BOUI
BOtK
tiens et des modernes, 1689. On lai doit aussi une version da Nouveau Testament, 1897-1703. On reproche au P. Bouhourt de trop courir après le bel esprit et de s'attacher à des critiques trop minutieuses.
BOU1DES , dynastie musulmane qui régna en Perse et dans l'Irak aux x« et xr siècles, était issue de Bouyah, pécheur de la province de Dilem qui rivait vers l'an 900. Bouyah eut trois fils, Amad ou Imad-Eddaulat, Rockn-Eddaulat, Moet-Eddaulat, qui du rang de simples soldats s'élevèrent au souverain pouvoir et qui régnèrent à Bagdad, ainsi
rsur la Perse, depuis l'an 932 jusque vers 1056. furent chassés de leurs diverses possessions par les Gaznévides, puis par les Seldjoucides.
BOUILLE (Fr .-Claude-Amour, marquis de), général , né au château de Cluzel , en Auvergne , en 1739, connu par son attachement â Louis XYL Nommé, lors de la guerre d'Amérique, gouverneur des Iles du Vent, il protégea efllcacement nos possessions aux Antilles et enleva plusieurs tles aux Anglais f 1778). Il fut depuis chargé de divers commandements importants; fut nommé, en 1790, général en chef de 1 armée de Meuse, Sarre-et-Moselle, et ût respecter la discipline par des actes de vigueur. Louis XVI le choisit en 1 79 1 pour seconder son départ secret de Paris. Ce projet ayant échoué, Bouillé se réfugia à CoblenU, puis fit des démarches auprès de différentes cours pour obtenir la délivrance du roi. Voyant ses efforts inutiles, il se retira en Angleterre. 11 y publia des Mémoires sur la révolution, qui eurent un grand succès (Londres, 1797. et Paris, 1801). 11 mourut à Londres en 1800.
BOl'ILLONjVilledu Luxembourg belge, sur laSomoy, à m k. à 10. de Luxembourg- 2,600 h. Chàtoaufort dominé par des hauteurs environnantes.
bouillon (seigneurie, ensuite duché de), petit état, entre le Luxembourg, la Champagne et le gouvernement de Mets, formé de la ville de Bouillon et de son territoire, était on démembrement du comté de Boulogne. Godefroy de Bouillon, fils d'Eustache de Boulogne, et héritier de Godefroy-le-Boasu, duc de Bouillon, son oncle, vendit son domaine en 1096 à l'évèque de Liège, aQn de se procurer les moyens de partir pour la croisade. Les évèques de Liège le gardèrent jusqu'en 1482, sauf une interruption de 7 ans M 136-1142). A celte époque, Guillaume de la Marck, prince de Sedan, s'en empara ; mais en 1521, Charles-Quint le rendit à l'èvèché de Liège. Cependant on 1548, Robert de la Marck reprit le château de Bouillon et ses descendant* s'intitulèrent ducs de Bouillon ; les seigneurs de la Tour-d'Auvergne, vicomtes de Turenne, subrogés par mariage â leurs droits, émirent les mêmes prétentions. Bouillon avait déjà été occupé par les Français de 1552 à 1559 : ils le reprirent en 1676.Enl8l4, il fut joint au roy. des Pays-Bas. — Louis XIV en 1678 l'avait donné commr flef au vicomte Je Turenne, qui déjà portait le titre de duc de Bouillon. Il est aujourd'hui compris dans le Luxembourg belge.
BOUILLON (godefroy, duc de), premier roi chré- Uen de Jérusalem, né â la fin du xr siècle à Bézy . près de Mvelle en Brabant, était Olsd'Eustaehede Boulogne et neveu de Godefroy-le-Bossu.ducde Bouillon, qui lui laissa ses étals, il combattit dans sa jeunesse pour l'empereur Henri IV contre le pape, et entra dans Rome les armes à la main : mais avant été gravement malade peu après cette expédition, il fit vœu, pour réparer ses torts, d aller défendre les Chrétiens en Orient. En effet, il fut un des premiers â prendre la croix lors de la prédication de Pierrel'Ermite. Il vendit son duché de Bouillon, partit pour la Terre-Sainte en 1096, et fut bientôt re- ' chef de la croisade. Après avoir triomphé " qu'opposait aux Croisés l'empereur de ■>, Alexis, il pénétra en Asie, s'em-
para de Nlcée, d'Antioche et enfin de Jérusalem. Il hit proclamé rot de la ville sainte (1099) : mais il se contenta du titre de baron. H donna â ses nouveaux états un code de lois sages, connu sous le nom d'Aimé* de Jérusalem. Il mourut en 1 100, en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas : on soupçonna qu'il avait été empoisonné. On raconte de tut des exploits extraordinaires, et probablement fabuleux. Le Tasse l'a choisi pour le héros de son poème.
bouillon (Henri de la tour - d'auvercne , vicomte de Turenne, duc de), né en 1566, mort en 1623, embrassa le calvinisme, s'attacha an roi d« Navarre, contribua au gain de la bataille de Coutras (1587), fut créé maréchal par Henri IV (1592), et chargé de missions importantes en Angleterre. Il fut compromis dans la conspiration de Biron, mais Il obtint son pardon. Il avait acquis le duché de Bouillon et la principauté de Sedan par son mariage avec Charlotte de la Marck, héritière de ce duché (1591). Il épousa en secondes noces une fille de Guillaume, prince d'Orange, et en eut Frédéric- Maurice, duc de Bouillon ( Voy. l'article suivant) et le fameux Turenne [Voy. turenne). 11 fonda à Sedan une université devenue célèbre. 11 a laissé des Mémoires, Paris, 1666.
bouillon ( Frédéric-Maurice DE LA took-d'acvtrcne, duc de), fils du précédent, frère aîné de Turenne, né à Sedan en 1606, mort en 1652. Après avoir commencé à porter les armes en Hollande, il entra en 1635 au service de la France, prit une grande part aux guerres civiles, et remporta, avec le comte de Soissons, le combat de la Mariée contre les troupes de Richelieu (1 641). 11 fut compromis dans la conspiration de Cinq-Mars (1642), et fut longtemps l'âme de la Fronde. 11 ne fit la paix avec la cour qu'en cédant sa principauté de Sedan. 11 a laissé des Mémoires, Amsterdam, 1731. — Il eut un fils qui fut nommé cardinal i 27 ans, et qui fût l'ami de Fénelon.
bouillon (Robert de la marce, duc de), maréchal de France. Voy. marck (la).
bouillon (la duchesse de). Voy. mancini.
bouillon (Pierre), peintre d'histoire et graveur habile, né â Thiviers en 1777, mort en 183L» remporta le grand prix de peinture en 1797 ; alwndonna ensuite la peinture pour un grand ouvrage de chalcographie, le M usée des Antiques, qui lui coûta 1 7 ans de travail.
BOUILLY, ch.-l. de eant. .Aube), à 14 kil. de Troyes : 770 hab.
BOUILLY (Jean-Nicolas), littérateur, né â Tours îd 1763, mort à Paris en 1842 , était avocat à Paris en 1789. En 1790, il fit représenter l'opéra de Pierrele- Grand, qui dut son succès à quelques allusions anx événements récents. Il remplit â la même époque plusieurs fonctions administratives et judiciaires. Il fit partie, après le 9 thermidor, de la commission de l'instruction publique qui organisa les écoles primaires. En 1800, Bouilly quitta son emploi pour se livrer tout entier â la littérature ; on lui doit un grand nombre de pièces de théâtre dont In succès a été constant et mérité. Telles sont entr* autres : CAbbé de L'Êpée, les Deux Journées et Fanckon la Vielleuse. Il a aussi beaucoup écrit pour l'enfance. Tout le monde connaît ses Contes à ma fille, 1809 ; ses Conseils à ma fille, 1811 ; les Contes offerts aux enfants de France, eto On trouve dans tous ses écrits une morale pure et une sensibilité exquise.
