BRUN
, roi de Outille, pour lui demander du se~ . et fut forcé de s'exiler lorsque les Gibelins curent triomphé (1260). U se réfugia k Paris et séjourna 24 ans dans cette ville, cultivant et enseignant les lettres et la philosophie ; 11 y compta le fiante au nombre de ses élèves. Il ne retourna dans «on pays qu'en 1284 et y mourut en 1294. Brunclto Latini composa k Paris le Trésor de toutes chose», écrit en français, espèce d'encyclopédie où il traite de l'histoire sacrée et civile , de la géographie, de la morale, de la politique, etc. Cet ouvrage, resté manuscrit, se trouve à la Bibliothèque royale (n. 7006- G9); U a été traduit et publié en Italien par Buono- Giamboni, T révise , 14*4, et réimprimé à Venise, 1523, et à Florence, 1824. On a encore de lui une grammaire, U livre de la bonne par lettre, et plusieurs ouvrages de rhétorique et de morale en italien.
BRUNFELS (Othon). botaniste et médecin, né à la fin du xv* siècle, mort en 1634, était d'aliord religieux. Il quitta le cloître lors de la prédication de Luther, devint maître d'école à Strasbourg , puis se fit recevoir médecin k Baie (1530), et exerça la médecine k Strasbourg et i Berne. Il publia un assci grand nombre d'ouvrages sur la médecine , la matière médicale et la botanique. Le plus important art Herbarum vives icônes, Strasbourg, 1530-36, 3 vol. tn-fol. , qui renferme des gravures d'une fidélité
>1. ln-fol.,qul remarquable.
RUNI (Léonar
BRUM (Léonard), cou nu sous le nom do rAràtin, écrivain italien, ne en 1369 à Arezzo, mort en 1444 à Florence, fut secrétaire apostolique auprès d'Innocent VI et de trois de ses successeurs : se retira ensuite à Florence où il fut nommé chancelier en 1415. Il a surtout cultivé l'histoire ; le plus important de ses ouvrages est une Histoire de Florence, en 12 livres, écrite en latin, et publiée en 1610. Oa a de lui les Vies de Dante et de Pétrarque et des Lettres qui sont précieuses pour l'histoire de son temps. 11 étudia un des premiers U langue grecque et traduisit plusieurs ou vragcsd'Arktote, de Plularque,etc. BRL.NN, ville des Etais autrichiens (Moravie),
E.de
sur la Zv. a tau et la Scnwartza, à 107 kil. N Vienne; 40,000 hab. Eglise St-Jacques, hôlel-deville, palais du prince de Uchtenslein. Institutions de bienfaisance et d'instruction publique; théâtres; fabriques de draps, flanelles, lainages, soieries, mousselines, toiles, etc. Commeree de transit imp,
l'archevêché de Reims (1080). il se relira avec aii de ses comjiagnons dans un désert voisin de Grenoble, appelé la Chartreuse (1084), et y fonda un monastère où U mena U vie la plus austère (Voy. chartreux). Appelé à Rome en lOSfj par le pape Urbain II, dont il avait été le maître, il l'aida de ses conseils dans le gouvernement de l'Eglise; mais U refusa tes dignités que le pape lui offrait , et ae retira en 1094 pour aller fonder en Calabre, auprès de Squillace, une nouvelle Chartreuse. 11 y mourut saintement en 1 101. Il a laissé quelques écrits théologiques, Parts, 1524, et Cologne, 1GI1 et 1640. Sa vie a été écrite par le P. de Tracy, 1786. Son histoire, représentée en 26 tableaux par Lesueur, ornait le cloître des Cliartreux de Paris ; ces tableaux se trouvent aujourd'hui au 1/Uxembourg. Sa letc est célébrée le 6 octobre. — U ne faut pas le confondre avec un autre saint Bruno, connu sous le nom de saint Bruno d'Asti, né à Soleria, près d'Asti, en Piémont, évoque de Scgnl, mort en 1125, et qui est aussi auteur de quelques écrits théologique*.
