BERT
BEKT
>i]*e du duché de Modène, à 26 Ul. N. de Reggîo.
BERTAT, éUt d'Afrique, limitrophe du Sennaar, dans la conlrée du Bahr-el-Àbiad, est une vaste région montagneuse el boisée qu'habitent de* Nègres mêlés à quelque» tribus d'Arabes, et contient, entre autres petits pays tributaires, le Fazoql, le Darfoq qui est commerçant, et le Damamil, riche en or.
BERTAUT (l'atf>é Jean), poète, né àCaenen 1552, mort en 1611, fut secrétaire et lecteur du roi, évê-
Sue de Séex , premier aumônier de Marie de Mé- Icis, et dut à son talent ces postes émlnents. Il imita Ronsard, mais fut moins ampoulé et plus élégant. Il a écrit des ver» pleins de sentiment. On a recueilli ses Œuvra poétiques en 1 toi. in-8 , Paris , 1620 et 1023. Boileau a dit dans rAri poétique!
Ce pott* ormellleai ( Ronsard . trébuché do tl haut, Rendit plu roienut De«tKjric» et B« riant.
BERTHAULD (Pierre), oratorien, professeur au collège de Marseille, mort en 1681, est auteur du Florui Gallicut et du Florut Francieus , abrégés de notre histoire fort estimés ; d'un traité de A ra, ouvrage
f ricin d érudition. Imprimé à Nantes en 1G33. — Il ne àut pas le confondre avec l'abbé Bcrthauld, auteur du Quadrille de* enfants ou Système nouveau de lecture, 1743. ln-8, souvent réimprimé. Dans cet ingénieux système de lecture, on apprend à l'enfant le ton des lettres et des syllabes en lui mettant sous tes yeux la figure d'objet» dont le nom flnit par ces lettre» ou ces syllabe».
BERTHE (Ste) , abbease de Blangy en Artois, parente du rot de Kent, morte en 7 25,e»t non. le 4 juill.— On connaît aussi : Berthe , dit e au grand pied (el I e avait un pied plus grand que l'autre), fille d'un comte de Laonj elle épousa Pepin-U-Bref, roi de France, et fut mère de Charletnagnc. Elle mourut à Chuisy.en 783, et fut enterrée a St-Denis. Celte princesse conserva une grande influence sur le» roi» de Ncustrie et d'Austrasie, el maintint quelque temps la paix entre eux. — Berthe, tille de Lothaire, oui réunissait aux charmes de la figure l'esprit et le courage ; elle épousa d'abord Thibaut , romte d'Arles, el ensuite Adalhert, marquis de Toscane. Par son ambition et ses intrigue», elle entraîna son mari dans un
Îrand nombre de guerres. M. n 125. — IVr'hc, fille e Conrad, roi de Bourgogne, el première femme de Robert, roi de France (991»), Son mariage lut cassé par le pape pour cause de parenté. Voy. KostRT.
BEHTHELIEB (Philibert), brave Genevois, né en 1470. Lorsque Charles III, duc de Savoie, entreprit de soumettre Genève à son pouvoir (1 Si:), Berthelier, membre du conseil de cette ville, lui réaUta courageusement, et Hl conclure à ses concitoyen* un traité d alliance avec Friltourg. Le duc s étant emparé de ««Mvejtorttgller fut pri» et décapité (1519;.
BERTHELOT (N.), poète du xvn* siècle, ami de îîégnier, suhil eoiniuc lui la carrière satirique. On a de lui : les Soupirs amoureux. Paris, IG46, et de» Epltres, Satires, Stances , Otansons el Epigrammes licencieuse», insérées dans le Cabinet satirique ou Recueil parfait des vers piquants et gaillards de ce temps, Paris, 1697.
