BOUSSAC
BROSSE (LA). \oy. LABROSSE.
BROSSES (Charles de), président. Yoy. bebrosses.
BROSSETTE (Claude), né à Lyon en 1671, mort en 1743, fut avocat-général, puis échevin de la ville de Lyon. Il fut le fondateur de l'académie de eette Tille. On a de lui, outre des ouvrages de droit, des éditions estimées de Boileau et de Régnier, avec des éclaircissements historiques. II avait été particulièrement lié avec Boileau, et avait entretenu avec lui, de 1699 à 1710, une correspondance suivie, qui a été publiée par Cizeron-Rivai, 1770. II avait aus?i fait un commentaire sur Molière, qui s'est perdu.
BROTIER (Gabriel), érudit français, né en 1723 a Tannay dans le Nivernais, mort à Paris en 1789, entra chex les Jésuites et fut, jusqu'à la suppression de l'ordre, bibliothécaire du collège de Louls-le- Grand. On a de lui, outre des ouvrages de théologie et d'érudition, une édition fort estimée de Tacite, Paris, 1771, 4 vol. in-4, et 1776, 7 vol. in-12, avec des commentaires et des suppléments dans lesquels II a tâché de combler les lacunes qui restent dans l'ouvrage de 1 historien latin. On lui doit aussi une édition do Pline le naturaliste, 1779, 6 vol. In-12, et une éd. du P/w/nrçued'Amyot,22T.in-8, 1783, etc. — Son neveu, l'abbé Br., publia ses neuvres posthumes et concourut au Théâtre des Grecs, 1785. Impliqué a>ecLavilIeurnni«,cn 1797, dans une consp. contre le Direct., il fût déporté à Sinamari, où il m. dès 1708.
BROU, ch.-l. da cant. (Eure-et-Loir;, sur 1*0ranne. h 35 kil. 0. de Chartres; 2,100 hab.
BROU (N .-D. d e) , b . égl ise eothlqu c , p rès de Bon rgj mausolées de Philibert et Marguerite d'Autriche.
BROUAGE i k . h. de laChar.-Inf.. i 6 kil. N. de Marennes: port. Ane. place forte. Marais salants.
BROUGHTON (archipel), groupe d'îles «tiré sur la côte occid. de l'Amérique sept., an N. de l'île Qnadra-et-Vancouvcr, par 50» 47' lat N., et 128» 56' long. 0. — On donne le même nom à un groupe d'Iles de l'Océanic à l'E., de la Nonv.-Zélande par 44» lat. S. et 178» long. 0.; l'Ile Chatam en est la principa le. Ils ont été tous deux découverts parG.-R. Brou pli ton.
BROUGHTON (Guillaume-Robert), navigateur anglais, né dans le comté de Gloecstcr. mort à Florence en 1821. Il commandait le brick le Chatam dans la célèbre expédition du capitaine Vancouver. 11 découvrit en 1790 plusieurs îles à l'embouchure de la Colombia, sur la côte, et leur donna son nom (Voy. l'art, précédent). Il reconnut en outre les états du Japon, la côte orientale de l'Asie et une partie de l'Océanle. En 1797, tl ent part à la prise de Java; il remplissait alors les fonctions de commodoro.
BROUSSAIS (François-Joseph-Victor), célèbre médecin français, né à St-Malo en 1772. mort à Paris en 1838. fut élère de Bichal et de Pinel. Il commença sa carrière par être médecin aux armée» et fit en cette qualité toutes les campagnes de la république et de l'empire. Rentré en France en 1814, il fut nommé médecin ordinaire du Val-de-Grâec, et e est à partir de ce moment qu'il commença sa célèbre réforme. Déjà en 1808 II avait publié une Histoire des phtegmasies chroniques, dans laquelle il combattait le système médical alors univcrscllemc '
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viopté. En 1817, il ût paraître wa Examen des doctrines médicales : cel ouvrage Dt révolution dans l'école. Une nouvelle édition refondue du même ouvrage fut publiée en 1821 et fut bientôt suivie du journal intitulé : Annales de la médecine physiologique, du Traité de Physiologie pathologique, 1825, et du fameux Traité sur f irritation et la folie, 1828. Après 1830, Il fut nommé professeur de pathologie a la faculté de médecine, et il devint membre de l Acad. des Sciences morales et poli tiques lors de son nHablissement. 11 avait été aussi nommé médecin en chef du Val-de-Grace. Bro usais appela toute I attention des médecins sur l'Irritation : Il voulait expliquer tous les phénomènes pathologiques par l'irritation et l'inflammation des tissus, de ceux surtout du canal intestinal , et préconisait le traitement antiphlogistùjue maison l'accuse d'avoir professé un système exclusif : aussi rencontra-t-il beaucoup d'adversaires. Dans les dernières années de sa vie , Broussais adopta les opinions du docteur G ail et les défendit avec la même chaleur qu'il avait mise à défendre son propre système. 11 fut, en outre, un des plus ardents adversaires des doctrines psychologiques et spiritualistes : son Traité de l'Irritation fut mis Index. H. Mignet alu une Notice sur Broussaisàl'Acad. des Scienc. morales le27 juin 1640.