BOUIN (île), sur la côte du dép. de la Vendée, an fond de la baie de Bourgneuf, à 54 kil. N. 0 de Bourbon-Vendée; elle na que 26 kil. de circuit. Les Normands y firent la première de toutes leurs descentes en France (820).
BOUKHAKA.e.-â-d. Trésor de Science, nne des v. lesplusimnortantesderAsie.rapit.dll khanatde Botikhara, par 60» 25' long. K., 39» 30 Lit. N. ; plui «If
BOUL
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, Q.mqué , déc comme le faubourg et la port; 15,000 n. F. le.
150,000 U. Bel aspect ; mur d'cnctint de tour» ; quelque» monument* ; païais du knan j joli
polytechnique, école de dessin, école d'arts et métiers , école de langues vivautc*, établies i>ar Néhé»
„ ou collège» ; .
médecine qui comptent 10,000 élèves. Nombreuses fabrique* : étoffe* de coton, bonneterie, papier de noie, armes, Imprimerie sur toiles, elc. Grand commerce avec la Russie, l'Iran, le Kaboul, etc. •OOTHUM rkhanti de:. Von. sorsavaiE .chaude-). I*< 1UKUAREST, Tlujanus ? cap. de la Valachie, sur la Dumbovttxa, à 4H kil. N. O. de Constanlinople, 80,000 li. Ville mal bâtie; 60 églises. 20 couvent*: 30 earaveuseraiU ; beaux palais du prince, de l'areh<»r.,des env. autrichien cl russe. Fcole Si-Sava, bi-
lors du siéire du Caire;
BOULANGER (Nicolas -Antoine), écrivain du Xfia* siècle, né à Paris en 1722, mort en 1759, à 37 ans, était fils d'un marchand de papier. Il s'appliqua d'abord aux mathématique» et devint ingénieur des punis et chaussées : puis il se tourna vers U spéculation , étudia les langues anciennes et orientales, et composa plusieurs écrit* philosophiques dans lesquels il chercha à expliquer par des symboles astronomiques, mais surtout par le déluge et par la terreur qu'inspira aux hommes cette grande
tapi», etc.,
an if.— Capital* depuis 1698 faprès Tergovist). Prise eur les Turcs en 17 G» par les Russes, en 1789 par les Autrichiens, et toujours rendue. Un traité fut conclu en 1 8 1 2 à Boukharcst entre la Russie et la Porte ottomane, par lequel celle dernière cédait aux Russes la Bessarabie et acceptait le Prulh pour limite: la Valachie était placée sous la protection de la Russie.
BOL'KHAKIK (gràkde-), autrement dite khanatde Boukhara, l'ancienne Sogdiane, état de l'Asie centrale, le plus riche, le plus peuplé, le plus puissant du Turkestan indépendant, entre le steppe des Kirghiz au N., les rég. de Kbokhanetd'Hissarà VK, le Khiva à 10., le Balk au S., etc., s'étend de 37» à 4 l* lat. N. et de 61» à 67» long. EL: 2,500,000 liab. ( Tadjiks , Usbek», Turkomans, etc.). Can., jadis Samarcand, puis Bikend; auj. Boukhara. On divise la Boukharie en 9 prov. : Boukhara, Karakoul. Kermlna, Minkal, Samarcand , Juuek, Karchi, Labiak et Balk. La Boukharie est sur le grand plateau central de l'Asie et est traversée par quelque* chaînes de mont FI. : A mou et Zer-afchan ou Kouandaria. Climat tempéré, fort chaud l'été. Sol varié : grain* en abondance, surtout du millet: raisins, fruits, chanvre, safran, tabac, etc.; excellents chevaux. Religion mahométane; gouTernement despotique ; milice de 30.000 hommes de cavalerie , peu d'infanterie et d'artillerie. — Ce pays fit successivement partie de l'empire perse, de celui d'Alexandre, de celui de la Bactriane ; fut conquis par les Turcs au vi* siècle, par les Chinois au vu*, par les Arabes en 705, fut alors régi par des princes vassaux des califes, tomba ensuite aux mains des Samanides (ix« s.), des Turcs Hoéïkes (1000), des Seldjoucides ( 1037 de Mohammed, sultan de Kharism (1207), de* Mongols (1219), de Tamerlan (1383), des Uxbeks en 1505, des Asirakanides (descendants de Balou-Khan) en 1600, et d'une nouvelle dynastie d'Utbek* en 1786.
»OLanAR« (petite-), prov. de l'Empire chinois.
FOU. THIAJI-CHA.H-WAN— CQO.
BOULA1NY1LLIERS (Henri, comte de), historien, né à St-Sairc en Normandie en 1668, mort en 1722, s'occupa principale meut de l'histoire de France, et porta dans cette élude un esprit systématique et paradoxal : il voyait dans la féodalité le chef-d'œuvre de l'esprit humain et le gouvernement le plus libre. On a publié un grand nombre d'ouvrages de lui, mais U n'en a lui-même fait imprimer aucun. Les principaux sont : Hutoire de f ancien gouvernement de France, La Haye , 1727 ; État de la France, Londres, 1727 ; Abrégé cfu-ottoiogique de l'histoire de France jusqu'à Henri IV, La Haye, 1733; Hutoire de la pairie et du parlement de Paris , Londres, 1733. On a encore de lui une Histoire des Arabe*, une Vie de Mahomet, un Traité des trois imposteurs, une Analyse de Spinosa et une Réfutation de cet auteur. H a en outre " eriU qui sont restés inédite.
BOCLAK, ville de la B.-Égypte, sur la rive droite 2 kil N O do Caire dont elle
établies sur toute la terre. Il n'a publié lui-même aucun de ses écrits ; on les a imprimés après sa mort en les remaniant et en leur donnant peut-être le caractère anti-religieux qu'ils portent aujourd'hui. Les principaux sont : f Antiquité dévoilée par ses usages, publié et refondu par d'Holbach , Amsterdam, 1766: Recher cites sur [origine du despotisme, oriental, Genève, 1761 et 1766. On lui a aussi attribué le Christianisme dévoilé, ouvrage Impie qui est de Damilaville ou du baron d'Holbach. Tous ses écrits ont été reunis en 1792, 8 vol. ln-8 ou 10 vol. ln-12.
BOULARD (Antoine-Marc-Henri), célèbre bibliophile, né à Paris en 1754, mort en 1825. Après avoir fait de brillantes études et obtenu le prix d'honneur à l'université de Paris (1770), il exerça la profession de notaire en remplacement de son père ; il quitta son étude en 1808 pour se livrer tout enUcr à son goût pour tes Icllres et pour le* livres. Il avait formé une bibliothèque qui sékvait à près de 500,000 vol. On lui doit un grand nombre do traductions, entre autres : Histoire littéraire du moyen âge, de Harris, 1786; Hutoire liuirave des 14 premiers siècles de Vere chrétienne, de Berington, 1814-1826. H fui l'ami de U Harpe et publia sa Philosophie du xvui» siècle. — H ne tsul pas le confondre avec un autre Boulard . imprimeur-libraire, né vers 1750, mort vers 1809, qui a publié un Traité de Bibliographie estimé, Paris, 1804.
BOULA Y ou BOLSHE1N, cn.-l. de canton (Moselle), à 24 kil. N. E. de Metx; 2,684 bab. BOULA Y. Von. ne boula y.
