Vie de I auteur, par Arbuthnot, LondrcA, 1781. Berkeley est surtout célèbre pour avoir soutenu que les corps extérieurs n'existent |>as, et que c'est par une illusion mensongère que nous !eur accordons de la réalité. C'est dans les Principes de la connaissance et dans les Dialogue* d'Hylat le matérialiste) et PhilonoQ* (le s^iritualiste) qu'il a exposé ce système d'idéalisme.

DE H KEN ou BERQUEN (Louis de), né à Rrugc* au xv siècle, découvrit en 1476 l'art de «ailler et de polir le diamant, au moyen d'une roue et d« la poudre de diamanl.

BERKS, comté d'Angleterre, entre ceux de Bueklngham, Oxford, Surrey, llamp, Wilt; 75 kil. sur 41 ; 150,000 hab.; ch.-l., Reading. Autres villes. Ahinerdon, Ncw'.wry, Wanlagc, Great-Farringdou. EaaMlflej, Climat très sain. Forêt de Wiudsor dans I L. : beaucoup de grains dans l'O.

Bl.RI.AlMONT, ch.-l. de cant. (Nord), à 13 kil. N. O. ifAvetnes: 1,600 hab.

BERI.K.HINGEN (Gœtz ou Godefrol de), surnommé Mum-de-Fer, brave chevalier allemand, né à laxthausen. dans le Wurtemberg, vers 1480, mon en 1502, prit une part glorieuse aux guerres que M livrèrent les électeurs de Brandebourg et de Bavière au commencement du xvr siècle. Avant perdu une main dans un combat, 11 s'en Ht faire une en fer, d où lt surnom sous lequel il est connu. Il a

écrit lui-même l'histoire de tes aventures. Goethe l'a pris pour héros d'un de ses drames.

BERLIN, Berolinum, caplt. des Etat* prussiens, dans la prov. de Brandebourg (gouvernement de PoUdam), sur la Spree, à kil. N. E. de Paris; 470.000h. en 1854; on n'en compt. que 6,500 en 1651 103.000 en 1803, 220,000 en I82t>. Cinq grandi faubourgs hors des murs, et à l'intérieur cinq quartier?: Berlin proprement dit. Cologne (Kœln), rriedrichxwerder. Neustadt ou Dorolheensladt, Friedcrichstadl. On y compte près de 250 rues, 34 ponts, 19 hôpitaux, 21 églises, dont une seule catholique. On remarque surtout les rues Frédéric-Guillaume cl des Tilleuls, les places Guillaume, de Leipsick et de la Relie-Alliance : le parc on Thiergarten. la cathédrale, la imrte de Brandebourx le château royal, le palais de Mou bijou, I. i statue de Fred. 11 (1851). univers, cél. f. en 1810, qui compta parmi ses prof. Fiente, Hegel, Wolf, Hitler. Sclileiermacher, Ganz.de Savigny, etc.; école militaire, institut de sourds-muets; académie royale des Sciences (fondée en I700|tar Leibnilx); académie des Beaux-Arts; académie desSciences mécaniques et d'Architecture; sociétés savantes et littéraires; cabinets d'histoire naturelle, de médailles: galerie de tableaux, statues ; musée égyptien, observatoire, bibliothèque royale. Industrie active : draps, porcelaines, dentelles, galons d'or et d'argent, étoffes de soie, velours de coton, laine, toile, tapisseries, horlogerie, ouvrages d'acier et bronze, bougies, cartes à jouer, produits chimiques (notamment bleu de Prusse), berlines et autres voitures, etc. Pairie du grand Frédéric, de Baumgartcn, de Fr. Ancillon, des poètes Canitz et Tieck, d'Alex, de Humboldt, etc.

— Berlin est une ville moderne et qui ne remonte pas au delà du xn« siècle : on croit qu'elle a été fondée vers 1142 par Albert l'Ours, margrave de Brandebourg; mais elle ne commença à être Importante que sous Frédéric-Guillaume, le grand-électenr (1050). Berlin fui occupée par les Autrichiens el les Russes en 1760, et par les Français en 1806, après la bataille d'Iéna.