BROUSSE, quelquefois BOURSE ou BURSA, Prusa chet les anciens, ville de la Turquie d'Asie Analoliej, à 97 kil. S. de Constantinople , sur le ilanc do l'ancien mont Olympe; 50,000 hab., Turcs, (irecs, Juifs, Arméniens; 3 faubourgs; murailles, rhateau-fort ; rues étroites ; terrain inégal ; mosquées nombreuses, nuis presque toutes en ruines; eaux thermales aux en v. Commerce actif avec AlepelSmyi ne, soieries. Séjour d'Abd-el-Kader dep. 1852 — Br. était la capitale du royaume de Bithynie ; elle appartint ensuite aux Romains, puis aux empereurs grecs jusqu'en 1325, époque & laquelle Orkhan s'en empara et en Ht la capitale de ses états. Elle fut brûlée par Timour (1377), rasée par Isa son ûls, rebâtie par Mahomet II, prise de nouv. et brûlée par Soliman ; et presq. détr, par un trembl. de terre eu 1855. V . vrusa.
BROUSSEL (Pierre), conseiller au parlement, joua un rôle important dans la guerre de la Fronde. S'étant signalé par une vive opposition aux mesures du gouvernement, la régente Anne d'Autriche le fil arrêter (1648); le peuple soulevé exigea son élargissement pendant la journée des Barricades, mais sans succès. L'année suivante, il fut nommé gouverneur de la Bastille, dont le peuple venait de s'emparer; en IC51, les Frondeurs le nommèrent prévôt des marchand*.
BROUSSON ( Claude ), ministre protestant, né à Nîmes en 1647, exerça pendant longtemps avec listlnction la profession d'avocat à Toulouse. Lors les persécutions exercées contre les Protestants, il Tut forcé de quitter la France ; il se réfugia en Suisse, puis en Hollande ; mais plusieurs fols il rentra secrètement en France, et prêcha dans plusieurs provinces, surtout dans les Cévcnnes. Ayant été pris à Oléron, il fut rompu vif en 1698 , comme coupable d'avoir prêché l'insurrection et d'avoir entretenu des intelligences avec les ennemis de l'état. Des écrits qu'il avait composés en faveur de son parti, le plus curieux est une helation des merveilles que Dieu fait dans les Cévennes, 1694.
BROUSSONNET (P.-Maric-Aug.) , naturaliste et médecin, né en 1761 à Montpellier, mort dans cette ville en 1807, fut suppléant de Daubenton au collège de France et son adjoint h l'école vétérinaire (17841, membre de l'Académie des Sciences , secrétaire de la Société d'agriculture. Il Tut revêtu en 1789 de quelques fonctions civiles ; il devint ensuite membre de l'Assemblée législative, entra dans le parti des Girondins et fut proscrit ; il erra quelque temps en Espagne, en Portugal, cl visita Maroc, utilisant -es couries pour l'histoire naturelle. Rentré en
France, Il fut nommé consul à Mogador, pals aux Canaries, et enfln professeur de botanique à Montpellier. Broussonnel est le premier qui ait appliqué & la zoologie le système de nomenclature et de description de Linnée. Il a aussi rendu de grands services k l'agriculture. Ses principaux ouvrages sont Ichlhyologiœ decas prima, Londres, 1782; r Année rurale, calendrier à l'usage des cultivateurs, Paris, 1787; la Feuille du Cultivateur, avee Parmenlier, Dubois, etc. ; et une foule de mémoires. On lui doit l'introduction en France des premiers troupeaux de mérinos et de chèvres d'Angora.
