‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 182 sur 567 · BOUT · texte numérisé non relu

BOUT

DOUX

•elul-ci fat nommé général en chef de l'armée d'Italie, il appela Bournenne auprès de lui et en fil ion secrétaire intime. Bournenne conserva ces fonctions jusqu'en 1804. A cette époque. Napoléon le nomma ministre plénipotentiaire a Hambourg. En

1813, II revint en France. H Tut nommé directeur des postes [at le gouvernement provisoire, puis accepta de Louis XVIII les Tondions de nréfet de police en

1814. Il refusa de se rallier à Napoléon aux centjours; Il suivit Louis XYill à Garni et à son retour fut nommé ministre d'état. Élu député la même année, il siégea au côté droit. La révolution de juillet 1830, et la perte de sa fortune qui en fut la suite, égarèrent sa raison ; Il mourut dans une maison de santé. Les Mémoire* de M. de Bourrienne, écrits par lui-même et révisés par M. de Ville— mares!, 10 vol. in-8, 1829-31, offrent une foule de détails intéressants. On a publié en 1830 Bourrienne ei te* erreun, 2T.in-12(parlecomted'Aure).

BOURSAULT (EdmeJ, poète et Onancier, né à Mucy-I'Evêque en Bourgogne en 1638, mort en 1 701, ne reçut aucune éducation et se forma lui-même. Il composa en 1671 un livre intitulé ta Véritable Étude du souverain , qui plut tellement â Louis XIV

S'il le nomma sous-précepteur de son fila ; mais ursault refusa parce qu'il ne savait pas le latin. La même raison 1 empêcha plus tard de se présenter i l'Académie. Il rédigea pendant quelque temps une gazette en vers qui eut beaucoup de succès et qui lui valut une pension de 2,000 fr. ; mais sa galette fut supprimée parce qu'il avait plaisanté un capucin. 11 travailla surtout pour le théâtre , et composa plusieurs comédies qui sont restées au répertoire : les meilleures sont : le Mercure galant, Ésope à la ville, Ésope à la cour. Il a aussi composé des tragédies, des romans, des lettres, des lubies, desépigram. et bons mots. On a pub. son théâtre en 3 vol. in-12, 1725. Tout en cultivant les lettres, Boursault occupait une place de receveur des tailles nid lui assurait une existence aisée. BOURSE, jadis Prusa. Voy. brodsse. BOURSIER (Ijiur.-Kr.), docteur de Sorbonne, né en 16*9 à Ecouen, mort en 1749, publia vers 1713 l'Action de Dieu sur ses créatures, où il traite de la grâce et défend les Thomistes sur la prémolion physique. Cet ouvrage fil grand bruit cl fut réfuté par le jésuite Dnlcrlre et par le père Maiebranche. Boursier prit une grande part à l'opposition contre la bulle Unigenitus, se mit â la tête des appelants, et fut exilé en 1735.

BOUSSA, ville de la Nigritie centrale, capit. du roy. de ce nom et de tout le Borgou , sur la droite du Kouarra, au S. E. de Tombouctou ; 10 ou 12,000 hab. C'est près de cette ville que périt le voyageur anglais Mungo-Park.

BOUSSAC, ch.-l. d arrond. (Creuse), à33kil.N. E de Guère! ; 800 hab. Château, vieilles murailles. — L'arr. de Bottsiaç a 1 raid. (Chambon. Chatelus, Jarnage. plus Botiftsac), 57 communes et37,9lS hab.

BOUSSAC (Jean de brosse u\ , chambellan et maréchal de France sous Charles VII , se chargea de tuer Lccamua de Beaulicu, Tavori du roi, qui déplaisait aux nobles de la cour; le roi, trop faible, laissa ce crime impuni. B. rendit ensuite de grands service*, se signala au siège d'Orléans, et assista au .eoummiemeul de Charles VU.

BOUSSIEHE, ch. I. de c. (Doubs), près Besançon. BOUTAN, région de l'Asie centrale , tributaire oe l'empire chinois, et située entre le Thibet au N., le Bengale au S., le pavs des Kiràls à 10., par 2G»- 2U» ïat. N., et 86°~l>2» long. E. Le Boutan se divise en Dcb-radjah ( villes, Tassisudon, Pounaklia, Uuandpour, Cassa, Bouxedaouar, Mourileham), et principauté de Bisni { ch.-l. Bisni ). Montagnes énormes, très hauts plateaux , vallées, neiges éler-

latlon très variés, superbes pâturages et forêts. Singes, dont une espèce est réputée sacrée , très bons chevaux! La religion est le bouddhisme. Les habitants ont le teint blanc, les traits tartarcs, souvent des goitres. Le souverain du Boutan se nomme Deb-radjah.

BOUTERWECK (Frédéric) , né â Oker près ds Goslar en 1766, mort en 1828, était professeur de philosophie â Gœtlingue. 11 fut d'abord partisan iélédes doctrines de Kant, puis se rangea à celles de Jacobi. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages dont les principaux sont : Histoire de la ji^sie et de Viloquencc depuis le xm'siè le, 12 v. in-8, 1801-19,sop œuvre capitale ( trad. pour la partie franç. par Loéve, Vcimars, pour la partie espaatn. par M-»«de Steck); Aphorismes d'après les doctrines de Kant, 1798 ; Philosophie du Droit, 1798; Éléments de philosophie spéculative; Esthétique ou théorie du beau, 1808 ; Idéfs sur la métaphysique ; Manuel des sciences philosophiques, 1813, ouvrage classique. Il s'essa>a aussi dans la poésie , mais avec peu de succès. Son mérite , comme philosophe , n'est pas dans la création d'un système, mais dans le talent d'exposer avec ordre et netteté les doctrines de ses maîtres.