BERTHEREAU (Georges-François), savant bénédictin, né à Bellesme en 1732, fut professeur de grec et d'hébreu à l'abbaye de Saint-Lucien de Beauvais et à celle de Saint-Denis. Il quitta l'enseignement pour s'associer aux travaux des religieux de sa congrégation chargés de la collection des historiens de France, et fil d'ample» extraits des manuscrits arabes : ces extraits n'avalenl plus besoin que d'être revu» et mis en ordre, lorsqu'il mourut, en 1794. Ce savant a laissé en manuscrit : Histoire générale des croisades, trad. de l'arabe ; Histoire de R[fm,%*re e™****; Bibliographie des croisades. BEBTH1LR (Guillaume-François), jésuite, né à l souduo en 1704. professa les humanité» à BloU la
philosophie à Rennes et à Rouen, puis la théologie h Pari», et rédigea depuis 1745 le Journal de Trévoux. Il eut de Tifs démêlé» avec Voltaire et avec les encyclopédiste», dont H avait hardiment censuré lis écrit». À la fin de 1762, le dauphin le fit nommer garde de la Bibliothèque royale, et adjoint à l éducation de Louis XVI et de Monsieur. Après la dissolution de la Société des Jésuites, il alla se fixer à Of fenbourg, et après 10 ans de séjour dans cette ville, il revint à Bourges, où il mourut en 1782. II a continué { Histoire de rÊglise gallicane , qui avait été commencée par le P. Longueval ; a composé une Réfutation du Contrat social (publiée par Querbeuf en 1789) . ainsi que désoeuvrés théologiques el spirituelles.
bkrthier (Louia-Bénlgne-François), intendant de Paris en 1789, fut une des premières victimes de la révolution. Après la prise de la Baslille, il se vit arraché de l'llotel-de-Ville par des forcenés qui le pendirent à une lanterne , après lui avoir fait baiser la tête de Foullon, son beau-père, qui venait d'éprouver le même sort.
bkhthiek (Alexandre), maréchal de l'empire, né à Versailles en 1753, était fils d'un officier distingué du génie. Il fit ses premières armes en Amérique el en revint colonel (1778). En 1789, il commanda la garde nationale de Versailles et protégea la cour. Après avoir servi dans les principaux corps d'armée de la république, il fut fait en 1796 général de division el envoyé en Italie ; il rendit les plus grandi services au général en chef, Bonaparte, et se lia avec lui d une étroite amitié. Chargé lui- même du commandement de l'armée à la fin de 1797, Il s'empara de Rome (10 février 1798), où il renversa le gouvernement du pape et fit proclamer la république. 11 accompagna Bonaparte en Egypte. Celui-ci, devenu premier consul , choisit Berlhier pour son ministre de la guerre. Pendant les cau)|>agnes de Marengo, d'Auslerlilx et d'Iéna, Berthler remplit le» importantes fonctions de cheî d état-major, et Napoléon fut si satisfait de ses services qu'il le combla de faveurs : Il le nomma maréchal (1804) , lui donna la principauté de Neuchâtcl (1806), le créa vice-connétable '1807). et lui fit épouser la fille du duc dt Brkenfeld. En 1809, Berlhier contribua puissamment a la victoire de Wagram, et recul en récom|»ense le titre de prince de Wagram. Il prit encore part & l'expédition de Russie ; mais 11 désapprouvait cette entreprise et soupirait après le repos. Aussi fut- il un des premiers a se soumettre aux Bourbons. Lors du retour de l'empereur il se retira à Bamberg auprès de son beau-père, et périt peu après son arrivée , s" étant, dit-on , précipité du hnul d'un balcon pendant un accès de fièvre chaude (1" juin 1815). Berlhier était plus propre à exécuter les ordres d'un autre qu i commander en ch. f.
BERTHOI.D, duc de Zaehnngen. I . zakhkim;. n.
BERTHOLLET 'Clande-Louls), célèbre chimiste, né eu 1748, à Talloires en Savoie, d'une famille originaire de France, étudia d'abord en médecine et vint de bonne heure à Paris où 11 fut nommé médecin du due d'Orléans. 11 abandonna bientôt sa profession pour se livrer tout entier à l'élude de la chimie, qui lui offrait une vaste carrière de découvertes : se fit connaître par d'excellent» mémoires, et fut successivement nommé membre de l'Académie des Sciences, puis de l'Institut, commissaire pour la direction des teintures (1784) , membre de ia commission des monnaie» (1792), professeur aux écoles normales (1794). Il accompagna Bouaparte en Egypte, et fil dans ce pays d'Importantes recherches sur le natron. 11 fut nommé par l'empereur membre du sénat (1805), devint pair sous U restauration, et mourut en 1822, dans sa maison d'Arcueil. Cuvfor et Panse l ont écrit son Eloge. Les principaux ouvrages de Berthollel sont, outre une foule de mémoires lus à l'Institut ou dans d'autres sociétés sa-
BERW
vantes, Me Eléments détende la temture, 2 vol. ln-8, 1T91 et 1804: *e* Recherches tur les km de t affinité et «a Statique chimique (1803 et 1804). On lui doit la découverte des propriété» décolorante» du chlore et l'application de ces propriété» an blanchiment des toiles, l'emploi du charbon pour purifier l'eau la fabrication de plusieurs poudres fulminantes. 11 fut, avec LavoMer et Guyton, un de ceux qui contribuèrent le plus à opérer en chimie une révolution salutaire, et à constituer la nouvelle langue de cette science. Il fut aussi , avec Monge , un de Min oui furent chantés pendant les guerres de la
qui furent chargés pendant les guc Ion de diriger la fabrication de la poudre et de multiplier les moyens de défense.
