F. CHARLES DE BLOIS, CHAMPAGNE, CHATILLON
BLONDKL (François), architecte français, né en IG17 à Bihcmont en Picardit, mort en 1086, a donné les dessins de la porte St-Uenis el a rédigé un Cours d architecture estimé, 1C98, 2 vol. in-fol. Louis XIV encouragea ses talents et le nomma directeur et professeur de l'école d'architecture. — Son neveu, J.-Fr. Blondel (1703-1774), aaussi écrit sur l'architecture.
blondel de NEESLEs, troubadour du xu* siècle, attaché à Bichard-Cunir-de-Lion, roi d'Angleterre, el son conûdent, esl célèbre par sa fidélité. Après de longues recherches, il découvrit, dit-on, la prison où Ivéopold I, duc d'Aulriche, avait renfermé le roi anglais. Ce fut en chaulant une romance qu'il avait com|K»ée avec ce prince qu'il s'en fit reconnaître. On a encore de lui 30 chansons.
BLOOMFIELl) (Robert;, injeïe anglais, né dans >e comté de Suffolk en 176S, mort en 1823, était,
fils d'un tallleut e\ exerça longtemps lui-même à
Londres la profession de cordonnier. Au milieu des travaux de son état. Il trouvait le temps de se livrer à la poésie, et il composa vers 1798 un poème
Sut eut beaucoup de succès, le Garçon de ferme , ans lequel 11 décrit les travaux de la campagne. On a en outre de lui des contes, ballades el chants de campagne, 1802.
BLOUNT (Charles), célèbre déiste anglais, né en 1654. mort en 1693, excita de grands scandales par l'impiété de ses écrits. Les principaux sont : Amutu mundi ou Exposé des opinions des anciens sur [âme humaine après la mort, 1679; la Vie d'Apollonius de Tyanes, traduite de Philoslratc ,. avec des notes qu'on accusa d'impiété, 1680; Origine de l'idolâtrie, 1680; Religio lalci, 1683; les Oracles de la Raison, 1693, posthume; Manuel des Déistes, 1705. Étant devenu veuf, il rechercha la sœur de sa femme, et se tua de désespoir parce qu'il ne pouvait obtenir sa main. — Son père, sir Henri Blount, 1602-1682, avait publié un Voyage en Turquie et composé des comédies.— Son frère, Thomas Pope Blount, commissaire des comptes à la chambre des communes, est auteur d'un ouvrage curieux, Censura celebriorum auctorum, Londr., 1690.
BLUCI1KB, prince de Wahlstaedt, général des armées prussiennes, né à Bostock en 1742, Ût ses premières armes sous Frédéric-le-Grand, et fut nommé lieut.-géuér.en 18i>l par Frédéric-Guill. III, Il prit |>arl aux guerres de la révolution et des premiers temps de l'empire, éprouva plusieurs échecs.
el fui même fait [irise
nnier
à Lubcck (1806). Chargé
eu 1813 du commandement des armées prussiennes, il se baltit courageusement à Lutzen el à Baulzen, et remporta sur les généraux français Macdonald et Sébastian) la victoire de la Katzbach (26 août 1813). Il contribua beaucoup à la victoire de Leipsick, entra un des premiers en France, el gagna à Laon une bataille qui influa puissamment sur le sort de la campagne. Lors du retour do Napoléon, il reprit les armes et décida le gain de la bataille de Waterloo ] .ar son arrivée inopinée. Il se relira ensuite du service, et mourut en 1819. UlUchcr se montra toujours ennend implacable des Français ; il leur fit tout le mal qu'il put : pendant son séjour à Paris, il avait donné Tordre de faire sauter le |>ont d'Iéna.
