‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 19 sur 567 · ACAD · texte numérisé non relu

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leâ arbre* propres au pays sont le colaual, le girglr, le ouansé, le cédera, le ginous, le gaguédi. Le seul commerce de l'Abyssinic consiste dans l'exportation de l'ivoire et de la poudre d'or et dans la vente des esclaves.

ACACIUS, surnommé le Borgne, chef de la secte des Acariens, branche des ariens, remplaça Eusèbe comme évèquc de Césarée, en 340. Protégé par l'empereur Constance, il lit déposer saint Cyrille et exiler le pape Libère.

acacius, patriarche de Constanlinople, 47 MRS, porta l'empereur Zenon à favoriser les Eutychéens, et fut condamné par le pape Félix comme hérétique. — Plusieurs autres prélats moins célèbres ont porté le nom d' Acacius.

ACADÉMIE, école philosophique, fondée dans Athènes par Platon vers 388 av. J.-C., tirait son nom d'un jardin qui avait appartenu primitivement à un certain Académus, et dans lequel Platon donnait ses leçons. On compte trois Académies: la l,c ou ancienne, Academia vêtus, qui se coinpose des disciples purs de Platon, savoir: speusippe, Aénocrate, Polémon, Cranlor; la 2* ou moyenne, média, fondée vers 244 av. J.-C. par Arcésilàs, qui prétendait que l'on ne peut rien savoir ; la 3' ou nouvelle, nova, fondée par Carnéade, vers 160 av. J.-C., qui, sans tomber dans un scepticisme absolu, enseignait que l'on ne peut atteindre que le proba- Dle. Quelques-uns admettent une 4» et même une 5* Académie, dont les chefs seraient Philonet Antiochus; ceux-ci se rapprochèrent de la véritable doctrine de Platon, et tachèrent de la concilier avec le stoïcisme.

ACADEMIES, sociétés littéraires ou scientifique* de gens de lettres, de savants ou d'artistes. Ces sociétés fleurirent à la renaissance des lettres en Italie , où chaque ville avait son académie : elles se répandirent ensuite en France, en Angleterre et dans les principaux pays de l'Europe. Les principales académies sont :

I. En Italie Y Académie, dite dellaCrusca, fondée à Florence en 1582, qui s'occupe de littérature et a laquelle on doit un vocabulaire célèbre qui fait \oi pour la langue italienne (la 1" éd. parut en 1<>I2);

L'Académie det Cimenlo, fondée à Florence en 1657, par le cardinal Léopold de Médieis, qui s'occupait du sciences, surtout d'expériences de physique:

L' Académie des Arcades, ou plutôt Arcadiens, société littéraire fondée à Rome en 1690, et dans laquelle chaque membre prenait le nom d'un bergerd'Arcadie :

L'Institut de Bologne, fondé en 1690, sous le titre d'Insiitutum scientiarutu et artium ;

il. En France, V Académie Française, fondée en 1635, par Richelieu, pour flxer et polir la langue ; elle se compose de quarante membres et publie un i dictionnaire ; la première édition de cet important ouvrage a paru en 1694 ; la 6' et dernière en 1835;

L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, fondée en 1663 par Colbert; elle publie depuis 1717 de précieux mémoires ;

L'Académie des Sciences, fondée en 1666 par Colbert : elle puMie depuis 1699 des mémoires de la plus grande importance ;

L'Acaaémiede Peinture et Sculpture, 1648-1662: celle d*.4 rch if, 'cfurr, 1671 ; celle de Musioue, 166';

Ces diverses académies avaient été supprimées en 1793; elles ont été réorganisées l'an îv (25 octobre 17951, etréuniesen un seul corps sous le nom d'Institut de trance. L'Institut comprend auj. 5 classes : académie Française, académie des Inscriptions et Belles- Lettres, académie des Sciences, académie des Beaux- Arts, académie des Sciences morales et polit.(l832).

m. Dans la Grande-Bretagne, la Société royale de Londres, fondée à Oxford en 1645, transférée à Londres en 1660; elle publie de savant* mémoires . sous le titre de Philosophical Transactions ,

La Société royale d'Edimbourg, fondée en 1731 : •lie publia aussi des mémoire»