BERL1NGUES, groupes d'îles de FOcéan Atlantique, sur la côte du Portugal ( Estramadure) , à 9 kil. du cap Carvociro, à 80 kil. N. de Lisbonne, par 39» 25" lat. N., 11° 51' long. O.

BERMUDE I, roi de Léon et des Asturies (788-791), fut élevé sur le trône au préjudice d'Alphonse il, (Ils de FroTla ; mais il restitua la couronne à ce jeune prince au bout de trois ans.

eermcde n, roi de Léon et des Aslurles (982-999). 11 ne phi d'abord résister aux Arabes qui étaient venus envahir ses états sous la conduite d' Almanzor; mais ayant ensuite réuni ses armes à celles des rois de Navarre 1 1 de Camille, il repoussa le conqnér. el contribua puissamment à la vict. de Calat&nazor,998.

bf.bhude m , régna de 1027 a 1037. Il eut à com- Iwtlre Sanche-lc-Grand , roi de Navarre, qui le dépouilla d'une partie de ses étals. Avant voulu les reprendreà la ncort decepi ince ( I035),ii périt dansune lutaillo. En lui finit la dynastie des rois de Léon; leurs états furent réunis à ceux de Castille.

BERMUDES, groupe d'Iles de l'Océan Atlantique, au N. E. des Antilles, par 64» 19 -61» 43 long. 0. 31* 53 -32° 18' lat. N. Elles sont au nombre d'environ 400, dont le* principales sont Bermude, Salnt- C.corge (où est la ville de Saint-George , ch.-l.), Sl- David, Cooper, Somerset, Long-bland, etc.; enriron 20,000 hab., donl 5,000 Nègres. Ce ne sont généralement que des rocs ou des bancs de sable, mais quelques-unes offrent la plus brillante végétation . Climat sain el agréable , mais d'une clia- U-ur accablante. Fréquents et violents ouragans.

— Découvertes par l'Espagnol don Juan Bermudas, 1522; l'Anglais George Somers y fit naufrage. 1609, cl s'y établit. Elles forment un gouvernement de l'Amérique anglaise et sont une station maritime el

BEKJS

commerciale très importante pour la Grande-Bretagne. Une division des pontons avec un grand nombre de condamnés y est établie.

BERMUDEZ (Jean), médecin portugais, suivit en 1520 l'ambassadeur du roi Emmanuel en Abyssiiiie, et s'insinua tellement dans l'esprit du roi d« ce pays, alors catholique , que ce prince lui donna W titre d'ambassadeur et de patriarche d'Abyssimc. 11 résida dans cette contrée pendant trente ans , et revint mourir à Lisbonne vers 1675. 11 a laissé une relation de son voyage, dédiée au roi Sébastien.

bermiidez (Jérôme), poêle espagnol du xvi* siècle, fut professeur de théologie à Salamanque. On a de lui deux tragédies espagnoles : Nise (Inès) malheureuse, et Nise couronnée, qu'il publia sous le nom d'Antonio Si 1 va (1677), et un poème intilulé \Uesperodia (1589), dont le duc d'Albe est le héros.

BERNARD, roi d'Italie, Ois de Pépin et petit-ûla de Charlemagne , fut placé en 812 sur le trône qu'avait occupé son père. Après la mort de Charlemagne, il eut des démêlés avec Louis-le-Débonnaire, •on oncle, et voulut disputer l'empire à Lothaire, son cousin , que Louis s'était associé ; mais il fut battu et pris en 818. Louis eut la barbarie de lui faire arracher les yeux : il mourut de ce supplice.