BOULDER-AA, riv. de la Russie d'Europe, naît à 80 kil. S. de Dorpat, coule au S. O., baigne \oImar et Venden et tombe dans le golfe de Livonie. Cours. 200 kil. . .
BOULE (André- Charles), ébéniste célèbre, né à Paris en 1642 et mort en 1732, a atuehé «on nom à une sorte de meubles fort recherchés aujourd'hui, dont les ornements consistent en I ncrustations de dlvere genres. U obtint de Louis XIV le titre de graveur du sceau et un logement au I/uivre. BOULÉ BAN Ê, capit. du Bondou. Foy. bondoo. BOULEN (Anne), ou plutôt BOLEYN. femme de Henri Y11I. Elle passa sa première en France, où elle avait accompagné Marie d Angleterre, qui épousa Louis XII, et mena à la cour de ce prince et à celle de François l une vie assea licencieuse. Elle retourna vers 1525 en Angleterre, se fit attacher à la personne de Catherine d Aragon, femme de Henri VIII, parvint à cesse, et se fit épouser par d'accomplir ce mariage, que sanctionner, que Henri > III abandonna la religion calholiuue. Anne Boulen devint bientôt mère et donna le Jour à la célèbre Elisabeth. Son règne fut de courte durée. Supplantée bientôt elle-même par une de ses dames d'honneur, Jane Seymoor, elle fut accusée d'adultère et mftme d inceste, et fut dé" pitée eu 1536. — Son frère, Goorge Boleyn, qui
faire répudier cette pnupar le roi (1532). C'est afin que le pape ne voulait pas
BOUL
BOUR
été eréé lord Rochefort, fut incestueux avec elle, et partagea son supplice.
BOULL1ER (David-Renaud) , ministre à Amsterdam, ensuite à Londres, né a Utrechten 1699, mort à Londres en 1759 , signala son tèle contre lea doctrines nouvelles et les combat UL Ses principaux ouvrages sont : Essai philosophique sur l'âme des bêles, 1728, in-12, et 1737, 2 vol. in-8; Exposition de la doctrine orthodoxe de la Trinité, 1734, in-12; Ultra sur Us vrai» principe» de la religion, 1741, 2 vol. in-12 ; Lettre* critique» tur le* ' phiques de Voltaire, 1754, ln-12.
BOULOG.NL, h.-*uu-mkii .
f réuuies), |*ut-elr«3 Mus ttortus, Bolonia en lat. moderne , port de mer, ch.-l. d'arr. ( Pas-de-Calais), à 106 kil . N. 0. d'Arras , â l'emb. de la Liane dans la Manche; 25.732 hab. Port d'accès difficile, formé de 2 bassins ; muraille flanquée de tours rondes et renfermant un cliàleau-fort. Jolie ville, divisée en haute et basse. Trib. de lr* Uni etdecomm. Collège. Sociétés d'agriculture, commerce, sciences et arts; école de navigation ; bibliothèque publique. Commerce actif; armements pour voyages au long-cours, cabotages , pêcheries. 1kl établissement de bains de mer. Passage fréquent de France en Angleterre. Boulogne était une station navale sous l'empire romain ; elle fut détruite par les Normands , 888 , prise par Henri VI 11 en 1514, et rendue à la France in 1560. Eu 1803 Bonaparte v forma un camp célèbre, et y équipa une flottille destinée â opérer une descente en Angleterre. Une colonne a été érigée sur les lieux en mémoire de cet événement. Patr. de Daunou. — L'arr. a 6 c. (Calais. Marquise, Gulnes, Deavre*. Samer, plus Boulogne), 100 communes, et 106.466 hab.
hollogne (comté de) , à peu près le Boulonnais, appartint d'abord a une branche de la maison de Flandre, qui possédait en même temps Bouillon, Sedan, et de laquelle sortit, entre autres personnages célèbres, Godefroy de Bouillon. A la mort d'Eustache 111, frère aîné de Godefroy de Bouillon (1 126), il passai Etienne de Blois, depuis roi d'Angleterre, et à sa descendance; puis, après avoir été porté par quatre héritières successives dans autant de maisons différentes, il devint la propriété du comte d'Auvergne, Robert V (1267) , dont rarrière-petite-tllle, Jeanne, mariée en secondes noces à Jcan-Ic-Bon, roi de France, le laissa à Philippe de Rouvres , fils de Philippe de Bourgogne, conte d'Artois, son premier mari (1360). Jeanne, petite-fille de ce dernier, tffrua les 2 comtés (Auvergne et Boulognci à Marie d»: Mongascon : mais à sa mort (1422), Philippc-Ie- Bon, duc de Bourgogne, s'empara du comté de Boulogne , et le garda par le traité d'Arras (1436). Louis XI le réunit à la couronne vers 1477.
Boulogne, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 28 kil. N. 0. de Salnt-Gaudcns; 1,700 hab.
Boulogne , bourg du dép. de la Seine, h 3 kil. 0. de Paris; 6,993 hab.— Knlre Boulogne et Paris est le bois de Boulogne, célèbre comme promenade du monde élégant de Paris. C'était jadis un lieu de chasse royale. Il renfermait le château de Madrid, bâti en 1628, et démoli sous Louis XVI1L En 1260 le monastère de Longchamp y fut fondé par sainte Isabelle, sœur de saint Louis. Ce couvent devint dans la suite le rendez-vous des dames de la cour, qui allaient y écouter les chants des religieuses. Bientôt on y admit les hommes de la cour ; et lorsque le couvent fut fermé, en 1789, la promenade annuelle de I^ngrhamp lui survécut.
BOULOGNE (eostache de). Voy. etjstacre.
Boulogne ( Etienne-Antoine), évêque de Troyes, né à Avignon en 1747, mort en 1826, remporta «n 1772 le prix d'éloquence proposé par l'académie de Montauban. Il vint à Paris en 1779, se fit connaître par un éloge du dauphin, père de Louis XVI , et
fut nommé vicaire-général et prédicateur du roi. A la révolution il combattit les décrets de l'Assemblée constituante sur le clergé. En 1801 11 adhéra an concordat et se fil d'abord remarquer par son adulation envers Napoléon ; mais après l'arrestation de Pie VII , il donna sa démission et adressa à l'empereur des remontrances qui le firent arrêter et détenir â Vincennes jusqu'eu 1814. Il recouvra la 11 berté sous la restauration et fut élevé à la pairie.
BOULOIRE, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 13 kil. N. 0. de St-Calais ; 1 ,600 hab. . .„„
BOULONNAIS, petite prov. de France, habitée du temps des Romains par les Morini, faisait partie du gouvernement de Picardie , et avait pour capiL Boulogne. Elle forme auj. l'arr. de Boulogne.
BOOLTON. Voy. watt.
BOUNAR-BACHI , village de la Turquie d Asie , dans le livah de Biga, à 40 kil. N. 0. d'Adramiti. Eaux thermales nombreuses dites par les Turcs Ut Quarame-Yeux. La ville est située presque sur 1 emplacement de l'antique Troie.
