BLAN
Amsterdam, mort en 1638, a publié on Grand Atlas on Thcatrum mundi, Amsterdam, 1663-67, 14 toI. In-fol. ; Instruction astronomique de l'usage des globes et sphères célestes et terrestres, fbid., 1642, ln-4», et Theatrum urbium et munimentorum. Il était à ta fois auteur. Imprimeur et éditeur de ses cartes.
blacd (Jean), flls dn préc., suivit la nu' m- carrière, fut son collaborateur et donna un très grand nombre de belles éditions des auteurs classiques, de cartes géographiques et de sphères, dont les catalogues parurent à Amsterdam en 1655-59-60, in-8. On a de lui les Thidtres de Belgique, 1049, 2 roi. In-rol. ; d'Italie, La Haje, 1724, 4 vol. in-foL; du Piémont, Ibid., 1735, 2 roi. In-fol.
BLAIN, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), à 30 K il. N. de Nantes; 4,533 hah. Jadis forte. Assiégée par le duc de Mcrcœur, 1589 et 1591, et prise au second siège.
BLAIR, rllle d'Ecosse (Perlh), à 50 k il. N. 0. de Perth ; 2,500 hab.
BLAIR (John), sarant chronologiste, né en Ecosse au commencement du XYiir» siècle, mort vers 1783, entra dans les ordres et fut professeur dans une école de Londres. Il publia en 1754 des Table* chronologiques qui obtinrent un grand succès et qui le firent admettre à la Société royale de Londres et à la Société des Antiquaires. Il fut en outre nommé chapelain de la princesse de Galles, et maître de mathématiques du duc d'York. Ses Tables chronologiques ont été traduites par Ohantreau, Paris, 1795, in-4<\ et refondues par H. Ellis, Londr. , 18;2.
blajr JHugues), célèbre écrivain écossais, né en 1718 à Edimbourg, mort en 1800, se distingua comme orateur sacré et comme critique. Après avoir exercé pendant plusieurs années le ministère évangéllque et s*élrc distingué par ses prédications, il fut nommé professeur de belles-lettres à l'université de Saint-André, puis à celle «1 Kdimbourg, et exerça ces fonctions Jusqu'en 1783. Il a publié 4 roi. de Sermont, et un ouvrage intitulé leçons de littérature ou Cours de belles-lettres. Ses sermons, dirigés vers l'instruction morale plutôt que vers les discussions métaphysiques ou théologtques, firent révolution dans 1 éloquence de la chaire. Dans son Cour* de littérature, qui eut aussi un grand succès, il traita en philosophe des principes du l>eau et des règles de la composition. Ses Sermon* ont été traduits en français par Krossard, Lyon, 1784, et par l'abbé de Tressan, Paris, 1807, 5 roi. In-8; le Cours de /ù7<hraftircparCantwell, 1797, par Pré vAt. Genève, 1808. 4 vol. ln-8, et par Quénot, IBM, 3 vol. in-8.
BLAISK (saint), évêque de Sébaste, en Arménie, sous Dioctétien , fut martyrisé sous Licinius , en 316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce. Lca bourreaux lui déchirèrent le< cotes avec des peignes de fer: c'est en mémoire île cet événement que les cardeur» l'ont pris [mur jwitron. Ce saint était très vénéré dans l'église grecque pour son pouvoir sur les maladies des enfants et celle* îles bestiaux; sa fèto se célèbre le 3 fé\ricr. Il est d'usage dans beaucoup de pays, et surtout en Allemagne, de bénir le pain et le sel le Jour de la fêle de ce saint : c'est ce que l'on appelait la bénédiction de saint Biaise. — Il y eut en Palestine un ordre de chevalerie dit de Saint-Biaise, analogue à celui des Templiers.
BLA ISOISon BLËSOIS, partie de Pane. Orléanais, entre le Vendomois, la Beauce, l'Orléanais propre, ta Sologne, et les prov. de Kerry et de Toiiraine; ch.-l., Blois. Auj . compris dans le départ, de l<oiret-Cher.
