‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 155 sur 567 · BERR · texte numérisé non relu

BERR

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BÉROSE, historien chaldéen, né à Babylone, était prêtre de Bélus et vivait, à ce qu'on croit, vers le temps d'Alexandre ou de Plolémée Philadeiphe. Il avait écrit une Histoire de Chaldée, dont Josèphc a cité quelque* fragments, et dans laquelle il remontait jusqu à la naissance du monde, et parlait d'un déluge universel. Il te distingua aussi dans l'astronomie et flt connaître une nouvelle espèce de cadran solaire. Il quitta sa patrie pour visiter la Grèce, et se Qt tellement admirer du* Athéniens qu ils lui élevèrent une statue. Quelques savants font de I astronome et de I historien deux personnages différents. Fabricius a réuni, dans le xiv» vol. de la Bibliothèque grecque , les fragments de Bérase. M. Richler a puhlié à part, à Leipsick, en 1826, ce qui reste de Bèrose, avec une Notice sur sa vie. I vol. in-S. Annius de Viterbe avait en 1498 publié une histoire en cinq livres sous le nom de Bérose ; mais on ne larda point à reconnaître la fausseté de cet écrit.

BKRQUIN (vieux-), bourg du dép. du Nord, à 6 kil. N. E. de Merville ; 3,552 hab.

BKRQUIN (Arnaud), l'ami de l'enfance, né a Bordeaux vers 1749, mort en 1791 à Paris, commença A se faire connaître par des idylles et des romances, puis consacra tous ses travaux à instruire et 4 distraire les enfants. Il publia depuis successivement [Ami des enfants, ouvrage imité en partie deWcissoetquifutcouronné par l'Académie en 1781 ; Lecture* pour Us enfants ; [Ami de l'adolescence ; Introduction familière a la connaissance de la nature, traduit de miss Trimmer; Sandfort et Merton; te Petit Grandisson; liibtiothèaue des villages, le Livre de famille. Il travailla en outre au Moniteur et à la Feuille villageoise. Ses oeuvres complètes ont été publiées par lienouard, 1803, 20 vol. in-18. Tous ses ouvrages respirent une saine morale et sont écrits dans un style simple et facile, à la portée de l'enfance.

BKRRE. ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhftne) , à 24 kil. S. 0. d'Ail, sur l'étang de Berre : 1,928 hab. Air malsain : marais, salines ; belles amandes, excellente huile.

m km t. (étang de), lagune de la Méditerranée

£>uchrs-du-llh6ncj , forme plusieurs baies, savoir : étangs de Sl-Chamas au N. ; de Vaine , de Marcignane, de Boltnon, à l'E. ; de Charente a 10. L'Are et le canal de Craponne se rendent dans cet étang.

BF.RRI. Vog. berrt.

BEHHUYKR (Jos.-Isaac) , jésuite, né à Rouen en 1681, mort en 1758, a publié en 1728 et années suivantes une Histoire du peuple de Dieu (en 3 partir* formant ensemble 14 vol. in-4), qui causa de grands scandale* dans l'Eglise à cause de la manière légère et prorane dont les événements sacrés y sont raconta ou travesti*. Cetouvrage .condamné par plus, évéqiies et même par le pape, n'en obtint pas moins un grand succès. — Les passages incriminés ont été retranchés dans l'ed. des tr. Gaulhier{Besançoo,1840).

(J.-Franç.J, général français (1737-

18041, commanda en 179.1, comme lieutenant-général, le* trou|MM rassemblée* par la Convention près de Paris, puis fut envoyé dans la Vendée où il éprouva

Î|uelquos échecs. Après avoir servi en Suisse et en lahe, il fut nommé gouverneur des Invalides.

BKRRY ou BEItllI. une de* anciennes provinces de France, presque au centre , répondait à la plus grande partie du pays des liituriget Cubi, et avait

Pour bornes au N. I Orléanais, au S. la Manette, à 0. la Tou raine, à l'E. le Nivernais: ch.-l., Itourgcs. Il sa divisait en H. et B.-Berry. On remarquait dans le H.-Berry : Dun-le-Hoi , Chàleauneof , Vient», Sancerre ; dans le B.-Berry : Issoudun, Charost, la Châtre, Chateauroux , Argenlon, Aigurande, Valeoçay, St-Aignan. Le petit étal de Bois-Belle ou