BERTHOUD, ville de Suisse. Voy. burgdorf. BERTHOUD (Ferdinand), habile horloger, né en 1727 dans le comté de Neuchàlel, mort en 1807, vint se fixer à Paris en 174&, fit les premières horloges marines, et mérita d'être nommé horlogermécanicien de la marine pour la construction et l'inspection des horloges à longitudes , et membre de l'Institut. Ses horloges marine» ont obtenu la préférence sur toutes les autres , et elles ont beaucoup serri au perfectionnement de la géographie. On a de lui : Euai tur Chorlogerie, 1763 et 1788: Eclaircittementt tur rinvcniion d'une nouvelle machine pour déterminer les longitudes en mer; Traité des horloges marines. — Son neveu Louis Bcrthoud s'est aussi 'distingué comme horloger. — iuy. »bhrnoui.
BERTIN (saint), moine de St-Colomban, né vers 610 à Constance en Suisse, mort en 709, fut abbé dp Sithiu (depuis, St-Omer). Ou lnon. le S sept.
bertin (Antoine), poète, né à l'île Bourbon en 1752, Tint étudier à Paris et publia dès l'âge de 21 ans an recueil de poésies diverses (1773); il donna en 1782 un volume d'élégies Intitulé les Amours, qui eut un grand succès. Ses vers étaient pleins de grâce et de sentiment II mourut en 1790 a St-Domingue, au moment où il se rendait à l'autel pour épouser une jeune créole. Il avait embrassé la carrière des armes et était capitaine de cavalerie. Ses œuvres ont été réunies, Paria, 1802, 2 vol. lu-l 8.
Bertin (Théod.-Pierre), traducteur, né en Brie Ters 1760, mort à Paris en 1819, introduisit en France, en 1792, l'art de la sténographie, InTenté par Taylor en Angleterre. Il est anleur de nombreux écrits , presque tous traduits de l'anglais : la Vie de Bacon de Mallet, Paris, 1788, in-12; les Satires tTYemng, 1798, ln-12: Système complet de sténographie, 4* édition en 1803, in-8.
BKKTINAZZ1 (Charles), acteur célèbre, connu au théâtre sous le nom de Carlin, né à Tarin en 1713, mort à Paris en 1783, a rempli au Théâtrc-llallen, depuis 1742 jusqu'à sa retraite, le rôle d'Arlequin avec un succès continu. Il fit les délices des spectateurs par son jeu vrai, naturel, comique, et par ses saillies heureuses. On a de lui les Métamorphoses d'Arlequin, comédie en S actes, 1763.
BERTINCOURT, ch.-l. de canton (Paa-de-Calals), à 10 kil. E. de Bapaume; 1,300 hab.
BERT1NORO, ville de l'Etat ecclésiastique, â Il kil. S. E. de Forllj 3,000 hab. Êvèché. Vins renommés.
BERTIUS (Pierre), cosmographe, né en Flandre en 1S6S, mort à Paris en 1629, avait d'abord professé la philosophie i Leyde. Il fut obligé de quitter cette ville à cause de son attachement à ta secte d'Anninlus; passa en France, embrassa le catholicisme, et fut nommé par Louis XIII cosmographe du roi et professeur royal de mathématiques. Le meilleur de ses ouvrages géographiques est : Theatrum geographias vêtent, 2 vol. in-fol., 1619, Elzevlr. On estime aussi son Introductio in universam geographiam, in-12.
