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ommo statuaire et comme architecte, et mérita d'être surnommé le second MicheL-Ange. Amené de bonne heure à Rome, il se concilia par son talent précoce la faveur du pape Paul V, et fut employé ■ans interruption par les pontifes qui suivirent. Grégoire XV le créa chevalier, et Urbain VIII le combla de richesses. Charles 1 , roi d'Angleterre, Ût faire sa statue par lui ; Louis XIV l'appela en France (166S) pour prendre ses conseils sur la restauration du Louvre, lui fit faire son buste et le garda 5 mois, le comblant d'honneurs. A Rome, B. avait été charades embellissements de la basilique de S t- Pierre : il exécuta le baldaquin et la chaire que l'on admire dans ce monument, ainsi que la place circulaire qui précède le temple. On reproche à cet artiste un style maniéré, que ses contemporains exagérèrent, et qui influad'une manière fâcheuse sur l'art dans son siècle.
BERNIS, village du dép. du Gard, à 9 ail. S. 0. de Nîmes : 1 .200 hab.
BERNIS (Françoia-Joachim de pierres de), cardinal et poète, né à St-Marcel (Ardèehe), en 1715, d'une famille noble, mais pauvre, entra dans les ordres, prit le Utre d'abbé, et vint de bonne heure à Paris, où il se fit avantageusement connaître par des vers galants, ainsi que par les grâces de son esprit et de sa personne. 11 plut à madame de Pom-
Kadour, qui lui fll obtenir une pension du roi, et il it reçu à l'Académie Française dès l'âge de 29 ans. Après la mort du cardinal de Fleury, qui n'avait
Pi voulu l'employer, Bernis fit une fortune rapide, fut nommé ambassadeur à Venise et devint cardinal. En 1756, il fut charge du ministère des affaires étrangères, et signa en cette qualité le traité dalllance avec l'Autriche; mais peudant la guerre de sept ans. il futdisgraeiépouravoir conseille la paix contre l'avis de M°»*dePompadour (1758). Cependant il fut nommé en 1764, archevêque d'Alby, et cinq ans après ambassadeur a Rome. Il conserva cet fonctions Jusqu'à la révolution française. Révoqué à cette époque et dépouillé de toute sa fortune, il ne subsista que des libéralités que lui fit obtenir de la cour d'Espagne le chevalier d'Azara, son ami. Il mourut a Rome en 1794. Les poésies qui firent la réputation de Bernis consistent en épitres, madrigaux, odes anacréontiques, etc. On y trouve de l'afféterie et une grande profusion de figures et de fleurs de rhétorique : aussi Voltaire avait-il surnommé l'auteur Babel la Bouquetière. On a en outre de Bernis un poème sérieux, la Religion vengée, qui n'a été publié qu'après sa mort ; une correspondance avec Voltaire, et une autre avec Pâris-Duverney. On a publié ses poésies en 1 vol. in-8, Paris, 1797 et 1825.
BERNON, noble bourguignon, mort en 927, fut le premier ablié de Cluny et le réformateur de plusieurs autres monastères. Il prit l'habit religieux dans l'abbaye de la Baume, dont il devint prieur, donna sa demiiwion en 926, et partagea les abbavos qu'il gouvernait entre Vidon, son parent, et Odbn, son disciple.
BERNOUILLI, famille suisse, originaire d'Anvers, a produit dans les xvu* et xvui* siècles une nombreuse suite de savants di.-tingués, dont les plus connus sont Jacques Burnouilli, Jean son frère, et Daniel, fils de Jean.
berkouilli (Jacques), savant mathématicien, né à Bâlc en 1654, mort en 1705, professa les mathématiques à l'université de Baie, et mérita par ses travaux et ses découvertes d'être nommé associé de l'Académiedce Sciences de Paris (1699) et de celle de Berlin ( 1 701 ). Il fut un des premiers à comprendre et à appliquer le calcul différentiel et intégral, projtosé par Leibnitx, et donna la solution d'un grand nombre de problèmes regardés jusque là comme insolubles. On a de lui Art conjectandi, publié après sa mort par son neveu Nicolas Bernouilll, Baie, 1713, traduit en français par Vaatel, Paris. 1801,
et une foule de mémoires recueillis sous le titre de Jae. Bernouilli Opéra, Genève, 1744, 2 vol. ln-4.
