‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 198 sur 567 · CABA · texte numérisé non relu

CABA

C. Cherche* par K les articles qui ne seraient , .s au C, surtout les noms allemands, arabes, turcs iwdiens, etc.

C, dans les abréviations des noms propres , signifie Cœtar, Caius , Caia, Cœlius , etc. — CN. est pour Cneus. — COSS. , pour consules. — -C. P. s'emploie souvent pour Constantinopte.

CABADËS ou CObAD, roi du 2* empire persan, monta sur le trône en 491, fut détrôné en 498, |»arce qu'il voulait, dit-on. rendre les femmes communes dans tes états : il remonta quatre ans après sur le trône, et fit avec quelque succès la guerre à l'empereur Anastase; mais il fut ensuite battu par Bélitaire et forcé à demander la paix. Il mourut en &3I .

CABA1LS , Indigènes de f Afrique septentrionale [Barl>arie). Voy. eabaTls.

CABAL (ministère de la), conseil privé qu'avait formé Charles 11, et qui pendant quatre ans (1666- 1670) exerça la plus fâcheuse Influence sur les affaires de 1 Angleterre. On le nomma ainsi parce qu'il était composé de cinq personnes dont les initiait» réunie» formaient le mot anglais Cabal (c.-a-d. Cabale), savoir, Clifford , Ashley , Buckingham, Ar- .ngton, Lauderdale.

CABALE, doctrine secrète des Juifs, dans laquelle on enseignait : I* une théologie mystique dont le fond était le dogme de l'émanation divine et une explication allégorique des Ecritures: 2° une théurgie absurde par laquelle on prétendait soumettre à la volonté humaine les puissances surnaturelles en prononçant certains mots, et o|»ércr avec leur seoours toutes sortes de miracles. Cette doctrine, que l'on fait remonter à l'époque de la captivité des Juifs à Babvlone, se trouve principalement exposée dans T Yetu'ra attribué au rabbin Aklba, et le Zohar, attribué à son disciple Ben-Yokai. M. A. Franck a donné la Kabbale, Paris, 1843, in-8.

CABaLLINUS foks. Fou. bippocrèns.

CABANES (les), ch.-l. de canton (Ariége), à 9 Ut. S. E. de Tarascon; 1,700 hab.

CABANIS (P.-J .-Georges), célèbre médecin et physiologiste, fils d'un habile astronome, naquit en 1767, à Cosnac, près de B rives (Corrèxe), et m. en 1 808. En vové à Paris pour achever ses éludes, il cultiva d'abord la poésie , se lia avecRoucher et entreprit une traduction d'Homère; puis, pressé par son père <le prendre un état, il choisit la médecine, et s'y distingua bientôt. Il fut admis dans la société de madame tlelvélius i Auteuil, où il connut Turgot, d'Holbach, Condoreet et tous les hommes marquants de l'époque. Il embrassa chaudement les principes de la révolution, se lia étroitement avec Mirabeau et lui donna sca soins comme médecin dans la maladie qui l'emporta. Il fut élu membre du Conseil des cinqcents, puis entra au Sénat. Lors de la réorganisation des écoles, il fut nommé professeur d'hygiène, puis de clinique à l'école de médecine, et II* devint membre de I Institut lors de sa création. Outre quelque* écrits littéraires ou politiques, on ade lui : Traité du dtijrt de la certitude de la médecint (1797); Coup (fut/ sur Ut révolutions et la ré/orme de la médecine

il 80 V: ; Rapport* du physique et du moral de l'homme 1 802): Lettre posthume sur Us causes premières, adressée à M. rauriel, publiée en 1824 par M. Bérard. Le plus important de ces ouvrages est le traité des Rapports du physique et du moral; Cabanis y traite de la part des organes dans la formation des idées, de I influence des âges, des sexes, des tempéraments, des maladies, du régime, ainsi que de la réaction du moral sur le physique. On lui reproche de tout 1 expliquer par des causes purement physiques cl j d'enseigner le matérialisme ; cependant la Uttre sur ]

CABT

les causes premières est très favorable aux idées *piritualistes. Les ouvrages de Cabanis ont été réunis et publiés par M. Thurot, en & vol. in-8, 1823-25

CA HARDIE. Voy. eaiardah.

CaBARRUS (François, comte de), habile financier, né à Bayonne en 1 752. mort en 1810, s'établit de bonne heure en Espagne, et s'y fil bientôt une grande réputation de capacité en matière de ttnances. Lors de la guerre de l r Intendance en Amérique, Cabarrus créa des billets royaux qui rétablirent les finances de l'Espagne. 11 fonda la banque de Saint-Charles, fut conseiller des finances , ministre plénipotentiaire au congrès de Rasladt en 1797, remplit des missions particulières en France et en Hollande, etfut enfin ministre des finances. On a de lui plusieurs Mémoires sur les finances et la commerce, des Lettres au Prince de la Paix, etc.

Cabarrus (mademoiselle). Voy. tallien madame'.

CAREÇOouCABRZO-DE-VIDE, petite rtUa de Portugal ( Aleotéjo), à 20 lxll. N. de Portalègre; 2,400 hab. Eaux minérales, sulfureuses, froides.

CABELLIO, ville des Cavares dans la Vlennalse,

auj. CAVAILLON.

CABKLLO. Voy. tokrto-cabello.

CABES ou KABS, Tacapa, ville de l'état de Tunis, i 320 kil. S. de Tunis, sur le goire de Cabès (Pelite-Syrte des anciens). On y cullive le henni , plante que les Orientaux emploient pour teindre en jaune. — Pour le golfe de Gal»ès, Voy. svrte.

CABESTAING ( Guillaume de) , troubadour do Rouasillon. On raconte qu'ayant séduit la femme d'un seigneur, celui-ci le poignarda, lui arracha le eceur , le fil manger i sa femme à laquelle 11 ne révéla eette vengeance qu'après que l'horrible repas eut été consommé. Au reste, on ne s'accorde pas sur le nom de la femme ni de l'époux. On sait que l'on attribua la même aventure à Gabriel le de Vergy, Quelques poésies de Cabestalng, ainsi que sa vie, ont élé publiées par M. Raynouard ( Chois de point* de» troubadours, lm vol.).

CABEZA-BE-VACCA. Voy. tacca.

CABI, petit roy. du Soudan, le plus occidental des états compris sous le nom général d'HaoJssa.

CABI LES. Voy. iabaTls.

CABILLAUDS (le parti des), parti politique né en Hollande vers le milieu du xiv* siècle , au sujet des divisions qui s'élevèrent entre la veuve de Louis de Bavière, Marguerite, et son (Ils Guillaume qui avait pris le titre de comte de Hollande (1349). Les nobles, mécontents de ce dernier, avaient rappelé Marguerite malgré l'opposition des villes, et, espérant une facile victoire, Us avaient pris le nom de Cabillauds, par allusion aux çros poissons de ce nom qui se nourrissent de fretin. Les bourgeois, de leur côté , sous le nom de Hœksche (Hameçons), prirent les armes et ravagèrent les châteaux d.-s nobles. Cette guerre civile dura plus d'un siècle , et ne s'éteignit qu'au moment où la Réforme donna une nouvelle direction aux esprits.