IV. En Allemagne, l'Académie des Curieux de la Nature, Natura Curiosorum, fondée vers 1652. par le médecin Bausch, à Schweinfurt en Bavière, et qui s'est réunie successivement à Breslau , à Nuremberg et à Bonn: en 1677 l'empereur Léopold la prit sous sa protection, et depuis elle reçut le nom d'Académie Liopoldine-

L'Académie royale des Sciences de Berlin, fondée en 1700 par Frédéric 1, et dont Leibniti fut le premier directeur ; elle publie des mémoires qui, après avoir été rédigés en latin et en français, le sont auj. en allemand;

La Société de Goettingue, fondée en 1750; celle de Munich, 1759;

v. En Suède, I Académie d' Upsal, fondée en 1710 pour l'étude des langues du Nord ;

L'Académie des Sciences de Stockholm, qui publie des mémoires depuis 1739;

vi. En Espagne, Y Académie royale Espagnole, fondée en 1713 par le duc d'Escalona pour la culture de la langue ; elle siège & Madrid.

VU. En Russie, Y Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, dont les bases furent posées par Pierre-le-Crand, en 1724, mais qui ne fut réalisée que bous Catherine I, 1725; elle publie depuis 1728 des mémoires qui sont rédigés pour la plupart en latin ou en français.

ACAD1E. Voy. Ecosse (nouvelle-).

ACANTHE, ville de Macédoine, en Chalcidique,au N. du mont Athos, sur la mer. — Ville d'Egypte sur le Nil, au S. de Memphis. — Ville de Carie, aaiu U presqu'île de Cnide.

ACAPULCO, ville du Mexique, prov. de Mexico, sur la mer Pacifique, à 290 kil. S. 0. de Mexico, par 102* 6' long. 0., 16° 50' lat. N.; 4,000 hab. Port superbe où tiennent 500 vaisseaux: au S. E., est une petite baie non moins sûre. Climat funeste et pestilentiel. Commerce actif avec Manille.

ACARNAN1E, Acarnania, état de la Grèce ancienne, sur la mer, à l'extrémité occid. de la Grèce propre, à l'O. de l'Etolie, au S. de l'Epire, dont le séparait le golfe Ambrarique; est baignée par l'Achélous ( Aspropotamo ). Habitants farouches, guerriers, et dont le caractère grossier donna lieu au proverbe porcus Acamas. Sous les Romains, on y comptait 200,000 hab. Villes principales: Sliatos. Métropolis, Limnée, Aclium. Les Acarnaniens étaient souvent en guerre avec les Etolicns; sousAntigone- Doson, ils devinrent sujets de la Macédoine (vers 225 ar . J .-G.) ; ft% reçurent la liberté des Romains après la bataille de Cynocéphales (197), puis furent compris dans la province romaine d'Achaïe (146). Après la prise de Constanlinople par les Turcs, l'Acarnanic fut annexée au gouvernement de Roumélie. Voy. GitfeCfc.

ACASTE. roi d'Iolcos. Voy. astydamik et pelée.

ACCARON, v. des Philistins, près de la mer. entre Azoth cl Jamnia, fut ensuite comprise dans la Palestine (tribu de Dan). On y adorait Béekébuth.

AGCIAJUOLI (Donat), philosophe et politique, ne

I Florence en 1428, mort en 1478, remplit les emplois les plus importants dans sa patrie. On a de lui Exposilio super libros Ethicorum Aristotelis, Flor. 1478, in-fol.; in Aristotelis libros VIII Politicorum commentant, Venise 1566, in-8, et plusieurs ouvrages historiques.

ACCUH'oli (Nicolas), grand -sénéchal sous Jeanne I, reine de Naples, né en 1310, mort en 1366. Jeanne ayant été chassée de ses états, il parvint à l'y rétablir.

II laissa de grandes richesses, qui préparèrent la for. tune extraordinaire de son neveu Renier Acciajuoli.

acciajcoli (Renier), duc d'Athènes, était Florentin et neveu du précédent. 11 fut appelé à Naples et adopté par son oncle , qu. lui laissa de grandes richesses. En 1364, il acquit de Marie de Bourbon, Impératrice latine de Constanlinople, une grande partide la Grèce, les seigneuries de VostiUa. de Corbv

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