BERNouiLLi (Jean), frère du précédent, et comme lui profond géomètre, né à Bile en 1667, mort ea 1748, professa les mathématiques à Groningue (1695). puis à Bàle après la mort de Jacques (1705), et devint associé des académies de Paris et de Londres, de Berlin et de Saint-Pétersbourg. U avait été formé par son frère et avait longtemps travaillé de concert avec lui à développer les conséquences du nouveau calcul inventé par Leibnilx; mais il s'établit ensuite entre eux, à l'occasion de la solution de quelques problèmes, une rivalité qui dégénéra en Inimitié, il eut aussi des démêlés assex vifs avec iiartxoeker sur la physique, et avec quelques sa- \ants anglais au sujet de l'accusation de plagiat intentée à Leibnitx (Vog. ce nom). Jean Bernouilli vint à Paris en 1690, et se lia avec les savants les plus distingués de l'époque, particulièrement avec le marquis de L'Hôpital. Il a fourni un grand nombre de mémoires aux académies dont il était membre; on les a réunis sous le titre d'Opéra omnia, lausanne, 1742, 4 vol. in-48. 11 faut y joindre son Commercium philosophicum et mathemalicum avec Leibnitx, 2 vol. in-4, Lausanne, 1745.
bernouilli (Daniel), second fils de Jean, né à Groningue en 1700, mort à Bàle en 1782, cultiva à la fois les sciences mathématiques et les sciences naturelles; se fit recevoir médecin, puis alla enseigner les mathématique» à Pétersbourg, et revint en 1733 dans sa patrie où il remplit d'abord une chaire d'analomie et de botanique, et ensuite une chaire de physique. U fut le rival d'Euler, et remporta un si* grand nombre de prix à l'Académie des Sciences de Paris, qu'il s'en fit une sorte de revenu. Il fut comme son père membre des académies de Paria, de Berlin, de Londres et de St-Petersbourg. L'Hydrodynamica ( Argcntorati, 178.S, in-4) est le plus important de ses ouvrages. — Un 2* Jean Bernouilli, son neveu (17 44-1 807), s'est aus?i distinsue: comme mathématicien et astronome.
BERNSTORF (Jean-Ernest hartwig , comte deL l'un des plus grands hommes d'état du xviu* siècle, né à Hanovre en 1712, se fixa de bonne heure en Danemarck. Ses talents attirèrent bientôt l'attention du gouvernement ; après avoir été employé dans diverses ambassades, il fut placé par Frédéric V à la tète des affaires étrangères. Il assura la paix au Danemarck, négocia le traité de commerce de 1756 avec la Porte, attira dans le pays des artistes étrangers, favorisa le commerce maritime, et protégea les arts et les sciences. A la mort du roi, Struensée ayant été mis à la tête du conseil, Bernstorfse retira à Hambourg. Après la chute de Struensée, il fut rappelé, et il allait se rendre à Copenhague, lorsqu'il mourut, en 1772. — Son neveu , André-Pierre de Bernstorf, fut comme lui ministre en Danemarck; il fit d'utiles réforme; et affranchit les laboureurs. Mort en 1797.
BEROALDO (Phil.), littérateur italien, né à Bologne en 1453, mort en 1505, professa les belleslettres à Paris, puis à Bologne. Il a donné des éditions de plusieurs auteurs latins, de Pline, Apulée, Aulu-Gclle, Suétone, etc. ; mais il est surtout connu par un ouvrage curieux intitulé : Dt clamatio ebrioti, scoriatori» et aleatoris, Bologne, 1499, fiction -pi rituelle dans laquelle trois mauvais sujets débattent lequel sera privé de la succession de leur père. — Cet auteur est quelquefois nommé f Aneirn, pour le distinguer d'un autre écrivain bolonais du même nom, né en 1472, mort en 1518, auquel on doit une édition de Tacite et des Ode* et Epwrammet latines (Rome, 1530), qui eurent un grand succès.
BEROÉ, nom commun à plusieurs villes anciennes de Thrace, de Macédoine ci de Syrie. V»y. WÊÊÊK.
BEROLINUM. nom de Berlin en latin moderne