BOUQUENON ou BOCKENIÏF.IM, ville du dép. du Bas-Rhin, sur la Sarre ; 2,960 hab. Elle communique par un pont avec Neu-Saarwerden, et forme avec cette dernière un ch.-l. de cant. sous le nom de Saar-Union. ,
BOUQUET (dom Martin), bénédictin de Saint- Maur, né en 1686 à Amiens, mort en 1764 à Paris, fit paraître les 8 premiers vol. de la grande collection intitulée Rerum gallicarum et franciearum Scriptores, 1738 et années suivantes, dont la suite Tut publiée par d'Antine , Haudiguier, Brial, etc. Il avait eu part aux travaux de Montfaucon. et avait commencé sous ce grand maître â se former aux savantes recherches. ,
BOURBON (lie), île voisine de l'Afrique, dans la mer des Indes, entre Madagascar et 1 île Maurice, par 62» 66' -63» 34' long. E., 20° 60' -21 «23* lat. S.; 77 kil. sur 63; 109,000 hab., dont 69,000 esclaves; ch.-l., Saint-Denis. Un volcan éteint, le Gros- Morne; un qui brûle encore, dit le piton de Fournaise ; pas de port, mais quelques rades. Chaleur forte, mais supportable ; ouragans terribles ; be|,e« forêts à l'Intérieur. Sol fertile : café, sucre.
ade , girofle , cannelle et autres épices ; tabac, rlx, blé, colon. On la divise en 2 districts, l'un du Vent, l'autre sous le Vent. — Découverte par le Portugais don Mascarenhaa, 1646; occupée depuis 1642 par les Français qui la possèdent encore : elle appartint un Instant aux Anglais, 1810-14. Elle a porté successivement les noms de Mascarcigne, du nom de celui qui la découvrit; de Bourbon, en 1 honneur de Louis XIV; puis sous la république, ceui d île de la Réunion, et de Bonaparte ; elle a repris Je nom de Bourbon en 1815, et de la Réunion en 1&48.
bouhbon-lancy , Aquœ Nisineii, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire) , à 43 kil. N. 0. de Charolles: 2.350 hab. 7 sources thermales. Aux environs, monuments antiques. Le nom de cette ville , qui sécrivait autrefois Bourbon CAnsi, vient d'Anselme, fils d'un comte de Bourbon, frère d'Archambault.
bourbon-l'arCHAhbault , Castrum Borboniense et Aquœ Borboniœ, ch.-l. de cant. (Allier), à 19 kil 0. de Moulins; 3,000 hab. Sources minérales et thermales. Grand hospice. Cette ville est le berceau et la résidence primitive des sires de Bourbon. On y voit encore 3 tours , vestiges de leur ancien château.
bocrbon-vendêe, ch.-l. du dép. de la Vendée sur l'Yen, â 431 kil. S. 0. de Paris; 5,257 hab. Tnb. de i" instance et de commerce ;l>cée imn< nal.Roee larges et tirées au cordeau : plûsicursjSlittces publics, mais peu de maisons terminées. Société d agriculture, bibliothèque, haras. Comm. de grains, bestiaux, etc. — C'était autrefois un simple village? dit la Roche-svr-Von ; » échut au XV siècle à Jean II, de la 2« branche de la maison de Bourbon, d où son
BOUR
BOUR
nom de Bourbon. Napoléon lui donna 3mi11iens pour acberersesédiflces(lo08) : elle prit en reconnaissante le nom de Knmléon- Vendée. Elle reçut en 1814 relui de Bourbon- Vendée, mais elle a repris en 1852 le nom de Sa)'.- Vendée. — lOcant. (Chaulonuay , les Etsarts, les Herbiers, Saint-Fulgenl, la Roche-Servière , le Poiré-sous-Roehe, Monlaigu, Mareul, Mortagne, plus Bourbon-Vendée). 73 eomm. et 120,777 hab.
BOURBON (maison de). On distingue trois maisons dos Bourbon, qui tirèrent leur nom de BourbonrArchambault, leur résidence, et du Bourbonnais
SU formait leur domaine; elles sont unies entre les par les femmes. La première maison est issue d'Aimar ou Adhémar, sire de Bourbon, qui vivait ▼ers 913, et dont les généalogistes font remonter l'origine jusqu'à Childebrand, frère puîné de Charles- Martel. Cette maison s'éteignit en 1218, dans la personne d'Arcbambault VIII, qui ne laissa qu'une fllle, Mahautde Bourbon. — Ladeuiième maison a pour chef Guy, sirede Dampierre, qui épousa en 1 197 Mahaut. héritière de Bourbon, et fut père d'Arcbambault IX.
— La troisième a pour chef un prince capétien, Robert de Clermont, sixième ÛIs de saint Louis, qui, en 1272, épousa Béatrix, héritière de la deuxième maison : c'est de celle dernière maison que descend la famille qui depuis Henri IV a régné sur la France. Ces seigneurs ne portèrent d'abord d'autre titre que celui de sires de Bourbon -, Louis I, fils de Robert, échangea ce titre en 1327 contre celui de duc et pair. Voici la généalogie de celte famille : Robert de Clermont, sixième Ois de saint Louis et frère de Philippe-le-Hardi , né vers 1266, marié en 1272 à Béatrix , héritière de Bourbon , reconnu sire de Bourbon en 1283, mort en 1318. — Louis 1, (Ils de Robert et de Béatrix, né en 1279, sire de Bourbon en 1310, fait due et pair par Charles IV en 1327, mort en 1341. Il passa pour l'homme le plus sage du royaume. — Il eut deux (Ils: Pierre, sire de Bourbon, et Jacques, comte de la Marche, qui furent la Uge de deux branches dont roici la suite :
Branche aînée. Pierre 1, fils aîné de Louis I, né en 131 1, tué en 1356 à la bataille de Poitiers. — Louis II, né en 1337, mort en 1410; il joua un rôle Important sous Charles VI (Voy. son art. ci-après).
— Jean I, né en 1381, fait prisonnier à la bataille d'Axincourt. mort à Londres en 1434, après 18 ans de captivité. — Charles I, né en 1401, mort en 1466. Il conspira plusieurs fois contre Charles VII. — Jean II, né en 1426, mort en 1488, sans postérité. Il fut l ame de la ligue du Bien-public sous Louis XI , et prétendit à la régence après la mort du roi. — Pierre II, frère du précédent, né vers 1436. mort en 1603, connu sous le nom de sire de Beaujeu ; il épousa Anne, (llle de Louis XI, et Tut chargé de la régence avec se. femme après la mort du roi. Il .ne laissa qu'une fille, Susanne de Bourbon, qui épousa son cousin Charles. — Charles 11, neveu du précédent, si connu sous le nom de connétable de Bourbon, né en 1489, mort en U<7. En lui finit la branche aînée {Voy. son arl. ci-après).
Branche cadeue. Jacques, comte de la Marche, troisième (Ils de Louis I, connétable, né vers 1314, pris a la bat. de Poitiers, tué par les Gr. Compagnies en 1361. — Pierre, tué avec son père en 1361 .— Jean I, né vers 1337, mort en 1393. Il devint comte de Vendôme par mariage. — Louis II, né vers 1376, pris à la bataille d'Axincourt, en 14 16, mort en 1446.
— Jean 11, né en 1429, mort en 1478. Il devint eigne.ur de la Roche-sur- Yon par mariage. — François, né en 1470, mort en 1496. — Charles, né en 1489, mort en 1637. Le comté de Vendôme fut érigé pour lui en duché par François I, en récompense de ses services, il devint chef de toute la maim n de Bourbon par la mort du connétable de Bourbon, en 1627.— Antoine de Bourbon, né en 1618, mort on 1662. Il devint roi de Navarre par son ma-
riage arec Jeanne d'Albret, et fut père de Henri. — Henri de Bourbon, connu sous le nom de Henri IV. Henri IV est la tige des Bourbons qui ont depuis régné en France, en Espagne, à Naples, et à Parme.
Bourbons de France. Henri IV eut pour fil» Louis XIII. Celui-ci laissa deux enfants . Louis XIV, chef de la branche aînée qui régna en France jusqu'en 1830, et Philippe d'Orléans, chef de la branche cadette élevée au trône en 18.30f V. orUans).— La branche ainée se continua: Ie par Louis XV, arrièrepetit-flls de Louis XIV; 2* par Louis XVI, petit-fils de I-ouis XV, et par ses frères Louis X VIII et Charles X ; ce dernier fut père du duc de Berry, qui a laissé un fils posthume, le duc de Bordeaux.