Bernard , duc de Seplimanie, fut investi de ce duché en 820 par Louis-le-Débonnaire , et jouit d'une telle faveur à la cour de ce prince qu'on l'accusa d'adultère avec l'impératrice Judith. Louis le dépouilla de son duché en 832, mais il le lui rendit l'année suivante, parce qu'il l'avait secouru contre ses flls révoltés. Ayant plus tard favorisé la rébellion de Pépin d'Aquitaine, 11 fut mis à mort par Charles-le-Chauve, comme coupable de lèsemajesté (844).

Bernard (saint) do Menthon, fondateur de l'hospice du mont Saint-Bernard, né en 923, au château de Menthon. près d'Annecy, en Savoie, mort en 1008, fut archidiacre d'Aoste, et employa sa longue vie à réformer la religion et à secourir l'humanité. Témoin des dangers qu'offrait le passage des Alpes, il fit construire , en 962 , sur le sommet des deux

montagnes nui ont depuis conservé les noms de Grand et de Petit-Saint- Bernard, deux hospices consacrés à recueillir les voyageurs et à rechercher les malheureux qui auraient perdu leur route ou qui seraient engloutis par les neiges. Ces hospices sont desservis par des religieux de l'ordre de Saint-Au-

Kstin ; ces généreux hospitaliers se font aider dans ira recherches par des chiens intelligents dressés à ce service. Sa fête se célèbre le 15 juin.

Bernard (saint), fondateur de l'ordre des Bernardins, né en 1091 , a Fontaine-lès-Dijon , d'une famille noble, mort en 1163, entra dans l'ordre de Clteaux. réforma cette communauté dont les religieux prirent de lui le nom de Dernarditu, et fut le premier abbé de Clairvaux (1116). il se fit bientôt une telle réputation par sa piété et son éloquence, qu'il attira auprès de lui une foule de novices, dont plusieurs devinrent par la suite des hommes éminenU, et que les évêques , les rois et les papes le prenaient pour arbitre de leurs différends. Lorsque Innocent II et Anaclet se disputèrent la tiare, on s'en remit & sa division. En 1 145, il fut chargé de prêcher une croi- i sade, et il lu fit avec un tel succès que le roi Louisle-Jeune et l'empereur Conrad III prirent eux-mêmes la croix. Plein de sèle pour l'orthodoxie, il combattit j les erreurs d'Abélard , de Pierre de Bruys , d'Arnaud j de Bre«cia,de Gilbert de la Porée et du moine Raoul, qui voulait que l'on massacrât tous les Juifs. Saint Bernard fonda jusqu'à soixante-douze monastères. Ses œuvres, écrites en latin, ont été plusieurs fois ] Imprimées; l'édition la plus estimée est celle de Mabilk>D, 1690, 2 vol. in-fol., réimprimée par les frères ■ Gaume, Paris, 1836-40, 4 vol. ln-8». Elles renferment des traités théologiques , des lettres et des sermons [

dont quelques-uns ont été, à ce qu'oh croit, prononcés en langue romane. La plupart de ses ouvrages ont été traduits en français. Sa fête tombe le 20 août.

bernaro, duc de Saxe-W< i mar, général célèbre, né à Weimar v. 1603, fut un des principaux soutiens du parti protestant pendant la guerre de trente ans. Il Qt ses premières armes sous le roi de Bohème el se signala au combat de Wimpfen, 1622; puis servit sous Christian de Brunswick, et enfin sous Gustave- Adolphe ; il chassa les Impériaux du landgravial de llesse-Casael, aida à la prise de Wtlrtxbourg, 1631, passa le Rhin à Oppeuheim, surprit Manheim, et remporta plusieurs avantages sur Wallensteln. Il prit le commandement de l'armée après la mort de Gustave à la bataille de Lutien, et acheva la victoire, 1632. Privé par Oxenslicrn d'une moitié de l'armée et mis sous les ordres de Horn, ii n'en fil pas moins capituler Ralisbonne; mais il perdit la bataille décisive de Nordlingen , gagnée par les Impériaux, 1634. 11 se lia dès lors Intimement à la France, qui était entrée dans la ligue protestante ; délivra ou reprit diverses villes, entre autres Mayence, el opéra une admirable retraite en Lorraine, 1635; seconda les manœuvres de Condé en Bourgogne, 1636; prit Rheinfeld, Fribourg. Brisach, 1638. Il périt au milieu de ses succès, enlevé par la Qèvre, ou, selon d'autres, par le poison,prèsd'Uuningue,l639.