BOUTEVILLE (François de montmorency-), s'eft rendu célèbre comme duelliste. Forcé de se réfugier à Bruxelles par suite d'un duel où il avait tué son adversaire , il osa , malgré les défenses les plus sévères du roi (Louis Mil . revenir â Paris cl se battre en plein jour au milieu de la place Royale. Il fut arrêté dans sa fuite, condamné â mort et exécuté, 1627. Bouteviile eut pour 11 U le célèbre maréchal de Luxembourg.

BOUT111LLIER DE RANGÉ. Voy. rance\ BOIITO, une des divinités suprêmes de l'Egypte, existait avant les trois Khaméfls, K nef. Fia, Fré; elle est le signe du principe générateur féminin et passif. Les Grecs voyaient dans Bouto la Nuit ou les Ténèbres, le Chaos, principe du monde , l'Humidité généra» trice. Dans la légende égyptienne, Bouto habite les eaux stagnantes et bourbeuses de Bourlos [Buticus lacus). La musaraigne aveugle et l'ichneumon lui sont consacrés : elle est coifTée de la partie inférieure du pchent, emblème des puissances infernales. On U confond avec Neith , Athor, Isis ou même Bubastis. Les Grecs voyaient encore en elle Lalonc ( en grec Utô), et appelaient Lélopolis plusieurs villes qui portaient ches les Egyptiens le nom de Bouto, entre autres celles qui s'appellent auj. Esneh et Errahoué.

BOUTON (archipel dej, groupe d'îles de la Malaisie , près de la côte S. E. de Célèbcs, par 120* long. E., 5° lat. S. Coton, sagou, épiées, etc. Etoffes de colon recherchées. Tributaire des Hollandais depuis 1667. — L'Ile principale de l'archipel, ainsi que le ch.-l. de cette île. s'appellent aussi Bouton.

BOUTONNE, rlv. de rrance, naît au lieu nommé Cher-Boutonnc (Deux-Sèvres), passe â Chiié, St-Jeand'Angely, Tonnay-Boulonne, et tombe dans la Charente à Candé.

BOUVET (Joachim). jésuite français, né au Mans vers 1G60, mort à Pékin en 1732, Tut l'undcs six premiers missionnaires mathématiciens que Louis XIV fit partir pour la Chine en J685. Il obtint l'estima et la confiance de l'empereur Kang-hi, fut autorisé à bâtir une église et une résidence dans l'enceinte du palais, et fut ainsi un des fondateurs de la mission française à Pékin. On a de lui quatre Belaiions de divers voyages qu'il (H dans le cours de ses missions; VÈiat présent de ta Chine, en fleures gravées, et divers morceaux dans les recueils du l< mps.

BOUVINKS, Boviniacum, bourg du dép. du Nord, sur la Marque, â 11 kil. S. E. de Lille; 500 hab. Célèbre victoire de Philippe- Auguste sur l'empereur Othon IV et ses alliés, en 1214.

BOUXWlLLER. ch.-l. de canton (B.-Rhin), â 13 kil. N. E. de Savernc; 4,07ti hab. Collège

ncllcs et soleil perpendiculaire: climat, sol et végé- | munrd. Toiles, draps; alun, vitriol, etc.

BOYL

BRAB

BOUYOUKDEREH, ville de Turquie. Voy. BtJiOK-

BOUZONV1LLE, ch.-l. de canton (Moselle), sur la Nicd, à 28 kil. S. E. de Thionvllle; 2,172 hab. Brasseries ; ébénisterie.

BOVA, ville du roy. de Naples (Calabre Ult. 1"), près de la mer, k 28 kil. S. E. de Reggio: 2,500 hab. Evêché. — Fondée par des Albanais ou Arnautes après la mort de leur prince Scanderbeg; détruite par le tremblement de terre de 1783 et rebâtie par Ferdinand IV.

BOVADILLA (don François de), (ut envoyé à St- Domingue en 1600 par Ferdinand et Isabelle pour examiner la conduite de Christophe Colomb et le remplacer dans son gouvernement. Sans égard pour les services de ce grand homme, il lui Ot mettre les fer* aux pieds et le renvoya dans cet état en Espagne ; il prit ensuite à tache de détruire tout ce qu'avait fait son prédécesseur. Le roi, indigné de sa conduite, le rappela aussitôt; ilflt naufrage en quittant l'île et périt avec toute la flotte (1502).

BOYES, ville des Etals sardes, à 7 kil. S. de Coni; 6,700 hab. Marbres, antiquités.

BOVIANUM, ville du Samnium. Voy. bojano. BOV1LL/E, auj. Uarino, ville d'Italie (Latium), sur la voie Apuienne, & 24 kil. S. E. de Rome. BOVINES. Voy. bouvines.

B0V1N0, Vibmurn, ville du roy. de Naples (Capitanatekà 28 kil. S. O.de Foggia; 4,000 hab. Evêché.

BOWYER (Guill.), imprimeur anglais, né à Londres en 1699, mort en 1777, a écrit : Histoire de t origine de l'imprimerie. Ses éditions les plus recherchées sont : un Nouveau Testament grec, 1763, •t les Œuvres de Selden, 3 vol. in-fol., 1769.