CABILLONUM, ville de la Gaule Lyonnaise, anj.

CHALOSS-SUR-SAÔNE.

CABINDA, capiL du roy. d'Engoyo ( NlgriUe méridA à l'embouchure du Zaïre. Climat malsain.

CABIRA, puis Sebaste, v. d'Anatolie, auj. Suas.

CAB1RES {Cabirim, les dieux puissants, ou Khaberim, les dieux associés : dit patentes, du socii), divinités mystérieuses adorées dans plusieurs endroits de la Grèce, et surtout dans les tles de Samothrace et d lmbros. Elles furent Importées en Grèce par les Phénicien; et y reçurent de nombreuses modifications en se confondant avec les di • rinitél du culte péJa<glque. Primitivement les dieu*

CABK

LACO

Cihirea formaient une tétrade dont les noms étaient : Axiéros, Axiocersus, Axiocersa et Cadmillus ou llasmillus ; mais plus lard cet noms Turent traduits , tantôt en ceux de Vulcain, Mars, Vénus. Amour ou Harmonie: tantôt en ceux de Cérès. Pluton, Proserpine , Hermès ou Mercure. On a confondu souvent les Cahires avec les Curètea, les Corybantes, les Dactyles el les Dioseures. On ne peut, du reste, rien affirmer de certain sur un culte qui avait des mystères même pour la plupart de ses initiés. Enée, dit-on, ut connaître les Cabires à l'Italie, et de nombreuses fêles furent instituées dans ce pays en leur honneur. Le grand-prêtre du culte cabirique portait le nom de cois (d'acouô, entendre), parce qu'il recevait la confession de ceux qui se faisaient initier. La dernière cérémonie de I initiation, qui ouvrait à l'initié l'accès des mystères , a'appelait thromsme. L'initié, après avoir eubi les plus terribles épreuves, était assis sur un trône éclatant de lumière, le front couvert d'un voile, couronné d'un rameau d'olivier et ceint d'une écharpe, tandis que tous les prêtres et les mystes, se tenant par la main, exécutaient autour de lui des danses symbolique*.

CABO, c.-à-d. cap. Pour les noms qui ne sont pas ici, cherches le mot qui suit cabo.

cabo-delgado , gouvernement de ia capitainerie générale de Mozambique (Afrique portugaise), composé des lies Quérimbes, et ainsi nommé du cap Delgado, par 38» 45' long. E., 10- lat. S.

CABO-raio, ville du Brésil, sur la baie de Cabo- Frio, près du cap Frio qui sépare ia cote E. de ia eote S. (44» 24* long. 0., 22» 54' lat. S.)

CABOCHE (Simonet). scélérat qui, excité et soudoyé par le duc de Bourgogne, se mit à la tête de la populace, sous le règne de Charles VI, commit ane foule d'assassinats, s'empara de la Bastille, pénétra jusqu'au palais du roi, el fut pendant quelque temps le maître de Paris. Les sirairïs de Caboche s'appelaient les Cabochiens ou lea Êcorcheurt,

Sarce qu'il avait été d'abord lui-môme écorcheur e bêtes.

CABOCH1ENS, nom donné sous le règne de Charlca VI (I3HO-I422) i une faction du parti bourguignon dirigée par Simonet Calioche, écoreheur de bêtes, et dont la principale force consistait dans une compagnie de 500 bouchers. Lea Cabochiena remplirent Paria de leurs violences, forcèrent les théologiens de la Sorbonne a recevoir leur alliance, contraignirent le dauphin à arborer comme eux les chaperons blancs, symliole de la faction populaire en Flandre, cl exigèrent de lui une ordonnance f qui fut appelée cabochitnne ) pour la réforme de l'état. Pierre Desessars , prévôt de Paris, fut mis à mort à l'instigation de ces furieux.. Les Parisiens, lassé* enfin de leurs cruautés, appelèrent à leur secours le dauphin qui s'était enfui, el les Cabochien* furent exterminés.

CABOT (Jean et Sébastien), navigateurs vénitiens, père cl Qls, qui s'établirent à Bristol sous Henri VU. Ayant persuadé à ce prince qu'il était possible daller aux Indes orientales par le N. 0. de l'Amérique, ils furent chargés d'une expédition dans ce bul i496), mais ils furent bientôt arrêtés par les glaces. Néanmoins leur expédition ne fui pas inutile: ils découvrirent le Labrador (Terre-Neuve) et quelques autres contrées. On a publié à Venise. 1585, une relation des voyagea des Cabot. Les Anglais ont quelquefois Toulu opposer les découvertes des Cabot à celles de Colomb. On ignore la date de leur naissance et celle de leur mort. Le (Ils était né à Bristol.

CABOUL, élal de l Asie centrale. Voy. iabocl.

CABRAI. (P.-Alvarex), célèbre navigateur portugais, commanda la seconde flotte envoyée par Emmanuel aux indes orient, en 1 500, et fut poussé par les venu sur la côte du Brésil, dont 11 fit ainsi la découverte. Il se dirigea ensuite vers les Indes, fit al-

liance avec te roi de Cochin et de Cananor, et revint en 1501 chargé de richesses.

CABRERA, Capraria, une des Baléares, au S. de Majorque- 13 kil.sur 4 : bon porl, défendu par un château-fort. Elle a peu d'habitanta. Cette Ile doit son nom aux chèvres qui y étaient très nombreuses.

CABRERA (J.-Thomas-Henriques de), homme d'état espagnol, jouit d'une grande faveur à la cour de Charles II, roi d'Espagne, et fut successivement duc de Medina-del-Rio-Scco, amiral de Caslille et ministre d'état. A l'époque où le petit - fils de Louis XIV, Philippe d Anjou , fut appelé au trône d'Espagne, Cabrera, refusant de servir ce nouveau monarque, se retira à Lisbonne et se déclara pour le parti de l'archiduc Charles d'Autriche ; mais i! eut le chagrin de voir ses avis négligés par les conseillers de ce prince. Cabrera est souvent désigné août son titre de l'Amirante (l'amiral).

CAliRIKL, riv. d'Espagne, sort des monts d'Albaracin et tombe dans le Xucar : cours, 200 kil.

CABR1ÊRES, village du dép. de Vauclus*. à 26 kil. S. E. d'Avignon, et à 4 kil. S. E. de la fontaine de Vaucluse ; 620 hab. Ses habitants furent tous massacrés sous François I . comme suspecta d'hérésie, 1515. V. vaudois etd'oppÊDE.

CABYLA, ancienne ville de la Mésle, à 100 kil. 0. de Mesembrya. C'est là que Philippe, père d'Alexandre, reléguait les criminels.

CACAMO ou CACOVA, Andriace, ville de la Turquie d'Asie, sur la côte mérid. de l'Anatolie , avec

un grand port, par 27» 28' long. E., 37» 15' lat. N.

CACCAMO, ville lerme : 5.000 hab.