Bourbons d'Espagne. Celte branche est issue de Philippe duc d'Anjou , deuxième fila du granddauphin, et petit-fils de Louis XIV, qui fut placé en 1701 sur le trône d'Espagne, sous le nom de Philippe V; elle se continue par Ferdinand VI, Charles 111, Charles IV, Ferdinand VII, et la jeune rein» Isabelle, fllle de ce dernier et de Marie-Christine.
Bourbons de Parme, mais, ducale formée en 1718 p. l'infant Philippe, fils de Pli.V, r.d*E<p., se comp. de Phil.,Ferd., Louis, dép.en 1802,Ch. Louis,d'abord ducdel.ucq.,appcléà Parmecn 1817. K.Parme.Lucq.
Bourbons des Deux-Siciles. Charles III, roi d'Espagne, issu de Philippe V, petit-flls de Louis XIV, plaça en 1769 sur le trône de Naples Ferdinand, son fils, dont les descendants régnent encore auj.
A la famille des Bourbons se rattachent en outre les branches de Condé et de Conti. La tige des Condé est Louis de Bourbon, prince de Condé, frère cadet d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et oncle de Henri IV, né en 1630, tué en 1669 (Voy. condé). Plusieurs princes de cette branche sont plus connus sous le nom de ducs de Bourbon (Voy. ci-après, Louis-Henri de bourbon et Louis-Henri Joseph de bogrbon). — La tige des Conti est un frère puîné du grand Condé, Armand de Bourbon, prince de Conti , né en 1629, mort en 1666 [Voy. conti). Ces deux branches ce sont éteintes, la première en 1830, la seconde en 1814.
bourbon (Louis II, duc de), dit le Bon et UGrand, né vers 1337. mort en 1410, fut l'ami et l'émule de Duguesclin , et combatlit vaillamment les Anglais qui avaient envahi la France. Charles V en mourant lui confia la régence ainsi qu'aux ducs de Berry et de Bourgogne. Il essaya, mais en vain, de prévenir les maux qui accablèrent la France (rodant la minorité et la démence de Charles VI. Il délivra les Génois qui éUient menaces par les Sarrasins, et fit avec succès une expédition en Afrique (1391).
bourbon (Charles, duc de], connu sous le nom de connétable de Bourbon, né en 1489, était fil» de Gilbert, comte de Montpensiea, et de Claire de Gontagues. Il porta d'abord le titre de comte de Montpensier et détint chef de la maison de Bourbon par la mort de son oncle Pierre, sire de Beaujeu , dont il ép. la lillc, Suxaune. Après ï'ètrfl siyuuJe eu plu*, occasion* par un courage Indomutable, surtout à la bataille de Marignan, il reçut de François I l'épée de connétable, n ayant encore que 26 an*, et fut nommé vice-roi du Milanais. Mais ayant été Injustement dépouillé de ses biens par la reine-mère, Louise de Savoie, dont il avait, dit-on, méprisé l'amour, il quitla la France, alla offrir ses services à Charles-Quint, et contribua beaucoup au gain de la funeste bataille de Pavie. Mal récompensé par Charb-a-Quint, qui lui avait fait les plus brillantes promesses, il se fit chef de partisans et conduifil ses troupes au siège de Rome en leur promettant le pillage de cette capiUle. U fut tué en montant à l'assaut, l'an 1627 ; il n avait que 38 ans, et ne laissa pas d'enfants.
bourbon (Antoine de), roi de Béarn et père de Henri IV. Voy. Antoine.
(Charles de), cardinal , 4* fils de Char
BOUR
BOUR
<ie Bourbon, due de Vendôme, était frère puîné d'Antoine de Bourbon, père de Henri IV, et reçut des Ligueur» le litre de roi du vivant même de Henri 111. Mais ce dernier, après avoir fait assassiner la duc de Guise, s'assura de la personne du cardinal el le fit retenir en prison. À la mort de Henri III, les ligueurs le proclamèrent roi sous le nom de Charles X ; mais il finit par renoncer lui-même à cette ridicule royauté, reconnut la légitimité de Henri IV, son neveu, et mourut peu après, à 6? ans, l'an 1690. On ne le compte pas au nombre de nos rois.
sut Fun >\ (Louis-Henri, duc de), né à Versailles en 1692, mort en 1(40, fut nommé chef du conseil de régence pendant la minorité de Louis XV et devint premier ministre à la mort du duc d Orléans (1723). Trop ami des plaisir», il prit peu de soin des affaires cl abandonna le gouvernement à sa maîtresse, la marquise de Prie, et au financier Pâiis-Duverney. Le cardinal Fleury, profitant du mécon lentement général, lui fit retirer le ministère et le fit exiler par le jeune roi à Chantilly, en 1726. On le connaissait sous le nom de M. te Duc.
Bourbon (Louis-Henri-Joseph, due de), prince de Condé, né en 1756, père du malheureux duc d'Enghien. que Bonaparte fil périr, est le dernier qui ait porté le titre de duc de Bourbon. Il émigra, et commanda eu plusieurs occasions l'armée rovaliste, mais tans obtenir aucun succès, et revint en France en 1814. Peu de jours après la révolution de 1830, on le trouva pendu dans son appartement ; on a prétendu sans prouve qu'il avait été étranglé par sa maîtresse, Mms de Feurhèrcs. 11 laissa la plus grande part, de sa fortune au duc (TAumale,4* fils de L.-Plul.
BOURHON-CONDË, BOURBON -COR TI. Yoy. CONDÉ, «CHIEN el CONTI.
Bourbon (Nicolas), nom de deux poètes latins modernes. Le premier, surnommé r Ancien, né en 1503, mort en t .».'>(>, a publié des poésies diverses sous le titre de Nutjœ, Paris, 1633. Le second, suruommé k Jeune, neveu du précédent, né en 1574, mort en 1«44, professeur de rhétorique etoratorien, est surtout connu par ses imprécations contre 1 assawin de Henri IV, Dira in parricidam. Ses poésies ont été
itubliées en 1630, sous le litre de Pocmatia. H est brl «ultérieur à son oncle.
BOURBONNAIS (paysdes ASduiet partie deceluidea Bituritjt* Cubi), ancienne province de France, bornée au N. par le Nivernais, au S. par l'Auvergne el la Marche, à IE. par la Bourgogne, àl'O. parle Berry; est située au centre de la France. Ch.-I., Moulins. Autres villes remarquables : Bourbon-I'Arehambaull. Sl-Amand, Néris, Vichy, Gannat, La Palisse, hfflat. Cette province faisait autrefois partie du gouvernement du Lyonnais: elle répond auj. au dép. de l'Allier. Elle est remarq. par ses eaux minérales — Le Bourbonnais formait le domaine des sires de Bourbon: il fut confisqué en 1523surCh de Bourbon.
BOURBONNE-LES-BA1NS, Aquœ Borvonis, ch. -1. de cant. (H.-Marne), à 48 Ul. S. E. de Chaumont; 5,550 hab. Albâtre, plâtre. Sources thermales. Hôpital militaire. Antiquités.
BOI'RBOIRG, ch.-l. de cant. (Nord), à 15 kil. S. 0. de Dunkerque, sur le canal de Bourb.; 2,438 h.
BOURBKIAC, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord) , à 11 kil. S. O. de Guingamp : 3.825 hab.