BERTON (Pierre rontAn), habile musicien et compositeur, surintendant de la musique do roi et
directeur de l'Opéra, né à Paris en 1727, mort en 1780. Sous son administration II s'opéra en France une véritable révolution musicale, due aux chefsd'œuvre des Gluck et de* Piocini. On lai doit la musique de l'opéra d'Erotine, représenté en 1764, et le divertissement de Cythère assiégée. — Son fils et son petit-fils se sont également distingués comme compositeurs.
berton (J.-B.), général, né en 1769 près de Sedan, fit avec distinction les campagnes de la république et de l'empire, prit Malaga, dont il fut nommé gouverneur, fut promu en 1813 au grade de général de brigade et eut an commandement à la bataille de Toulouse ainsi qu'à Waterloo. Ses opinions politiques le firent rayer des contrôles sous la restauration. Il entra en 1822 dans an complot contre les Bourbons, marcha sur Saamar à la tète de quelques insurgés , fut pris et condamné à mort. On a d* lui un Précis historique de la bataille de Waterloo , Paria, 1818.
BERTRADE, femme d'une grande beauté, Ails d'un comte de Montfort et épouse de Foulques, comte d'Anjou, inspira une passion violente à Philippe I, roi de France, qui la fit divorcer pour l'épouser, malgré l'opposition d'Yves, éveque de Chartres, et l'excommunication prononcée contre lui par le pape dans le concile d'Autun de 1094. Il promit bien d'y renoncer, mais ne putjamals s'en séparer.
BERTRAND (saint), archidiacre de Paris et évê-
3ue du Mans, était issu de la maison des comtes Aquitaine et vtTalt sous le règne du roi qolaire. M. en 623, à 70 ans. On lUOU. le i juill. — Lvèque de ComnilngeB, 1073-1123, est non. le 1& oct.
bebtranb-rolitillr (Anlolne-Fr., marquis de), ministre d'étal, né à Toulouse en 1744, fut nommé par le chancelier Maupcou Intendant de Bretagne , reçut la mission de dissoudre le parlement de Rennes , et
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la marine, mêlés avec .
casion des désastres de St-Dom:ngue, et m tH bientôt obligé de se retirer. Il se réfugia en Angleterre, où il publia plusieurs écrits politiques et historiques. Il mourut à Paris en 1818, sans avoir rien obtenu de la Restauration. Ses principaux écrits sont une Histoire de la révolution de France, 14 vol. ln-8, Paria, 1800-3, qui passe pour être fort partiale, el de* Mémoires particuliers tur le règne dt Louis XVI, 2 toI. In-«, 1816.
BERTRAND DUGUESCLIN. Voy. DCCURSOUN.
BEHULLE (Pierre dc), cardinal, né en 1574 sa château de Sérilly près de Troycs, établit en 1611 l'ordre des Carmélite* et la congrégation de l'Oratoire, malgré les obstacle* de toute espèce qui lui furent opposés: jouitde toute la confiance de Louis Mil et de là reine-mère, fut chargé de plusieurs négociations importantes, alla solliciter à Rome une dispense pour le mariage d'Henriette de France avec le prince de Galle*, et mourut subitement en 1 629. en célébrant la mes*e. Il avait été nommé card. 2 ans auparavant. Protecteur des lettres, II encouragea Descartes, favorisa la publication de la Bible polyglotte de Lejay, etc.: il a lui-môme laissé d'excel!. écrits (pub. par le P. Boargoing, 1644, 2 t. f.). fCha
taille-douce, rcli
décade...
le désert, d'après Raphaël; Y Éducation «f Achille, de Regnault; l Enlèvement de Déjanire, da Guide, et
le Laocoon. ,,,, .
BERWICK, comté d'Ecosse, entre ceux d H» dington, Roxbargh, Edimbourg, Selklrk; S3 kil. «ur 81 : 34,780 hab.; ch.-l. Greenlaw.R., la Tweed, le Leader, l'Eye. Ce comté répond en parUe à l'ancienne province
appelé en 1791 par Louis XVI au ministère d* narine. Dans ce poste difilclle II eut de Tifs déé* avec l'Assemblée constituante, surtout à 100-
Difiiti7p<i hv C-iOOQ
aiirwicx, autrefois Tuait, ville d'Angleterre, à 80 kil. S. H. d'Edimbourg., à l'embouchure de la Tweed, ce qui l'a fait nommer Berwick-sur-Twecd (Berwick-upon-Twecd); 9,000 hab. Grande et bien bâtie. Beau pont de six arches, hôtel-de-ville . caserne». Grande pêcherie de saumons , importation de lx>is de construction de la Norwégc. Après plusieurs siège*, elle fut cédée à l'Angleterre en 1602.