►ng. h., , à 35

kil. 0. de Pa-

CAC.ÊRÈS, Corira CanVïa. ch.-l. de la prov.de rcnom,à 45 kil. S. E. d'Alcantara; 10,000 hab. Siège de Vaudiencia, ou tribunal d'appel de l'Estramadure. Plusieurs hôtels de construction moresque ; place ornée d'une statue colossale, etc. Quelque industrie. — Fondée par Q. Cœeilius Metellus enl42av. J.-C. CACHAN. ville de l'Iran. Voy. eachan.

CACHEMIRE, auparavant Sirmagor, c.-à-d. ville du bonheur, grande ville de l'Asie, capit. de la prov. de Cachemire, sur le Djelem, par 33° 23" ht. N. et 72« 26' long. E., près du lac Dali ; 150.000 hab. Citadelle dite Cher-Cor : toits en bois, couverts de terre végétale et de fleurs; bains nombreux; les rues, du reste, sont étroites et malpropres. Peu de monuments. Industrie florissante avant la domination des Afghans.

cachemire (roy.,puis prov. de), prov. d'Asie, dans le roy. de Lahore, par 33°-34«30Mat.N. et 72°-75* long. E.; 170 kil. sur 100. Vallée délicieuse qu'arrose le Djelem ; hautes mont, couvertes de neige , climat très doux et sol très fertile. L'industrie consiste en fabriques d'armes, de coutellerie, de papeterie, et surtout de châles superbes, faits avec la laine des chèvres du Thibet. La religion des Cachemiriens est le brahmanisme ; ils parlent une langue particulière, mais entendent le persan. Leurs mœurs sont très vicieuses. — Le Cachemire fut jusqu'en 1586 un état Indépendant sous les princes lartares de la tribu de Chog , puis il fut réuni à l'empire mongol (1586-1754); il devint ensuite prov. du Kaboul jusqu'en 1809; les Seikhs s'en sont depuis emparés (1819). — Le Cachemire est Fane. Catptrie. CACHfcNA, ville de la Nigritie. Voy. eachenah. CACHOEIRA. ville du Brésil (BahiaJ. à 120 kil. N. 0. de San-Salvador ; 16,000 hab. Entrepôt du coton et du tabac de toute la province.

CACIQUE, nom sous lequel plusieurs peuples de l'Amérique (Mexicains. Péruviens, etc.) désignaicnl leurs chefs civils et militaires. Tous les In ras portaient ce titre. Aujourd'hui plusieurs peuplades encore indépendantes ont conservé cette dénomination pour designer leurs chefs.

CACONDA, établissement portugais dans le roy

CAJDE — 286 —

Il est abandonné

CADS

de Benguela (Nigritie mérid.) depuis longtemps.

CACONGO ou MALEMBA. état d'Afrique, tributaire du roy. de Loango, entre ceux de Loango proprement dit au N., Congo à l'E.f Engoyo au S., et l'Océan à 10. Cap! t., Kingelé. Quelques mont. ; soi fertile , climat toiérable pour Tes Européen». Le Cacongo eat très peu connu.

CACUS, géant monstrueux, demi-homme et demisatyre, fils de Vulcain, vomissait des tourbillons de flammes et de fumée. Il habitait un antre du mont Aventin, près de l'endroit où /plus tard fut bâtie Rome. Avant un jour volé quelques génisses à Hercule, ce héros força l'entrée de sa caverne, quoiqu'il l'eût barricadée avec des roches énormes, et réunifia. Ce combat a fourni à Virgile un des plus beaux morceaux du vni*Jiv. de VÊnéide.

CADALF.N, ch.-l. de cant. (Tarai, à 9 fc.il. S. E. de Gaillac; 1.600 hab. Commerce de bétail.

CADALOL'S. évèque de Parme, fut élu pape par la raction impériale en 1061, et prit le num d'Honoré li. Il fut déposé l'année suivante par le concile de Manloue, et mourut peu de tempe après.

CA-DA-MOSTU (L.)» navigateur vénitien, né vers 1432, et engagé au service du roi de Portugal, fil en 1455 et 1466. sous les auspices du prince Henri, deux voyages sur la côle d'Afrique, explora le Sénégal, la Gambie, découvrit plusieurs des Iles du Cap-Vert, retourna dans sa patrie en 1463, et laissa une précieuse Relation d, n \s Voyages (Vieence, 164)7).

CADAVAL (ducs de), branche cadette de la maison de Brafanre, remonte au xiv* siècle et a pour tige don Alvarez de Portugal, 4* frère du duc de Bragance, dun Ferdinand 11. Ce prince était petit-flls, par Ferdinand I, d Alphonse, premier duc de Bragance, et avait épousé l'unique héritière du grandconnétable de Portugal, don Nuno Alvarez Perdra de Mello. Ses descendants portèrent d'abord les titres de marquis de Ferre ira et de comtes de Tentugal. Don Nuno Alvarea Pereira de Mello, marquis de Ferreira, reçut du roi Jean IV le titre de duc de Cadaval en récompense des services qu'il avait rendus A sa cause dans la célèbre révolution de 1640. Les successeurs de ce dernier se sont alliés aux maisons françaises de Lorraine et de Luxembourg.

CADDFNABIA (la), neute ville du roy. Lombard-Vénitien, à 20 kil. N. de Corne, sur le lac de Corne. Sites délicieux, orangers, citronniers, etc. Nombreuses villas.

CADF.K (ligue), ou lic.dk Là maison de dieu, Paoi a ea«u Oei en lalin, éUil avant 1801 la 2« ligue de la république de» Grisons et avait pour ch.-l. Coire.

Voy. GRISONS.

CADENAC. Voy. CAPDENAC.

CADFNET, ch.-l. de canl. (Vaucluie), à 13 kil. S. d'Apt : 2.S98 hab.

CADF.NET. Voy. chacliies (duc de).

CM) Ml ItILLAH. calife. VoV. EADEE.

CADEKE1TA. ville d'Amérique (Confédération mexicaine), dans létal de Querctaro, par 20» 24 lat. N., 101* 42' long. 0., importante par les riches mines d'argent d'Et-Doaor Maconi et San-Christobal.

CADEROUSSE, ville du dép. de Vaucluse, 1 4 kil. S. 0. d Oranpe : 3$62 hab. Vers à soie : filatures de soie. Ane. duché, i la maison de Gramont.

CADKS-BARNE, ville de 1 Idumée. dans le désert de Sin , à l'extrémité orientale. Les Israélites y séjournèrent quelque temps.

CADFT DE GASSICOtRT (I .Claude), pharmacien, né à Paris en 1731. mort en 1799, fut, pendant la guerre, pharmacien en chef des années en Allemagne et en Portugal, puis exerça sa profession à Paris, et se fit remarquer par sa bienfaisance autant que par sa science. Il fut reçu, en 1766, a l'Académie des Sciences. Ou lui doit plu icurs mémoires

sur la ehhttie. A la révolution, Il fut employé avec Lavoisier a la fonte des cloches. — Son Ûls, Charles- Louis Cadet de Gassirourt, né en 1769, mort en 1821 , s'est distingué à la fois comme pharmacien et comme littérateur. Ses principaux ouvrages sont un Dictionnaire de chimie, 1803, 4 vol. in-8, et une Histoire secrète des Templiers.

cadet de vaux (Antoine), frère de L.-Claude, né à Paris en 1743, mort en 1828, tint d'abord une pharmacie, puis quitta cet établissement pour se livrer à des recherches scientifique- et philanthropiques. Il s'occupa surtout d'expériences et de publications relatives à la salubrité publique, i la culture des vins, aux aliments économiques, et -travailla longtemps avec Parmentler. Cadet de Vaux fonda, en 1777, \t Journal de Paris, qui prospéra longtemps entre ses mains.