BROUVELIEURES, ch.-l. de cant. (Vosges), à 3 kil. de Bruvères : 500 hab.
BROUWERSHAVEN, vilL de Hollande (Zélande), dans l'Ile de Schouwen, à 10 kil. N. de Zirikiée ; 700 hab. Pêche d'huîtres. Patrie de Jacques Cats.
BROWN (Robert), sectaire anglais, né vers 1550 a Northampton, mort en 1630, s'éleva contre la hiérarchie ecclésiastique et contre la forme des sacrements ; enseigna une doctrine fort analogue à celle des Puritains, en v joignant une forte teinte de républicanisme, et lut persécuté et emprisonné pour ses opinions ; s'échappa et se réfugia dans la Zélande, ou il continua à prêcher sa doctrine ; revint en Angleterre en 1585, fit quelques concessions et obtint une paroisse dans le comté de Northampton. On a de fui un traité de la Réformation sans concessions, Middelbourg, 1582.
browm (Ulysse-Maximll.), feld-maréchal au service de l'Autriche, issu d'une famille irlandaise, né à Baie en 1705, rendit de grands services i Marie-Thérèse, gagna en 1746 la bataille de Plaisance et s'empara de Gênes. Il repoussa en 1756 le roi de Prusse qui avait envahi la Bohême, et remporta sur lui la bataille de Lowositz. 11 fut blessé mortellement à la bataille de Prague en 1757.
brown (Jacq.), ministre anglican et fécond écrivain, né en 1715 à Rothbury (Northumberland), a composé un Essai sur la satire, en vers, 1750 ; des Essais sur les Caractères de Shaftesbury , 1751 ; un ouvrage intitulé ; Appréciation des moeurs du temps, 1757, qui avait pour but de ranimer l'esprit public en Angleterre, et qui eut, dit Voltaire, une grande influence sur les événements qui suivirent ; une Histoire de la poésie, 1764 ; des tragédies, des sermons. On lui doit aussi des écrits sur 1 éducation, nui lui firent une telle réputation que l'impératrice de Russie lui proposa de venir à Pétersbourg pour y organiser les écoles ; mais au moment de partir il se coupa la gorge dans un accès de mélancolie, 1764.
brown ( Jean ) , célèbre médecin écossais , né en 1736 dans le comté de Bcrwick, était fils d'un pauvre journalier. Ayant montré do bonne heure une grande aptitude à l'étude, on l'envoya à Edimbourg, où il étudia la médecine, tout en donnant des leçons pour vivre. Il s'acquit une grande réputation par ses cours et sa pratique, devint en 1780 président de la Société médicale d'Edimbourg, publia des Etementa medicinœ, où il exposait un nouveau système de médecine, et eut bientôt un grand nombre de sectateurs qui prirent le nom de Brownistes. Ayant dissipé par son inconduite la fortune qu'il avait acquise par ses talents, Il se rendit en 1786 à Londres où sa misère ne flt qu'augmenter, et il fut emprisonné pour dettes. H y mourut en 1788, au moment où l'ambassadeur de Prusse lui proposait un établissement avantageux à Berlin. Brown expliquait tout par une propriété vitale qu'il nommait excitabilité, et réduisait la médecine à l'art de msdifler l'excitabilité par le sage emploi des stimulants, de manière à augmenter ou à diminuer l'excitation. Ses Éléments de médecine ont été tradu'ta en français par Berlin et par Fouquier, 1805.
biuwm (Thomas), professeur de philosophie Edimbourg, né en 1778 k Kirkmabreck près d'L-
BRLG
dlmbourg, mort en 1820, exerça d'abord la médecine , pais suppléa le professeur Dugald-Slcwart à partir de 1810. 11 a composé un Essai sur la relation de cause et effet, et des Leçons sur la philosophie de Cesprit humain, ouvrage posthume qui est devenu claque dans la Grande-Bretagne et aux États-Unis : il s'y éloigne souvent de Reld et Stewart, poursuivre Hume. Il a composé des poésies estimées.