bernaro (Claude), dit le Pauvre i'riire, et U P. Bernard, fils d'Etienne Bernard, magistrat distingué du temps de Henri 1Y, naquit à Dijon en 1588, et mourut à Paris en 1641. Après une jeunesse dissipée, il prit les ordres et se consacra tout entier au service des pauvres, des malades el dus condamnés. Il exerça ces fonctions pénibles pendant vingt ans à l'HÔtcl-Dieu de Paris, puis i la Charité, et employa en aumônes un héritage de 400,000 fr. 11 fut l'émule et l'ami de saint Vincent de Paul.

Bernard (Catherine), née à Rouen, morte en 1712, se distingua par son talent pour la poésie dramatique, obtint plusieurs couronnes â l'Académie Française et â celle des Jeux-Floraux, et fut nommée membre de l'académie des Ricovrati de Padoue. Elle a donné au théâtre Laodamie, 1689, Brulus, 1690, et Inès de Cordoue, 1696.

Bernard (Samuel), riche banquier, né en 1661 â Paris, mort en 1739, âgé de 88 ans, était fils d'un peintre distingué. U s'enrichit dans le métier de traitant sous le ministère Chamillard. et amassa une fortune d'envir. 60 millions, dont il fit un noble usage Deux fois il vint au secours de l'étal et prêta des sommes considérables â Louis XIV et à Louis XV, qui ne dédaignèrent point de les lui demander en personne ; il fit aussi beaucoup de bien. On le créa chevalier, et il allia ses enfants aux plus nobles familles du royaume.

uernard (J.-Fréd.), libraire et savant compilateur d'Amsterdam, s'établit dans celte ville en 1711 el y mourut en 1752. On a de lui un grand nombre de publications dont les plus importantes sont : un Btcueilde Voyages au Nord, 1715-38, 10 vol. in-12; Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples, représentées par des figures dessinées par Bern. Picarl, 1723-43, 9 vol. in-Jbl., suivies des Superstitions anciennes et modernes, 1733-36. Ce grand ouvrage a été reproduit avec quelques modifications par tianier, Paris, 1741, et réimprimé avec des additions, par Prudhomme, en 13 vol. ln-fol, Paris, 1807-1810.

Bernard (P.-Jos.), poëtc connu sous le nom de Gentil Bernard, que lui donna Voltaire: né â Grenoble en 1710, montra de bonne heure pour la poésie un goût que les circonstances ne lui permirent pas toujours de satisfaire. Il fut d'abord clerc de procureur, puis s'enrôla, et devint secrétaire du maréchal de Coigny qui commandait l'armée d'Italie. U obtint après la mort du maréchal une place lucrative

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et put alors bu Ivre son goût pour la poésie et pour lea plaisirs ; mais ayant commis un excès dans un Age déjà avancé, il perdit tout d'un coup la mémoire (177 1), et resta jusqu'à la fin de sa vie dans an état d'enfance. Il mourut en 1775. On a de lui ; Castor et Pollux, ojiéra qui eut un grand succès; l'Art <i aimer, p-ituie galant, ou plutôt lie curieux, qui ne fut publié qu au bout de 30 ans, et qui jouit d'une grande réputation tint qu'il ne fut pas publié ; Phronne et Mèlulore, pocroe; des épltres, desodes et des rhansons. Ses «put résout été recueillies eu 1776,

1 t. in-8, et réimprim. avec addit. en 1803,2 v. in-8. BERNARD (grand et petit-saint-). Voy. sai.yt-

■ERNARD.

bernard-castle, ville d'Angleterre (Durhaai), »ur la Tees, a 23 10. S. de Durham ; 3,600 bai). Manufacture*.