CADI, mot arabe, qui signifie juge; c'est le nom

Îue portent les juges musulmans : ils réunissent les iverses attributions que remplissent chez nous les commissaires de police, les juges de paix, les notaires et les juges des tribunaux civils et criminels. Ils prononcent «ans appel, èn prenant le Coran pour base de leurs décisions, et imposent àleur gré les punitions et les amendes. Le cadi-el-asker est le premier des radis ; il assiste au divan ou conseil d'état, et remplit les fonctions de garde des sceaux CADlERK (la). Voy. ClftARD (J.-B.).

CADILLAC, ch.-l. de cant. (Gironde), à 29 kil S. E. de Bordeaux, sur la Garonne; 1,370 hab. Taillanderie et fabriuue de creusets.

CADIX, Godes, x.îorlc et p. d »p . ch.-l. d- prov. à 490 kil. S. O. de Madrid : 53.000 hab. Klle est située au milieu de la mer, a l'extrémité d une péninsule de l'Ile de \Jbcm. Rade Immense. Évèché , douane, bourse, théâtre, arsenal, h Api la 1 militaire, collège de chirurgie, académie de dessin, observatoire de la marine, etc. On y trouve difficilement de l'eau notable. Cette ville, une des plus commerçantes de l'Es|utgne, avait été ruinée par l'émancipation des colonies espagnoles d' Amérique, mais dans ces derniers temps la franchise de son port l'a relevée.— r ondée par les Phéniciens ou les » Larihaginois. Prise par les Bomaius en VOtJ av. J.-C. Les Anglais la prirent et la pillèrent en 1596, mais ill l'attaquèrent en vain en 1626 et 1702 : ils la bombardèrent en IHOO, et le* Français la tinrent bloquée jusqu'en 1812. Kn 1823. les cortès s'y étaient retirées emmenant avec elles le roi d'Espagne: mais la villa fut obligée de se rendre au duc d'Angouléine. CAliMEE (la). Voy. thFhes.

CADMILLl'S ou CASMILLUS. Voy. cabikes.

CADML'S, fils d'Agénor, roi de Phénicie, fut envoyé par son père à la recherche de sa sœur Europe, enlevée par Jupiter. N'ayant pu ta trouver et n'osant retourner dans sa patrie, il se fixa en Béotie, où 11 fonda la ville de Thèbcs, vers l'an 1580 av. J.-C. On croit que c'est lui qui apporta récriture de Phénicie en Grèce.

caducs de Milet, historien grec, florissalt du temps d'Alvatte, roi de Lydie, vers le commencement du vV siècle av. J.-C. Il est le premier qui ait écrit l'histoire en prose. Son Histoire de la fondation de Milel et des villes ioniennes n existait déjà plus du temps de Denvs d'Halicarnaftsc.

CADOMUS, ville de Gaule, auj. CAEH.

CADORE, Piere di Cadore, ville du roy. Lombard-Vénitien, sur la Piave, à 35 kil. N. E. de Bellune: 2.000 hab. Patrie du Titien. Bonaparte donna le titre de duc de Cadore à Champagny. CA DOIM) AL (Georges). Voy. GEORGES.

CADOUIN. ch.-l. de cant. (Dordogn*), à 33 kil. E. de Bergerac; 600 hab.

CALKH'RS. ch.-l. d.» cant. (H .-Garonne), à 34 kil N. 0. de Toulouse ; 800 hab.

CADSANT, Voy. cassawwua et kadsak*.

CAER — 2i

CADUCÉE, baguette surmontée de deux aile» et entourée de deux serpenta entrelacés. C'était un des attributs de Mercure et le symbole de la paix.

CADURCI, peuple de la Gaule Transalpine, Taisait

Crtie de 1* Aquitaine 1" et habitait au À. 0., entre I Lemovice» au N. , les Volcœ Tectosages au S., dans le pays qui répond au Quercy ou à peu près au dép. de Lot-et-Garonne. Ils avaient pour ch.-l. Dirons on Cadurci. an j . CAH0RS.

CADUSll ou GEL* , peuple «l'A sur U côte S. 0. de la mer Caspienne, entre le Cyru» et le Mardus; leur pays s'appelle auj. ghw.an.

CJECIL1US STATILS, poète comique latin, affranchi, né dans la Gaule, ami d'Ennuis et de Térence, composa plus de trente comédies, dont il ne reste que des fragments (dans le Corpus poeiarum, Londres, 1713, 2 vol. in-fol.). H mourut un an après Ennius, 168 av. J.-C. Quintilien le place pour le talent entre Plaute et Tércnca. — T oy. metellur.

CjECINA ALI KM S, général romain, se dAclara d'abord pour Yitellius et lui donna la couronne par la victoire de Bédriac qu'il remporta surOthon, 69; mais bientôt il prit parti pour Vespasien. Irrité de te voir sans récompense, il conspira contre oe prince, •t fut tué par Titus au milieu d'un festin. ceci n a tMm. Voy. fxrvs.

CE!, H S AL'RELIANUS, médecin grec, né à Sicca en Nu m i.l if , et que l'on croit contemporain de Ga- Iien, eal considéré comme le chef de la secte des Méthodistes. On a de lui deux ouvrages : Tardarum pauwHum tibri V, BAle, 1529, in-fol., et Acuiarum pasnonum libri III, Paris, 1533, in-8, qui ont été réunis par Amman, Amsterd., 1700, et par tialler, Lausanne, 1773.

CAKN. Cadomus, ch.-l. du dép. du Calvados, sur rOrneel Kklon, à 223 ail. 0. de Paris: 41. 876 hab CouMreprriafc, iribunal de 1" instance et de commerce; aculùinie universitaire; facultés de droit, des lettre* et desse.; lycée, aead. impériale, soc. «av.; école de navigation: musées, hibliolh. de 40,000 Toi., etc. HôteUle-ville, belle* élises et jolies promenadt*, canal, cliàleau-fort. Dentelle, coutellerie, filatures de eouui, calicot, percale: chapeaux cic [taille, châles, gant», etc. Grand commerce de p'.àlre, sel, bois du Nord, |«vés, etc. — Caen est assez moderne. Il a été pris par 1er Anglais en 1 3 if, et en 1 4 1 7 : repris par les Français en 1450. Henri VI d'Angleterre y avait fondé une université que Charles Vil continua en 1450. Cest la patrie de Malherlie. Sograis, Huct, T. Lefebvre. Choron.— 9c. (Bourgnchns, Creullly, Douvres, Lvracy, Tt»U-»ur-ï>eule, Troarn, Villers- Bocagc, plus Ca«n qui compte pour 2): 20.Scomm. it 140.435 h.— Caenélaillacap.delaB.-Normanile.

caen (île de), Y Oraison de Bougainville , le Refuyio de Maurclle, île de l'Océanie, dans l'archipel de la Nouvelle-Bretagne, à l'E. de la Papouasie (Nouvelle-Guinée), et au N. de l'archi|iel de la Loufelade, par 5° Ut. S. et 146° long. E. Population nombreuse.