BROWNE (Thom.), médecin et savant, né à l/ondres en 1605, mort en 1682, s'est fait connaître par un ouvrage Intitulé : la Religion du médecin, 1642, qui fut traduit en français, en latin et en allemand ; et par un essai sur les erreurs vulgaires, Pseudodoxia epidemica, 1646, traduit en franç. par Souchay, 1733. — II laissa un flls, Edouard Browne, médecin distingué, né en 1642, mort en 1708, qui ï est surtout fait connaître par ses voyages, publiés à Londres, 1673, et traduits en français, 1674.
browne (Simon), ecclésiastique dissident, né en 1680, mort en 1732, écrivit plusieurs ouvrages pour la défense du christianisme contre Woolston et Tlndal. II tomba à la fin de sa vie dans une espèce de ilémence qui ne l'empêcha cependant pas de composer d'excellents ouvrages.
browne (Guill. -George) , vovageur anglais, né à Londres en 1768, est le premier Européen qui ait pénétré dans leDarfourJl793).Ilfutassassinéenl8l3 on allant de Tauris à Téhéran.
BROWMSTES. Voy. BROwn(Jean).
BRUANT (Libéral) archit. à Paris, m. vers 1690; donnâtes plans de laSalpêtrière et de l'hôtel des Invalides (1671). Son architecture était noble et simple.
BRJCE (Robert), comte d'Annandale, seigneur /•cossais, issu de la maison royale, flls de Robert Bruce-le-Noblo et d'Isabelle d'Ecosse, disputa le trône à Bailleul après la mort d'Alexandre III (1286), et s'unit au roi d'Angleterre, Edouard I, pour triompher de son rival ; mais il fut trompé par le monarque anglais qui , après la victoire, refusa de lui donner le trône. 11 s'unit ensuite à Wallace pour délivrer l'Ecosse. Son fllsdevint roi. [Voy. l'art, suiv.)
brcce (Robert) , d'abord comte de Carrick , puis roi d'Ecosse sous le nom de Robert 1, était flls du précédent. Il vécut d'abord à la cour d'Edouard I, puis s'esquiva de Londres, souleva l'Ecosse et se fH couronner à Scône, 1306. 11 défit Edouard II à la bataille de Bannockburn (1314). Après de nombreux combats, il Dt reconnaître son Indépendance par Edouard III en 1329. Il mourut dans la môme année. — Il eut un frère, Edouard Bruce, qui fut proclamé en 1315 roi d'Irlande, cl qui péril à la bataille de Dundalk, dans uncomhat singulier contre un Anglais.
bri'ce (David) , roi d'Ecosse sous le nom de David 11, fils de Bobcrt Bruce, succéda à ses droits en 1329. Privé pendant quelque temps de ses états par Edouard III, qui avait placé Bailleul sur le trône, il y rentra en 1342 avec le secours de Philippe de Vtlois, roi de France, et Ot la guerre à Edouard III. Après avoir obtenu quelques succès, il fut vaincu et pris à Nevill's Cross (1346), et resta pendant dix ans captif à la Tour de Londres. Edouard lui rendit enfin la liberté, à la sollicitation de sa sœur Jeanne, quo Bruce avait épousée. Il mourut en 1370, laissant la couronne a Robert Stuart, son neveu.
bruce (Jacq.), célèbre voyageur écossais, né à Kinnaird en 1730, uiort en 1794. Après s'être enrichi dans le commerce, il se mit à voyager pour se distraire du chagrin que lui causait la perte de sa femme. Il visita toute l'Afrique septentrionale, puis pénétra dans l'AbyssInle, et se mit à la recherche des sources du Nil (1768-72). Après une longue absence, Il revint en Angleterre où on le croyait mort, et y publia la relation de son Voyage à ta recherche des sources du Nil (1773). Cette relation a été traduite en français par Casléra, 1790, & vol. in-4. Bruce a hwieoop ajouté aux connaissances que l'on avait
sur la géographie et l'histoire naturelle de l'Aby» sinie; mais il paraît qu'il n'a pas découvert le* sources du vrai Nil ; II a seulement remonté jusqu'à la source du Bahr-el-Azrck, un des affluents du lieu ve.
BRUCHIUM, quartier de la ville d'Alexandrie en Egynle. Voy. Alexandrie.
BRUCHSAL, ville du grand-duché de Bade, à 19 kil. N. E. de Carlsruhc ; 6,000 hab. Hôtel-de-villc et château qui était jadis la résidence de l'évéque de Spire. Mine de sel, commerce de sel.