BLUMLNBACH (Jean-Frédéric), célèbre naturaliste, né à Gotha le 11 mal 1752, morl en 1810, fut reçu médecin à 21 ans, enseigna de bonne heure les sciences naturelles à Gœttingueet devint bientôt un des savants les plus distingués de l'Allemagne. Il s'est S|iécialemenl occu|ié de l'histoire physique de l'homme, el a publié sur ce sujet : De yenerit humani varie tate nativa, Gteltingue, 1775 et 1794, in-4 ; Dtcades VIII craniorum dtvorsariim yentium, Grctt., 1790-1808, in-4, corn prenant 80 figures. 11 partage le genre humain, d'après les conformations diverses du crâne, en cinq races distinctes : la caucasienne, la mongole, la nègre, l'américaine el la malaise. Il a laissé aussi de nombreux travaux, soit sut l'anatomie comparée : Sftecinun phyùoloyicv votnparatœ inter ammantia calidt ac jriuidi sangumis, rivtpara et oiiparu, Gutt., 1787 et 1780. in-4 ; Manuel danatomie comparée, Gectl., 1806 el 181 5, in-8, soit sur la médecine ■ Imroductio ad hitjforium medicinat litteiariam, Gu'tt., 1786, ln-8 ; Instilutiones phystoloçicœet pathoioyicce.GwU., 1787 et 1708,2 vol. in-8; Bibliothèque médicale, 1793-1796,3 vol. in-8; el un Manuel d'histotre naturelle, très estimé, qui a été trad.enfr. par S. Artaud, Melz, 1803. Rlum. était associé de l'Institut. M. Flourens y a lu sou Eloge. 1847.
BLYTHE, ville d'Angleterre (Northumberland), sur la mer du Nord, à 11 kil. S. L. de Morpelhi 1 .800 hab. Sel, houille. Port pour les petits navires BOABDÎL ou AlttiU-ABDALI.AH, dernier roi maure de Grcna îe, ûls de Mulci-llasàcm, se révolta
BOCC
BOCC
contre son père en 1481, le chassa de sa capitale et prit le litre de roi : ce malheureux père en mourut de douleur. Boabdil fut vaincu et fait prisonnier par le» troupes réunies de Ferdinand d'Aragon et de la reine Isabelle deCastille ; il n'obtint la liberté qu'en se reconnaissant vassal du vainqueur. La division s'étant mise entre ses sujets par suite de ce traité ttonteut, Ferdinand prollta de cet état de troubles pour assiéger Grenade, et s'en empara bim toi (1492). Boabdil. détrôné, passa en Afrique, et ■e fit tuer en combattant pour le roi de Fei contre celui de Maroc.
BOADICÊE, reine des lcèncs, peuple puissant de la Bretagne (Angleterre), se révolta contre les Romains qui avaient envahi ses étals, et leur tua près de 80,000 hommes. Vaincue par le gouverneur Suétonius. elle s'empoisonna, lan 61 de J.-C. •
BOAISTUAU (Pierre), dit laonay, compilateur, né 1 Nantes vers 1500, mort à Paris en i .'»(»(>. a publié: Histoire des amours fortunés, Paris, 1558; Histoires tragiques, traduites de l'italien de Bandcllo ; Histoires prodigieuses, exlrailes de divers auteurs, 1561, in-8, etc. (les deux derniers ouvrages ont été continués et augmentes par Belleforest.
BOANIPOLR, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à 42 kil. S. 0. de Pornch. Grande foire à la ff ta de Nckmorden, saint mahométan ; il y vient 100,000 personnes, et il s'y fait pour 3 ou 400,000 roupies d'affaires.
BOATKS. petit peuple de l'Aquitaine, habitait les environs de la Tesle-de-Buch (dép. des Landes;.
BOAVISTA (Ile), c.-à-dire Bonite Vue, la plus orientale des lies du Cap-Vert, et la plus grande après Santiago, a 80 kil. de tour: 8,000 hab.; 26° G", long 0. 16» 31' lat. N. Coton, Indigo.
BOBlilO, ville des États sardes, sur la Trebbia, à M kil. N. E. de Gène*: 3.600 hab. Ch.-I. d une intendance de la prov. de Gènes. Cédée par l Autriche au roi de Sardaigne en 1743. — Bobbio doit son origine à un célèbre monastère qui y fut fondé en 612 par St-Golomlian, abl>é de Luxeuil.