CvENE ouC.ENOPOLlS (c.-à-d. la nouvelle ville), ville de Laconie, primitivement Tirnarum, sur la côte, près du cap Ténare.Temple de Jupiter Ctenécn.

ccne, auj. El-Senn, ville de Mésopotamie, a l*B., près de l'embouchure du Zabus minor. cane , auj. Henysoueif, ville de la Moyenne- >te. Voy. HERMOPOLIS

GAFF

CitNINA, ville de I Italie ancienne (Latium). à 35 kll. N. E. de Rome. Les Céninates furent les premier» qui firent la guerre aux Romains . 748 •T. J.-C. Romulus tua leur roi Acron [voy. opines).

CjENOPHRURIUM, c-a-d. fort neuf, ville de Thract), à 9 kil. N. 0. de Sélymbrie. Au rélien y périt assassiné en 275.

CAERCARADOK , mont. d'Angleterre (Shrop) , an N. et près de Knighton. Restes de fortifications attribuées à Caraclacus.

t CAERDIFF. CAERDIGAN, etc. Voy. caubiff, ete. I C;ERE, d'abord Agylla, auj. Or veteri, fflta de l Etrurie. à 22 kil. 6. de Véies, avait été la ville principale du roy. de Mézence, et passait pour une ville sainte. On y porta les objets sacrés de Rome après la défaite de l'Allia. C'est de Caere que Ton fait dériver le mot cœretnoma, cérémonie.

CAERLEON , Isca Silurum , ville d'Angleterre ■ Monmoulh), à 24 kil. S. 0. de Monmoulh, aur l'Uske: 1,100 hab. Beau pont, église gothique. On y voit les restes d'un amphithéâtre appelé dans la pays Table ronde ou Table d'Arthur; c est là, dhVon. que ce roi institua l'ordre de chevalerie de la Table- Ronde. Caerléon fait partie du pays de Galles ; elle en était jadis la capit. et la métropole.

CAERMARTHLN, Maridunum, ville du pays de Galles, ch.-l. du comté de Caermarthen, a 300 kil. 0. de Londres: 9,000 hab. Usines à fer. corderies.

Caennarthen, un des douze comtés du pays de Galles sur la mer, entre ceux de Glamorgan à l'E., et de Pembroke a 10.; 70 kil. sur 32: 90,300 hab. Grande fertilité en orge et avoine; plomb, houille: peu de liois: chevaux.

CAERNARVON, ch.-I. du comté de Caernarvon. sur le détroit de Menai, à 12 kil. S. 0. de Bangor: 4 000 hab. Ville bien bâtie, bon port, vieilles murailles. Industrie ; eaux minérale» et thermales. Gaernarvon a été fondée en 1283, par Edouard 1, non loin de l'ancienne Seyuntium.

Caernarvon (comté de), un des douze comtés du pays de (Ulles. à l'angle N. 0.; 73 kil. sur 20; 60.000 hab. Pays montagneux. Plomb, cuivre, ardoise»; poche, bétail : perles assez grosses dans le Conway.

CAERPH1LLY, ville d'Angleterre dan» le pays de Galles (Glamorgan), à 50 kil. S. 0. de Moninouth: 1.100 hab. Vieux château; fer, houille, fabriques de couvertures et de châles gallois.

CAERWYS ou CAER-AR-WYS, ville d'Angleterre, dans le pavs de Galles (h Uni), â 9 kil. 0. de FUnt': 1,000 hab. Cette ville était jadis le rendexvous des bardes pour une espèce de tournoi musical et poétique.

CA1SARALGUSTA, auj. saracossk- CJF.SAREA. Voy. cesarFE.

CiESAREA insdla. auj. 1 île de JERSET.

CA'SARObUNUM ou TURONES, auj. TOCRS.

CjESAROMAGLS, auj. cnelmsford et beacvais. CAFARTOLT. Castra Mororum , village de la Turquie d'Asie (Bagdad), à 50 kil. S. 0. de Nisibin. Ruines nombreuses. .

GU'F-X Thmdoùa, auj. Fœodostc, ville de I» Russie (f Eut. <Tauridc),â70k.S.d.idétroitqui joint le» trers Noire et d'Azov, et -qu'on nomme détroit deCaffa; env. 7.5W> h.- Gaffa fu occupée par le» Génois au xui's.(l3«).EIle servait de marché pour les pelleteries du Nord, les étoffes de soie et de coton fabriquées dans la Perse, et les denrées de l'Inde apportées par les caravanes d'Astracan. Mahomet Il enleva Caffa aux Génois en 1475, et en 1770 les Turcs I abandonnèrent aux Russe*.

CAFFA RELLI DU FALGA (Louls-Marie-Jos.- Max.). général de division du génie, né au château du Falga en Languedoc, 1756. fut nommé en I79Î officier d'artillerie â l'armée du Rhin, et refusa seul, après la journée du 10 août, de reconnaître 1 autorité de l'Assemblée nationale. Il fut suspendu da ses fonctions, et subit une détention de 14 mois. Réintégré en 1795. il servit à l'armée de Sambreet-Meuse et «e distingua au pa^ge du Rhln où II perdit une jambe. Néanmoins, lors de reipéoRkW de Bonaparte en Egypte, il partit en qualité de général du génie. Il rendit le» plus grands services lors a» la prise de Malte et d' Alexandrie et mourut d un» balle reçue devant Sainl-Jean-d Acre, 1799 M. d» Gérando a fait Imprimer sa Vie, Pari», 1801. caffarelli (Charlee-Ambrolse baron de), né en

CAGL

CAHU

1758, mort en 1826, dans les environs de Toulouse, au château du Falga, fut chanoine de Toul avant la révolution, trois fois préfet sous l'Empire, puis memhre du conseil-général de la Haute-Garonne. 11 a écrit : Abrégé det Géoponiquet, extrait d'un ouvrage grec, etc., Paris, 1812, in-8.

cafta relu, chanteur. Voy. gaffarelli.

