‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 191 sur 567 · BU UN · texte numérisé non relu

BU UN

BttUX

Capit., Brunswick Sol fertile, quoique sablonneux; mines a&scx nombreuse*; Industrie. La majorité des liabitants professe la religion luthérienne. Le gouvernement est monarchique et constitutionnel ; deux chambres ; la succession passe aux femmes en cas d'extinction des mâles. — Une première maison de Brunswick, qu'on nomme aussi Brunswick-Hanovre, commença sous Othon 1 avec Bruno, son neveu, et «'éteignit dès 1090, avec Ekbert IL Ses possessions ;>as»èrent par une suite de mariages aux Nordheiro, auxSuppicnbourg.enfln aux célèbres Welfs ou Guelfes issus de la maison d'Est), en la personne d'Henrile-Superbe, duc de Saxe et de Bavière. Quand les Guelfes eurent définitivement été vaincus, Othonl'Enfant, leur héritier, recueillit ce qu'il put des riches débris allodiaux de sa maison, en ût hommage à l'empereur Frédéric H, et les reçut de lui en Qcf immédiat avec le titre de duché de Brunswick (1 235). A partir de 1262, la maison de Brunswick se divise en deux lignes : maison de Brunswick et maison de Lunebourg. La première forme elle-même, en 1279, les branches de Grubenhagen, éteinte en 1596, et de Gœtlinguc, scindée à son tour dès 1347 en rameau de Gœttingue et rameau de Brunswick. En 1368, l'ancienne ligne de Lunebourg s'éteignit, mais le rameau de Brunswick se subdivisant encore fournit, en 1431, la moyenne maison de Lunebourg et la moyenne maison de Brunswick. Celle-ci s'éteignit en 1634 après s'être divisée (1416) en branche de Wolrenbllttcl et branche do Kalenbcrg, subdivisée a son tour (1491) en deux rameaux , Brunswick-VVolfcnbuttei et Kalcnberg. La movenne maison de Lunebourg se divisa, en 1 521, en ligne de Harbourg (éteinte en 1642), et ligne de Zelle, partagée dès 1569 en deux branches : Danneberg ou nouvelle maison de Brunswick, Lunebourg ou nouvelle maison do Lunebourg, dite aussi maison (royale) de Hanovre. Celte dernière obtint la dignité électorale en 1692, en la personne d'Ernest- Auguste, duc de Brunswick-Lunebourg (Voy. ci-dessous). Après s'être divisée encore en deux rameaux, Lunebourg ou Zelle, Kalcnberg ou Hanovre, elle est réduite aujourd'hui a une seule branche : c'est elle qui est montée sur le trône d'Angleterre en la personne de George 1. La nouvelle maison de Brunswick s'était de même partagée en deux branches : 1« Brunswick- Woirenbutlcl , 2« Brunswick-Bevern: mais celle-ci a cessé en 1809, et il n'y a plus aujourd'hui qu'un duc de Brunswick souverain. Le duché de Brunswick fut annexé par Napoléon en 1806 au roy. de Westphalic ; mais il a recouvré son indépendance en 1814. Le duc régnant i».*t Guillaume-Auguste, couronné en 1831, après la déposition de son frère aîné Charles.

imoNswiCR (Nor:v.), un des gouv. de U Nouvelle- Iîrelagnc, dans la partie N. 0. de la ISouvelle- Eeossc, par 45»-49° lat. N., 66°-70° long. 0. On y complnit 35 à 40.000 individu? en ISOG: auj. la popul. s'élève auj. a 233,000 ames. Ch.-L, Fredcnklown. Autres ville* = Si-J can, Si-André, Ncwcasllc. Pays extrêmement froid.

BIIENSWICK fOthon, duede), àiWEnfnnt, chef de la maison ducale de Kruiiswick, iMU les Gncifes, cl petit-flls de Henri-le-I.ion, succéda à son père Guillaume a 10 ans. Il s'empara de la ville de Brunswick en 1227 et, du consentement des citoyens, prit le litre de due avant d'avoir reçu de l'empereur l'investiture de ce duché. U lit sa paix avec l'empereur en 1235. à la dièle de Maycnce, et en reçut l'Investiture do ses états, comme flefs de l'Empire, arec le titre do duc de Brunswick et de Lunebourg. Il mourut en 1252, laissant plusieurs enfants. Ses deux fils aînés, Henri cl Jean, se partagèrent ses états, et lurent la tige, l'un de la maison des dues de Brunswick, et l'autre des ducs de Brunswick-Lunebourg.