BOBROV, ville de la Russie d'Europe (Voronèje), à 93 kil. S. E. de Voronèje : 4,9"0 bah. — Ce nom vient de la grande quantité de castors (bobry), que l'on y trouvait autrefois.
BOCAGE (le), nom commun à deux anciennes contrées do- la rrance: l'une en Normandie, et qui fait partie auj. des dép. de la Manche, de l'Orne, du Calvados (villes principales: Tinchebray.Thorigny, Coiidé-siir-Noircau ) ; l'autre en Poitou ( villes principales i Glisson. Maulevricr, Les Herbiers, Tlffanges ). Cette dernière, qui est sur les limites des dép. de la Vendée, de la Loire-Inférieure, de Maineet-Loire , est célèbre surtout par la part que «es habitants ont prise aux guerres de la Vendée. Toutes deux doivent leur nom aux bois qui les couvrent dans leur plus grande étendue.
BOCAGE (bakbié du). Voy. barbié.
bocace (Madame du). Voy. boccace.
BOCA1RENTE, bourg d'En mgne (Valence) , à 18 kil. S. E. de San- Felipe; 4,000 hab. Grandes manufactures de draps.
BOCCADI-LUPO, c.-à-d. gueule de loup, nom modernedu défilé des Thermopvles.
BOCCACE (Jean), célèbre auteur Italien, fils d'un marchand de Florence, naquit à Paris en 1313, et mourut à Florence en 1375. Son père le destinait au commerce et le plaça pour l'y former dans différentes maisons de Horcnee, de Paris et de Naples; mais il n avait de goùl que pour les lettres, et dès qu'il fut libre. Il s'y livra exclusivement. Pendant son séjour à Naples, il devint l'amant d'une fille naturelle du roi Robert, nommée Marie, qu'il désigne dans ses écrits ■ous le nom de Fiammetta, et fut admis auprès de la reine Jeanne; c'est, dit-on, pour complaire à ces deux princesse» qu'il composa le Décaméron . recueil
de cent nouvelles, ouvrage qui l'a placé à la têt. des prosateurs italiens et qui a immortalisé ton nom. Ces nouvelles offrent un vif intérêt et sont pleines de gai lé; malheureusement la décenco y est trop souveutofftiJSèe. Après la mort de son père, Boccace se fi va à Florence, où il se lia étroitement avec Pétrarque, et il obtint auprès de ses concitoyens une telle considération qu'il fut chargé de plusieurs missions importantes. Boa-ace, qui n'est aujourd'hui connu que comme un conteur admirable, était en même temps unérudit.On lui doit de savants traités: De genealogia Utorum; De montium, sylvurum, «c. nominivus; De casibus virorum et mulierum illuslriutn; De claris mulicribus, etc. Il s'exerça aussi dans la poésie; mais quand il eut lu Pétrarque, il jeta au teu la plus grande partie de ce qu'il avait fait. Boccacc avait une grande admiration pour Homère; il fut, dit-on, le premier qui fit venir de Grèce en Italie des copies du l' Iliade cl de l'Odyssée. Il était aussi très passionné pour le Dante; il écrivit la vie de ce poète et il avait entrepris un commentaire de la Dtvme Comédie que la mort l'empêcha d'achever. On a donné des principaux ouvrages de Boccace et surloul du Décaméron une foule d éditions. La seule édition complète des œuvres de cet auteur est celle de Florence, 18 vol. in-8, 1827 et années suivantes. Le Décaméron a été aussi fréquemment traduit en français. Une des traductions les plus estimées est celle d'Antoine Le Maçon, dédiée à la reine de N'avarre, Marguerite de Valois , Paris, 1545. Les traductions les plus récentes sont de Sahaticr de Castres, 1779, et de Mirabeau, 1802. La Fontaine a imité quelques contes de Boccace ; il est à regretter qu'il ail choisi les plus licencieux et qu'il ait encore ajout- a la licence de l'original.