BRUCK. ville des États autrichiens (Styrie), & 40 kil. N. 0. de Grœtx ; 1 ,320 hab. Fonderie. Commerce de transit.
brcci-sur-leitoa , ville des États autrichiens (Autriche), à 30 kil. S. 0. de Prcsbourg; 2,360 hab.
BRUCKER (J.-J.), savant allemand, né à Augsbourg en 1696, mort dans ta mémo ville en 1770, fui pasteur de l'église do St-Ulric. Il est auteur de YÙistoria critiea phitosophiœ amundi incunabulis ad nostram usque atatem deducta, Lelpsick, 1741-44,
5 vol. In-4, réimprimée avec augmentation d'un 6* vol. en 1767. ibid. C'est une vaste compilation, fruit d'une grande érudit. Les opinions des philosophes y sont exposées avec exactitude,malsjugéesavec une liberté qui Dt mettre l'ouvrage à Y Index. L'auteur en donna un abrégé sous le titre A'institutiones hist. philos., 1747et 1756. Il avait préludé à son grand ouvrage par plusieurs dissertations dont la plus importante est Historia philosophie a de ideis, Augsbourg , 1723. Il publia en 1748 : Miscellanea historiée philoiophicœ, litterariee, critiea;, etc. On lui doit en outre plusieurs écrits sur la littérature allemande.
BRUCTÈRES, Bructeri, peuple germanique qui habitait sur les bords de I'Ems. entre les Frisii au N., les Datavi à 10., les Vsipii au S., les Dulgibim à l'E., el s'étendait jusqu'à la Lippe, le Weser et le Wecpt. Ils occupaient l'emplacement d'une partie de la Prusse Rhénane (Wcstphalie) et du royaume de Hanovre, territoire marécageux d'où ils avaient llré leur nom {brûch, marais). Ils combattirent Dru sus sur l'Ems, soutinrent les Chérusques et les Marses dans leurs guerres contre les Romains, et favorisèrent Civilis. Ils furent subjugués plus tard par les Saxons. Beaucoup d'entre eux entrèrent alors dans ta milice romaine : le reste se mêla aux Francs.
BRUEYS (Davkl-Auguslin de), poêle et théologien, né à AU en 1640, mort à Montpellier en 1723, fut élevé dans la religion protestante et fut converti (1681) par Bossuet qu'il avait d'abord combattu. Devenu zélé défenseur du catholicisme, il écrivit plusieurs ouvrages en faveur de celte religion et finit par entrer dans l'état ecclésiastique. S'étant alors fixé à Paris, il prit du goût pour le théâtre et composa , soit seul , soit en société avec Palaprat , son compatriote et son ami, plusieurs comédies qui eurent du succès. Ses pièces les plus connues sont : le Grondeur, 1691 ; te Muet, 1691; rimportant de cour, 1693 ; le Sol toujours sot, 1693 ; les Empiriques, 1698 ; f Avocat patelin, 1706 ; cette dernière pièce est tirée d une ancienne farce de P. Blanchet, qui vivait au temps de CharlesVIII.il s'est aussi essayé, mais avec moins de succès, dans la tragédie. Les œuvres littéraires de Brueys ont été publiées en 1 735, 3 vol. in-12, et en 1812, par M. Auger, 2 vol. in- 1 8.
brueys (Fr.-Paul dk), contre-amiral, né en 1760
6 Uzcs, commandait ta flotte qui conduisit en Egypte l'armée aux ordres de Bonaparte (1798). Ayant trop tardé, après avoir débarqué ses troupes, à quitter les côtes de l'Egypte, il fut attaqué par l'amiral Nelson près d'Aboukir ; son escadre fut presque entièrement détruite, et 11 périt lui-mCme après avoir fait des prodiges de valeur (1" août 1798).
BRUGES, Mlle de Belgique, ch.-l. de ta Flandre occid., à 88 kil. N. 0. de Bruxelles, sur le canal de Gand à Ostende; 45,000h. Evêcbé. Eglise N.-Dame, hôlel-de-ville, palais épiscopal, palais de justice,
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aile, etc. Université, fcociétoï savantes, musée, bi- Miolh. Commerce de toiles, serpes, étoffa de laine, Iraps, savon, eau-de-vie. bière : louderic de cloches. Le peintre J. Vau Eyek »'j Axa, d'où U fut dit Jeau l e Brunei. PaL de Berken, Stevin, etc V. municip. au □I* siècle, très rlenc an U1I*. Fréquente* révoltes contre le* duc* de Bourgogne qui la ,. édaienL Elle appartint à la France en 17 4.» et en I <i)i: fut ev inprlse dans le roj. des Pays- Cas en 181 6, et dans la Belgique pu — Un canal l'unit à Oslende.