BOYACA, villede la Nouvelle-Grenade, àSOkil.N. E. de Bogota, a donné son nom au départ, de Bovara. Ce dép., qui se divise en 4 prov., Tunja, Pamplona, Socorro, (asanare, a pour ch.-l. général Tunja , et compte 440,000 hab. Bolivar remporta en 181 9 à Boyaca, sur le parti royaliste, une victoire décisive, qui assura l'indépendance de la Nouvelle-Grenade.

BOYEK (Abel), lexicographe français, né à Castres en 1664, quitta la France à la révocation de l'édit de Nantes, et alla i Genève, puis en Angleterre, où il mourut en 1729, après un séjour de 40 an*. On a de lui un Dictionnaire ann lais-français et françaisanglais, 2 vol. in-4, La Haye, 1702, très souvent réimprimé; une Grammaire anglaise et française, une traduction anglaise du TiUmaque, et divers ouvrages historiques peu connus.

boyer (Alexis, le baron), chirurgien, né k Uxerche en 1760, mort à Paris en 1833, fut l'élève de Desaull, eydcvlnt par son mérite chirurgien en chef de la Charité, professeur de clinique à la Faculté de Paris, membre de l'Académie des Sciences. On a de lui un Traité d'anatomie, 4 vol. in- H, et un Traité des maladies chirurgicales, 11 vol. in-8, fort estimés. BOYER-FONFREUE. Voy. fonfbède.

BOYLE, ville d Irlande (Roscommon), a 33 kil. S. de Sligo ; ch.-l. de baronnie. Toiles. BOYLE. Ce nom , devenu illustre , fut d'abord par Richard Boyle, né à Cantorbéry en 1566, ins une condition fort médiocre, mort en 1643. Il s'éleva par son mérite aux premières dignités de l'état sous Elisabeth et ses successeurs, fut fait comte de Cork en Irlande, et amassa par son industrie et son éi-unomie une fortune considérable. Il eut quime enfants, dont sept fils, qui furent presque tous des personnages distingués. Voici les plus connus : boyle (Roger), comte d'Orréry et baron de Broghill, né en 1021. mort en 1679. Il servit avec la plus grande distinction sous Charles I, Cromwell et Charles 11, et contribua puissamment à réduire les Irlandais révoltés.

boyle (Robert), savant anglais, né à Lismore en n 1626, mort en 1691, était le 7* fils de

Richard, comte de Cork. Maître d une fortunecousidérable, il la consacra tout entière à l'étude des sciences naturelles: il fut. en 1645. l'un des fondateurs du Collège philosophique qui devint depuis la Société royale de Londres. Comme Bacon, qu il avait choisi pour guide, il s'éleva contre la philosophie scolastique , préconisa la méthode exjiérimentale et en donna lui-même les plus beaux exemples. On lui doit l'invention, ou du moins le perfectionnement de la machine pneumatique, la connaissance de l'absorption de l'air dans la combustion, et de l'augmentation de poids des chaux métalliques ; il a en outre rassemblé une foule d'observations qui ont contribué plus tard à établir des théories solides. Aussi ardent ami de la religion que de la science, il a écrit un grand nombre d'ouvrages pour la défendre, et a fondé par son testament (1691) une lecture annuelle sur les principes vérités de la religion naturelle et révélée : c'est à cette fondation que l'on doit les traités de Clarke, de Bentley, de Derham, etc. Les principaux ouvrages de Boyle sont, dans la philosophie naturelle : Expériences physico-mécaniques sur le ressort de l'air ; Considérations sur l'utilité de la physique expérimentale ; Traité des causes finales; le Chimiste sceptique, et tin grand nombre de petits traités sur le froid, les couleurs, les cristaux, etc.; en religion: le Chrétien naturaliste , le Virtuose chrétien, sur la Conciliation de la raison et de la religion, etc. Ses œuvres forment 5 vol. in-fol., Londres, 1744. Boyle a laissé son nom à une célèbre fumante (sulfure hydrogéné d'ammoniaque).

boyle (Charles), comte d'Orréry et 01s de Roger Boyle, né en 1670, mort en 1731, se distingua k la fois dans les armes et dans les lettres, et donna une savante édition des Lettres de Phalaris, Oxford, 1718, in-8. C'est de son nom qu'on a nommé Orréry une machine astronomique représentant notre système planétaire, qui lui avait été dédiée par l'inventeur, l'horloger Graham. »

BOY LE AUX (Etienne), prévôt de Paris sous Louis IX, né à Angers, mort vers 1269. On lui doit l'établissement de la police de Paris. Il modéra et flxa les Impôts qui, sous les prévôts-fermiers, se levaient arbitrairement sur le commerce et les marchandises ; rangea les marchands et les artisans en différents corps et communautés, sous le titre de confréries; leur donna des statuts et des règlements, connus sous le nom de Livre des métiers (imprimé pour la première fols par Depplng, 1 vol. in-4, Paris, 1837). Sa statue est une de celles qui décorent la façade de l'hôlel-de-ville de Paris.

BOYNE, koandus, riv. d'Irlande, naît dans le comté de la Reine, et tombe dans la mer d'Irlande à 7 kil. de Droghcda, après un cours de 90 kil. Les Jucobites furent défaits sur ses bords par les troupes de Guillaume 111 en 1690. Cette défaite enleva définitivement la couronne d'Angleterre k Jacques 11, et le contraignit à retourner en France.

BOZE (Ciaude gros de), savant antiquaire, né k Lyon en 1680, mort à Paris en 1753, fut reçu fort jeune k l'Académie des Inscriptions , en devint secrétaire perpétuel en 1706, n ayant que 26 ans, et fut nommé en 17 19 garde des médailles. Il publia les 15 premiers vol. des Mémoires de f Académie des inscriptions, 1717-1740, et rédigea lui-même pour cette académie un grand nombre de savants mémoires. Il fut le protecteur et l'ami de i'ahhé Barthélémy.