BOCCAGE (mademoiselle lepage. dame oc), femme poète, née à Rouen en 17 10, morte à Paris en 1802, à 92 ans, avail épousé un receveur de Dieppe qui la laissa veuve encore jeune; elle vint alors se fixer à Paris, où elle se fit remarquer à la fois par ses talents et par les agréments de sa personne. Elle a compose plusieurs finies : le Paradis perdu, en 6 ebants, faible imitation de MitlOO; la Mon d'Aùel, imitée de Gessncr ; la Colomlnade , en 10 chants: c'est le meilleur de ses ouvrages. Ma-
dame du Boccage excita de* son lem|is un grand enthousiasme ; Fontanelle et Voltaire furent au nombre de ses prftneurs.
boccagk (Manoel-Barbosa oc), poète portugais, originaire de France, né à Scluval en 1771, roorl en 1806, eut un talent extraordinaire pour l'improvisation. Il avait aussi un grand penchant pour la satire et s'attira juir là plusieurs mésaventures. On a recueilli quelques-uns de ses ouvrages eu 6 vol., 17 1805.
BOGCALIN! (Trajan) , auteur satirique italien, né en 1556 à Loretta, mort en 1613, fut pendant quelque temps chargé d'un gouvernement dans les Etats de l'Eglise; mais il se fit tant d'ennemis qu'il fut obligé de se démettre de ses fonctions : il se retira à Rome, puis à Venise1, où il mourut. Son principal ouvrage est liagyuagli di Parnasso (Nouvelles du Parnasse), 1612; il y attaque les princes, les guerriers et les auteurs contemporain*: cet ouvrage a été traduit par Fougasse, Paris, 1615, in-8. On a encore de lui /<! Pierre de touche politique, 1615, où il attaque l'Espagne, et des commentaires Fur Tacite.
BOCCANEHA (Guillaume), né d'une famille illustre de Gènes. Lorsque le peuple de cette ville secoua le joug de la noblesse, en 1257. et s'empara du gouvernement, il prit pour chef Borraiicra, qui, bien que patricien, s'était mis à la tète du parti démocratique. Son orgueil l'avant ensuite rendu odicur aux Génois, il fut déposé, en 1262.
boccanera (Simon), petit-fils du précédent fut le premier doge de Gines. et fut élu en 1339. R
cocu
BODM
\-\U\l le* Doria, lca Spinola, les Griraaldi et ki occident), & 38 kil. S. E. de Cracovie; 3,500 liab. Fieschl, chefs ilu parti guelfe: ceux-ci, ayant forme Ch.-I. d'un cercle de môme nom. 1 One ligue formidable, vinrent mettre le siège devant Gènes m 14i7. Le doge, forcé de céder, se démit de sa dignité, et se relira à Pise, d'où il re\in bientôt |wur armer son parti et rélal.lir «a puissance. Il mourut empoisonné en 1362. Sous pou administration, les Génois tirent la complète de I île de Chio, et défirent les Tartarcs qui avaient mis le siège devant Cafla,
BOCCA.NEiu (Gilles), frère du précédent, fut envoyé par lui, en J3iO, au secours d Alphonse XI, roî de Castille; il rendit de si grands services à ce prince contre les Maure», que celui-ci le lit son amiral et lui donna le comté de l'aima.
BoccANKfi \ i lbpliste) , tils de Simon, chereba à soule\er les Génois, ses compatriotes, enntre les Frunçais, et lut décapité par ordre du maréclial de Boucie*ut, en 1 401.
BOGCIIERINI (Louis), célèbre compositeur, né & Lucqucs en 1740. mort à Paris en 1800, excella surtout dans les symphonies, et fut le précurseur ■le Hawln. Le roi d 'Kspngne l'attira auprès de lui et le fixa à Madrid. Ses compositions ont un caractère tellement religieux que l'on a dit que si Dieu voulait entendre de la musique, il choisirait celle de Booeherini.
