CAPI
CAPP
d'Asie, les In ans de Biga et de Smyrne. Jadis U Morée et la Carélie (Acarnanie) en faisaient partie.
CAP1TANATK, ancienne Apulu, prov. du roy. de Naples, entre l'Adriatique et lea prov. de Sannio, Terre de Bah. Basilicate et Principauté Ultérieure ,- 88 kit. sur 80 ; 280,000 hab. Ch.-L, Foggia. Vaste» plaines que domine le mont Gargano: pâturage», câpre* et champignon*, résine, goudron, térébenthine, salsepareille, noix de galle, etc. Grandes salines royales. La Capilanate forme l'éperon de la botte à laquelle on compare vulgairement l'Italie.
CAPITO (Atcius), célèbre jurisconsulte romain, récut sous Auguste et sous Tibère, et fut élevé au consulat par le premier. Il flétrit sa réputation sous Tibère, en soutenant une accusation de lèse-majesté pour flatter l'empereur. — Théologien. Voy. capiton.
CAPITOLE. temple et citadelle de Rome, élevés sur le mont Tarpéien, et dédiés à Jupiter, étaient ainsi nommés, dit-on, d'une têt* sanglante (à capite) qu'on y trouva en creusant les fondements. Commencé par Tarqu in-1 ' Ancien, le Capitole fut achevé par Tarquin-le-Superbe, et consacré par le consul Horatius (SOT «t. J.-C.). Outre le temple de Jupiter, on y voyait ceux de Minerve et de Junon ; des trésors immenses y étaient renfermés. Brûlé trois fois, pendant'les troubles de Marius, sous Yilellius et sous Vespasien, il fut reconstruit à grands frais pur Domi tien. Dans le moyen âge, on couronnait au Capitole les poètes vainqueurs. Sur l'emplacement de 1 ancien
Capitole a été construit, d'après les plans de Michel- Anse, ea qu'on nomme aujourd'hui le Camptdoglto ou Capitole mod. , qui comprend les palais des sénateurs de Rome et des magistrats municipaux, et le mu- •««.--Toulouse. Washington, etc., ont leur Capitole.
CAP1TOL1N (mont), Caoitolinus mont, col Une de Rome, au N. 0. du mont Palatin, vis-à-vis de l'île do Tibre, était très abrupte ; c'est là qu'était bâti le Capitole. La roche Tarpéieiine en faisait partie ; aussi l'appelait-an souvent mont Tarpéien . Le mont (^apitolin est unedet 7 colliucs primitives de l'anc. Rome.
CAIMTOI.IMS (Julius), l'un des auteurs de la collection dite Histoire Auguste, a laissé les vies de l'emp. Antonin et de ses successeurs jusqu'à Balbin : Il était con tempo rai n de Dioclétien et de Constantin et leur a dédié ses écrits. II parait avoir pris Hérodien pour guide. On trouve Capitolinus à la suite de ispartien. Il a été trad. par M. Valton, Par., 1844.
"~V> n "*',L,U<1 r-*l»'TnLIN0* cl Ot'INTIUS CAPITOLIN.
CAPITON, jurisconsulte romain. Voy. capito.
Capiton (Wolfgang-Fabrice), docteur en théologie, né vers 1478 i Haguenau, mort à Strasbourg en 1S41, embrassa la réforme luthérienne, devint ministre à Strasbourg, se lia étroitement avecOEcolampade et Bucer, et se trouva à presque toutes les diètes et conférences convoquées pour pacifier les différends de religion. Ses liaisons avec Martin Cellarius le Qrcut sou|içonner plus lard d'arianisme. Capiton a laissé, entre autres ouvrages, une Vie d Œcolampade, écrite avec Uryiwus, Strasbourg, 1617, in-8.
CAPITOUI^S, nom que portaient avant H 89 les premiers officiers municipaux de la ville de Toulouse. Ils étaient ainsi appelés, soit du lieu où se tenaient leurs réunions, et qu'on nommait Capitole à l'imitation du Capitole de Rome; soit du Capuutum, conseil civil des comtes de Toulouse, dont ils étaient membres. Dans l'origine, lus eapitouls se qualifiaient du titre de chrjt de* nobles et <lourerswiirs de ta vtlle de Toulouse ; mais I établissement du parlement de Toulouse au xjv siècle réduisit de beaucoup leur autorité.
CAPITULA1RKS, recueils de lois et ordonnances rendues par nos anciens roia, surtout par ceux de la 3* race, ainsi nommés parce qu'ils étaient divisés en chapitres {capitula). Les plus connus sont ceux de Il mais il existe aussi des capitulâmes
de Loufe-le-Débonnaire et de ses successeurs. A> la mort de Charlcs-le-Simple (928), on ce>*a de donner ce non. aux actes de l'autorité royale. Les meilleurs recueils des Capitulaires tout dus* Baluie cl .1 i'ertt.
