BYNG
Kent, qui lut laissa la liberté de se lirrcr aux élude* de un goût : puia à celle de Samuel Luke , lélé puritain et partisan de Cromwell. A la restauration il devint intendant du château de Ludlow (1600), et publia peu après le poème burlesque ÛUudibras. Témoin des excès auxquels le fanalisme religieux et politique portail ses contemporains, il les attaqua par le ridicule dans ce poeme qui eut le plus grand succès, et il rendit ainsi on service immense à la cause royaliste. Néanmoins Butler ne fut pas généreusement traité par Charles 11 , et il mourut dans la misère (1680]. Le poème d'Hudibras se com-
Ede trois parties qui ont été publiées séparément 3, 64, 78} ; il n'est pas achevé. 11 est rempli usions oui le rendent aujourd'hui presque Inintelligible , surtout pour les étrangers. Il a été traduit en vers français par l'Anglais Townlay , 3 vol., Lond., 1767. Butler a aussi laissé quelques autres écrit*. Les éditions les plus estimée* de ses œuvres ont paru à Londres, 174-i, 2 vol. in-8 ; 1793, 3 vol. m-4; 1819, 3 vol. in-8, et 1855,3 vol. in-8.
Butler (Joseph), théologien, né en 1692 à Wantage. mort en 1752. Après avoir possédé différents bénéfices, il devint secrétaire du cabinet de la reine Caroline et évèque de Bristol (1738) , puis de Durham. Butler publia en 1736 l'Analogie de la religion naturelle et révélée avec le court de la nature , ouvrage où l'on trouve les réponses les plus solides a plusieurs objections spécieuses. 11 a été traduit en français, Paris, 1 s j 2 . On » aussi de lui des sermons estimés. Il avait commencé à se faire connaître dès l'âge de 21 ans par des objections adressées à Clarke, et qui se trouvent à la suite du Traité de t existence de Dieu.
butler (Alban), prêtre catholique anglais , né en 1710, dans le comté de Northampton, mort en 1773, étudia au collège anglais de Douay, y enseigna ensuite la philosophie et la théologie, et devint enfin principal du collège anglais de Saint-Omer. Il est auteur de la Vie des Saints, en anglais; cet ouvrage, très estimé, parut pour la première fois en 1 S. 6 vol. in-8 ; il a depuis reçu de grandes augmentations et a été souvent réimprimé, notamment en 1812, en 12 vol. in-8. La Vu des Saints a été traduite en français par les abbés Godescard et Marie, 1784, 12 vol. L'édition la plus complète est celle de Paris. 18-16. 14 vol. In-8.
BUTRINTO, lîuthrotum, rille de la Turquie d'Europe (Roumélie), dans l'ancienne Albanie, sur le détroit et vis-à-vis de Corfou : 2,000 hab. Butrinto appartenait aux Vénitiens en 1797, lorsque les Français s'en emparèrent. Les Russes réunis aux Turcs la reprirent en 1799, et ces derniers l'ont conservée depuis.
BUTTMANN (Philippe Ch.), philologue, né en 1764 à Francfort-sur-le-Mein, mort en 1829, se fixa dès 1789 à Berlin, y devint bibliothécaire, profcAseur de philologie, membre et secrétaire de l'Académie ; il fut ehatpS en 1812, d'enseigner les langues anciennes au prince royal. Il a laissé un grand nombre de travaux d'érudition ; le plus important est sa Grammaire grecque, qu'il a donnée sous trois formes différentes : 1° Grammaire clustique abrégée, 1792; 2» Grammaire à l usage des hautes classes, 1 vol. in-8 ; S* Grammaire développée, 2 vol. ln-8 : cette dernière est restée incomplète. La Grammaire de Bullmann est, avec celle de Matthias, l'ouvrage de ce genre le plus estimé en Allemagne.
BUTTON (Thomas), navigateur anglais, fut chargé
Cr Jacques], en 1611, de continuer les découvertes tes au N. O. |ar lludsoti; découvrit les tcrresqu'il nomma Nouvelle-Calles, terre de Carey's-Swans- Nest, les caps de Southamplon, de Pembroke, les lies Mansfletd, l'Ile et la baie de Button. Parvenu jusque vers le 65* de lat., il se convainquit ds la possibilité d'un pas -atr< au N. 11 revint en Angleterre en 1012.
BUTUKTB, Butunlum, auj. BlTOfrro.