BOCCHKITA (la), célébra défllé des Apennins, est la clé de la roule qui conduit de Novi à Gènes. C'est la limite de l'Apennin seplont. La cime la plus élevée de cette partie de l'Apennin est à 22 kil. de chacune de ces deux villes. Vue magnifique. Redoutes éle\ées par les Impériaux en 17 io". Les Français passèrent ce défllé en 1790.
BOCCIlOltlS, roi d'ÉgypIe, fut le législateur de son pays, et favorisa le commerce ; mais le peuple superstitieux l'accusa d'avoir insulté le taureau sacré, et engagea Sa bacon, roi d' Ethiopie, à venger celle Impiété: celui-ci vint combattre Bocchoris, qui fut tait prisonnier et livré aussitôt aux flammes (771- 7<j5 ). iki l'a confondu avec le Pharaon qui permit aux Israélites tic quitter l'Egypte sous la conduite de Moïse; il aurait vécu par' conséquent vers le xvii» siècle av. J.-C. D'autres prétendent que ce roi est le même qu'j4wi/.m, et le font alors régner dans le vin* siècle, tandis iiu'ils placent sous Améiiophis, père do Sé-<o*tri*, le départ des Hébreux.
BOCCHLS, roi de Mauritanie, prit les armes avec Jugurlha, son trendre, contre les Komains. Vaincu deux fois |>ar Mari us, il rechercha leur alliance et consentit a livrer wn gendre à Svlla (106 av. J.-C.). Il reçut en récompense le pays des Massésylicns, qu'il réunit à son royaume.
ROCIIAHT .Samuel), célèbre orientaliste, né à Rouen en 1590, d'un ministre protestant, fut luimême ministre à Cacn. 11 |>oss>»iait la plupart des lungncsoricnt.iles, l'hébreu, lesyriaipie, le chaldéen, l'arabe, I éthiopien* etc. Christine, reine de Suède, souhaitant de le voir, l'engagea, en IC52, à faire le voyage de Stockholm, et le reçut avec les plus grands honneurs. De retour à Cacn, il y mourut subitement SU disputant contre Huet dans l'académie do cette ville, en l(j(J7. Ses principaux ouvrages sont une Géographie Menée, en latin, qu il publia en deux parties sous les titres de Phalcij et Chunaan ; IHerozoicon, ou Histoire des animatu de i fioriture, réimprimée .le 1 7'JJ à 17!'6\ Leipsick, 3 vol. in-4 ; Traité ■ richit d'une immense quantité do livres et tut legus des minéraux, des plantes, des pierreries, dont la j aussi ses biens. Elle est aujourd hul connue se Bible fait mention; Traité du paradis terrestre
de sel. Albâtre.
BOCHOLT, ville des États prussiens (Weslphalle), à 33 kil. N. E. de Clèves : 3.G00 hab.
BOCHTQR ou uocthor (Ellious), orientaliste , de race copte, né à Syout (Uns la H. -Egypte, en 1784, mort à Paris en 1821 , fut attaché jeune encore à
I armée d'Egypte, vint en France après l'expédition, et fut nommé en 1819 professeur d arabe vulgaire à l'école des langues orientales. 11 a laissé en manuscrit un excellent Dictionnaire arabe et fronçait, qui a été imprimé en 1828 par les soins d A. Cause in de Perce val. 2 vol. in-4.
DOCK (Jérôme), que l'on nomme aussi Le Boue, et Tragos en traduisant son nom en grec; l'un des pères de la-botanique, né en 1493 à Ucidclbach, mort à Ilornbach eu 1554, fut à la fois médecin et ministre protestant. H tenta le premier une classification naturelle des végétaux et chercha à retrouver sous leurs noms modernes les plantes meulionnées par les anciens. 11 publia en allemand un Nouvel Herbier des plantes qui croissent en Allemagne, 1539, ln-fol.. traduit en latin par David Kyber, 1552.
DOCOGNANO, ch.-l. de canton (Corse), a 28 kit. d'Ajaecio; 2,155 hab.
DODE ou DUDE, riv. d'Allemagne, tombe dans la Saale à Nienburg (duché dAnhalt-Dcssau).
