BUG
BRUTUS (L. Junlus), Romain célèbre par son amour pour la liberté, étail flls de Tarquinie, 2* QHe de Tarquin-IAncien. Ayant vu de bonne heure son père et son frère assassi nés |>ar Tarquin-le-Superbe, et craignant le même sort, il rouir, lit l'insensé pendant plusieurs années (d'où son surnom de Brulus), jusqu à ce qu'il stt présentât une occasion favorable pour se venger. Après l'outrage fait à Lucrèce par Sextus Tanpiin. Brulus leva le masque, haranùua Le peuple, Ut chasser les rois (509 av. J.-C.) et établit !a république. Il fut nommé aussitôt consul avec Collalin, mari de Lucrèce. Dans son amour pour la liberté, il ne balança point à condamner et à faire exécuter ses propres Dis qui avaient conspiré pour rétablir les Tarquins. Il périt quelques mois après dans un combat singulier avec Aruns, flls de Tarquin, en perçant aussi mortellement son adversaire.
Brutus (M. Junius), rigide républicain, flls de Scrvilie, sœur de Caton, suivit le parti de Pompée dans la guerre civile, et combattit à Pharsale. Après le combat, César, qui l'aimait, et qui, dit-on, était son père, l'appela auprès de lui et le combla de faveurs. Les caresses du dictateur ne l'empêchèrent point d'entrer dans la conspiration formée contre lui. César, au moment de mourir, le vovant au nombre des conjurés, s'écria : «Et toi aussi, mon ûla? • Après ce meurtre, Brutus, poursuivi par Antoine, se réunit à Cassius, et livra bataille à Antoine et à Octave dans les plaines de Philippe» en Macédoine. Il fut vaincu, et se tua de désespoir, l'an 42 av. J.-C. Ou dit qu'il s'écria en mourant : «Vertu, tu n'es qu'un nom ; • mais cette parole désespérante n'a rien d authentique. Brulus cultivait les lettres el la philosophie : il embrassa le stoïcisme. Il avait composé un éloge de Caton d'Ulique et d'autres ouvrages qui ne nous sont pas parvenus; il ne reste de lui que quelque» lettres à Cicéron et à Atticus.
brutus (becimus Juuius), parent du précédent, fut au nombre de ceux qui s engagèrent dans la conspiration contre César. Après la mort dû dictateur, il t'enfjrma dans Modène, força Antoine à lever le siège de cette ville, le chassa de l'Italie, et fut honoré du triomphe; mats il fut vaincu à son tour parce triumvir, et péril assassiné en se retirant dans les Gaules.
BRUX. ville des Etats autrichiens (Bohême), à 76 kil. N. 0. de Prague ; 3.000 hab.
BRUXELLES. BrBssel en allemand. Briixellœ en lal. mod., cap. de la Belgique, ch.-l. du Brabant, sur la Senne, à 280 k N. E. de Paris : 1 00.000 hab. Magnifiques promenade* (le Parc, l'Allée-Verte, les nouveaux boulevards), 14 portes, 27 ponts, belles églises (entre autres celles de Salnte-Gudule , des Sablons, de Notre-Dame , etc.) ; nombreuses fontainèB ; places Royale el Saint-Michel ; palais du Roi, du Prince-Royal, des Etals, de justice ; hôtelde-vilb* (.fithiquc. -..II. - de spectacle, monnaie, etc. Univers, 'ibre.acad.roy.dessc. et belles-letlres ; sociétés royales des beaux-arts, de Concordia, de Flore; athénée, jardin botanique, bibliothèques, ol>*ervatoire superbe, serres du jardin d'horticulture, nombreuses collections en tout genre. Industrie et commerce très développés: dentelles renommées, tissus et étoffes de laine, de fil. etc. : bonneterie, chapeaux, bougies, amidon, tabac, vitriol, produits chimiques ; calandres, filatures ; imprimeries de loulc espèce, employées surtout à la réimpression el à la contrefaçon d'ouvrages français; brasseries, tanneries, raffineries .de sel el de sucre ; carrosserie et sellerie. Aux environs, château royal de Laekcn, villages riches, belles villas. Chem. de fer. — Bruxelles fui fondée au vu* siècle : elle était importante dès le x* (Olhon 11 y tint sa cour en 976) elle fut la capitale des Provinces-Unies depuis 1507, du roy. de Belgique depuis 1832. De 1815 à 1832 elle a été une des deux capit. du roy. des Pays-Bas. Elle a appartenu à la France do 1795 à 1814;
elle^lait alor-le ch.-L du dép de la Dyle. Bombardée en 1005 par les Français, prise en 17*47 par le maréch. de Saxe. Pair, des deux Champagne, des l Duquesnoy, de Van der Meulen, Van-Helmonl, Vésale. Feller, Clerfayt. du prince de Ligne, etc.