BOZZOLO, ville du roy. Lombard- Vénitien , k 24 kil. S. 0. de Mantoue : 3,600 hab.

BRA, ville des Etat* sardes, k 18 kil. O. d'Alna* 12,000 hab. On croit que c'est l'ane. Barderait.

BRABANÇONS, nom donné dans le moyen âge k des bandes de brigands qui parcouraient la France en y commettant les plus affreux désordres, et dont le plus grand nombre provenait du Brabant. On les appelait encore Routiers, Êcorcheurs et enfin CoU*-

BfiAG

BRAH

veaux, mm doute parce qu'il» étalent armés de couteaux. Les premiers parurent au ui* siècle.

BRABAtST. ancien duché de l'empire germanique, dani le cercle de bourgogne, avait au N. la Hollande, à l'E. Liège et laGueUJre, au S. le Hainaut et Namur, à 10. la Hollande et la Flandre. Après la trêve de 1609, le Bralunt se trouva partagé en 2 parties: !• Brabant espagnol (dit Brabam autrichien, depuis 1714). au S., subdivisé en quatre région*: la ville et le quartier de Louvain, la ville et le quartier de Bruxelles, La ville et presque tout le quartier d'Anvers, plus la seigneurie de Malin» ; ch.-l., Louvain ; autres villes : Bruxelles , Anvers, Malines ; 2» Rrabant non espagnol ou non autrichien, partie la plus importante des pays de lagénéralilé, et subdivisé en trois régions, le quartier de Bois-le-Bue, la tiaronnic de kuick avec la ville de Grave, la seigneurie de Ravenslein : ch.-J . Bois-le-Diic. — Le Braiiant fll successivement partie du roy. d'Austrasie, du roy. d'Italie de Lothaire I, du roy. (ensui le duché) de Lotharingie, du duché de Lolhier ou B.-Lorrainc , dont Godefroy-4e-Rai bu , comte de Louvain et de Bruxelles, fut investi en 1106. Henri 1 le Guerroyeur chanpca ces titres en celui de duc de Lothier et d« Brahant ea 1100. Jean 1 le Victorieux, en 1288, conquit le duché de Limhourg, qui fut toujours depuis ce temps uni au Brabant. Après Jean 111, dernier maie de celte dynastie (1355), Anvers et une |»ariie de Malines pilèrent à sa fille cadette, Marguerite, duche<sc de Bourgogne ; I ai née, Jeanne, eut le reste du Brahant et du Limhourg: elle l'aliandonna en 1 i 04 à son neveu, Antoine, 2* fils de Marguerite et de PhiIij>pe-lc-Hardt. tige des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois; mais cette branche eadelU s'éteignit en 1 130, et Pli ilippe-le-Bon. tiéritant des deux duchés, réunit ainsi le Brabant propre, le Limbourg, Anvers, HaUncs. Le tout passa avec la main de Marie de Bourgogne à Maximilien d'Autriche (1477), puis k la hranchc austrc>-esjiagnole (1 553) : mais les 7 Provinces-Unie*, en « insurgeant, conquirent presque tuutlc Brahant (1581-85). La trêve de 1(109 leur eu laissa la partie N. qu'elles gardèrent jusqu'à l'iurorporation de la Hollande k la France (1810;. En 181 5, les 2 parties du Brabant se trouvèrent réunies dans le roy. des Pays- Bas ; mais la dissolution de ce nouvel état (1830- 1832/ les séparade nouveau. Auj. les 2 Brahants existent à part, avec h*s noms de Bralmnl sept, et «mitant niérkl., et chacun forme une proiinec. I* (traitant sept, appartient à la Hollande, le Braiuiut tnérid. à la Belgique. Anvers et Malines forment une 3* province, distincte de l'un et l'autre Brabant et appartenant au roy. de Belgique.

brabant MÉRIDIONAL, proT. du roy. des Pays-Ras a\ant 1832, du roy. de Belgique auj., entre celle» d'Anvers au N., de Namur et de Hainaut au S.: 93 lui. sur 53: 430,000 liab. Cll.-L, Bruxelles, qui r.U aussi la capitale de toute la monarchie lirlge. Sol fertile, bélail, chevaux. Industrie renommée.

bradant septkntrio>au prov. du roy. des Pays- Bas avant 1832. auj. prov. de Hollande, entre celles dcGucldrcau N., d'Anvers et de Limhourg au S.; 129 kil. sur 06: 294,000 liai». Ch.-l., Bois-le-Buc. Climat sain. Sol maigre, landes et marais, sauf au N. et à I L.

BRACARA-AUGLSTA, auj. bhaca.

BKACCATA (galua). Vog. gai le.

BRACCIANO, Arcenum, ville de l'État ecclésiastique, à 34 k. N. O.de Rome ; 1,200 liab. I Uiermales. Lee ruines de VeTcs sont aux environs.

BRACCIO l)K MONTONE (André), condottiere italien, né à Pérouse en 13G8, se forma sous Barlaano et servit successivement différents princes d'Italie. 11 eut pour rivaux Charles Malatettc et Sforxe, qu'il vainquit en plusieurs occasions: il s'empara en 1410 de Pérouse, dont il se fit déclarer seigneur, et fut un instant maître de Rome ( 1 4 1 7 ). Il périlen 1424, devant Aquila, qu'il assiégeait pour Ladislas, roi de Naples.