CAFRERIE, vaste région de l'Afrique australe, s'étend le long de l'Océan Indien du cap Negro à la

Knte de Luabo, de 23» à 35» lat. S.; 1,300 kil. sur . 00. Elle se divise en Ca/rerie maritime ou Cafrerie proprement dite, autrement côte de Natal (ville principale, Zoula), et Ca/rerie intérieure ou Ca/rerie des lleljouanas , habitée par une foule de peuplades indépendantes. Places : Nouv.-Lilakou , Meribowhey. Melita, Kouritchane, Makov. Le climat de la Cafrerie est chaud sur les cotes, le sol varié, montagnes très âpres à l'intérieur, très vantes déserta de sable ; manque d'eau en beaucoup il endroits : riches mines d'or, argent, fer. cuivre. Flore analogue à celle du Cap: grande quantité de betea féroces. La famille oafre est noire, mais belle, grande et bien faite. Elle se divise en Koossas , Tambouki , Mambouki dans la Cafrerie maritime; en Gokas, Morolongs , Bctjouanaa dans la Cafrerie intérieure ; ceux-ci se subdivisent à leur tour en tribus. Toutes ces tribus sont belliqueuses, la plurt nomades ; elles élèvent de grands troupeaux bœufs, connaissent peu l'agriculture et moins encore l'industrie. Leur religion est grossière ou nulle, et les efforts des missionnaires pour les convertir ont été Tains. Les Cafres sont polygames : ils n'obéissent point à une forme particulière de gouvernement. Auj. les Tambouki dominent dans la Cafrerie maritime, et leur chef, qui a 15,000 hommes sous ses ordres, réside à Zoula. Levaillant est un des premiers qui aient vovagé dans ce pay*. CAFRES. Voy. cafrerie et £aferistan.

CAFZA, Capta, ville de l'état de Tunis, à 240 kil. S. 0. de Tunis. Cette ville, qui faisait d'abord partie de la Numidie, puis de la Byzacène, était iadis très forte : c'est une de celles où Jugurtha tenait ses trésors. Marius la prit (107), et César la détruisit en 46 av. J.-C.

CAGAYAN , aleadie de 111e Lucon (llea Philippines), dans la partie soumise aux Espagnols. Villes principales ; Lablo, Cabagan, Tugu-Egarao. — Une

rite Ile du groupe de Bornéo, soumise au sultan Soulou, porte le même nom. CAGLI , Cal lu , ville de l'Etat ecclésiastique, à 22 kil. S. d Urbin ; 2,000 hab. Êvêché.

CAGLIARI , Calarit ou Caralit , capit. de l'Ile de Sardaigne, au S., sur le golfe de Cagliari, par 6* 48* long. E., 39» 12' lat. N.: 30,000 hab. Résidence du vice- roi , archevêché. Port, rade vaste et sûre. Fortiflcations. Théâtre, bibliothèque, université. Industrie asses active , commerce. — On croit que Cagliari est l'ancienne vrille à'iolat, fondée par les Carthaginois.

CAGLIARI (Paul). Voy. véronese.

CAGLIOSTRO, personnage mystérieux qui s'est rendu fameux dans le dernier siècle . naquit à Païenne en 1743, d'une famille obscure. Son véritable nom était Joseph Balsamo; il le changea plus tard en celui de Cagliostro que portait sa marraine, et prit la qualité de comte. Aeeu6é d'escroquerie, il fut obligé de bonn« heure de quitter sa patrie et parcourut sous des noms différents la Grèce, l'Egypte, l'Arabie, la Perse, l'Ile de Malte, Naples. Rome, et presque toutes les villes de l'Europe; il acquit dans ses premiers voyages la connaissance de quelques secrets alchimiques et médicinaux, et se flt une grande réputation par des cures merveilleuses. En 1780, il arriva en France, se Ûxa pendant quelque ten.ps à Strasbourg , où 11 fut reçu avec enthousiasme . Pui> vin' * F*™ où U n'excita pas moins

d'admiration, et fut quelque temps à la mode dam la haute société. U vendait des éliilrs. des pilules, et faisait des tours de magie et de sorcellerie. Im-

dué avec le cardinal de Rohan dans l'affaire du ier ( Voy. rohan), Il fut mis à la Bastille, et ensuite exilé (1786). Il se retira en Angleterre, puis atlaenSuisseetenfinen Italie. Arrêté à Rome en 1789 comme suspect de pratiquer la franc-maçonnerie il y fut juué, et se vil condamné, le 17 avril 1791.' à une prison perpétuelle; il mourut er 1795, au château de Sl-Léon, près de Ri'ine. La plupart ut voient dans Cagliostro qu'un adroit charlatan ; quelques-uns le regardent comme un nomme vraiment extraordinaire, un véritable thaumaturge, et ils prétendent qu'il avait le pouvoir de faire apparaître les morts. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il produisait des effets surprenants, qu'il vivait toujours dans une trrandeopnlenre;il faisait même. dii-on.ii"»el't'iebien. On a supposé qu'il était I agent d'une société secrète de Francs-Maçons qui fournissait à sea dépenses. On lui attribue plusieurs prédictions. On a publié à Rome, en 1790, une Vie de Cagliostro, extraite de* pièces de son procès; elle a été traduite en français.

CAGNANO, ville du roy. de Naple» ( CapiUnate), à 31 kil. N. 0. de San-Severo; 3.600 hab.

CAGOTS. espèce de parias répandus au moyen âge dans le voisinage des Pyrénées, et que la superstition faisait regarder comme un objet de mépris et d'horreur. On supposait qu'ils étaient les restes des anciens Golhs, qui possédèrent longtemps l'Aquitaine : de là leur serait venu le nom injurieux de Cagots (caat gothi, chiens golhs), qui leur aurait été donné par les vaincus. Les chroniques les désignent souvent encore par les dénominations de Caqueux, Cacout, Capot, Gaffot, G entât , Gahelat, Cahett, termes de mépris qui signifiaient lépreux , et dont

8uelques-uns s'appliquaient également aux Juifs, n les appelait aussi Colliberu (de liber lut, esclave affranchi), et aussi Canardt, parce qu'ils devaient porter sur leurs habits une patte de canard pour se faire reconnaître. On trouve aujourd'hui même des oébris de cette race opprimée dans l'ouest et le midi de la France; et malgré les progrès de la civilisation, la haine que ces malheureux inspiraient n'est pas encore complètement éteinte. Plusieurs auteurs ont cru voir dans les Cagots des Pyrénées des êtres analogues aux crétins et aux goitreux des Alpes.

CAHAW'BAH, ville de I Amérique sept. (Étata- Unis), à 37a kil. N. K. de la Nouvelle-Orléans, au confluent de laCahawbah et de l' Alabama ; 2.000 hab. Jadis ch.-l. de tout l'état d' Alabama, avant Tuscaloosa; elle est auj. ch.-l. d'un comté. CAHER. V. xaher. — CAHORCINS. V. lombards. CAHORS, Divona, puis Cudurci, ch.-l. du dép. du Lot, sur le Lot, à 470 kil. S. de Paris; 12,417 hab. Evéché, sufl'ragant de larchev. d'Alby; tribunal de l" instance, lycée, deux bibliothèques. Cathédrale fort ancienne, ruines romaines. Commerce de draps, de vins et d'eau-de-vie. Jadis ch.-l. det Cadurci, puis du H.-Quercy. Prise par Henri IV en 1580. Patrie du pape Jean XXII. de Clément M a rot dugén.Ramel. Murât naq. près de là. — L'arr. de Cahors a 12 cant. (Calus, L AIbenque, Caatelna*. Lauxès, Limougnes, Lutech, Casais, Puy-l'Evêque, Moneuq, St-Géry, plus Cahors qui compte pour 2), 120comm. et 117,229 hab.