BUTUS ou BUT0POL1S, c.-k-d. la ville de Bouto ville de la B.-Êgypte, sur le Buticus lacut, était consacrée à la déesse Boulo.
BLTZBACI1, ville du grand-duché de lies .- DarmMa.lt. à 16 kil.S. de Giessen ; 3,000 hab.
BUTZOW, ville du grand-duché de Mecklenhourg- Schwérin, à 35 kil. N. E. de Schwérin ; 3,368 hab. Château. Fabriq. de toiles, cartes à jouer, fonderie
BC.XENTIUS, Bustemo, riv. de Lucanie, te jetait dans le Sinus Labs (golfe de Policastro) a Buxenium (Policastro). Alaric fut enterré dans le lit de ce fleuve
BUXETUM, Tille d'Italie, auj. busseto.
BUXTON, Tille d'Angleterre (Derby), à 17 kil. E. de Macclesfleld ; 1 ,040 hab. Eaux minérales. Bains.
BUXTORF rJean), fameux hébralsanl, né en 1564 à Camen en Westphalie, mort en 1629. se fixa à Bàle et y obtint une chaire de langue hébralqus qu'il occupa pendant 38 ans. Il avait une connaissance fort étendue des livres des rabbins. Ses principaux ouvrages sont : Epitome grammatical hebrauz, Thésaurus grammaticus linguœ heirrerœ ; Grammatica chaldaica et tyriaca ; Uxicon hebraicum et ehaldaicum ; Lexicon thatmudicum et rabbinicum. — Le Ois et les descendants de Buxtorf cultivèrent avec succès pendant plus de deux siècles la littérature hébraïque. Buxtorf et son fils eurent de vives discussions avec le savant Cappel au sujet des points voyelles, dont ils attribuaient l'invention à Esdras. mais qui paraissent être d'une date moins ancienne.
BUXY, ch.-l. de cent. (Sadne-eU-Loire), à 14 kil. S. O. de Chàlons-iur-Saône ; 1,600 hab.
BUYTRAGO, Litabrum, ville d'Espagne (Guadalaxara ) , à 76 kil. N. de Madrid. Château-fort. Jadis évéché. Moutons mérinos.
BUZANÇA1S, ch.-I. de cant. (Indre), à 22 kil. N. O. de Chateauroux; 4,337 hab. 5 ponU sur l'Indre. Forges et fonderies ; lainages.
BUZANCY, ch.-l. de c. (Ardeunes), à 18 k. E de Vouilers; 900h.— Villagedudép. de l'Aisne, à 8k. Sde Soissons ; 200 h. ChAtcau du marq. de Puységur : c'est la qu'il découvrit le somnambulisme tnaguéliq.
BUZOT (Franc. -Nie-Léonard), conventionnel, aé à Evreux en 1760, fut d'abord avorat dans cette ville. Député aux BtaU-géoéftUI, puis à la Convention, il devint un dcschcfsdu parti de \a.Giromle, etdénonç* Robespierre , l'accusant d'aspirer à la dictature. Proscritau 31 mai 1793. il tentainiililernentde soulever le Calvados,se réfugladain la Girnndeet for trouvé mort avec PéUiiondansunrhamp près de<>t Emilion.
BUZRUKuMID ou KYA-BL'ZURGUMID . AU adoplif et successeur de Haçan-Sahah, l'an 518 <k l'hégire (1140), mort l'an 532 (1154), fut le seconJ prince de la secte des Ismaéliens ou Assassins. 11 résidait dans la forteresse de Roudbar.
BYBLOS. nom commun à 2 villes ancienne* : la !»•, auj. Djébel, en Phénicie, sur la mer, entre Tripolis et Béryte, était célèbre par les fêtes de Thammux (Y Adonis des Grecs) :elle est la patrie d'Hèrennlus Philon; la 2», dans la Basse-Eçypte, était a égak distance des bras Atarhechiquc et Thurmutiaque.
BYDGOSZ. Vog. bromberc. .
BYNG ( George ), vicomte de Torrington, amiral anglais, né en 1663 au comté de Kent, mort en 1733, porta des secours à Bxrcelone assiégée par le due d'Anjou, s'opposa avec succès aux invasions tentées à diverses reprises par la France et la Suède en faveur du prétendant, et t*tUt la flotte des Espagnols prèâducapPassaro,l7l8.||fut, en récompense, créé chevalier du Bain et vicomte de Torrington. Appelé au ministère comme trésorier et lord de l'amirauté, il y soutint sa réputation d'habileté et de prudence.