BERNARDÈS (Diego), poète portugais, né vers 1540, mort en 1596, a surtout réussi dans l'idylle, et est regardé comme le Tbéocrite du Portugal. Il a intitulé lé reeueil de ses églogues le Lyma, du nom d'un ruisseau sur les bords duquel il composa ses vert.

BERNARDI (Jos.-Dominique) , écrivain , né en 1761, mort en 1824. Il est auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence, mais est surtout connu pour avoir publié, avant la découverte des nouveaux fragments de la République de Ctcéron, un ouvrage portant ce titre et composé des fragments conservés de la République et de centons pris dans les divers ouvrages de Cicéron, Paris, 1800, ln-8, et 1807,

2 vol. in- 12.

BERNARDIN (saint), d'nne des plus illustres (amilles de Sienne, né en 1380, mort en 1444, se au service des malades et montra un désnt admirable pendant la peste qui déxda en 1400. Il entra chez les Franciscains de rElroile-Observance, devint vicaire général de cet ordre et y porta la réforme. Plein d humilité, il refusa plusieurs évêchés. Il a laissé des œuvres spirituelles qui ont été imprimées à Venise, en 1591, et à Paris en 1636, 5 vol. in-fol.Onriion.le20mai.

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE. Voy. SAINT-PIERRE.

BERNARDINS, nom que prirent les religieux de Ct t eaux lorsque saint Bernard, qui était entré dans leur ordre, l'eut réformé et étendu. Voy. cite aux (ordre de).

BERNAVILLE, ch.-l. de canl. (Somme), à 13 kil. S. 0. de Doulcns: 1,000 hab.

BERNAY, Rernaeum, ch.-l. d'arrond. (Eure), à 40 k. 0. d'Evreux; 7,244 h. Collège. Toiles, drap*. Commerce de papier, fer, graines, cuirs, bougies, etc. — L'arrond. de Bcrnay a six cantons (Thibenille, Brionne, Broglic , Beaumont-lc-Roger , Beauménll, plus Bcrnay), 144 communes et 83,106 hab.

BERNBOURG, ch.-l. du duché d'Anhalt-Rcrnbourg, sur la Saale, à 37 kil. 0. de Dcseau ; 4,900 hab. Château-fort bâti sur un rocher élevé. Faïence, poterie de grès , amidon , verrerie , liaut-fourneau. etc. Vou. anhalt.

BERNCASTEL, Tabemarum castellum , ville des Etats prussiens fprov. Rhénane!, sur la Moselle, à 36 kil. N. 0. de Trêves; 1.600 hab.

BERNE, Dema, dite aussi Arctopolis, c.-à-d. rille de T Ours, pareenue l'étendard d»» Beniois portait un ours (en ail. beer), v. de Suisse , ch.-l. du canl on tir B.rne. el jii>.|u en LSI* un «les 3 ch.-l. delà Suisse -t l'Aar. à Vi:> k. S. E. de Paris, à 125 k. N. E. de <.< mWe; 27, bM h. Université, fondée en 1834. Belle cathédrale, hôtel-do-ville , monnaie, arsenal, fK>rle de Moral, etc. Riche bibliothèque, cahinet de médailles, musées. Industrie : beaux chapeaux de |«ille, aoieries.etc. Patr.dellailer.— Fond. ou rebâtie par le duc Berthold V de Zadiringen en 1191 ; ville impé- J:-de en 1218; inulilemeui assiégée par l'empereur