•Eawuat (!»om>-), 'Hic d Ecosse (Haddinpton , à 12 kil. N. E. d Haddinpton, à 50 kil. PL 0. do Bcrwirk-sur-Tweed ; 1,800 hab.
BERWICK (Jacques fitz-jakes, duc de), maréchal de France , Uls naturel du duc d'York (depuis Jacques II), né en 1670, fit ses premières armes en Hongrie, et assista au siège de Budc en 1686. Après A révolution de 1688, il prit une part très active a toute* les tentatives qui furent faites pour replacer son père sur le trône ; quand sa cause fut désespérée, il se ût naturaliser Français, et servit successivement tous le maréchal de Luxembourg, le duc de Bourgogne et le maréchal de Villeroi , et développa dans ces diverses campagnes de grands talents militaires. Louis XIV lui confia en 1704 le commandement des troupes françaises en Espagne, et l'année suivante Il l'envoya contre les Protestants Insurgés ou Cumitardt du Languedoc. Créé maréchal de France en 1706, Berwick retourna en Espagne, gapnacn 1707 la bat. d'Almanza, qui rendit le roy. de Valence à Philippe Y, et prit Barcelone, 17 14. En 1738, il reçut le commandement de l'armée du Khin, et Ot le siège de Philipshourg; il y fut tué d'un boulet de canon (1734). Berwick est placé comme général à côlé de Villars et de Câlinai. Margon a publié en 1737, sous le Utrc de Mémoires du maréchal de Berwick , un ouvrage Informe: mais le duc de Fit* James, petit 01s du maréchal, a publié les véritables Mémoire» do Berwick, revus par l'abbé Hook, 1778, 2 vol. ln-12.
BERYTE, Derytus, auj. Balroul, ville de Phénicie, sur la côte, au N. do Sidon. Colonisée sous Auguste, elle prit de là le nom de Julia Félix ; à partir du m» siècle elle eut une école de droit fameuse dans tout l'empire et qui ne fut détruile-que par l'invasion arabe, en 634. — Béryte fut la patrie de l historien Sanrhoniathon. — Voy. baihout.
BESA ou ANTINOE, ville d'Egypte. Voy. a ni i mu!.
BESALU, ville d Es|»agne (Barcelone), sur la Fiu via, à 6 kil. N. 0. de Girone, fut au w siècle le ch.-l. d un petit comté, réuni plus lard à celui de Barcelone.
BESANÇON, Vetonûo, ch.-l. du dép. du Doubs, sur le DouU, à 360 kil. S. E. de Paris (399 par Bijou); 39,718 hab. Archevêché ; cour impériale; tribunal de lr* instance et de commerce ; académie uuiv., facultés de lettr. et de sciences, lycée. Ch.-l. de la 7* div. mil.; place forte, citadelle, éc. d'arlill. Beau pont, belle cathédrale gothique, é^lis.-s dherse.-: riche bibliothèque, musée l'dris et musée d'antiquités, sociétés savantes, nombreuses écoles. Fabriques de bas, lapis de pied, bleu de Prusse et bleu cele»t e : horlogerie, chapellerie, distillerie, raffinerie royale de jwudre et salpêtres, clc. Commerce actif, surtout avec la Suisse, l'Alsace et le midi de la France. — Celte ville Tut la métropole de la Grande-Séquanaise sous l'empire romain : elle fui dévastée en 156 par les Burgundes, en 937 par les Hongrois. Ville impériale de 1184 à l664:oapiL de la hranche-Comté Prise parLouisXIYen 1668, elleapp. à la Francrdrp. 1674, ainsi que toute la province. Pat. de Dunod.de J.B.Bullet,du poète Mairct, du jésuite Nonotie. de Suard, Ch. Nodier, V. Hugo.— L'ai rond, a 8 coûtons (Arnancey, Audcux, Boussières, Marchaux, Ornans, Quingey, plus Besançon qui compte pour deux), 209 communes et 99,025 habitants,
BKSENSTADT. ville des Etala prussiens, sur I Ehter, entre Halle et Wcllin. Les fils de Hrnrll'Hiualre y vainquirent le duc Albert de Brunswick ,
en 1263, et assurèrent ainsi k leur maison le margraviat de Misnic, qui lui avait été conféré en 1247 BESENVAL (Pierre-Victor, baron de), officie/ suisse, au service de France, né à Solcure en 1722. entra dès l'âge de 9 ans dans le régiment des garde* suisses, dont son père était colonel, et parvint a**ez rapidement aux premiers emplois militaires. Il était en 1789 lieutenant-général, inspecteur-général der Suisses et (irisons. Il fut chargé de commander de? troupes réunies autour de Paris; mais il ne prit que des mesures timides, et ûnilpar s'éloigner avec des passe-ports qu'il s'était ménagés. Arrêté dans sa fuite et traduit au tribunal du Chàlclcl, il fut déclaré innocent. H resta depuis oublié, et mourut tranquillement à Paris en 1794. On a publié des Mémoire* de Besenval, 1805-1807, 4 vol. in-8; mais celte publication a été désavouée par la famille du baron.