CAHUSAC, petite ville de France (Tarn), à 19 kil. N. 0. d'Albv. sur la Verre: 1.450 hab.

CAHUSAC (Louis de), auteur dramatique, né à Montauban «ers 1700, mort à Paris en 1759, fut nommé écuyer et secrétaire des commandements du comte de Clermont ; Qt ta campagne de iHl avec ce prince, et le quitta ensuite pour se livrer à la littérature. On a de lui : le Comte de Waruick, tragédie, 1742; Zénéidr et r Algérien, comédies, 1744; Grigri, 1749, in-12; Hittoirt de la dante ancienne

CAIM

CALA

La Haye, 1754, S roi. In-ll; plusieurs qui eurent du succès, entre autres Anacréon et les Amours de Tempe", mis eu musique par Rameau et Dauvergne.

CAIKM. Voy. EAIEM. CA1ENNE. Voy. C A VENUE.

CAIETA ou CA1ÊTE, auj. gaète.

CA1ETAN (Thomas de vio. dit), cardinal, né à Gaête ou CaTète (d'où son nom), en 1469, mort en 1534, entra dans l'ordre des Dominicains, dont il devint général, fut chargé de plusieurs misions par Jules 11 et Léon X, et obtint en 1519 lévêehé de Caete. Envoyé en Allemagne comme légal, il tenta, mais inutilement, de ramener Luther à la foi catholique. Il a laissé un Commentaire sur la Mbit, des Commentaires sur Anstote, cl div. écrits sur les matière» ecclés.. entre autres : De l'autorité du pape, où il soutient 1 infaillibilité du souv. pontife.

caieta* (Henri;, cardinal, de la maison de Sermoncto, Tut envoyé en France par Sixte-Quint, avec la qualité de légat, en 1589, pour faire élire un roi catholique après la mort de Henri 111. II anima la guerre civile, se jeta dans le parti de la Llgue.se réunit aux Seize, et soutint avec chaleur le parti du roi d'Espagne. Sixte-Quint, mécontent de sa conduite, le rappela ; mais ca pape était mort quand Caiétan arriva.

caieta m (Benott). Voy. boniface vm.

CAIFA, ville de Syrie, à 9 kil. S. d'Acre, à 12 kil. au-dessus des ruines de l'ancienne Hépha, sur la baie d'Acre. Murailles; fort; port passable et très fréquenié. Elle fut prise par Klébèr en 1799.

CAILHAVA (J.-Fr.), auteur dramatique , né au village de L'Estendoux près de Toulouse en 1731, mort à Paris en 1813, a donné aux Français et au Théaire-llalien un grand nombre de comédies, presque toutes imilées de l'italien; la plus estimée est le Tuteur dupé ou la Maison à deux portes, 1765. Il a publié son Théâtre en 1781, 2 vol. in-8. On lui doit aussi un traité didactique, l'Art de la Comédie, 1772, 4 vol., refondu en 2 vol., 1786. 11 a laissé des Mémoires manuscrits.

CAILLE (René), voyageur, né en 1799 à Mauxé en Poitou, fils d'un boulanger et orphelin dès l'enfance, s'embarqua à quinze ans pour le Sénégal, sans fortune, sans amis, sans secours. Après dix ans d'obstacles et de traverses de lout genre, il réussit à pénétrer dans l'intérieur de l'Afrique. Malgré des fatigues iuouies, il parvint à Djenné et enfin aTora- Douctnu, .Icrnier but de ses recherches (1828). Plus heureux que ses prédécesseurs, il revint en France «près seize ans d'absence. U reçut de la Société de géographie un prix de 10,000 fr., et publia en 18301a relation de son voyage. U mourut le 17 mai 1838, âgé de trente-neuf ans, des suites d'une maladie qu'il avait rapportée d Afrique.

CA1LLEAU (André-Charles), libraire, né à Pari* en 1731, mort en 1798, a donné une foule d'almanachs chantants, d'élrennes badines et plaisantes ; une collection des Lettres cTHiloTse et a Abailard , Us Soirées de la campagne, 1766, in-12, et un Dictionnaire bibliographique, historique et critique des livres rares, composé en grande partie par un abbé Duclos, Paris, 1790, 3 vol. in-8. Un 4* vol. a 'té publié par M. Brunei fils en 1802.

CAILLKT (Guillaume), né au village de Mello. dans le Beauvaisis, était le cher de la faction de la Jacquerie (1358), et fut surnommé Jacques Ronhomme-, il fut pris par Charlcs-le-Mauvais, roi de Navarre, qui lui lit trancher la tête. {Voy. jacotjf.rie.)

CA1LLOMA, ville du PeroJ (dép. de Puno), à 200 kil. 0. de Cuzco; jadis ch.-l. de la prov. de Collahuas. Riches mines d'argent aux environs. CAIM ou CAIEM, calife. Voy. eaiem.

CAÏMAN (Iles), dans la mer des Antilles, au S. deCuba, par 19« 19' lat. N. , et 83- 6' long.

0., habitées par des descendants de flibustiers GAIN, premier fils d'Adam et d'Eve, se livra a la culture de la terre. Jaloux de voir que les offrandes d'Abel, son frère, étaient plus agréables à Dieuqu« les siennes, il le tua. Dieu le maudit, ainsi que tout-: sa postérité, le condamna à errer sur toute la terre, et le marqua au front d'un signe de réprobation. Après avoir longtemps erré, il se Axa dans la terre de Nod et bâtit une ville qu'il nomma Enoch, du nom d'un de ses (Ils.

GA1PHE, grand-prêtre des Juifs, de la secte de Saducéens, fit condamner Jésus à mort, et fil arrêter les apôtres qui prêchaient la résurrection de leur maître. Quelques années après , il fut privé de sa charge par l'empereur Vitellius, et se tua de désespoir.

CA1QUE, Calcus, nuj.Grimakli-Kaiki, riv. d'Asie- Mineure, en Mysie, coule à 10., passe près de Perçame, et se jette dans la mer Egée vis-à-vis de Lexbos.

CAÏQUES, groupe d'Iles dans l'archipel des Lucayes, par W»-74» 47' long. 0., 20*-21» lat. N.; 1,200 hab., presque tous nègres. Coton et sucre. Lfle principale, appelée Grande-CaTque , a 53 kil. de Ions sur 6 de large.

CAIRE (le), Misr-el-Kahira chei les Arabes, capit. de l'Egypte, dans la Basse-Egypte, près de la rive droite du Nil, au pied du mont Mogattam ; 260,000 hab. Belles places, dont quatre très vastes; citadelle ; plusieurs palais et grandes maisons : jolies mosquées; 31 bains principaux ; aqueducs, canaux, citernes, bazars, caravanséraYs, jardins, cimetières remarquables. Elle a été fort embellie par Méhémet- Ali. — Fondée vers 970 par le gén. arabe Gihauerou Gohar, lieutenant de Moex, elle fut dès lors la résidence des califes fatimites. Elle a été prise par les Français en 1798. parles Anglais en 1 801, «t rendue i la Porte aussitôt. — vieux-Caire. Vou. fostat.