BRACHMANES. Y ou. brahmanes.

BRACIEUX, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), sort* Beuvron, à 15 kil. S. E. de Blois; 800 hah.

BRABFORO ou BRADFORTH, ville d'Angleterre (York), à 47 kil. S. 0. d York: 6,400 hab. en 1801: auj. 60,000 hab. Ardoise en quantité. Forges et fonderies considérables. Commerce important.

bradfors, Tille d'Angleterre (Wilt), sur l'Avon, a 1 1 kil. S. E. de Bath; 10,250 hab. Eglise ,

m a. LJ. vis ifoui, •-(,"•■'»

et riche en monuments. Fabrique de draps.

BRADLEY (Jacq.), savant astronome anglais, né l Shireborn (Gloceslâr) en 1692, mort en 1762, fut nommé, en 1730 professeur d'astronomie à Oxford, et en 1741 astronome roval et directeur de l'observatoire de Greenwich. ôu lui doit, outre une série d'oliscrvations innomhrables et d'une admirable précision, les deux grandes découvertes da l'aberration de la lumière (1727 ) et de la nutalioa de la terre (1747). L fut membre de la Société royale de Londres et des académies de Paris, Berlin, Bologne, etc. On a publié en 1798 à Oxford ses Observation* faites à GreetUL'icà.

BRAUSHAW (Jean), né au comté de Derby en 1586, était président de la haute cour de justice qui fit le procès à Charles I. Nommé ensuite président dn parlement, on lui accorda une garde pour la sûreté de sa personne, un logement à Westminster, une somme de 5.000 livres sterling, avec des domaines considérables. Il ne Jouit pas longtemps de ces récompenses, se relira du parlement cl mourut dans l'obscurité, en 16'»9.

BltAUWAHUIN (Tir m.. i, surnommé Je Doctnr profond, né en 1290 k llarUleld (Sussex), se distingua k la fois par son savoir dans la théologie, la philosophie et les mathématiques. H fut nommé confesseur d Edouard 111 , qu'il accompagna en 1 rance, et de» lut archevêque de. Cantorbéry; mais ii mourut peu de semaines après sa promotion. On lui doit des traités d'arithmétique, de géométrie etv

• le Uiéologie: le plus célèbre est De causa Dei, adversité Peiagium, Londres, 1S18, in-fol.; il s'y montre thomiste rigide.

BBAGA, llracara Augutiay ville de Portugal, eh.-l.

• le la prov. d'Entrc-boiiro-e-Miidia, k322 kil. N. K. de Lisbonne : 14,430 hab. Archevêché. Ruines romaines, amphithéâtre, aqueduc, etc.; cathédrale, priais archiépiscopal, séminaire. Toiles, armurerie, cha|ielleric, clouterie. Commerce avec l'inlérieur.Elle fut, dit-on, fondée par Himileon, et rut cap. des Saève< au vi» s. Ils v fur. vaincus en 585 par IcsGoths.

BRAGANCE, 'Briçantia, ville de Portugal (Trasos-Moates). à 55 kil. N. 0. de Miranda : 3,672 hab. Evéchc. Bornai ne des Anciens ducs de Bragance,

BRAGANCE (malsonde). Le chef de celle maison est Alphonse, ûb naturel du roi Jean 1. qui fut tait duc de Bragance en 1442. Elle monta sur le trône de Portugal en la personne de Jean IV, huitième duc de Bragance, qui en 1010 secoua le joug des Espignols. Elle a donné au Portugal les princes suivants: Jean IV, IGiO-1656, Alphonse VI, 1650- IC83, Pierre 11, 1683-1706, Jean V, 1706-I75O, Joseph, 1750-1777, Marie I, 1777-1792 , Jean VI, 1792-1826, Pierre III (don Pedro), 1826-1834 , Marie II (dona Maria), aujourd'hui régnante. — Le (ils île don Pédronègneau Brésil.Foy. cadayal.

BBAGEBNAES, ville de Norwége, a 35 kil. S. G. de Christiania, par 7° 55* long. E., 59» 44' lat. N., séparée de Si rte m sa' |»ar le Brammensflord.

DRAGUE. Yoy. braca.

BRAIIE, nohlc et ancienne famille du Danemarck et de la Suède. La branche dano»»e a produit l« célèbre astronome Tyclio-Bralié (Voa. ce nom). Da la branche suédoise sortirent deux rois, Waldcmar et Magnus Ladulot , ainsi qu'un grand nombre d hommes d'état. Elle compte aussi sainte Brigitte parmi ses

BRAH

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BRAHTLOV oa biiaIla, Peristhlabaf ville de V.v lachie, ch.-l. de district, au N. E. , sur la rive eauctiedu Danube, à 1 50 kil de son cmb., et à 65 k. S. de GalaU ; enr. 30,000 h. Bon port; entrepôt de tout lo : eoram. de la Yalachie. Elle fit longtemps partie de la ' Bulftarie. Prise parles Russes en. mo,etocc. en 1828.

BRAHMA , nom de l'Etre suprême chez les Indiens. Dans les Védas, il porte le nom de Para- Brahma ou Brahma supérieur. Les autres noms qu'il

Forte encore sont : Avyaka, l'invisible : Nirrikalpa, incréé ; Svayambhou, ce qui est par soi-même, l'absolu. On le représente par un cercle dans un triangle; les mythologues le font sortir d'un œuf d'or, et lui donnent cinq têtes. — On appelle aussi Brahma celui des trois dieux qui avec Viscbnou et ShiTa forme la Trinité indienne ; c'est alors la première incarnation de l'ara- H rab ma. Voy. BRAHMANISME.