BODENSEE, Voy. constance (lac de).
BOD1LLON. Voy. childébic u.
BODLN (J.), publiciste, né à Angers vers 1530, exerça d'abord la profession d'avocat à Paris; n'ayant point réussi , il quitta le barreau et se mit à écrire, il obtint bientôt une réputation qui lui valut U faveur de Henri 111 et le fit choisir pour député aux états de Blois (1576) par le tiers-étal du Vermandois.
II ne craignit point de s'opposer aux projets du roi qui voulait révoquer les édite de pacification, et fut disgracié. 11 s'attacha alors au duc d'Alençon, depuis duc d'Anjou, qui le combla do faveurs. A la mort de ce prince (1584), il se retira à Laon, et fit déclarer cette ville pour les Ligueurs (1589): mais bientôt après il détermina les habitants à reconnaître Henri IV. 11 y mourut de la pesto, en 1506. Bodin est surtout connu par un traité do politique intitulé De la République, en 6 livres, Paris, 1577; il y traite son sujet asscx complètement, mais d'une manière confuse et peu originale. On a voulu, mais à tort, comparer cet ouvrage à i Esprit des lois do Montesquieu. 11 traduisit lui-même sa République en latin, 1586. On a encore de lui une Méthode pour étudier T histoire (1566, en lat.); la Ddmonumanie{i^Sltca franç.), où il soutient l'exist* nce des sorciers; Vniversœ naturœ theatrum (1596) , et un ouvrage resté manusc, Colloquium heptaplorneron, dialogue où il faitdisputer lcsdiv.relit.'ions,ctparaltdonner lanréférenceau déisme. Ses (jEuvres impr. soit 5 l'Index.
BODINCOMAGUS, auj. Casai, ville de la Gaule Cisalpine. Voy. inddstria.
BODINCUSou PADUS, riv. d'Italie. Voy. PÔ.
BODLEY (Thomas), gentilhomme anglais, né en 154 4 a Exeter, mort a Oxford en ICI 2, fut chargé par la reine Elisabeth de plusieurs négociations diplomatiques; mais ayant éprouvé une disgrâce, il quitta la cour et se retira à Oxford où il s'occupa du rétablissement de la bibliothèque publique; Il l'en-
. Les nom de Bibliothèque Bodléienne. Il carne * recueilli ouvrais de Bodiart ont été réimprimés à Leyde quelques écrits de Bodley sous le litre de Rehquuz en 1712, 3 vol. in-fol. Ce savant, comme tous les Bodteianœ, Londres, 1703, ln-8.
BODM KR (J.-J.). écrivain suisse, né à Zurich en études, "ne vovait qu'hébreu partout et donnait 1698, mort en 1783, fut nommé en 1725 professeur ots des autres lancucs les élvmo- | de l'histoire suisse au collège de Zurich, et ne\lnl
érudils qui B'cnlhousiasmenl pour l'objet de i études , ne voyait
à la plupart des mots des autres langues les éty modes LtaU autrichien (Gajicl
kwies les plus chimériques. — Vou. sahon. IJOCILNÏA, vil* des LtaU
I membre du grand-conseil de cette ville. Il contribua e puissamment, avec Goltschcd etBrciUnger, à réfor-
fiOEU
mer le goût littéraire de l'Allemagne par ses critique» et par ses exemples. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : la Noachuie, poCme en 12 chants Zurich, 1752; des traductions d Homèro et de Milton; Bibliotitèque helvétique, 1735; Lettres critiques, 1746; Fables du temps des Mumesinyer (chantre* d'amour), 1758; Collection des Mmnesinger, 1759, in-4.
BODM1N, ville d'Angleterre (Cornouallles ) , à 16 kil. S. de Cainelford; 3,300 hab. Grand commerce de laines.