BESIBI/E, ville du Brullom , auj. disicnano.
BESMEou BEsIE, ainsi appelé parce qu'il était né en Bohème, mais dont le vrai nom était Charles Dianowitz. fut élevé par les Guise, et eut la principale part au meurtre de Coligny : c'est lui qui jeta le coi |* delà victime par les fenêtre*. 11 fut dans la suite pris parles Protestant» de la Saintonge ; il était parvenu à s'évader de leurs mains; mais Bcrlauville, gouverneur de la place où il avait été détenu, l'atteignit, cl le perça de son épec , 1675.
BESSAPARA, auj. Tiapar-Itazardjik, ville de Thrace, chea les Besses, dont elle était la principale place.
BESSARABIE, gouv. frontière de la Russie d'Europe, borné an N. par celui de Podolie, a. I E. par celui de Kherson, au S. par la mer, à l'O. parla Moldavie, dont le Pruth la répare ; 400 kil. sur IC4 ; 600,000 hab.; ch.-L, Kichinev ou Kisehenan (évéché grec). Autres villes, Bcndcr, Ismaïl, Cholim ou Choczim, Kllia, Akkermann (villes fortifiées). Riv., Danube, Pruth, Dniestr Kagaln'k. Pays de plaines, fertile en grains, fruits, raisins; excellents pâturages. — La Bessarabie faisait jadis partie de la Dacie Trajano ; elle fui successivement comprise dans les enijflrcs des Goths, des Huns, des Avare*, des Pctchenégues; elle flt enfin paitlc de la Moldnric. Klle fut conquise par les Ottomans en '484 , et fut cédée à la Russie par le traité de Boukarcsl, 1812.
BESSARION (Jean), cardinal, né à Trébizondc en 1395, mort à Raicnnc en 1472, fut d'abord religieux de l'ordre de Sl-Basilc, dans un monastère du Pélo|K>nèsc. En 1438, lorsque l'empereur Jean Paléologuo eut formé le projet de réunir l'église grecque à l'église lallne, fl lira Bessarion de sa retraite, le fil évèquc de Nicéc, et l'amena en Italie avec plusieurs autres savants. L'union Tut prononcée, et le pape Eugène IV, pour récompenser le zèle de Bessarion, le Ot cardinal. Les Grecs schismatiques conçurent une telle aversion pour lui, qu'il ne voulut plus retourner au milieu d'eux. 11 fixa son séjour à Rome, et sa maison fut le rendezvous de tous ceux qui cultivaient les lettres. Pie II lui conféra le titre de patriarche de Constantinople. A la mort de Nicolas Y et do Paul 11, il eut un grand nombre de voix pour obtenir la tiare. La cour de Rome lui confia plusieurs légations importantes. Les écrits de ce cardinal sont nombreux, et tiennent un rang distingué parmi ceux qui marquèrent la renaissance des lettres ; ils contribuèren. Surtout à faire revivre en Italie le goût de la phlloso-
fihic platonicienne. On a imprimé de lui quatre ivres en lalin : Contre Us calomniateurs de Platon, Rome, 1469 (circa), in-fol., rare; Venise, 1603 cl 1516, In-foL; Oraliones de bello Turcis m/erendo, Taris, 1471, in-4; une traduction latine des 4 livres de Xénophon sur Socrate, Louvain, 1533, in— 4: une traduction latine de la Métaphusique d'Arislole , Paris, 1516. n avait aussi composé beaucoup