‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 18 sur 567 · A EST · texte numérisé non relu

A EST

ÀBYS

nouveau . (H Alliance avec lui et loua tes descendant*, et lui ordonna de te circoncire arec toute ta famille en signe de cette alliance. Abraham arrivé à l'âfte de 85 an*, et craignant de n'avoir point d'enfant* Je Sara, qui était restée stérile, prit pour 2* femme Agar, une des esclaves de Sara , et en eut un fils nommé Israaël. Mais, treize ans après, des anges envoyés de Dieu lui promirent que Sara lui donnerait un fils dans I année même: et en effet, malgré ton grand âge, elle mit bientôt au monde Isaac. Lorsque celui-ci eut atteint l'âge de 26 ans. Dieu, pour éprouver la foi d'Abraham, lui ordonna de le lui sacrifier. Abraham allait obéir, quand un ange substitua un bélier à sa victime. Après la mort de Sara, il épousa Céthura. dont il eut G enfants : Zamram, Jecsan, Madan,Madian,Jesboc, Sué. Il m. à l'âge de 175 ans, 2 lui av. J.-C. selon les Bénédictin!. Selon la chronologie d'Usserius, Abraham serait né en 1998 av. J.-C. et mort en 1821.

abkaham ecchellensis , savant maronite, natif de Syrie, proft>si les langues syriaque et arabe, d'abord â Rome, puis au collège de France, où le célèbre Le Jay l'avait appelé (vers 1630) pour présider à lïmpression de sa Bible polyglotte. Il retourna ensuite â Rome, et y mourut en 1664. 11 a traduit d arabe en latin les v«, vr et vu» livres des Commues l'Apollonius, avec un traité d'Archimède, Florence, 661. On lui doit en outre : Insiiiutio linguœ Suriaeœ, Rome, 1628, in-12 ; Synopsis philosophiœ Orientalium, Paris, 1641, ln-4 ; Chronicon Orientale, Paris, tvp. reg., 1651, in-fol., etc.

ABR ANTES, ville de Portugal, dansl'Estramadure, sur le Tage, â 124 kil. N. E. de Lisbonne ; 6,000 hab. Vue délicieuse; superbe église de Saint-Vincent: très grand commerce. Elle est un de* boulevards de Lisbonne, â cause des montagnes dont elle est environnée. Junot l'occupa sans coup férir en 1807, et reçut de là I.» film .l.- duc d'Aérantes.

ABRANTÈs (la duchesse d ), née i Montpellier en 1784, morte en 1838, descendait par sa mère de la famille impériale des Comnène. Elle é[K>usa en 1799 le général Junot, le suivit dant toute* ses campagnes, et, après sa mort, en 1813, te voua à l'éducation de ses enfants. Madame d'Abrantès a cultivé les lettres avec succès : elle a écrit des Mémoires où l'on trouve les détails les plus intéressant* sur la cour impériale; dans les dernières années de sa vie, elle a publié plusieurs romans, dont le plus connu est V Amirauté de CastilU (1827).

ABRETTENE, petite contréede la Mysle, au S. E., tur les confins de la Bithynie , était srrfeéc par

le Rhyndacus

ABRlNCATUJ , peuple de la Gaule , dans la Lyonnaise 2«, à l'extrémité 0. C'estauj. le dép. de la Manche. On nommait encore ainsi le ch.-l., dit aussi Ingcna, auj. avranches.

ABRUZZES, Prœituii, etc., province du royaume de Naples, bornée à l'E. par la mer Adriatique, au N. et à 10. par les Etats de l'Ed ise, au S. par le Sannlo et la Terre de Labour. Elle se divise en Abr. citérieure cl Abr. ultérieure, et celle-ci se subdivise en 1» et 2» : total. 3 prov., Abr. ultérieure 1" (ch.-l., Téramo) ; Abr. ultérieure 2* (ch.-L, Aquila): Abr. citérieure (ch.-l., Chiéti). Monts, forets , où 1 on trouve des loups et de* ours. Pierres aurifères dans le mont Mujella; huile, riz, vins, soie, safran Climat âpre; Industrie nulle.