BOURDALOUE (L.), célèbre prédicateur, né à Bourges en 1632, mort en 1704, entra de bonne heure dans la société des Jésuites, et en devint un des plu* beaui ornements. Après avoir prêché pendant quelque temps en province, il fui appelé par tes supérieurs h Paris en 1BU9 et eut un succès prodigieux. Il fut dix fois chargé de prêcher lAvent ou le Carême devanl Louis XIV el toute sa cour. Lors de la révocation de l'édil de Nantes, il fut envoyé dans le Languedoc pour éclairer les Protestants ( I WÔ), et obtint de nouveaux succès dans cette mission dé
llcate.On a recueilli ses sermons et ses oeuvres di verset, en 14 vol. ln-8, Paris, l707,et 17 vol. in-8, 1822-26. On a donné en 1823 des Sermons Inédits de Bourdaloue qui sont apocryphes. Bourdaloue est regardé comme le fondateur de l'éloquence chrétienne parmi nous; ce qui le dislingue surtout, c'est la force do raisonnement et ta solidité des preuves. Si Massilloo e- 1 plus brillant, Bourdaloue offre une instruction plus réelle. On estime surtout son sermon sur la Passion.
BOURDEAUX, ch.-l. de cant. (Drôme), à 17 kil. de Créai; 1,350 hab. — BOURDEAUX, plus communément bordeaux. Yoy. ce mot.
B0URDE1LLES, ville de France (Dordogne), sur la Dronne, à 17 kil. N. E. de Périgueux ; 1,600 hab. Patrie de Brantôme (Pierre Bourdeilles).
BOURDIN (MauriceY antipape, né dans le Limousin.passa vers 1095 en Portugal, et devint archevêque de Braga. L'empereur Henri V, mécontent du pape Gélase, lui opposa Bourdin qu'il fit élire pape sous le nom de Grégoire VIII en 1118; mais ce prince l'ayant bientôt abandonné. Il se vit assiégé dans Sutri par Callxte II, successeur de Gélase, fut prit et Jeté dans une prison, où il mourut en 1122.
BOURDON (François-Louis), connu sou* le nom de Bourdon de 1 Oise, procureur au parlement de Paris, embrassa d'abord la révolution avec ardeur el fut député du dép. de l 'Oise k la Convention; mais les excès dont il fui témoin dans la Vendée, où il avait été envoyé en mission, diminuèrent son exaltation révolutionnaire. De retour à l'assemblée, il contribua à renverser successivement les partis de Danton et de Robespierre. Nommé membre du Conseil des cinqcents, il te déclara contre le Directoire, et fil rapporter la loi qui bannissait tous les nobles. U fut déporté au 18 fructidor, et mourut à Sinnamary peu après son arrivée. — 11 ne faut pas le confondre avec Léonard Bourdon, dit de la Crotnitre, autre conventionnel qui, après avoir été un des séides de Robespierre, devint son ennemi le plus acharné, et contribua beaucoup à le renverser. Celui-ci n'est mort que dans la première année de la Restauration. Il avait été longtemps instituteur k Paris.
BOURG, ou BOURG-EN-BB KSSE, ch.-l. du dép. de l'Ain, sur la Reyssouse, à 382 kil. S. E. de Par frj 9.528h. Tribun. civil, lycée (1856V Bel h<Mel-de-ville , hop.; sUlue do Bichat, pvruin. de Joubert. Belle éi;lise .le Brou. Soc. d'émulation; biblloth.— Ane. capit. «le la Bresse. Ja lis aux rois de Bourgogne, puis aux paipereurs, aux duc* de Savoie : cédée k la France « n i GO I . Pair. d'A. Fnvre, Lalande, etc. Jouhert naq. aux env. — L'arr. a K) c. (Montrevel, Treffort. Bairéle-Chatcl, Pont-d'Ain, Pont-de-Vesle. Pont-de-Vaux, Suint-Trivier de Courtes, Ceyzerial.Coligny, plus Bourg), l tî) commune* et 1 17.753 hab.
bourc ch.-l. de cant. (Gironde), sur la Dortiogne à 13 kil. S. E. de Blaye; 2,700 hab. Petit port. Capitale de l'ancien Bourges.
bourG-arcental, oli.-l. de canl. 'Loire), à 10 kil. d'Annonav; 1.100 hab.— BOURG-DIED. Yoy. DÉOLS.
bourg-de-visa , ch.-l. de cant. (Taru-ct-Carunne). k 15 kil. 0. de Lauierte; 900 hab.
bourc-d otsans, ch.-l. de cant. (Isère), a 27 kil. S. E. de Grenoble. Cristal de roche.
BOCRG-L ABBE, depuis 8AINT-LÔ. loy SAINT-LÔ
bourg-la-reine, bourg du dép. de la Seine, à 9 kil. S. de Paris : 800 hab. Grand marché de bestiaux.
BOURC-nsTic, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 44 kil. S. 0. de Clcrmont ; 2,150 hab.
BOUBC-DU-rÉACE. ch.-l. de c. (Drôme). à 16 kil. N. E. de Valence, sur l'Isère, en face «le Romans ; 3,70 » h Joli ponl où I on payait jadis, r'iloselle, etc.
bourg-le s-valenck (Drôme), à 1 k. de Valence.
bourC-saint-andi'.oi.. ch.-l. de canl. (Ardèche) tur le Rhône, à 4l kil. S. de Privas: 4.290 hab. Soie et organsin. Ruines d u" iemple gaulois et eaux
BOUK
*oorg-tbkrout>e, ch.-l. de cant. (Eare), I 26 kil. S. E. de Pont-Audemer ; 900 hab.
BOURG (Anne do). Voy. bubourg.
BOUBGANEUF, ch.-l. d'arr. (Crense), à 28 kil. S. 0. deGuéret; 2,940 hab. Porcelaine, papeterie.
— On y voit une grosse tour, où Pierre d'Aubusson détint Ziii m, filsde Mahomet 11, parsuited'un traité
— .•In avee H.ij.iitPt II, frère de Zixim. — L'arr. de Bourganeuf a 4 cantons (Bénévent, Bourgàneuf, Pontarion, Royère ). 49 cotnm. et 39,796 hab.
BOU RG Al, Apolloma, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), sur la mer Noire, au fond du golfe de Bourgax, par 42» 29' lat. N. Commerce en grains.
BOURG EL AT (Claude), habile vétérinaire, né à Lyon en 1712, mort en 1779, fonda à Lyon en 1762 lai" école vétérinaire que nous ayons eue en France. Il en établit peu après une autre à Alfort près de Paris. Oo oeul le regarder comme le fondateur de lluppiamqne. Il a écrit des Eléments de fart vétérinaire, et plusieurs autres ouvrages estimés.
BOURGES, Avaricum, Bituriges, ancienne capit. du Berry, ch.-l. du dép. du Cher, sur l'Auron, à 207 kil. S. de Paris (220 par Nogent) : 25,324 hab. Archevêché; cour impériale, lycée, grand séminaire. Asseï belle cathédrale gothique, hôtel-deville, salle du Pahus-de-Justîce, salpêtriére, etc. Société d'agriculture, etc. : bibliothèque, cabinet de phys. Ane. université (f.en 1463). Moutons renomm. Laines, draps, chapellerie, coutellerie, zinc. Chcrn. de fer. — Ane. cap. des Bituriges Cutn. Prise et brûlée par César (52 av. J.-C.), et par Chilpéric 1 (583 après J.-C.); relevée par Chariemagne et agrandie par '. 'ulippo-Auguste. Son archevêché fut fondé au Uf • • ••. On y tint divers conciles; c'est là que fut rédigéeu Pragmatique-Sanction, en 1438. Charles Ml y Uni sa codr pendant l'invasion des Anglais, d'où le sum. deroi de Bourges. Don Carlos yséjourna.le ÎS.'W àl84ôi.ieu natal de Louis XI, Jacques Cœur, Bourdaloue. — L'arr. de Bourges a 10 cantons ( les Aixa'AngiUaa , Baugy, Charost, Graçay, Levet, Lury, Mcnun-sur-Evre , St-Martin-d Auxlgny , Vierron , plus Bourges) , 102 communes, et 108,476 '
BOURGES, portion du ~ Bourg. A mîtes.