BRAHMANES, dits aussi Drachmanes, Brahmes, Bramins, Brahmines, prêtres et dot-leurs de la religion de Brahma. Ils coin|R>*ent la première caste parmi les Hindous, cl leur origine remonte à la plus haute antiquité. Il parait que les Brahmanes formaient autrefois un peuple agriculteur et pasteur; aujourd'hui, loin de cultiver la terro, ils regardent ces occupations comme scrvilcs et les abandonnent aux castes inférieures, ne s'orcupanl que de l'étude des vidât ou livres sacrés, et de l'exercice du culte. Ils sont seuls déj>osiUirea et interprètes des vidas. Les Brahmanes se distinguent par un costume spécial. Ils s'abstiennent de tout ce qui a eu rie, et ne se nourrissent que de légumes, de rii et de lait. Pour mériter les récompenses de la Tle future, ou plutôt pour s'attirer des aumônes, la plupart d'entre eux se livrent aux plus dures austérités, se condamnent à rester toute leur vie immobiles dans la position la plus gênante, etc.; quelques-uns vont nus au milieu de l'hiver ; c'est de là que les Grecs leur av. don né le nom de Gymnosophistes (de gymnos, nu).

BRAHMANISME, religion d'une très haute antiquité, qui règne dans tout l'ilnidoustan. Elle reconnaît un Etre souverain, Para-Brahms., qui rcsle éternellement Immobile, n'agissant que par l'intermédiaire de Brahma, Vischnou et Siva, triple manifestation de l'Etre supr. » «juVc de trinîté (trimourti), qui ne forme elle-même qu'un seul Dieu. Selon les Védas , livres saoréJ des Hindous , Brahma est la puissance, le créateur, la matière; il représente le passé et a pour emblème le soleil : Vischnou est la sagesse, le conservateur, l'espace ; c'est le pré- «ent : l'eau est son emblème ; Siva ou le feu est le destructeur; il représente également le temps ou l'avenir,- 11 est le dieu de la justice. Ces trois dieux exercent leur pouvoir sur le monde par le secours d'une infinité de dieux Mil. alternes. Les sectateurs de Brahma croient a la métempsycose, à l'immortalité de l'Ame; ils doivent se purifier par des abstinences cl une foule de pratiques religieii-es. Ils sont partagés en quatre castes princi|talcs : 1° les Brahmanes qui sont les savants et les prêtres et d'où sont tirés tous les fonctionnaires publics ; 2° les Chattryas ou guerriers, d'où sont issus les radjahs et les nalre* du Décan ; 3° les Wuhhias, commerçants, agriculteurs, qui sont aussi connus tous le nom de Banians; 4° enfin les Soudras. qui sont les artisans ou ou-

vriers. Les traditions indiennes expliquent ainsi I originc de ces castes: Para-Brahma, disent- elles, eut

S »lre tils : Brahma , qui fut créé de sa bouche ; atirya, W'ulshia et Soudra, qui sortirent de ses bras, de ses cuisses et de ses pieds; chacun de ces fils donna naissance à l'une des castes indiennes. Au-dessous d'elles sont les Parias, Infortunés dont les Hindous fuient le contact comme celui d'un animal immonde ; ceUe dernière classe se compose de tous «eux qui par un motif quelconque ont mérité d'être exclusde leur caste; Us habitent les lieux solitaires et sont forcés de se livrer aux fonctions les plus

dégoûtantes. Le culte brahmanique est rempli de superstitions, les nnes ridicules, les autres révoltantes. A la fête de Djaggernaih, tandis que le char du dieu écrase sous ses roues pesantes une foule de victimes qui se précipitent au-devant de cette mort dont ils attendent une étemelle félicité , d'autres fanatique* se réunissent dans les pagodes pour te soumettre à des tortures volontaires. Une coutume barbare oblige les femmes indiennes à se brûler sur le cadavre de leurs époux. Les ablutions et les lust rations dans des fleuves sacrés, tels que le Gange, font encore une partie principale du culte brahmanique. Bénarès est un des lieux sacrés où se font le pins de pèlerinages.

BRAHMAPOUTRA, r.-i-d. fils de Brahma, grand fleuve d'Asie, natt dans le pays de BorkhamU au pied des monts Langsan, traverse le pays de Misent, le roy. d'Assam, le Bengale oriental . et après avoir reçu une branche du Gange et quelques-unes des branches du Tistah , prend le nom de Megna, baigne Lakinour, joint ses eaux à celles du bras oriental du dange, et se jette avec lui dans le golfs du Bengale, après un cours d'environ 2,700 kil. On & cru a torique c'était le Zantxtou du ïtub< i.

BRA1LA. BRA1LOV. v. de Valachle. V. braiiiiov.

BRA1NE, ch.-l. de canton (Aisne), à 10 kil. S. E. de Soissons : 1,450 h. Ane. résidence myalc. Etalons.

BnAiNE-L'ALLKiTO, t. de Bel trique ( Braban t mérid ), à 10 kil. de Nivelle ; 2,770 hab. lainages, cuirs, ete.

braini.-i k-comtf. , ville de Belgique (Ilainaut), à 13 kil. 0. de Nivelle: 3,000 hab. Très beau lin et beau fil pour les dentelles de

BRAMA. Voy. brahma.