BODOM (J.-B.), célèbre typographe, né en 1740 à Saluées, mort à Padoue en 1813, fut chargé par le duc de Parme de créer et de diriger l'imprinierle ducale de Parme et obtint en même temps l'autorisation de former pour son compte un établissement particulier. 11 porta l'art au plus haut degré de perfection , et publia des éditions des classique* latins, grecs, italiens et français que 1 on regarde comme des chefs-d'œuvre de typographie. On estime surtout son Anacréon , son Aminie, son Horace , son Homère et son Téléma^ue. On lui doit aussi un excellent Manuel typographique, 1788, réimprimé en 1818 avec des améliorations.
BODOMTSA, Thicnium? bourg do l'état de Grèce, à 28 kil. N. de Li\udie, dans un déûlé.
BODOTR1A. Voy. forth et ira d'adriem.
BODROG, riv. de Hongrie, passe & ZempMu et à Bodrog-Kcreszlur, puis se perd dans la Thêta à Tokai. Elle donnait son nom à un comilat qui auj. est compris dans celui de Bacs.
bodroc-kereszti'r , ville de Hongrie (Zemplin), sur le Bodrog, à 5 kil. N. 0. de lokai : 4,000 hab. Vjns fxqiti«. vendus sous le nom de Tokai.
BODROUN , Halicarnasse, t. de la Turq. d'Asie, ar U côte, à 160 k.S.deSmvrne, par 25° lonp. E., 37<>lat. N, l'eut port, château. Antiquités. — Autre v. de Turq. d' A., à 25k. S. O.deSmyrne.estl an. Téas.
BOECE , Anicius Manlius Torquauti St verinu» Boetius , homme d'état et philosophe, né à Rome en 470, |«u d une des plus illustres familles do l'empire; alla, à ce qu on croit, étudier à Athènes, et cultiva avec le plus grand succès les lettres et la philosophie grecque*. Pendant longtemps il jouit de toute la confiance de Théodoric, qui régnait sur Rome; il fut nommé maître du palais et des offices, et fut plu- Sieurs fois élevé au consulat.' Il ne se servit jamais de son pouvoir que pour faire le Lien. Néanmoins, ses ennemis ayant réu-s't à le rendre sutpect an roi goth, il fut, sur la On de «a vie, j. té dans une prison à Pavic , et bientôt après fut mis à mort au milieu des plus cruels suppliées, 524. Dans sa prison, BoCcc composa un petit livre qui l'a immortalisé, le traité De Consolatione philosophica , dialogue mêle de prose et de vers, où il traite de la provideuce. 11 avait aussi beaucoup écrit sur la philosophie, on a de lui d< » traductions de plusieurs des Traitée de dialectique d'Anstotc avec des commentaires. Ce* ouvrages ont longtemps servi de ba-e à l'enseignement rie la scnln-lique du moyen àçe. Le- œuvres de Boèce ont été réunies à Venise, |49l;àBàle, 1 570. In-fol. La Connotation a été souvent publiée à part : elle a eu l'honneur d'être commentée par S. Thomas, et traduite par Alfred-le-Grand. Elle a plusieurs fols été traduite en français : par Jean di Mcun, I4«3:par Co!cs*e , Paris, 1770, etc.
BOEHM ou BOEHME [Jacobl, théosopheou illuminé, né en 1575 près de Gœrlitx. dans la Hatile- Lusace. mort vers l 025, était BU d'un paysan, et exerçait le métier de cordonnier. H eut dès son enfance des visions, ou, comme il le croyait, des révélations, et il ern vit <ous la dictée d'une prétendue inspiration un graud nombre d'ouvrages mystiques inintelligibles; les opinions hétérodoxes qu'il y professait lui attirèrent plus, démêlés avec les théolog. du tem
r essence divine, la Triple Vie, qui tous trois ont été
trad. de l'allem. en franc, par Saint-Martin; le Miroir de l'éternité, qui fut trad. dès 1669. Tous les ouvragée de Bochm ont été publiés en 10 vol. à Amsterdam, 1682, par Abraham de Frankenberg son disciple.