BOURGKT (le) , bourg de France (Savoie), sur le lac du Bourgct, a 10 kil. N.de Chambéry; 1800 hab.
— Le lac a 16 kil. de long sur 3 de large. BOURGET (lb), bourg du dép. de la Seine, à 9 kil.
N. E. de Paris; 500 hab. Relais de poste.
BOURGMESTRE , de deux mol* allemands.
èurger, bourgeois, et meuter, maître, nom que porte le premier magistrat dvil dans un grand nombre de villes en Allemagne et dans les Pays-Bas. Les attributions de ces magistrats n'ont rien de précis, et varient selon les temps et les localités. Le plus souvent on les voit remplir les fonctions de nos maires et de nos commissaires de police.
BOURG NEUF, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), à 35 kil. S. 0. de Nantes, au fond d'une baie dite aussi de Boui-gneuf;2,500 h. Marais salins. B. était j i dis sur l'Océan, niais la mer s'en retire tous les Jours.
BOURGOGNE, ancienne prov. de France, avant 1789, était bornée à I E. par la Bresse et la Franche- Comté, à 10. par le Bourbonnais et le Nivernais, au N. par la Champagne. Elle se divisait en duché de Bourgogne, comprenant 5 parties : le Dijonnais, le Chàlonnais, l'Autunois, l'Auxois et le pavs de la Montagne ; et en 4 comtés : Charolais, Mâcon, Auxerre et Bar-sur-Seine. Ch.-l. général, Dijon. Sol fertile: grains, fruits, et surtout vins renommés (Beaune, Nuits, Màcon, Tonnerre). Cette contrée faisait jadis partie du pays des E ; », Mandubii, Lingones et S<v
Îuani. Auj. elle correspond à la plus grande partie es départ, de la CÔle-d Or, de Saône-el-Loire, et i Je petites fractions devmx de l'Yonne, de l'Aube
Burgundesou Bourguignons [Voy. Boncumws), peuple tentonique qui envahit la Gaule en 406, et y fonda, sous la conduite de Gondicaire (411), un étal connu SOUS le nom de I*remier royaume de Bourgogne. Ce royaume eut pour noyau le S. de la Germanie I™ et la Grande-Séqùanaise, c.-à-d. une partit de l'Alsace et de la Suisse; puis 11 descendit au S., atteignit la Loire à 10. , et s'étendit dans tout le bassin du Rhône, moins la portion comprise entra la Durance et la mer. 11 eut huit rois ; Gondicaire, 41 1-436; Gnndioe, 463; Gondemar I, 476 ; Chilpérie, 491 ; Godégisile, 500 ; Gondebaud, 516 ; S 524 ; Gondemar II, 534. Déjà Clovls avait Bourguignons à un tribut ; ses fils expulsèrent Gondemar et réunirent la Bourgogne à l'empire des Francs. Sous les Mérovingiens, elle fut tour à tour soumise aux rois de Neustrie ou d'Austrasle, ou an roi unique des Francs; on Men elle fut presque Indépendante sons un maire particulier. Chariemagne érigea la Bourgogne en duché et en donna le gouvernement , d'abord à un seigneur nommé Sanson qui fut tué à la bataille de Ronccvaux, puis à Hugues, son flls naturel. Lors du démembrement de l'empire de Chariemagne, la Bourgogne ne tarda point à se scinder en diverses parties; elle forma ; i" au N. un duché de Bourgogne, composé de presque toute la Bourgogne propre, et compris entre le Rhône, le Jura et le Rhin; 2« au S. un second royaume de Bourgogne, qui d'abord se partagea en deux royaumes distincts, nommés Bourgogne m/«rane et Bourgogne transjurane, parce qu'ils étaient séparés par la chaîne du Jura. — Boson, comte d'Au tun, se fit élire roide la ft. Cisj. en 879 : son royaiim comprenait la Provence, le CoraUt, le Datiphlné, la Bugey et la Bresse, la partie du Languedoc entre la Loire et le Rhône, et de petites parties de la Bourgogne propre. Boson eut pour successeurs Louist Aveugle (889-9231. et Huguesdc Provence ,'923^'i). — Itodulphe, comte d Auxerre, s empam ue U *». /r. en 888 ; ce royaume répondait au Bugey , à la Suisse jusqu'à la Reoss, et à la Savoie. Rodolphe 11, son 111*. après avoir hérité de la Bourg. vue transjurane, se ût céder par Hugues (933) la Bourgogne cisjurane, et des deux roy. n'en fit plus qu'un seul, appelé roy. d'Arles. Après la mort de Rodoluhe 111 (1032), Conrad-le-Salique réunit le roy. d Arles à l'empire germanique. Toutefois un grand nombre de fiefs puissants s'en détachèrent et se déclarèrent indépendants. Tel* furent le comté et le marquisat de Provence, le Dauphiiié, la Savoie, le comté palatin de Bourgogne ou Franche-Comté, le Comtat \enaiasin. etc. — Quant au duché de Bourgogne, il ne releva jamais de l'empire germanique, bien que le comté palatin de Bourgogne, possédé par les dan, fit partie du roy. d'Arles. De 884 à 1002, le duché Je Bourgogne appartint à de* prince* issus de Robertle-Fort, savoir: Thierry, Riehard-le-Justicier, Raoul, roi de France, Hugues-le-Blanc, Henri, frère de Hugues-Capet. Après ce dernier, le duché de Bourgogne fut pendant 30 ans réuni à la couronne (1002- 1032). — Robcrt-le-Vieux, fils du roi Robert, commença une seconde maison de dues de Bourgogne, qui finit en 1361 à Philippe de Rouvres, tiisde Jeanne de Boulogne , qui avait épousé en secondes noces le roi de France Jean II. — Philippe-le-llardi, 4' Ois du roi Jean, fut alors investi du duché de Bourgogne (1363). Cette troisième maison , dite maison de Valois, ne compte que quatre duc*: Philippe-le-Hardi , 1363: Jcansans-Peur, 1404; Philippe-le-Bon, Il 19, et Charles-le-Téméraire, 1467-77; mais elle fut de toute* la plus brillante; elle réunit un nombre immense de fiefs, et balança longtemps le pouvoir des rois de France. Charles-le-Téir.éraire ne laissa qu'une fille, Marie. Le duché de Bourgogne revint alors à ta couronne comme fief mâle: mais Marie , en épou-
et do la Nièvre. — La Bourg ^ne doit son nom aux 1 sant Maximiliea d'Autriche , lui apporta tous les
BOl'R
autres étala de son père, les duchés de Brabant, Limbourg et Luxembourg, la Franche-Comté, le comté palatin, les comtés de ■Flandre, Hainaut, Namur, Artois, Hollande . Zélande, le marquisat d'Anvers et la seigneurie de Malkies. Toutes ces provinces, avec quelques autres qu'y joignit Charles-Quint, composèrent le cercle de Bourgogne, qui fut Incorporé à l'Empire en 1548. L'union d'Utrecht diminua ce cercle de sept provinces qui formèrent les sept Provinces-Unies, reconnues par la paix de Westphalie 0648). La paix de ISimègue (1678) donna la Franche-Comté à la France, qui l'avait déjà con-
Ïuise , et qui l'avait rendue ensuite par le traité 'Aix-la-Chapelle. Le cercle de Bourgogne appartenait à la ligne espagnole de la maison d'Autriche : après la guerre de la succession d'Espagne il passa à la ligne autrichienne, qui ne l'a perdu que par les traités de paix de Campo-Formio et de Lunéville (1801). L' Histoire de* dues de Bourgogne de la maiton de Valois (1364-1477 ) a été écrite par M. de Barante. ( Pour les princes de cette maison , Voy.