BRUYERES, ch.-l. de tant. (Vosges), à 19 kil. N. E. d'Êpinal ; 2,359 hab.
BRUYS (Pierre de], hérésiarque du xil» sièele, parcourut le Dauphiné, la Provence et le Languedoc, déclamant contre les abus du clergé, abattant et brûlant les croix , rebaptisant les enfants, enseignant que les églises sont inutiles, que l'on ne doit pas prier pour les morts, que Dieu n'est pas dans l'eucharistie, etc. 11 fut brûlé vif par les habitants de Suirit-Gllles(Gard), en 1147.— Ses disciples, dont le plus célèbre est Henri, dit aussi de Bruys, furent appelés Pélrobrusiens. Ils furent les prédécesseurs des Yauduis.
BRI ZEN DE LA MARTINIÈRE. Voy. lamàktiniere.
BRY (Théodore de). Voy. dedrt.
BRYENNE (Nicéphore) , général de l'empereur Michel Parapinace. Craignant l'effet des injustes délianecs de son maître, il se révolta et se fit proclamer empereur à Dynachium ; mais il fui vaincu el eut les yeux crevés (1079).
bryenne (Nicéph.), fils du précédent, fut en fa* veur auprès d'Alexis Comnène, qui lui donna sa fille Anne en mariage, et le décora du titre de césar. Cependant Bryenne ne put se faire nommer son successeur. Ayant tenté de prendre Antioche sur les Latins, il échoua et revint mourir à Constant!nople en 1137. 11 a écrit l'Histoire des empereurs Isaac Comnène, Constantin Ducus, Romain Dioyène el Michel Parapinace (1057-107 1), Paris, 1661 (dans la collection des Byzantins). Celle histoire a élu traduite par le présïdcut Cousin. — Voy. Briekse. BRZESC, ville de Russie. Voy. brests.
BRZEZANY, ville des Etats autrichiens (Galicie), à 35 kil. S. de Zloczow ; 4,500 hab.
BUA, dite aussi lie des Perdrix, île do EtaU autrichiens, dans la mer Adriatique, sur la cote de Dalmatie, à 32 kil. N. 0. de Spalalro; 3.500 hab. Elle communique à Trau par un môle. Ch.-L, But ou Santa-Croce.
BUACHE (PhiU, géographe, né à Paris en 1700, mort en 1773, se forma sous le géographe Delisle, dont 11 épousa la Oile; fut nommé en 1729 premier géographe du roi, el devint l'année suivante membre de l'Académie des Sciences. Il élablit la division du globe par bassins de rivières el de mers, subordonnés les uns aux autres. Il croyait & l'existence d'un continent aiislrul. opinion nue les découvertes postérieures n'ont pas confirmée. II a publié eu 1754 un Allas physique estimé, et adonné plus, mémoires. RUAT (nu), historien. Voy. ddbuat.
BUBACENE. prov. de l'Asie anc.. au N. du mont Paropamise, formait la partie S. E. de la RsWriane.
BURASTE, en latin Bubauis ou Bubastns, auj. Ba.ua? ancienne ville de la B.-Egyptc, au S. E.de Léonlopolis, sur une branche du NU dite bras bubustique, par 30» 40' iat. N., 2îr» II* long, E., avail été ainsi nommée en l'honneur de la déesse Rulaaslis. el était le ch.-L d'un nome dit Bubasliie. Elle est auj. ruinée. .
BUBASTISou POUBASTI, divinité égyptienne, fille d'Osiris et d'Isis. esl la Diane des Grecs ou la Lune.
BURNA (le comte de), général autrichien, né en Bohème vers 1770. Tut chargé île missions diplomatiques en 1812 et 1813 auprès de .Napoléon: commanda le corps d'armée qui pénétra en France par Genève en 1813: commanda en 181& un autre corps d'armée en Savoie, cl fut revissé par SucheL II mourut gouverneur de la Lomliardie en 1825.