Henrichemont était une enclave du H.-Berry . Auj. le Berry forme les dép. de l'Indre et du Cher , et

Îuelques fractions de ceux de Loir-et-Cher et de la reuse. Fertilité assez grande : vin», céréales, lin, chanvre. Moulons renommés. Fer, ocre, etc. — Le Berry fut |iossédé par les Romains depuis la con quête de César jusque vers l'an 476, époque où cette province fut envahie par tune, roi des Wisigoths. Clovis s'en empara en 507 et la réunit à l'empire des Francs. Le Berry fut alors gouverné par des chef* militaires ou comtes, qui finirent par se rendre indépendants.et qui sous Charles-le-Chauve érigèrent cette

[>rov. en comté héréditaire. Vers 1 100, Arpin, vie. de lourgus,vendil son fief a Phil .l,r.de Fr . ,pour prendre la croix, et depuis ce moment il ne fut détaché de la couronne que pour servir d'apanage aux princes ou princesses du sang. Erigé en duché-pairie par 1: roi Jean (1360), il Tut d'abord possédé pu son 3* fils, Jean de rranec 'dont l'art, suit), et ensuite par Charles (Charles Vil], fils de Charles VI; par Charles, frère de Louis XI (1461) ; par Jeanne de France, qui épousa Louis XU (1499) ; par Marguerite de Navarre, sœur de François 1 ; par Marguerite de Savoie , sœur de Henri 11 ; par le duc d'Anjou (Henri III) en 1570. et par la veuve de ce prince, la reine Louise. Après | la mort de cette princesse (1601), le Berry fut définitivement réuni à la couronne. Depuis ce temps, le titre de duc de Berry fut purement nominal. Le dernier qui le porto fut Ferdinand, fils de Charles X.

BERRY (Jean de framce, duc de), troisième fils de Jean-lc-Bon, né en 1340 à Vinccnnes, mort en 1416, assista à la désastreuse bataille de Poitiers, où son père fut fait prisonnier (1356), et fut donné en otage aux Anglais lorsque le roi Jean revint en France (1360). A la mort de son frère Charles V (1380), il fut nommé un des tuteurs du jeune roi Charles VI, conjointement avec les ducs d'Anjou et de Bourgogne, et ne se signala que par son avarice et sa rapacité. Les dissensions de ces princes firent le malheur de la France pendant la démence de Charles VI. Le duc de Berry fut toutefois celui qui eut le moins de part au pouvoir ; il se contenta du gouvernement du Languedoc, où 11 exerça toutes sorte* de vexations et d exactions.

berrt (Charles, duc de), petit-fils de Louis XIV, et 3* fils de Louis, grand dauphin, né en 1686, \x joua aucun rôle politique et n'est guère connu que pour avoir épousé la fille du duc d'Orléans, si célèbre l*r ses déportements {Voy. l'art, suivant). Il mourut en 1714, à 28 ans.

berrt (Marie-Louise-Elisabelh d'orleaks, duchesse de), fille de Philippe d'Orléans, depuis régent, née en 1695, épousa en 1710 le duc de Berry, petit-fils de Louis XIV. Cette jeune princesse, qui avait reçu une très mauvaise éducation et pour laquelle son père avait lojjours eu une faiblesse extrême, se livra avec une telle fureur à son goût pour le plaisir qu'elle ne tarda pas à altérer son tempérament; elle succomba en 17 19, à l'âge de 24 ans. Elle était restée veuve dès 17 14. La malveillance l'a accusée de crimes qui ne sont nullement prouvés.

berrt (Ch.-Ferdinand, duc de), 2* fils du comte d'Artois (Charles X), né à Versailles en 1778, suivit sa famille dans l'émigration, flt partie de l'armée deCondé, revint en France en 1814 avec son père, et épousa, en 1816, la princesse Caroline, de la malson de Naplcs. Ce prince fut assassiné le 13 février 1820, en sortant de l'Opéra, par le fanatique Louvel, qui voulait éteindre en lui la race des Bourbons. i( eut en mourant la générosité de demander U grâce de son assassin. U laissa une fille, et un Uls posthume, le duc de Bordeaux, né le 29 sept. 1820.

BERSABKE, v. de Palestine (Siméou), à l'extrémité S. Abraham y fit alliance avec Atnmélech. BLRSELLO ou BUESLLLO. lin. e\um, petite

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