CHARLES, PHILIPPE, JEAN, etc.)
bouhgogne , rk.-i. de cant. (Marne), à 12 kil. N. de Reims : 650 bab.
BOURGOGNE (Louis, due de), petil-flls de Louis XIV, né à Versailles en 1682, fut dauphin à la mort de son père (1711). Il fut l'élève de Fénelon, qui composa pour lui ses Fables et son Télcmaque, et 11 ré|K>ndil fort bien par ses vertus aux soins d'un tel maître; mais il montra peu d'habileté à la guerre et n'éprouva que des revers dans la campagne de 1708, qu'il ût en Flandre avec l'assistance du duc de Vendôme, et dans laquelle il eut à combattre Eugène et Marlborough. Il m. en 1712, d'une courte maladie (le pourpre) , peu après son père : ou soupçonna injustement qu'il avait été empoisonné. Ce prince, ami du peuple, promettait à la France un règne heureux, il fut peru de Louis XV.
B0URGO1N. ch.-l. de cant. (Isère), à 57 kil. N. 0. de Grenoble: 4,235 hab.
BOURGOING (Franc.), général des Oratoriens, né à Paris en 1585, mort en 1662, fut un des premiers disciples et des plus ardents coopéroteurs du cardinal de Bérulle (Voy. ce nom). 11 composa des ouvrages de piété qui eurent un grand succès, entre autres : les Vérités et excellences de Jésus-Christ disposées par méditations, 1636, et des Homélies chrétiennes. Il publia les Œuvres de Bérulle, 1CI4. Bossuet a prononcé son oraison funèbre.
BOURGS POURRIS, en anglais rotten-borought, nom sous lequel on a flétri en Angleterre certains bourgs en possession d'envoyer des membres au parlement, et où l'on faisait trafic du droit d'élection. Ces localftcs , jadis importantes, mais qui s'étaient dépeuplées avec le temps, étaient devenues la propriété d'un très petit nombre d'électeurs , tout en conservant leurs privilèges. De là un trafic scandaleux de la part de ces propriétaires qui mettaient leurs voix à l'enchère et les vendaient au plus oft-ant. La réforme électorale de 1832 mit un terme à cet abus.
BOURGUEBUS, ch.-l. de cant. (Calvados), à 9 kil. S. E. de Cacn ; 400 hab.
BOURGUEIL, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), sur le Doit. à 14 k. N.O.de Chinon; 3,600 hab. Bon vin.
BOURGUIGNON (le), peintre. Voy. courtois.
BOURGUIGNONS. Voy. burgcndes.
bourguignons (faction des), parti contraire à celui de* Armagnacs et qui avait pour chef Jean-sans- Peur.duc de Bourgogne. Cette guerre civile, qui désola la France pendant la démence de Charles VI, eut pour cause l'ambition des princes du sang qui se disputaient le pouvoir. Jean-saus-Peur ayant fait assassiner le duc d'Orléans, frère du roi, en 140
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parti le dauphin, depuis Charles VIL Les Armagnacs devinrent bientôt maîtres de Paris, mais iU s'y firent détester par leurs exactions et leurs violences; aussi, en 1418, les Bourgnignons, aidés des Cabochiens et des Chaperons- Blaues, se saisirent de Paris et se vengèrent des Armagnacs par d affreuses représailles. L'année suivante, le dauphin ayant favorisé l'assassinat de Jean-sans-Peur. Philippe-le- Bon, fils du duc de Bourgogne, appela pour se venger les Anglais dans le royaume et rendit bientôt le parti bourguignon aussi odieux que l'avait été celui des Armagnacs. Enfin, en 1435, Philippe s'étant détaché des Anglais, fil la paix avec la cour à Arraa, ce qui dissipa la faction des Bourgnignons.
BOURHAISPOUR. ville de l'Inde Indépendante, dans le roy. de Sindhia, prov. de Kandeich, sur le Tapti, par 73» 58' long. BM 21» 19' lat. N., était jadis le ch.-l. de tout le Kandeich. On y Tait un grand commerce et elle est le siège prinripa» d on» swvte mahométane dite Bohrahs ou Ismaélites : ces Bohrahs sont très adonnés au commerce.
BOURIATES, peuple de la Turquie d'Asie. Voy.
BURIATKS.
BOUR1GNON (Antoinette), femme visionnaire, née à Lille en 1616, se crut appelée par une révélation spéciale à rétablir l'esprit évangélique, et renonça au mariage afin de se consacrer tout entière à sa mission divine. Poursuivie pour ses opinions
extravagantes, elle quitta sa famille et sa patrie, parcourut la Flandre, le Brabanl, la Hollande, le Holsteln, l'Alsace; se fit chasser de tous ces pays, et mourut en 1 680 à Franekcr. après avoir fait de nombreux prosélytes. Elle écrivit un grand nombre de traités mystiques qui ne forment pas moins de 21 vol. Les principaux sont : Traité de [aveuglement des hommes : Du nouveau Ciel et du règne de f Antéchrist. Elle était d'une laideur extrême, ee qui n'empêcha pas qu'elle n'inspirât plusieurs passions.
BOURLOS, Buticus lacus , lagune que forme la Méditerranée sur la côte de la B.-Egypte, reçoit beaucoup de bras du Nil. Le canal par lequel la lagune communique avec la mer est le reste de l'ancienne branche Sébenny tique. Le lac a 66 kil. sut 85. Son
. venait de la ville de Buto, située sur la côte mérid. ; le nom actnel vient de la ville de Paralos. auj. Beltym, située sur sa rive septentrionale.
BOURMONT, ch.-l. de eant. (II.-Marne). à 34 kd. N. E. de Chaumont; 1.300 hab. Coutellerie vendue comme étant de Langres. Collège communal.
BOURNOU ou BIRNIE, nom commun à deux villes de l'Afrique centrale, dans le roy. de Bournou: l'une, le Vieux- Bournou, sur le Yeou, jadis capit., « eu, dit-on, 200,000 hab.; ses ruines couvrent un vaste espace : l'autre, le Nouveau- Bournou, auj . capit. titulairc(la vraiccap. est Koukaou Engornou),est près du lac Tchad, et a 10,000 hab. ; elle sert de résidence au roi et est murée. .
bournoo (roy. de), dan* la Nigritie centrale, s entend de 8» à 15» lat. N., et de 15* à 18 long. O. : U a été longtemps la puissance pré|*>ndérante du Soudan dont il possédait presque toute ta portion E. Sel limites ont beaucoup varié; 2,000,000 d hab., tous mahométans. Climat brûlant; sol fertile, mats Imparfaitement cultivé; buffles, chameaux, volaJia exquise, abeilles innombrables, etc. . n,
BOURO, la plus grande des Moluqnes après Ctram, par 3- 3V Ut. S. , 124* 0' long. E. : I » fil. sur 80; 20.000 hab.; ch.-l., Booro. Climat sain, mais humide. Grand lac, d'où sortent plusieurs riv. Cette île appartient à la Hollande.
BOUROUTS. Voy. kircbiz
léon
Bernard d'Armagnac , beau - père de son fils al- l'école ie Brienne en même tempi que |*nYJ^ ;.îï Dé. s'arma P9W le ve'ngT, et MlrSnJ ™ uu son I » lia avec lui d'une étroite amitié (1785). Lorsque