BUC. villaire du dép. de Seine-ct-Oise, sur la Bièvre, à 3 kil. S. de Versailles : 700 hab. Aqueduc
bucii
qui fournit de
l'eau à Versailles BUCARI, ville rit» Etat* autrichiens (lllyrie) sur la mer Adriatique, à 11 kil. E. de Fiumo ; 3 hait. Ronne rade et chatrau-fort.
BUCCINO, ville du rov. de Naples (Principauté Qtérieure), sur la Bolla , à 22 kil. h. de Campagna .
BUCEPH ALE, cheval d'Alexandre. Ce prince était le seul qui pût le monter. PI u^iicurs loi» Bucéphale lui sauva la vie en le dégageant du Tort de la mêlée. || fut tué dam l'Indu au lieu où fut fondée la ville de Ructphalie.
BOCEPHALIE, Ructplmlia. Tille de l'Inde ancienne, sur l'Hydaspe, vis-à-vis du Nicée, au N. du rov. de Tailla, Tut fondée par Alexandre, au lieu où périt sor. cheval Rucéphale.
BUCER (Martin), un des plut ardents propagateur* du luthéranisme, né à Sehéle*t*dt en 1491, était dation! dominicain. Il quitta «ou cornent en 1521, se maria, prêcha la réforme et exerça 20 ans à Strasbourg, le double emploi de ministre et de professeur de théologie. On remarque dans sesécriU une gratuit, subtilité. Il contribua i la trêve qui fut conclue entre les partisans de Luther et ceux de Zwingle à la suite des conférences de Marbourg en 1 629, ainsi qu à l'accord de Wiltemberg en lM6. Il alla ensuite proférer la théologie en Angleterre, et mourut à Cambridge en IS.SI. Il flotta toute u vie entre la doctrine de Luther et celle de Zwingle. Le* Stra-txiiiigenis le regardent comme leur apôtre.
BUCH le caplalalde), subdivision du Bordelais, avait pour ville princjp. la Teste de Buch. S>* anciens seigneurs se qualifiaient captais ou capoudals. Ils sont célèbres dans 1 histoire de la Guyenne. Voy.
CAPTAL et £ PKI» SON.
bich (la tk>te oe), ancien ch.-l. du raptalat de Bueh, auj. ch.-l. decanl.dansledép. delà Gironde, i 48 kil. S. 0. de Bordeaux, sur le basai! d'Arcachon : 2.!»Hii hab. Petit |iorl. Huîtres. Chcm. de fer.
BUCIIvN, petit comté d'Ecosse enclavé dans la partie K. du comté d'Ahcrdeen, se termine par le Buchanness. la |.oiiite la plus orient, de toute 1 Ecosse. Laine* Unes; ambre jaune sur le* côtes.
BUCII. \N (Guillaume), médecin écossais, né en 1729. mort en 1S05, dirigea I hôpital des enfants trouvés i Ackworth (Yorkshire), puis s'établit à Edimbourg en 1770 et y publia la Médecine domanque, quia eu de nombreuses éditions; elle a élé traduite eu français par Duplanil, Paris, 1789, & vol. ln-8. Il pratiqua depuis à Londres.
BUCIIANAN (George), porte latin moderne et historien, né en 1506 en Ecosse, fll ses études à Paris, fut professeur à la communauté de Satnlc- Ifarhe: puis retourna en Ecosse , et devint précepteur d'un (Ils naturel de Jacques V, le fameux comte de Murray. Ayant écrit une satire contre les Franciscain*, il fut emprisonné (1539), puis se sauva en France et enseigna pendant plusieurs années au collège de Bordeaux et dans un collège de Paris. Ayant été appelé en Portugal pour enseigner à CoTmbrci il éprouva danser pays de nouvelles
riursuite* à cause de la hardiesse île ses opinions: revint en France, puis repassa en Ecosse (IS60) où H embrassa le protestantisme. La reine Marie Stuarl le chargea de la direction d'un collège, et voulut lui confier 1 éducation de son fils; 11 ne s'en déclara pas moins contre cette princesse dans les troubles oui suivirent, et fut nommé par les états précepteur du jeune roi Jacques VI. Il consacra les dernières années de sa vie à des com|iositiun9 historiques, et mourut en I SR2. Ses ouvrages, tous écrits en latin, •«composent: l'depoésies. parmi Icsqnelleson distingue la Parup/ira*c des Ptatimes, des épigrammes, deux satires contre les moines : Fratres Jraierrtmi et Franeucanut (satire contre les Franciscains) , le poème de la Sphère, les tragédies de JephU et Saint
. i Jean-Baptiste ; 2* , cipaux sont De A
BUCR
en prose, dont les principaux sont De Marùt reyina ejutqtu eontpiratione , libelle qui en déshonorant Marie Stuart a flétri la réputation de l'auteur lui-même; De jure regni apmd Scott», remarquable par le libéralisme des idées, et VHutoire dficoue, en 12 livres, le plus estime de tous. On a donné des éditions complètes de ses OEu vrea. 2 vol. in-fol.. Edimbourg, 1714, et 2 vol. ln-4 et Leyde, 1725. Tous ses ouvrants sont à Flatte BUCHAREST , ville de la Vaiacuie. Voyez
BOI'KH Mtf'ST.