ABSALON, Dit de David, assassina dans un festin ton frère aîné A m non, et se révolu contre son père. Ayant été défait dans la forêt d Ephraïm , il fut arrêté dans ta fuite par les branches d'un arbre dans lesquelles s'embarrassèrent ses longs cheveux. Joab général de David, l'ayant rencontré dans cet état,

4BSTEMIUS fLaurenU en italien Atlemio, fabu-

liste, né à Macéra ta (Ancône), florissait au commencement du xvi'siècle; il fut professeur de belleslettres à Urbin et bibliothécaire du duc de cette ville. On a de lui, tous le titre ùHecaiomythium, un recueil de 100 fables, en partie traduites du grec, en partie de son invention, qui parut |>our ia première fois avec une traduction des fables d Esope Venise, 1496 ; il y ajouta plus tard 100 autres fables,' sous le titre d' Hecalomythium secundum , Venise , 1499. Ces deux recueils ont été réunis dans l'édition de Francfort, 1&20, in-16. La Fontaine lui a emprunté quelques f.ibles. Pillot l'a trad.. Douai, 1814.

ABSYRTh, frère de Médée. Sa sœur, fuyant avec Jason de la maison de son père, le mit en pièces et dispersa ses membres sur la roule pour retarder ceux qui la poursuivaient. Ce meurtre eut lieu sur les bords d'un fleuve de Colchide qui prit de là le nom d'Absvrle.

ABSYRTIDES insul*, îles de la mer Adriatique, adjacentes à la côte d'Illyrie. Les principales sont: Crepsa (Cherso), Apsorus* (Ossero), Asla (Arbé), Curicta (Veglia), Cissa (Pago).

ABU-BKKR. \'oy. ABOl'-BEKR.

A BEL - FARAGE , ABUL-FEDA. Voy. aboul-

I AH v lu , Alun L-FÉDA.

ABUS, riv., auj. I'hcmbeb. ABYDOS. auj. Nagara-Bouronn, ville d'Asie-Mlneure, sur l'Hellespont, à l'endroit le plus resserré du détroit , vis-à-vis de Seslot en Europe, est fameuse par l'aventure de Héro et de Léandre et par le pont de bateaux qu'y fit jeter Xerxès. Aujourd'hui Nagara-Bouroun est, comme toute la côte, hérissée de batteries qui, jointes à celles de la côte européenne, dominent les Dardanelles et garantissent Constanlinople d'une invasion par le sud.*

abvdos, Madfouneh (c.-à-d. la ville enterrée), ville d'Egypte sur la gauche du Nil, au S. de Ptolémaïs, fut jadis la première de l'Egypte après Thèbes ; mais dès le temps de Strabon, ce n'était qu'un village. Il ne faut fia* croire que ce soit le Memnonium des anciens. On y admire des hiéroglyphes et des peintures remarquables. C'est la que fut trouvée en 1818 la table chronologique des anciens Pharaons désignés par leurs noms royaux, dite Table de* prénoms d Abydos.

ABYLA, auj. Ceuta, mont, et cap de l'Afrique septent., en face du mont Calpé en Espagne. Ces deux montagnes ne sont séparée* que par quelques milles et forment les Colonnes d'Hercule.

ABYLA, ville de Judée. Voy. abel et abilème. ABYSSINIE , JEthiopia sup.&gypt. , grande contrée de l'Afrique orientale, bornée au N. par la Nubie, à l'E. par la mer Rouge, à 10. par le Kordofan et au S. par une haute cluilne de montagnes, est arrosée par plusieurs affluents du Nil, dont les

Srinci|»aux sont le Bahr-el-Azrek ou fleuve Bleu, le aleg, le Tacazzé. On évalue approximativement l'étendue du pays à 788,000 kil. carres et la population à 2,000,000 scion les uns, à 4,000,000 selon les autres. Autrefois toute celte contrée formait un vaste empire soumis à un seul prince, qui portait le nom de Grand Négus ; il a été depuit peu divisé en plusieurs étals indépendants. On y reconnaît 7 division! principales : les royaumes de Tigré, de Gondar d'Ankobcr, d'Amhara, d'Angot, deNaréa, deSamara. Gondar était autrefois la capitale de l'Abyssinie ; auj. Ankobcr joue le principal rôle. Les Gallas font de fréquentes incursions dans ce pays et en ont conquis une partie Les Abyssins proressent le christianisme et appartiennent à la secte monophysite ou rutychéenne ; toutefois ils pratiquent la polygamie. Les principales langues qu'ils parlent sont l'amhara, le galami et le tigrin, qui, toutes trois, dérivent de l'arabe. On trouve en Abvssinie les végétaux et les animaux de* zones tropicales, et aussi, à cause des nombreuses montagnes, ceux des zones tempérées : le zèbre, la girafe, l'hippopotame y sont communs .-

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