BRAMANTE (lk), célèbres 1444 à Castcl-Durante dans l'état d lîrbin, mort en 1514, étudia avec beaucoup do soin tous les restes de l'architecture antique, et vint ensuite se fixer à Rome, où le pape Jules II lui confia un grand nombre d'ouvrages importants. Celui de ses travaux qui la immortalisé est la basilique de Saint-Pierre de Rome; il en traça le plan, en jela les fondements (1513) et l'éleva jusqu'à l'entablement: mais il ne put l'achever. I /édifice fut continué après sa mort et perfectionné par Michel-Ange. Le Bramante fut le maître et le protecteur de Raphaël.

BRAMES. Voy. brahmanes.

BRAMIIALL (Jean), théologien anglican, évèque de Derry, né à Pontefract (York) vers 1593, mort en 1662* fut persécuté sous le règne de Grorawell, à cause de son attachement pour les Sluarta, et obligé de s'expatrier: mais après la restauration il revint en Angleterre, fut nommé pnr Charles II, en 1661, archevêque d'Armagh, primai et métropolitain d'Irlande. Ses ouvrages, destinés presque tous à défendre la réformation contre les Catholiques romains, ont été rassemblés avec sa vie à Dublin en 1677, en un vol. in-fnl. Le plus important est une controverse avec Hobbcs sur la liberté , qui fut publiée à Londres en 1656.

BR AMINES. Voy. brahmanes.

BRAMPTON, ville d'Angleterre (Cumberland), à 13 kil. N. E. de Carliste; 2,500 hab. Près de celte ville on trouve 'e* vestiges d'un camp romain.

biumpton, ville d'Angleterre (Derby), *5 kil.O. de ChesW rftcld : 2,400 hab. Forges.

BRANCAS (famille des), famille issue de l'illustre maison des Brancaccio de Naples, et qui s est élablie en France au xnr* siècle. Les Brancas de France onl formé deux lignes , dont l'aînée portait les noms de Forealquier-Braneas et de Cereste, avec les titres de duc et de prand d'Espagne; la cadette portait ceux de Forcalquier et Villars. Les membres les plus distingués de cette famiile furent : André, connu sous le nom d'amiral de V'7tars, qui se jela dans le parti de la Ligue et des Espagnols, voulut se faire do la '

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gneurie Indépendante, et m maintînt dans Ronen même après l'abjuration de Henri IV. Il te soumit en 1594. L'a nu 6e suivante, il fut pris et massacré far les Espagnols au siège de Doulens. — Georges, son frère puiné, obtint en 1626 l'érection du marquisat de Villars en duebé-pairie. — Louis de Braneas, marquis de Céreste, né en 1711, servit Louis XV sur terre et sur mer, et fut nommé inaro h il de France en 1740; il m. 10 ans après. Lo' lis- Léon, duc de Brancas-Lauraguais, patrdtrrance sous la Restauration, m.en 1824, a laissé plusieurs ouvrages en prose et en vers. — Cette famille s'est éteinte dam les m.Mcsen la personne du duc Rullle de Brancas.pair de France. Son nom et ses titres ont été transmis en 1846 au comte Hibonde Froben, mari de l'héritière.

BRANCHIDES, peuplade de i Asie-Mineure, dans la Carie, au S. et près de Milet ; on voyait chez eux un temple dédié à Apollon Didyméen, et qui arait un oracle célèbre. Le* Branchides étalent comme une tri t>u ou une peuplade de prêtres, et prétendaient descendre de Branchus, jeune homme de Milcl à qui Apollon accorda le don de prophétie. Xerxès saccagea le temple et déporta les Branchides dans la Sogdiane. où ils élevèrent nne ville dite aussi ville des Branchides.

BRANDEBOURG (Marche de;, ancien état de l'empire germanique, dans le cercle de H.-Saxe, entre la Poméranie et le Mccklemltourg au N., la Saxe et la Lusace au S., la Silésic a l'E. Ses limites varièrent, mais elles sont restées à peu près les mêmes depuis 1455. On divisa dès lors le pays en deux grandes parties : Marche électorale de Brandebourg et Nouvelle-Marche de Brandebourg.

la Marche électorale à son tour se subdivisait en Vieille-Marche, Marche de Priegniti, Moyenne-Marche, Marche de l'Uker. Leurs villes principale» étaient, pour la 1", Stendal, TangermUnde; pour la 2«, Perleberg. Pritxwald, KyriU, Wilsnack : pour la 3*. Brandebourg, Potsdam, Vieux-Ruppin, Nouveau- Ruppin, Brie tien, Berlin, Cbarlottenbourg. Francfort-su r-l'Oder; pour la 4», Prenxlow , Templin, Nouvel-Angermllnde, etc. A la Marche électorale appartenaient encore : le cercle de Bccskow-ct-Storkow , composé des deux seigneuries de ce nom ; le comté de Wcrnigerode, etc.

i .a Nouvelle-Marche , située entre la Réga et la Warla , était divisée en 3 masses : 1* Cuslrin; 2° cercles primitifs, au nombre de sept : Soldin, Kœnigsberg, Landsberg, etc. ; 3° cercles incorporés, au nombre de trois: Sternberg, Zullichau, Cotlbus.