BOE11MER (George-Rodolphe), professeur de botanique et d'anatomie à Willemberg, né en 1723, mort en 1803, fut disciple de Ludwig. On lui doit: Dibliotheca scriptorum historiée naturalis, aconomiœ, aliarumque artium ac scientiarum ad illam pertinent tium, realie sysieinalica , Leipsick , 1785 et ann. suiv., 9 vol. ln-8 ; Histoire technique des plantes qui sont employées dans les métiers, le* arts et Us manufactures , ou qui pourraient y tire employées ( en allemand), Leipsick, 1704.— Lafanrille des Boehmer a fourni en oulie un grand nombre de médecins et de jurisconsultes distingués.
BOEHM EKVYALD, c.-à-d. forêt de Bohême, chaîne de montagnes qui s'étend entre la Bav ière et la Bohème, et sépare le bassin de l'Elbe de celui du Danube : sa direction générale est du N.O.au S. E. De ce dernier côté elle se réunit aux montB Moravcspar 45° lat. N., 12» 55' long. E. ; de l'autre elle se rattache à l'extrémité de l'Engebirge, près des sources de l'Eger, par 50» lat. N., 0» 35' long. E. Elle est couverte de vastes forêts d'où elle lire son nom. On y trouve des ours et des lynx. L'Eger, la Moldau, la Nab, la Rcgen, lllx en descendent. Ses principales cimes sont: l'Haydelberg, 1,407 mètres; VArber, 1,403 mètres; le Rachel, 1,300 mètres, etc.
BOEMOND (Mare, prince d'Anuoche, Dis du célèbre aventurier normand Robert Guiseard. Après le mort de son père (1085), il obtint en partage la principauté de Tarente: mais voulant augmenter ses domaines , il se joignit aux Croisés (1006) , et alla mettre le siège devant Antioche. il s'empara de celte ville par ruse, s'en fit reconnaître prince (1098), et y établit un petit empire qui subsista environ 190 ans. Etant tombé dans un combat au pouvoir des Turcs, il se racheta en payant une forte rançon. A peine Tut-il libre, qu'il tenta de nouvelles aventures : il agrandit ses états, et alla faire la guerre 4 l'empereur Alexis. Voulant traverser la flotte des Grecs |*>ur venir en Europe chercher de nouvelles troupes , il se lit passer |>our mort, cl revint bientôt à la tète d'une armée formidable. Mais la pesie et la lamine le forcèrent a faire la |«ix. H mourut 'l ins la Pouille en 1111, tandis qu il préparait nne nouvelle cv|x'dition contre Alexis. — Plusieurs autres princes du non) de Roémond possédèrent après lui la principauté d'Antiochc; le dernier, BoémondVII, rut dépouillé en 1288. Voy. antioche.
BOEN, eh.-l. de tant. (Loire), *ur le Liguon, à 17 kil. N. O. de Montbrison; 1 .500 h. Pat. de Terray. HO KO, Lilybceum, cap à la pointe 0. de la Sicile. BOl RHAAVE (Hcrmann), célèbre médecin, né en IWiS à Woorhout près de Leyde, fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique par son père, qui était ministre; mais se sentant plus de gout pour les sciences naturelles, il se lit recevoir médecin (1693). L'université de Leyde lui confia mu ressivemenf quatre chaires différentes, celles de médecine théorique, de médecine, pratique, de botanique et d« chimie, et pendant longtemps il les remplit toutes à la fois avec une même supériorité. Il l ut nommé en outre recteur en 1714 et en I7:t0. Il mourut de la goulle en 1738. Boerhaavc a exercé par son enseignement et ses écrits une influence toute puissante sur son siècle. Après avoir préconisé à son début la méthode d'îlip|>ocralc, il s'en écarta peu à peu et joignit à la philosophie toute vilaliste du médecin grec des explications chimiques et mécaniques qui, selon do erav-s autorités , n'ont fait qu'entraver la marche de la médecine. Les services qu'il a rendus à c ont été moins contestés : il a fait une fouis
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principaux écrits sont: Aurora, Us Principes de 1 d'observations exactes , et a réussi à