BRUGU1ÈRKS, ch.-l. de cant. (Tarn), à 9 kil. S. Je Castre* ; 3. "24 lialj..
BRUHL, ville des États prussiens (prov. Rhénane) , à 13 kil. S. de Cologne; 1,560 habit Aux environs, superbe château, dit des Électeurs, consiruit en 1726 par Clément-Auguste de Bavière, atij. détruit. Cette ville servit de refuge à Mazai'in lorsqu'il fut banni de France en 1051.
BRUIIL {Henri, cotnle de), premier ministre et favori d'Auguste III, électeur de Saxo et toi de Pologne, né en 1700 dans la Thuringc, s'est rendu tristement célèbre par les malheur» que la Saxe et U Pologne essuyèrent sous son administration, ainsi que par ton fa* le et ses extravagances flnaneières.
BRUIX ( Euslache ) , amiral français, né eu 1769 à St-Domingue, mort en 1805, Qt avec distinction la campagne d'Amérique, et n'en fut pas moins exclu du servie* eu 1793 ; mais fut rappelé dès 1794 , devint peu après major-général de la marine i Brest, puis contre-amiral et enOn ministre de la marine. U réussit presque miraculeusement 4 sortir de Brest qui était bloqué par les Anglais et gagna la Méditerranée où il rendit de grands services: Il venait d'être nommé amiral de la flottille Impériale rassemblée à Boulogne pour faire une descente en Angleterre, lorsqu il mourut.
BRULON, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 32 kil. N. 0. de La Flèche; l,350hab.
BRUMAIRE (lel8),JU>VHI, journée mémorable dans laquelle le général Bonaparte renversa le Directoire. Le lendemain, à Sl-Cloud, il Gt évacuer par unecomp. de grenadiers ta salle où délibérait le Conseil des C i n q-Cc n t s , et forma, avec Sieyès e t Roger- Du cos, un nouveau gouv. sous le nom de Consulat provisoire. Ces journées réj.ondentain 9 et lOnov. )'99.
BRUMATU, Brucotnagus, ch.-l. de cant. (Bas- Rhin), à 17 kil. N. 0. de Strasbourg ; 4,131 hab.
BRUMOY (Pierre, dit U Père), savant jésuite, oé a Rouen en 1G88, mort en 1742, vint de bonne heure à Paris, fllléducation du prince de Talmont, travailla au Journal de Trévoux , fut chargé de continuer Y Histoire de l'église gallicane, commencée par Longueval et Fonteuaj (il en rédigea les vol. 1 1 et 12), et se ût connaître avantageusement par plusieurs publications historiques et littéraires. La plus importante est le Théâtre des Grecs, contenant des traductions et des analyses des tragiques grecs avec de savantes remarques, 1730. 3 vol. in-4, et 1747, 6 vol. in-8. Cet ouvrage a élé publié de nouveau avec de grande* améliorations par MM. Rochefort, Laporte-Dullieil, etc., 1785-89, 13 vol. lo-8, et par M. Raoul Rochelle, 1825, 16 vol. On a encore de Bruinoy un Recueil de diverses pièces en prose et en vers, dans lequel on remarque deux poèmes latins, l'un sur les Passions, l'autre sur la Verrerie.
BRUNCK (Richard-Fr.-Phil.), helléniste français, né à Strasbourg en 1729, mort en 1803, fut commissaire de* guerres, puis receveur des finances, et ne commença que vers l'âge de 30 ans à cultiver la littérature grecque à laquelle II a rendu de si éminents service*. On lui doit tn grand nombre d'édition* estimées. Les princijnlcs sont : Analecta vetertim poetarum grxcorum. 3 vol. in-8, Strasbourg, 177G,
c'est une édition de Y Atuhologie beaucoup plus corn et plus soignée que les précédentes ; Ana- 1778 et 1766 : Apollonius <L Rhodes, 1780 1
Aristophane, 1783 ; les Gnomiques, 1784 ; Sophocle, 1786 et 1789 : cette dernière édition est regardée comme son chef-d'œuvre. On reproche à Brunck une grande hardiesse dans ses corrections.