BYNG (John), amiral, lilsdu préc. Ayant échoué en 17&6devant Miuorque,ets'étant laissé battre à la hauteur de Port-Mahon j»ar l'amiral français La Galissonniére, il fut accusé de trahison , jugé k Londres et
kj uy
MRO
BYZI
condamné à perdre la tête : la sentence fui Lie en 1757.
BYRCHANIS, tlede l'Océan germ. , auj. rorhjm.
BYRON (lie), une de» Mulgraves, par 175» long. E., 1- 18' lat S.i 19 kil. de long. Buis de cocotier*. Découverte par le commodore anglais Byron (1765).
BYKON (le commodore John), navigateur anglais, né en 1723, mort en 1786, fit un premier voyage vers 1742 avec l'amiral Ànson à la terre de Magellan; lit naufrage près de Chiloé et fut quelque tempe prisonnier des Espagnols. Il entreprit en 1764 un nou- ?eau voyage avec le titre de commodore , explora la mer du Sud a 10. de la Terre oe Magellan, et découvrit plusieurs lies, entre autres celle des Mulgraves qui porte son nom. il publia en 1748 son premier voyage (traduit par Cantwell, Paris, 1800); en 1766 un de ses officiers donna la relation du second (traduite par Suard, 1767).llfutlcprécurs.deCook.
byron (George cordon, connu sous le nom de lord) , célèbre poêle anglais, peUt-Qls du précédent, né à Douvres eu 1788, perdit son père, Je capitaine Byron, dès l'âge do trois ans, et passa sa première enfance en Ecosse auprès de sa mère; étudia à l'école d'Uarrow près de Londres, puis à Cambridge, où 11 mena la vie la plus dissipée. 11 publia à vingt ans un premier recueil de vers, Us Heure* de loisir; ce recueil fut vivement critiqué; Byron se vengea en écrivant contre ses détracteurs une violente satire où se révéla pour la première fois son genre de talent, Ut Poètes anglais el Us Critiqua écossais (1809). il entra jeune à la chambre haute, ayant hérité du litre de lord qu'avait porté un de ses on- •les. Aussitôt après il se mit à voyager, visita le .'or lu ,,cal , l'Espagne, l'Albanie, la Grèce, la Turquie, i publia à son retour (1811) un poëme qui le plaça Lès lors à la tète des poètes anglais, le PèUrinage de Ikild-Uarold -, U y décrivait, sous un nom emprunté, •es propres aventures et les impressions qu'il avait recueillies de son voyage. U
.lusieurs petits poèmes qui n'eurent pas moins de -uccès: le Corsaire, Lara , la Fiancée d' Abydos , U Jiaour (1812-1814). En 1815 11 épousa une femme : ii e son génie avait séduite , et qui lui donna une :111e; mais ce mariage ne fut point heureux; au «Mit d'une année les deux époux se séparèrent pour toujours. Byron, qui parait avoir eu tous les torts, prit en dégoût le séjour de l'Angleterre et partit pour de nouveaux voyages (1816). il parcourut la Jelgique, où Waterloo lui Inspira un de ses plus beaux chants; la Suisse, où il se lia avec le spinosiste Shelley; s'arrêta longtemps à Venise et en Toscane, où il fut retenu par un* vive passion. Il s'associa en 1819 aux projets d'émancipation de l'Italie, et ces projets ayant échoué, il se dévoua tout entier à la cause des Grecs. 11 se rendit au milieu d'eux en 1823, leur prodigua sa fortune, «t at tous ses efforts pour rallier les partis et discipliner les troupes; mais il mourut dans les murs da Jiissolonghi avant d'avoir pu voir le succès de ses ces (19 avril 1824). Pendant son séjour en i el en Italie, Byron avait ajouté un troisième chant à Child-Harold; Il avait composé plusieurs drames : Manfred, Coin, U Ciel et la Terre, Marino Faluro , Foscari , la Prophétie du Dauu , et le poëme de Don Juan , espèce d épopée que l'on regarde comme son chef-d'œuvre. On accorde universellement à Byron un génie sublime et énergique; mais on regrette qu'il se soit plu à dé*t*p*ivr l'homme el à faire admirer l>> cri m»». Byron était d'une haute taille et d uue belle Dgure j mais il Mail né boiteux. Celle infirmité, en froissant son
amour-propre , parait avoir contribué à cette hu meur morose et mi*.u.'nrupique qui perce dans tous ses écrits. — On a publié un grand nombre d'édiiions des Œuvres de Byron : les plus estimées sont elles de Londres. 1833. 17 voi in-18, avec une Vie
par Thomas Moore ; el de Paris, publiée par Baudry, 1832, 4 vol. in-8. Elles ont été traduites pai Amédée Pichot, 1822-25, 8 vol. u>8; par Paulin- Paris, 1830-32, 13 vol. '.n-8. et par Benjamin Laroche, 1837, in-8. Byron avait laissé des Mémoires
Ï ai ont été supprimés sur la demande de sa famille. [. Villomain lui a consacré, dans le supplément de la Biogr. univ., une Notice qui est un chef-d'œuvre. M. Hunier atr. une part, desesœuvr. en versfr., 1841.