BLAKE (Robert), amiral anglais, né k Bridgewaler en 1599. Il embrassa avee ardeur le parti des : Indépendante, et servit d'altord avec suenè* pour le : long-parlement contre le parti royaliste: fut chargé 1
ment de l'escadre armée contre la flotte royale que les princes Rupert et Maurice dirigeaient sur Lisbonne; fit des prises im|»ortanles ; brûla presque tous les vaisseaux du prince Rupert à Garthagène et Malaga ; réduisit les lies de Sally et de Guernesey; résista en 1652 aux forces supérieures de Trompêt de Ruyter.dans la rade de Douvres et près des sables de Godwin, et les chassa de Portland en 1653. Envoyé parCromwell, en 1654, dans la Méditerranée, pour protéger le commerce anglais, il força les états de Tripoh. de Tunis, d Alger et de Malte à demander la paie bloqua ensuite Cadix; s'empara , avec l'amiral Montague, de deux flottes espagnoles char* gées de trésors , et les conduisit triomphant en Angleterre ; mais il mourut en arrivant à Plymoulh, 1657.
BLA MONT, ch.-L de cant. (Doubs),sor le Glou, k 14 kil. S. E. de Monlliéliard ; 400 hab. Chateau-fort.
m v mont, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 25 kll. E. de Lunéville; 2,636 hab. Filature et tanneries.
BLANC (cap). On nomme ainsi trois caps célèbres de l'Afrique : le premier sur la cote N., dans l'étal de Tunis, par 7« 28' long. E., 37» 2Q lat. N. ; les deuxième et troisième sur la cote 0., l'un par 11° long. 0., 33» 10' lat. N., dans l'empire de Maroc : laulre par 15» SI* long. 0., 20* 54 lat. N„ sur la cote du Sahara. Le premier seul était connu des Romains, sous le nom de Candidum promontoriunu Le troisième fut découvert par les Portugais en 1441.
anc (le), Oblincum, ch.-L d'an*. (Indre), sur la Creuse, k 48 kil. S. O. de Chat eau roux ; 5,095 hab. Beaucoup de forges aux environs. La route du ttlanc à Sainl-Savin s'appelle levée de César. — L'arr. du Blanc a 6 cant. iMézières, F du-Sault, Saint-Gautier, Te 64 corn m. et 57,789 hah.
blanc (mont). Voy. alpes et mont-blanc.
BLANCHARD (Nie.}, aéronaute. né en 1753 Andelys, mort en 1809, essaya de diriger le* ludion» et réussit k traverser la Manche de Douvres à Calais (1785). On lui doit l'invention des parachutes. — Sa femme suiv it la même carrière ; elle périt inallnureusemMen 1819, au jardin deTivoli,son ballon, d'où elle lançait des artifices, ayant pris feu d.u»s les airs.
BLANCHE (mer), en russe Ut/oc more, vaste golfe de l'Océan Glacial arctique, sur la cote septent. de la Russie d'Europe, s'étend de 32* k 10" long. E.. entre les parallèles i;i°et09°.Llle reçoit la Dwiua et l Oneg au S., la Eandela k 10., la Mezcn k 1 K. Elle Lht gelée huit mois de l'année, d'octobre k j uni. Sou principal port est Arkhangel.
blanche (rivière), }\ hue-River, nom commun 4 deux riv. de l'Amérique sept. L'uiw. tombe dans le Missouri, par 43° lat. N., entre la Chayenne et la Bapide. L'autre est l>eaucoup plus au S. ; elle forme deux bras : le bras orient, se joint au Mississipi, le bras oecid. k l'Arkansas. Toutes deux se dirigent de 10. k 1 E. — Voy. aussi bahr-el-abiad.
BLANCHE. Ce nom a été porté par plusieurs princes>es des maisons de Cas Lille et de Navarre, l a plus Célébra est Blanche de Caslille , reine dé France, fille d'Alphonse i\, roi de Camille, femme de Louis Vit], e! mère de saint Louis. Elle fut régente du roy. de 1220 k 1226 pendant la minorité de son fils, et, plus tard, pi ud.uil les expéditions de ce monarque dans la 1 erre-Sainte et l'Egypte. Secondée |mr le cardinal Romain, qu'elle investit de sa confiance, elle sut triompher des ligues forinéer contre elle et contre l'étal, cl gouverna avec la plut grande sagesse. Retirée k M et un vers la fin de sa carrière, elle y mourut en 1252, k l'âge de 65 ans. Blanche était aus*i célèbre par sa beauté que par sa sagesse. Elle inspira, dit -on , une rive passion à Thibaut, comte de Chanqiognc. qui la clianta dans ses rers. — On connaît encore Blanche, reine de Navarre Il 126- j Ut), fille du "roi de k>av. Charles 1U
BLÀ\
Devenuereine.eile épousa Jean d'Aragon, fils de Ferdinand I, et l'associa au Irône; mais elle nomma pour héritier son (Us don Carlos, de préférence à son époux : ce qui amena de vifs démêlés entre le père et le fils.