BRUND1S1UM ou BRUNDUSIUM, auj. BrUuUsi, vulgairement Brindes en français, ville maritime d'Italie, sur l'Adriatique, dans le territoire des Csv» labrL Port célèbre, d où les Romains avaient cou tume d? s'embarquer pour la Grèce. Elle fut la patrie de Pacuvius, et vil mourir Virgile. Elle fournissait d'huilres la ville de Rome.
BRUNE (G.-M.-A.), maréchal de l'empire, né en 1763 à Brive^la-Caillarde, était (Ils d un avocat au présidial de celte ville. U adopta avec ardeur les principes de U révolution, se lia avec Danton et se lit d'abord connaître par quelque* écrits politiques. Ayant pris du service en 1793, il devint bientôt général de brigade et se distingua à la bataille d Aréole ; puis il commanda en chef en Hollande (où il battit les Anglais à Alkmaer), en Vendée et en Italie, et fut nommé maréchal à l'avènement de l'empereur. Chargé du gouvernement de* villes nanséatiques (1807), U prit Stralsond. U fut néanmoins disgracié peu après. Quand Napoléon revint de l'île d Elbe, il lut chargé d'un commandement dans le Midi. Peu de temps après la bataille de Waterloo, il fui SUSawiné à Avignon par la populace roy a : *te ain • u \ èe . Bn ves l u i a erig* une statu e ( 1 84 1 ).
BRUNEHAUT, reine d'Auslrasie (568), femme du roi Sigebert et fllle dAlhanagilde , roi goth d Espagne, est célèbre par ses démêlés avec Frédegonde. Voulant venger sa sœur Cabsuinte, femme de Chilpéric, roi de Neustrie, qui était devenuo victime de la jalousie de Frédegonde, elle Qt déclarer la guerre par Sigebert au roi de Neustrie : elle allait s'emparer de la personne du roi. quand Frédegonde fiiassassincr Sigebert àVitrv-*ur-Scarpe (575). Devenue elle-même prisonnière de son ennemie, elle ne s'échappa qu'à la faveur de l amour qu'elle sut, dit-on, inspirer à Mérovée, flls de Chilpéric. Brunehaut gouverna l'Austrasie sous la minorité de CMdebert son flls, et de Théodebert son petU-wa. Chassée d Australie par une sédition, elle se réfugia en Bourgogne, auprès d'un autre de ses peliU-ûuv, et exerça dans ce pays une grande influence. Clotaire II, Ul* de Chilpéric et de Frédegonde, étant devenu roi de toute la monarchie en 613, se ût livrer Brunchaut, et la mit à mort en la faisant attacher par les cheveux à la queue d'un cheval indompté. Le* historiens portent sur cette reine les jugement* les plus contradictoires, mais tous s accordent à louer la supériorité de son esprit et la beauté de ta personne. On voit en Belgique, en Flandre et en Bourgogne différent* ouvrage*, notamment de belles chaussées, qui portent encore le nom de Brunehaut ; mais la plupart sont plutôt l'œuvre de* Romain* que de la reine d Auslrasje.
BRUNELLESCHI (Phil.), architecte célèbre , né a Florence en 1377, mort en 1444. fut d abord apprenU orfèvre. Un voyage qu'il fit à Rome lui inspira le goût de r architecture : U •« forma par l'étude des monument* antique*. Ses dessins Hirent préférés à ceux de tous le* autres artistes que les Florentins avaient appelés à concourir au plan de la célèbre coupole de l'église de SanU-Maria-del- Fiore; Il fournil aussi les dessin* d une foule d autre* ouvrage* de différents genres , parmi Jet,Pje* on cita la citadelle de Milan, le* digue* du Pê à Mantoue, et l'église du Saint-Esprit k Horenee. On lui doit encore le* plans de I église de Saiut- Laurent, et le palais Pilli à Florence.
BRUNETTE (la), fort de* Etals sardes, détendait le Pas de Suie; il fut démoli en 1798.
BRUNETTO LAT1N1, écrivain italien du UU» siècle, né à Florence vers 1220, joua un rôle Important parmi les Guelfes; fut député par son parti v*rs A>