BYKSA, citadelle de Carihage, ainsi nommée, dit on, de ce qu'elle occupait l'emplacement enfermé par une peau de bœuf (byrsa) découpée en lanières étroites.
BYTTE, tle du Danemarck, dans la mer Baltique, près de l'Ile de Falster.
BYZACÉNE, contrée de l'Afrique propre, s'étend du fond de la Petite-Syrte au fond du golfe d'Adrumète. Elle tirait son nom de In v. de ByzMCtum.
BiZACINA ou BYZAC1UM. ville de la Byxaoèns méridionale, au S. E. de Septimuncia.
BYZANCE, Byzantium, auj. ConstantinopU, grande ville de Thrace, sur le Bosphore de Thrace, dans une admirable position, fut fondée à une époque fort anc. par des Grecs, appart. à Darius, puis aux Ioniens, à Xerxès, à Sparte , à Athènes ; ces deux villes s'en disputèrent longtemps la possession , mais elle se rendit Indépendante et prit rang parmi les puissances maritimes. Philippe de Macédoine l'assiégea inutilement. Plus tard elle s'allia aux Romains, leur rendit des services pendant la guerre de M Uh rida le. , et en récompense jouit d'une indépendance complète à l'ombre de leur protectorat. Au !•» siècle elle fut comme la Thrace absorbée daus l'empire. En 193, elle se déclara pour Pescennius Niger et soutint trois ans de siège contre Septtme- Sévère qui la fit piller et raser. Relevée à la prière de Caracalla, elle ne reprit pourtant sa splendeur qu'au temps de Constantin qui la choisit pour capitale de ses états et lui donna le nom de Constaa- Unople. Voy. constantinoplb.
BYZANTIN (empire). Voy. orient (empire d").
BYZANTINE, Corpus scriptorum historiée byxanlinœ. On nomme ainsi la collection des historiens grecs dont les ouvrages nous ont transmis l'histoire de l'empire d'Orient depuis Coustanlin jusqu'à la prise de Constantinople (1453). Leurs écrits ne sont le plus souvent que des compilations sans art et sans choix ; ils renferment néanmoins lef seuls matériaux que nous possédions sur ccUe partie de l'histoire. La collection des auteurs byzantins a été formée sous Louis XIV et imprimée au Louvre en 36 vol. in-fol., 1044-171 1. Elle a été réimprimée à Venise, 1722 et années suivante». Niebuhr en a commencé en 1827 à Bonn une nouvelle édition in-8 , beaucoup plus complète, qui n'est pat encore achevée (1843), mais qui se poursuit. Les principaux auteurs compris dans la collection d« YHistoire byzantine, sont : Zonaras, recelas A celui na tus Chômâtes, Nicéphore Grégoras, I<aouicus (ou Nicolas) Chalcondylas (ces quatre auteurs forment un corps complet d lus toi ic, qui se continue sans interruption depuis Con«lantin jusqu à la lin du XV* siècle) ; puis viennent de nombreux écrivains qui n'ont traité que des parties détachées, et dont les plus remarquables, en suivant l'ordre chronologique, sont: Procopc, Agathias. ThéophyUcte, saint Nicepliore. l'empereur Constantin Porphyro-
Kénèie, Jean Malalas, Jean ScyliUès, Nicéphore ryenne, Anne Comnène, fille de l'empereur Alexis Comnène, Georges Acropolita, Georges l'achymère, l'cmp. Jean Cantacuièna, Georges Codinus, Michel Duras, de la famille impériale des Uucas. Le président Cousin a traduit en franc, les principaux auteurs byzantins sous le nom d'Hutotre de ConstantinopU, 1 G72-74, 8 vol. in-4. On joint à cette colk<> lion VImpenum orientale du Banduii.