■RUNSwtCK (Othon de), prince cadet de la mai-or. «e Brunswick, quitta son pays où 11 n'avait pas d'hé-

ritage à espérer, alla faire le métier de condottiere en Italie, et s'y fit bientôt une telle réputation que Jeanne I, reine de Naples, veuve pour la troisième fois, le choisit pour époux, afin d avoir en lui un appui contre les ennemis qui la menaçaient (1376). Il ne put cependant empêcher Charles de Durazz'o de s'emparer de Naples et d'en chasser Jeanne (1381). Fait lui-même prisonnier , il ne sortit de captivité qu'au bout do trois ans. Il passa ensuite au service de Louis U d'Anjou, prit Naples (1387) et punît ceux qui s'étalent déclarés contre Jeanne.

brunswick-lunebourg (Ernest-Auguste, due de), électeur de Hanovre, né en 1620, mort en 1698, s'unit en 1675 à l'empereur et i l'Espagne contre la France, et remporta quelques avantages sur le maréchal de Créqui. L'empereur, en récompense de ses services, lui conféra la dignité d'électeur (1692), et créa en sa faveur un 9* électoral. 11 avait épousé Sophie, fille de l'électeur palatin Frédéric et petitefille, par Elisabeth sa mère, de Jacques I, roi d'Angleterre : ce qui donnait à sa famille des droits au trône d'Angleterre, sur lequel monta en effet sou fils George-Louis, sous le titre de George I.

bronswick (George-Louis, duc de), fils du précédent {Voy. GEORGE i, roi d'Angleterre.)

bronswick (Ferdinand, duc de), habile général, né en 1721, mort en 1792, servit d'abord sous Frédéric-le-Grand, roi de Prusse, puis commanda pour George H les troupes anglaises et hanovriennes dans la guerre de sept ans; s'empara de Mindcn, et chassa les Français de la liesse (1762). Il quitta le service i la paix (1763), et consacra le reste de sa vie à h franc-maçonnerie et à des pratiques théosophiques.

BRUNSWici-LCNEBOURC (Charl.-Guill.-Ferd., duc de), général au service de la Prusse, longtemps nommé te Prince héréditaire, né en 1 735, fit ses premières armes sous Ferdinand de Brunswick, son oncle, se distingua dans la guerre de sept ans (1756-03), puis dans une campagne des Prussiens contre la Hollande (1787), et se fit une telle réputation qu'en 1791, lorsque la Prusse et l'Autriche se coalisèrent contre la France, on crut ne pouvoir remettre le commandement en de meilleures mains. Nommé général en chef des armées coalisées, il commença par publier un manifeste menaçant et entra en Champagne avec une armée considérable : mais il n'osa pas livrer une balaille décisive, et traita avec Dumouriei après quelques démonstrations insignifiantes. Ayant repris un commandcmcnl en 180G, il fui blessé d'un coup de feu près d'Auerstadt, et mourut peu de Jours après. — Son fils fut tué en 1815, aux Ouatre-Bras.

BKUSQUET, fou du roi, remplaça Triboulet el vécut a la cour de François I et de ses successeurs. Il avait d'abord exercé la médecine et avait élé employé au camp d'Avignon ; mais il fit tant de victimes par son ignorance qu'on allait le pendre, quand le dauphin, depuis Henri II, eut pitié de lui et le prit à son service. Il obtint la place de maître de poste à Paris, et 11 y fit fort bien ses affaires; mais ayant élé soupçonné d'huguenotisme, il fut pillé et forcé de fuir (1562). 11 mourut l'année suivante. Brantôme raconte de lui une foule de tours des plus comiques.

BKUT1UM, auj. CaJabre, prov.de l'Italie mérld., avait au N. la Lucanio, et partout ailleurs était baignée par la mer. Elle se divisait en Brutium cismontain ou occidental, cl Hrutium transmontaln ou oriental. Elle faisait partie de la Grande-Grèce el avait pour villes principales Thurium (l'ancienne Sybarls), Locrcs, Rhegium.Crolone, l'andosie, Scylacium. Hipponium. Le mol Brutii voulait dire esclaves Jugiiifs ; i) avait été donné à ce pays, dit-on, parce ju'il servait de refuge aux esclaves qui se révoltaient contre leurs maîtres et venaient chercher un asile dans les montagnes de cette contrée, ou bien 1 -anse de la lâcheté avec laquelle les habitants s'étaient soumis è Annibal sans

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