BLANCHE DE LA MARCHE. F.MARCOKRITE DEBOURr.OOJiR.
BLANCHES (montagnes}, Leucx montes, dans i'?le de Candie, traversent Plie longitudinalement de l'O. à TE. Une de leurs hautes cimes s'appelait Ida. — Montagnes des Etats-Unis. Voy. wmte hootctaims.
BLANCI1ET (Pierre), viril érrhain français, né à Poitiers en rr<»,m. en 1519, fut d'abord avocat et embrassa l'état ecclesiaMum e a «Hiai.iiue ails. Il CSI l'auteur de la farce de f Avocat Paulin, 1490, ln-4, rajeunie par Brueys, 1706.
blanchet (l'abbé), né en 1707, mort en 1784, se livra d'abord avec sucre* à l'éducation et à la prédication, puis fut attaché à la Bibliothèque du Bol à Versailles. On a de lui : Variétés morales et amusantes, 1784; Apologues el Contes moraux, 1785 (publiés de nouveau en i \0. avec ceux de Caylua, par MM. Bourrât). H excellait dans l'art de narrer.
BLANCMESNIL, magistrat. V, potier.
BLANCS-BATTUS. Voy. flagellants.
blancs et noirs, factions rivales qui ensanglantèrent Florence pendant les cinq, premières années du xiv* siècle. Ce n'était, sous d'autres noms, que la querelle toujours vivante des Guelfes et des Gibelins, des bourgeois et des nobles.
blancs-manteaux , nom donné aux Gulllemites, à cause du manteau blanc que portaient ces religieux. Voy. m a la val (Guillaume de).
BLANDFORD , dit aussi BLANDFORD-FORUM, ville d Angleterre (Dorset) , sur le Stour, à 27 kil. N. E. de Dorchester; 2.700 hab. Grande manufacture de boutons de chemise.
BLANDRATA (George) , soelnlcn , né dans le marquisat de Saluées vers 1520, se fit poursuivre par 1 Inquisition de Pavie pour avoir embrassé les doctrines d' A ri us et de Socln ; il chercha un asile à Genève, y fut persécuté par Calvin: se sauva en Pologne, où il fut médecin du roi Etienne BalhorI , 1558, et cinq ans après en Transylvanie, où il réussit à établir ses doctrines. Son avarice causa sa perte ; il fut étouffé dans son lit par son neveu qui convoitait son héritage, vers 1590.
BLANG1S, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), sur la Bresle, à 25 kil. N. E.de Ncufchâtel ; 1,830 hab. Toiles à voiles, etc.
BLANGY, ch.-l. de canton (Calvados), a 8 kil. S. E. de Pont-l'Evéque : 900 hab.
BLAN KEN BOURG, ville du duché de Brunswick, au pied du mont Blankenstcin , à G2 kil. S. E. de Brunswick; 2.300 hab. Elle est le ch.-l. d'une principauté médiate qui dépend du duc de Brunswiek et qui compte 11,000 hab.
BLANKENIIEIM, ville du grand-duché de Saxe- Wcimar. à 13 kil. S. de W'eimar; 1.990 hab.
BLANNOV1CES. Voy. brannovices.
BLANQUEFORT, ch.-l. de cant. (Gironde), à 9 kil. N. 0. de Bordeaux; 2,000 hab. Vins excellents.
BLANZAC. ch.-L de cant. (Charente), à 19 kil. S.-O. d Angoulème; 900 hab.
BLAQU1E-ET-BOUGR1E ( roy. de ) , nom que donne GeuiTroi de Villehardouln au roy. valaquebulgare. Voy. Bulgarie.
BLATTA, ville des ÉlaU autrichiens (DalmaUe), dan* l'île Curzola ; 2,600 hab. Port.
BLAUREUREN, Arœ Flaviœ , ville du roy. de Wurtemberg, sur le Blau, à 15 kil. 0. d'Ulm; 1,700 liai». Jadis château fort (rasé en 1800). Victoire des Français sur les Autrichiens en 1800.