BUCHAR1E, contrée de l'Asie centrale. Fo» . ■00-
KHARIE.
BUCH AU, ville du Wurtemberg, à 15 kil. de Riedlingen ; 1,200 hab. Jadis ville impériale du cercle de Soualie, avec une ablmve princière.
BUCII EN, ville du grand-duché de Budc, à 47 kil. N. E. de Heidelberg: 2.100 hab. Draps, toiles, etc.
BUCIIM AN. Voy. BiBLiANpea.
BUCHOVINE. Voy. BUKowiite.
BUCH Y , ch.-l. de canton (Sdne-lnf.), & 24 kil N. E. de Rouen; 560 hab.
BUCKHOL(J.), boucher de Leyde, fanatique sédi tieux, chef des Anabaptistes de Munster, |iérit sur un éebafaud après la prise de cette ville en 1536
Rl'CkINGH AM , Neomayus, ville d'Angleterre, à 80 kil. N. O. de Londres: 3,600 hab. Ch.-l. du comté de Buckingham. Fab. de dentelles blanches — I.e comté est silué entre ceux de Norlliampton , Bedford, Hererord , Mid.llesex, Berks, Oxford ; Il a 7.S kil. sur 31, et 141,000 hab. Il est traversé par le grand canal dit de Great-Junctton. Marbre, ocre, terre à foulon: pâturages, belles laines; quelques man il Tact uns d etolTes de colon, papeteries, beaucoup de dentelles cl ouvrages en paille.
RUCklNGHA.M (George vii.lif.hs, duc de), favori de Jacques I et de Charles I , né en 1592 dans le comté de Leicester, d une famille normande oui avait accompagné Guillaume. Doué de toutes les grâces du nor|ts et de l'esprit, il plut à Jacques, qui éloigna pour lui son favori Somerset ; il fut élevé en moins de deux ans aux plus hautes dignités et aux plus importantes fondions. Créé marquis, puis duc de Ruckiiigliam , il dev int premier ministre cl fut le dispensateur de toutes les faveurs. Il n usa de son pouvoir que pour satisfaire sa cupidité et celle du roi : s'enrichit, grâce à la faiblesse cl à la connivence du chancelier Bacon, en établissant des taxes injustes et en vendant des privilèges; fll casser plusieurs parlements, et entraîna son pays dans des guerres d**astreuscs. Envoyé en Espagne (1623) |>our négocier le mariage du prince de Galles (Charles I) avec l lnfante, il lit échouer ce projet par son insolence et fll déclarer a l'Espagne une guerre injuste. Envoyé plus lard en France pour demander la main de la princesse Henriette, tille de Henri IV, il osa parler d'amour à la reine Anne d Autriche, et s attira la haine île Unis XIII et de Richelieu. Pourse venger il alla porter des secours aux Protestants insurgés, mais il échoua honteusement dans ses tentatives sur La Rochelle et sur l'île de Ré (1027). Il préparait uns nouvelle ex|H-dition lorsqu il péril en 1628, assassiné par le fanatique Felton , qui croyait par ce meurtre délivrer sa patrie d'un fléau. Plusieurs foi* les communes avétient demandé son éloignemenl, mais sans succès. — Il laissa un llls. nommé aussi George, né en 1627, mort en 1688, qui accom|»agna Charles 11 on exil , le suivit en Ecosse où il comliatlil vaillamment, et qui jouil d'une grande faveur auprès de ce prince après la restauration. Il fut membre du ministère dit de la Cabal. En 1666 il entra dans une conspiration contre le roi , mais il obtint sa grâce. On a de lui des écrits qni prouvent qu'il était homme degoùt. entre anlres une comédie : 77ic Rehearsai.
BUCKINGUAMhlUHE (miutield, duc de). Voo.
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