Ce pays, occupé d'abord par les Varini, puis par les Wilies ou Wclatabs (peuple slave-venède), depuis le v siècle , ne fut soumis par Charlemagnc que temporairement. En 926 , Henri-l'Oiscleur fonda la Marche du Nord ou Marche de Saxe septentrionale, dite aussi Marche de Soltwedel, de la ville où résidaient les premiers margraves, puis Manche de Slade (1056-1 130j, lorsque Uiion, premier cornu de Stade, commença la 2» dynastie margraviale. Celle-ci fut remplacée par la maison ascanienne, dont Albcrtl'Ours fut le premier margrave, 1 143, et qui finit en 1320 dans la personne de Henri-le-Jcune. Dès le temps d'Albert-l'Ours, le margraviat était détenu indépendant du duehé de Saxe et Oef Immédiat tic l'hmpire.En 1247, le margravese trouvait du nombre des princes restés électeurs. En 125y la maison se divisa en 2 lignes, et le pays en 2 parts: mais la réunion eut lieu en 1304. De 1320 à 1416, le Brandebourg passa dans deux nouvelles maisons, celle de Uavière et celle de Luxembourg. Cette dernière le vendit enfin au burgrave de Nuremberg, Frédéric, de la ligne cadette de la maison de llohcnzollern (14 là) , dont les descendants l'ont conservée jusqu'à ce jour. L'électoral ne contenait alors que la Vieille-Marehe, la Moyenne-Marche, Priegniti et une partie de la Marche de l'Ucker. Frédéric II, la Dent-de-Fer,

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acquit la Nouvelle-Marche en 1455. Ensuite vinrent

Albert - l'Achille , 1471; Jean-le-Cicéron , i486; Joachim I, 1499; Joachim II, 1534; Jean-Georges, 1571; Joachim-Frédéric, 1598: Jean - Sigismond, 1608 (celui-ci réunit en 1618 la Prusse orientale , par son mariage avec la ni le d Albert, duc de Prusse, et prit lui-même ce dernier titre) ; Georges- Guillaume, 1619 ; Frédéric-Guillaume, dit le Grand- Electeur, 1640; Frédéric 111, 1688. Sous ces princes , la maison de Hohentollern avait acquis Ruppin, Clèves, Berg, Ravenslein,le duché de Prusse, etc. En 1700, Frédéric 111 se déclara roi de Prusse, sous le nom de Frédéric 1. Depuis ce temps l'histoire du Brandebourg se confond avec celle de la Prusse (Voy. prussc).

brandëbourc (prov. de), une des 8 grandes div. actuellesdes Etal* prussiens, répond à l'ancienne Marche de Brandebourg, moins la Vieille-Marehe qui forme une partie de la prov. de Saxe, et se |»arlage en 2 gouvernements: !• Potsdam à 10.; 2° Francfort à l'E. Le gouvernement de Potsdam répond aux Marches dites de Priegniti, de l'Uker et Moyenne : Francfort, à la Nouvelle-Marche. Les places principales sont: dans le 1" gouvernement. Berlin, capitale de toute la Prusse ; Potsdam, Spandau, Brandebourg, Charlottenbourg , Prenxlow , Nouveau-Rupnin; dans le 2% Francfort, Guben, Kllstrin, Landsberg, Cotlbus, Zullichau, Lubben. Le Brandebourg a 333 kil. sur 160, et compte 1 .335, 160 hab. Sol plat, sablonneux, mais très amélioré par la culture. Beaucoup de fabriques provenant du Français expulsés par la révocation de l édil de Nantes. Belles routes, canaux ; grand commerce.

brandebourg, Brandenburg en allemand, ville de Prusse, prov. de Brandebourg, sur le Ilavel, i 33 kil. 0. de Potsdam ; 13,800 hab. Etablissement* de bienfaisance, d'instruction ; collège dit de* Chevaliers, lainages, toiles, cuirs, gants, chapeaux, bouneteri< . — L'Assemblée nation, de Prusse y siégea en 184t .

BRandcbourg (nouveau-), N eu-Brandenburg en allemand, ville du grand-duché de Mecklembourg- StréhU,à26 kil.N. E. de Slrelitx; 5.000 hab. Draps, cartes à jouer, imprimerie sur toiles, eau-de-vie, verrerie, tabac, houblon.

BRANDENBURG. Voy. brandebourg.

BRANDO, ch.-l. de cant. (Corse), à 11 kil. de Bastia ; 6!>0 hab.

BRANDT (Sébastien), jurisconsulte et poète satirique, né à Strasbourg vers 1454, mort en 1520, fut professeur de droit à Bàle. et jouit de la faveur de l'empereur Maximilien 1. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, dont le plusrélèbre est la Srf'ies Fous (NarrenschifT), poème burlesque, écrit en allemand (1494), où il tourne en ridicule les traversde son temps. Cet ouvrage, qui eut un très grand succès, fut traduit en lalin en 1496, par Badius Ascenmus, et en rimes françaises par P. Rivière, 1497.

brandt, chimiste de Hambourg, trouva par hasard le phosphore, vers ICu9, en faisant des expériences sur l'urine, pour en extraire «le l'or. Il eommuni-

Ïua son secret à Rrafft; Eunckel le déc. de son coie. randt reçut une pension de J. -Frédéric, électeur de Hanovre. H mourut vers lti92.

brandt. Il y eut i Amsterdam plusieurs pasleur* arminiens de "ce nom, auxquels on doit divers ouvrages de théologie et d'histoire. On a une Vie de Buyter par Gérard Brandi [id'.iO], une Vie de Grotitu et une Vie d'Arniimus, 1724, par Gaspard Brandi. brandt (le comte de). Voy. struensKE.

BRANDYWINE, petite riv. des Elals-Unls, traverse la Pensylvanic, le Delaware et se jette dans la Chrisliana *à 4 kil. au-dessous de Wiimiiurlon. Les Américains v furen! bail US ftar les Anglais, 1777. BRANIMORonRIt \Mll BOURG r.niiANDKBOUBC.

BRANICKI (Jean-Clément), castellan de Cracmie, général polonais, né en 1688. mort en 1771, célê-

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