Elus .UCI

Rodolphe de Habsbounr, l'2<«. Rcrne a été la capitale unique de la Suisse de 1799 à lHirj. Elle est redevenue le sié^e des autorités fédi raid depuis 1848. berne, un des cant. de la Suisse, et de loua le lus grand, entre ceux de Bàle, Soleure, Argovie, erne, Underwald, Uri, Valais. V'aud, Fribourg, Neuchâtelî 120 kil. sur 84; 109,000 hab., dont 40,000 catholiques. Mont, au S. : sol varié, fertile «*n lifunconp d'endroits : fruits, t/rains, prairies. Le gouvernement est représentatif et se compose d'un Conseil exécutif et d'un grand Coii'eil. Avant 1846, le chef du gouvernement portait le titre d'aïuyer.L? canton de Berne alterna jusqu'en isiS avec ceux de /u m u 1 1 de Lucerne pour la présidence de la Confédération suisse. kvant 1798, il n'avait pas les mêmes limites qu'aujourd'hui : il possédait en plus les cantons actuels u Argovie et de Vaud presque en entier; en moins, tout ce qu'il a auj. de l'ancien évêehé de Baie. C'est en 1415 qu'avait eu lieu la conquête de l' Argovie ; en 1536 fut soumis le pava de Vaud. Le I canton de Berne entra en 1353 dans la ligue helvéti-

Ique, qui Jusqu'alors n'avait été que de 7 cantons ; U adopta en 1528 la religion réformée.

BERNI (François), poêle burlesque Italien, né â Lamporecchio en Toscane, à la fin du xv« siècle, prit l'habit ecclésiastique, fut longtemps secrétaire de Ghlberti , évèquc de Vérone; devint chanoine de la cathédrale de Vlorence, et mourut en 1536. On croit qu'il fut empoisonné par Alexandre de Médicis, duc de Florence, pour avoir refusé d'empoisonner lui-même le jeune cardinal llippolyte de Médici*. Berni excella dans le genre burlesque, ou plutôt dans ce genre plaisant et badin dont Pulci était le créateur, mais que, depuis lui, on a nommé en Italie genre bernes que. Il est à regretter qu'il règne dans ses vers une licence extrême. On a de lui < Rime burlesclie , poésies badines recueillies après sa mort avec celles de quelques autres poètes, \enise, 1538, Florence, 1548, etc.; Orlando inamoralo, Venise, 1541, poème héroT-comique, dans lequel il a refait avec un grand succès le Roland amoureux de Boiardo ; et des Poésies latines, imprimées avec celles de quelques autres poêles toscans, Florence, 1562.

BERNICIE, ancienne division de la Grande-Bretagne, était située au N. du mur de Sévère,

bipartie appelée depuis Northumberland, et s'étendait jusqu'à l'embouchure de la Tweed. Elle formait,avtt,laDéirie,undeé7royJcrHeptarchie saxonne

Vou. HF.PTARCHIE.

BERNIER (François), célèbre voyageur et philosophe épicurien, né k Angers vers 1G25, vint de bonne heure à Paris où il embrassa la philosophie de Gassendi, puis alla se faire recevoir docteur en médecine k Montpellier. En 1654, il partit pour voyager en Orient, visita la Syrie, 1 Egypte, l'Inde, el séjourna doute ans dans les élals du Grand M-> gol Aureng-Zeyb, dont il devint le médecin. A son retour en France (IG(iS), il publia ses écrits; puis il alla visiter l'Angleterre (1085), et mourut à Paris en 1U8*. Ses principaux ouvrais sont ses Voyages, qui parurent pour la première fois en 1670-1671 , et qui sont regardés comme un modèle d'exactitude, un Abtégédela philosophie de Guisendi, 1678, 8 vol. in- 12, auquel il joignit en IG82 ses Doutes sur quel' ques chapitres de son Abrégé. Bernier, d'un caractère enjoué et aimable, fut lié avec Gassendi, Molière, Uiapelle, Ninon de Lenclos. St-Evremond 1 lait le Joli Philosophe.

BERNIK, ville d Afrique fBarca). Voy. BENGAZT.

BERNINA (mont), en Suisse ((•lisons), à 44 kil. S. E. de Coire, dans U» Alpes Rhéliques. Passage très fréquenté entre la llaule-Engaddine et la Valtoline. Marier magnifique.

BERNIM (J.-Lauteni). dit U Cavalier Demin. artiste célèbre, né à Naples en 1598, mort en 1680 à 82 ans, te distingua à la fois comme peintre

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