BLAVF.T. lllabia* riv. de France, nait dans le déo. desCotes-du-Kord,arO. «s. O.de Bourbriac, passe k Hennebon, où il est navigable, et tombedans la rade de Lorlcnt, à Port-Louis, après un cours de 120 kil
— 223 — BLEY
BLAYE, B/aiia.eo.-l.d'nnPond. 'f Gironde, à 33 kil. N. de Bordeaux. 3.800 hab. Citadelle très anc. et très forte. De l'antre côté" de la Gironde est le fort Mé«loc, et entre les deux, au milieu du fleuve, le fort est lt PâM. Petit port,ehan lier de con*tnKHion*.(^IIèeecomm.(l842).Vlri8> esprits, huiles, etc. Blave est célèbre j«r la détention de la duchesse de Berry en 1833.— L'arr.dc Blaye a 4 cantons (Bourg, SaJnt-Ciers-la-Lande, "
vin, plus Blaye), 61 communes et 55.400 hab.
BLEKINGE , division de la Gothie, en Suède, entre les préfectures de Christiansad . Kronoberg Calmar, et la mer Baltique. Ch.-l., Carlscrona. C> pavs a jusqu'en 1658 appartenu au Danemarek.
BLEMMYES. petiplade qui au Ut* sicc.cde J.-C. habitait au S. de l'Egypte, et qui soutint le tyran Firmus, puis s'empara de PtolémaTte et de Coptos au temps de Promis. On Onltpar les battre. Suivant les récits populaires, Ils étalent sans tète, sans cou, et avaient W yeux sur la poitrine.
BLENEAU, ch.-l. de cant. (Yonne), à 47 kil. S. 0. d'Auxerre; 1,100 hab. En tt!52, Condéy fu: défait par Turenne après av. battu Hocquitcourt.
BLENHEIM, ville de Bavière (H.-Danube), à 40 kil. N. 0. d'Augsbourg: 2,200 hab. Fameuse bataille où les Français et les Bavarois furent défaits par les Impériaux et les Anglais en 1704: elle est plus connue sous le nom de bataille d'Hochsuedt Le général anglais Marlborough, qui la remporta, reçut
en récompense, par un vote du parlement anglais, un superbe château qu'on nomma Blenlieim (aux environs de Woodstock). Dans une cour du château s'élève une colonne de 40 mètres que surmonte la statue de Marlborough. Voy. bochst«dt.
BLERANCOURT, bourg du dép. de l'Aisne, à 13 kil. S. E. de Novon : 900 hab. Patrie de Le Lat. ehirunrîen, et du père de Saint-Just.
BLERE, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), à 10 kil. S. d'Amboise. sur le Cher; 2,500 hab.
BLKSjE, nom de blois en latin moderne.
BLESLK, ch.-l. de cant. (Haute-Loire), à 17 kil. 0. de Brlonde: 1,400 hab.
BLESUS. Voy. B L.F'.SU S.— BLÉSOl S . V.BLAISOî^. BLETTERANS, ch.-l. de can». (Jura), sur la Scille. a 1 1 kil. N. 0. de Lons-le-Saunier : 1 ,100 hab
BLEU (fl.).V. BAUR-EL-AZBEKet YAHG— TSE-BIANG.
BLEUES (mont.), chaîne orient, des monts Al leghanys, s'étend de la Géorgie à la pointe S. E. de létal de New-York, puis forme au N. le petit groupe dit Catts-Hill, et les montagnes Vertes.
bleues (mont.), chaîne qui s'étend dans toute Jile de la Jamaïque de TE. h l'O. Flancs très escarpés. La plus haute cime a 2,218 mètres.