Bruno (Jordauo), philosophe italien, né \ ers 1550 à Noie en Campanic, fut d'abord dominicain. Ayant conçu des doutes sur la vérité de la religion, il sortit de son couvent, se rendit à Genève (15X0), conféra avec le célèbre Théodore de Bète, et embrassa le calvinisme. 11 vint ensuite k Paria, où il enseigna la philosophie et attaqua Aristote; passa de la en Angleterre (1585), puis séjourna à Wiltcmberg. à Prague, à Francfort. Ayant eu l'imprudence de rentrer en Italie, il fut arrêté à Venise par l'inquisition, conduit k Rome et brûlé vif, comme hérétique et violateur de ses vœux, en 1600. Jordano Bruno s'était fait un système de philosophie fort analogue à celui qu'a depuis enseigné Spinosa: il admettait que Dieu est La substance et la vie de tontes choses; I univers est an animal Immense dont Dieu est l ime. Il mêlait à ce svslème des idées pythagoriciennes ; il accordait en outre une grande importance i l'art de Lulle. U a composé un très grand nombre d'ouvrages : les plus importants sont : De umbris idearum, Paris , 15S2 ; Spaccio délia Bestia trionfanti {Expulsion de ta bête triomphante), Londres, 1584, allégorie dans laquelle U coubat la superstition; Dc//û causa, principio e uno , 1584; DelT infinito universo e mondi, 1584 ; De monade, numéro et figura, Francf., 1591. Ses UKuu-es out été
Prison du Spielberg. Ane. place forte ; mais les Fran- ! recueillies par A. Wagner, Leips., 1829-30, 2 v.in-8, et çais lont démantelée en 1809. Brunn a été la par Gfrœrer, Stuttgard, 1834-6 (en latin). On doit k capit. de toute la Moravie ; elle est auj. ch.-l. du I B.Chr. Bartholmess /. Bruno. Paris, 1847,2 v. in-8. cercle de BrUnn et de tout le gouvernement de I BHUNO.NIS vicus, nom latinisé de brunswick. Moravie et SUésic. — Le cercle de Brunn est entre | BRUNOY, village du dép. de Seine-ct-Oise. k 15
kil. N. deCorbeil; 1,000 hab.
BRUNSWICK, Braunschwcig en allemand, Brunonis vicus ou Brunopolis en latin moderne , ville d'Allemagne, capit. du duché de Bruns» ick, sur I Ocker, 1 50 kil. S. E. d'Hanovre; 3G.0OO hab. Jolies promenades, château dit Graue hof, résidence du duc : prévôté, maison provinciale , bâtiments de la chambre des comtes, arsenal , monnaie, opéra, bel holel-de-ville: muséum d'antiquités, de peinture, etc. Célèbre Collegium Carolinum, collège de chirurgie et d'anatomie; deux gymnases, deux bibliothèques. Industrie : soieries, lainages, toiles, couleurs, tabac, amidon, sel de Glauber, produits chimiques, porcelaines, ouvrages de carton, elc. Grand commerce; deux foires qui ont fait la prospérité du pays. Brunswick doit son nom à Bruno, duc de Saxe, qui la bâtit ou l'agrandit vers 801. Brunswick est la patrie du romancier Aug. Lafcntaine.
,,,,,, brunswick (duché de), état de la Confédération
fut lui-même duc de Saxe de 859 i 880, et bâtit vers] germanique, est situé entre les Etala de Prusse, de 861 la v. de Br«n.tiric*, oui Prit son nom. Hanovre, d Anhatt et de H esse. Il se divise en six
districts : Brunswick, Wolfenbuttel, Helmsta>dt, Gandersheim, HoUminden, Blankcnburg; il faut y joind'OEJs en Silésie{ 251,
de Hcadisch, d'OlmUtx, de Znaym, l'Autriche et la Bohème: il a 88 kil. sur 62, et 300.000 hab.
brunn, bourg d'Autriche ,4 13 kil. S.O. deVicunr. 1,550 hab. Bons vins.
BRUNNEN, bourg de Suisse (SchwiU). snrlelac de Lueerne, k 4 kil. S. 0. de Schwitx. Célèbre par l'alliance perpétuelle qu'y firent en 1315 les cant. de Sehwiti, d'Uri et dUndcrwakl: cette alliance fut l'origine de I ndépendance de la Suisse. Le canton de Lueerne entra dans la ligue en 1332 ; Zurich y fut reçu en 1351, Claris et Zug en 1352, Berne en 1351; ce qui forma les 8 anciens cantons.
BRUNO ou BRUNON, dit U Grand, arclievêque de Cologne et due de Lorraine, 3« fils de l'empereur lien ri- 1 Oiseleur, et frère d Othon I, succéda en 953 k Wicfred, archevêque de Cologne, et mourut en 965. 11 ent une part active aux affaires de Il n'était point étranger aux lettres.
brcno* (Ils de Ludolf (chef de la 1" maison de Saxe), -mt
BRtmo (saint), fondateur de l'ordre des Chartreux, né à Cologne vers l'an 10*0. Après avoir été revêtu de plusieurs dignités ecclésiastiques et