CAIRO, Canalicum, v. <l< * Etats sardes, à 17 kil. N. 0. de Savone, tuir la Bormida ; 4.000 hab. Très commerçante. Défaite des Austro-Sardes par les Français en 1796.

CAISTOR, ville d'Angleterre (Lincoln), à 35 kil. N. E. de Lincoln: 1,300 hab. 4 sources jaillissent a l'intérieur de la ville ; église gothique. Le roi saxon Hengist fonda cette ville après avoir vaincu les Scots et le* Pîctes.

CA1TIINESS, comté d'rtcosse, le plus septenlr. de tous, borné au S. par celui de Sutherland. 66 kil. sur 48 ; 30,000 hab. Villes principales : Wick cl Thurso. Lacs, riv. nombreuses, mais non navigables. On y voit encore les ruines des habitations construites par les Duns ou Pietés. Ce comté fut possédé jarlis par les Danois et les Norwégiens.

CAIl'S, prénom fort commun chex les Romains. On désigne quelquefois par ce simple prénom un des Graeques, un des ûls d' Agrippa, l'empereur Caligula, etc. {Voy. ces noms.)

caics ou GAiits , célèbre jurisconsulte romain , vivait probablement sous Adrien et Marc-Aurèle. 11 avait composé des Institutes qui ont beaucoup servi à la rédaction de celles qui portent le nom de Juslinien. Longtemps on n'en a possédé qu'un abrégé qui se trouve dans le Iireviarium alaricianum, et

Jue l'on croit avoir été fait par Anîcn, chancelier 'Alaric; mais en 1816, M. Niebuhr a découvert l'ouvrage même dans un palimpseste de Vérone. Il a été impr. dans les Eclogajuris, Par., 1822, et à part, par Gosehcn et Lachmann, Berl., 1842 : il » été trad. en franç. par Boulet, 1827, et Pellat, 1844.

CAJARG, ch.-l. de canl. (Lui;, a 19 kil. S. U. de Figea* ; 2.000 hab.

CAJAZZO, Calatia, ville du roy. de Naples (Terrede-Labour). à 17 kil. S. de Piedimonte; 3,000 hab. CAJETAN. Voy. caietan.

CALABAR ou BONGO, riv. d'Afrique, paraît du plateau élevé des Calbongos, et <lé- B. 19

CALA

CALA

bouche dans le golfe de Guinée. On présume que c'est une des bouches du Djoliba.

cala bar (vieux-), capil. du roy.de Quoua, eurle Bongo ou Calabar.

calabar (nouveau-), Tille du roy. de Bénin, sur le Djoliba.

CALABER (Quintus). Voy. oointos.

CALABOZO, ville de Colombie, par 70* 11' long. 0., 8* 56' lit. N. ; 4,800 hab. Cette ville est inondée dans la saison des pluies. Climat très chaud.

CALABRE, Drutium et partie de la Lucarne, région du roy. de Naples, la plus mérid. des prov. continentales de cet état, forme comme une presqu'île que borne au N. la Basil icate; 560 kil.sur 80; "00,000 hab. Beaucoup de monta, riv. eotières; cIK* mal très chaud dans les plaines et lieux bas; air malsain; grande fertilité; effroyables tremblements de terre, notamment en 1783. Civilisation arriérée, campagnards demi-sauvages. La Calabre forme auj. trois provinces : l ° Calabre cuérieurc au N. , eh.-L, Cosenia; 2« Calabre ultérieure au S., eh.-l., Repgio ; 3* Calabre ultérieure 2*, entre les deux précédentes, ch.-l., Catanxaro. — Dans l'antiquité on nomma Calabri les peuples qui habitaient la partie de l'Iapygie située entre les Salentini à l'E. et les Peucetini à l'O. (eh.-l., Brundurium); puis, quand l'Italie fut divisée en onie régions (au premier siècle de l'empire), on appela Calabric I lapygie entière (SaUntini, Calabri. Peucetini, Mestapti), moins quelques canL à l'O. La Calabre reçut d'abord des colonies grecques. Elle fut soumise par les Romains l'an 260 av. J.-C. Dans la suite elle tomba au pouvoir des Wisigoths, puis des Sarrasins, et enOn (vers 1 130) des Normands qui en ûrent une pror. du roy. de Naples.

CALABRESE (le), peintre. Voy. Mtrn.

CALACL'CCIA, ch.-l. de cant. (Corse), à 28 kll. deCorte:560hab.

CALAGORR1S, ville de la Gaule Narbonnalse, auj.

CAXÊRES.

CALAGURR1S, nom de deux villes de la Tarraconaise, auj. calahorra et loare.

CALAHORRA, CatagurrU, villed'Esp. (Logrono), sur le Cidacoa, à 42 kil. de Logrono ; 4.300 hab. Evécbé. Patrie de Quintilien? et de S. Dominique.

CALAIS, CaUlum, Itiusou Ulterwrpon.?*. et port de Franc*. ch.-l. dccant.(Pas-de-Calais\ sur la Manche, à 30 kil. N. E. de Boulogne, à 280 kil. N. de Paris; 10,865 hab. Calais n'est séparé de Douvres (en Angleterre) que par un canal étroit nommé Pa*-dc-Calaù, et qui a 3l kil. seulement de largeur; la traversée Tait en 2 h. Chemin de fer. La ville est défendue par une citadelle très forte; elle se partage en haute et basse ville ; au N. E. est le faubourg de Courgain. Hôlel-de-ville. place d'Armes, etc. Calais est en général bien bâtie. Industrie et commerce actifs: grains, vins, huile; armements pour la pèche de la morue , etc. — Elle fut prise par Edouard III en 1347, après un singe que te dévouement d'Eustache de Saint-Pierre et de ses compagnon* a rendu à jamais mémorable ; elle resta plus de deux siècles entre les mains des Anglais; François de Guise la leur enleva en 1558.

CALAIS et ZETHÊS, Ois de Borée. Voy. iéthês.

CALAMARI, anc. ville du Pérou, au lieu où est auj. Turbaco, a, dit-on, renfermé, du temps des Incas. jusqu'à 200,000 hab.

CALAMATA, Calamœ ou Pkerœ? v. et port de Morèo, ch.-l. de la Messénie, au fond du golfe du Coron. Evèrhé. Selfnicurie au moyen âge. Sacc. en 1 825 par les Egvptiens ; les Fr. y débarquèrent en 1828. — Ilot de V Adriatique, sur la côte de Dalmatie, à 2 k. 0. de Rapuse; 500 h. A l'Autriche.

CALAM1, petite riv. du dép. du Var, passe i Brignoles et tombe dans l'Argens.

CALA Mi AN ES (lies), dans l'archipel des Philip-

pines, au N. E. de Paragoa, par 118» loag. E., 12" fat. N.; 16,000 hab. Calamiana et Buswagan sont les 2 principales. Les Espagnols y ont quelques établissements pour la pèche des perles.

CALA ni NE, Calymna , lie de l'archipel gree, au N. 0. de Coa, par 24* 22* long. E., 36° 55' lat. N. ; 300 hab.

CALAM1TA, ville de la Cheraonèae Taurique, auj.

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