BLEUS (les) et les verts, en latin Venett et Prosini. A Bvtance, les compagnies de cochers qui se disputaient le prix dans le cirque, et qui se distinguaient par leurs couleurs, avalent partagé la ville en deux fartions contraires : les Bleus et les \erts. Justlnlen s'étant déclaré pour les Bleus, ces divisions prirent bientôt un caractère politique, hn 5^, les Verts profitant du mécontentement du peuple, qu'avaient irrité les exactions de Jean, préfet du prétoire, et du questeur Tribonlus, se révoltèrent, proclamèrent empereur dans le cirque le prince Hypalius, et assiégèrent Juslinlen dans son palais. Justmien eut péri sans le courage de Bélisaire et de Mundus, gouverneur d'IHvrie, qui repoussèrent les rebelles. 1 us de 30,000 personnes trouvèrent la mort dans cette sédition; Hypatius fut pris et décapité, et son corps jeté dans le Bosphore.
bleds (les). Dans les guerres de la > enflée, pendant la révolution française, le nom de Bleus lui donné aux soldats de fermée républicaine partes royalistes, à cause de la couleur de leur untfor me
BLEY M ABU, ch.-L de cant. (Loxère), à U kil. E. de Mcndc ; 500 hab.
BOAB
BLIDAH, ville de l'Algérie, a afi Ut. au S. O. 'I Alger; occupée cl forlihï. [>ar les Français, 1838.
BLlGNY, ch.-l de canl. (Cote-d '(V), sur l'Oucbe, à 16 kii. N. O. du Beaune; 1,170 but.
BL1TILDE, reine de France, femuie de Chil- 'Jéno 11, Tut massacrée ainsi que son époux cl l'alné Je ses fils par un parti de mécontents, en 61*.
8LOCH [Maro-hliexer), naturaliste, né à Anspach en 1123. mort en 1799 àCarlsbad (Bohême), exerça la médecine à Berlin et fut membre de la Société des Curieux de la Nature. On a de lui une Uitloire naturelle des poisson* avec 432 planches, en allemand. Berlin. 1781-82, traduite par M. Lavaux, Ilerlin, 1785-88, 12 vol. in-fol., a\ee 216 planches: c'est un des plus beaux ouvrages de ce genre.
BLOCMAbHT, famille de peintre* et de graveurs flamands qui produisit plusieurs artiste:, distingués, dans le xvi« et le xvil* siècle. Le plus connu est Corneille Blœmaert, né à Ftrechl en 1003, mort à Borne en IG80. Il vint à Paris en 1G30, y fit les gravures du Temple des Muses, de Marolle, puis alla a Borne. Il est le chef de l'école qui | produit les Natal», les Boussclet. etc. Ses meilleurs morceaux ■ont une Sainte Famille, d'après A. Carrache; une Adoration des bergers, d'après Cortone; Méléayre, d'après Bubens, etc.
BLOIS, lit. ur. ch.-l. du dép. de Loir-et-Cher, sur la Loire, à 100 kil. S. O. de Paris ; 13,628 hab.
S ml 836). Evèché, trib.de l"inst.el decomm., cour 'assises, collège eomm. , séminaires : soc. savantes, biblioth. publ. ; dépôt d'étalons. Ane. château royal récemment restauré, palais épiscopal, hôtel de préf., éj. a c golh.de M-Nicolas,beau pont (de 1 7 1 1), aqueduc rom. Gants, faïence, vins, eaux-de-vie, finalgrr;eéréales. Patrie de l). Papiu. — 10 c. (Bracieux, Cou très, Herbault, Marelienoir, Mer, Moulncbard. Ouaouwr, St- Aignan, plus Bloisqui compte pour 2), 1 40comm., et 118,661 hab. — Avant Grégoire de Tours, Blois était déjà un lieu considérable. Thibaut, comte de Chartres, s'en empara sous le règne de Gharle*~le-Simpïo, et ses successeurs la conservèrent jusqu'à Guy II, qui, en 1391, vendit ses domaines au duo d'Orléans. Blois devint alors le séjour favori des Valois. Louis XII y naquit. François 1, Charles IX, Henri III, y résidèrent. Durant les guerres religieuses du xvi« siècle, Blois fut deux fois le siège des états-généraux, en 1676 et en 1588. Aux états de 1576. Jean Itodin. député du tiers, défendit les prérogatives royalecontre les prétentions de la Ligue naissante ; néanmoins Henri III fut forcé de se mettre lui-même i la tête de la Ligue, qu'il ne pouvait combattre. Convoqués de nouveau après la journée des Barrieadi-s (1588), les étals firent de lédit de /' union une loi d'état ( Voy. union et appelèrent le duc de Guise au pouvoir suprême; mais Henri III le Qt assas.-.:ner. Kn 1814, 1 impératrice Marie-Louise se relira à Blois ; c'est de la que sont dates ses derniers actes.