CAPITULATION D'EMPIRE, acte par lequel l'empereur d Allemagne, à son avènement, s'engageait à respecter les droits et privilèges du ~orps germanique. Cet usage fut Introduit en 1519, lors de l'élection de Chartes-Quint; la dernière capitulation fut jurée par François II en 1792.
CAPO D'ISTRIA, JEgida, puis JuslinopotU, ville des Etat* autrichiens (Illyrle),* 14 kit. S. de Tri este; 5.000 hab. Port, murs, citadelle. Êvéché. Riches salines. Commerce. Pri<e en 982 par les Vénitiens.
CAPO D'I STRIA ou CAPODlSTRIAS (Jean) né en l776àCorfou,d'une famille noble originaire de la v. de Capo dlslria, entra Jeune au service do la Russie, fut chargé par l'empereur Alexandre de plusieurs missions diplomatiques auprès de la Porte, de l'Allemagne, de la Suisse, de la Franco, et te montra chaud partisan de la cause des Grecs lors de leur insurrection contre la Turquie; il fut élu président par la nation grecque dès qu'elle put M constituer (1827). Il employa tout son pouvoir à rétablir l'ordre et la prospérité ; mais au milieu de tes efforts, il fut assassiné en 1831 par deux fanatiques, Georges et Constantin Mavromiehali. qui voulurent ainsi venger Petro Mavromiehali, leur père et leur frère, que Capodistrias avait fait emprisonner. Du reste, on accusait le président de n'être que l'Instrument de la Russie et de vouloir étouffer U liberté.
CAPOTS. Voy. cagots.
CAPOUE, Vulturnum, puis Capua, ville du roy. d« Naples (Terre de Labour), sur le Vollurno, à 28 kil. N. de Naples: 8,000 hab. Archevêché; citadelle, cathédrale, beau pont. A 4 kil. S. E. de cette ville, sont les ruines de 1 ancienne Capoue. Cette ville fut primitivement occupée par les Etrusques, qui la nommaient Vulturnum à cause de sa position sur le Vulturne ; vert l'an 4Î4 av. J.-C., des Samnites t'en enivrèrent et lui donnèrent le nom d« Capua. En 343, d'autres Samnites ayant voulu la conquérir, lot habitants implorèrent le secoursdes Romains et Ils finirent par se donner i eux. Pyrrhus flt vainement !• siège de Capoue ; mais en 21 5 Annthal la prit après la bataille de Cannes, et il y passa l'hiver : on a longteuqw prétendu que les délices de Capoue énervèrent son armée et causèrent sa ruine.
CAPPADOCE, Cappadocia, région de l'Asie-Mineure, correspondant auj. à une partie des pachalikt de Sii'os et de Caramanie, était bornée au S. par la Cilicie, au N. par le l'ont, à l'E. par I Euphratequi la séparait de l'Arménie; elle avait pour capit. Maxaca ou Céaarée. La Oppadoco contenait entre autres
C-ov. la Sargarauseue, la Garzaurilide, laTyanitide, Cataonie; avant Alexandre, le Pont en faisait partie. Les Cappadocieos passaient pour lourds, bornés et superstitieux ; leur religion tenait du sabéisme. C'est ehex eirx qu'était le temple de (xnnana, où le feu était adoré. Ils élevaient beaucoup de troupeaux et surtout une grande quantité de chevaux estimés. — LaCappadoce, gouvernée d'abord par des princes A peu près indépendants, flt successivement partie ds l'empire perse et de celui d'Alexandre, de la satrapie d'huméiie, duroy.d Aiitigoue; mais recourra sou indépendance vert 312. Les premiers rois de laCappadoce sont peu connus jusque vert 370. Après cette époque viennent lOmisdu nom d 'Ariftrnth* (360-9*. av. J -C.); puis 3 Arioharxane (92-341. Ariarathe VU ayant été vaincu par Mithridale, la coule de ce dernier entraîna la soumission de U Cappadoce aux Romains; cependant elle continua longtemps d'exister comme royaume, tous le protectorat romain, et ne fut réduite en province romaine que sous Tibère, après la mort du roi ArchélaUs (17 de J.-C.). Par la suite, on en lit trois prov. : la Cappadoce au N. 0,
CAPR
GARA
(eh.-l., Sébaste); U Cappadoce 2» au S. 0. (ch.-l., M.iiaca); l'Arménie 2», au S. E. ; la partie Biluée au N. E. fut comprise dans l'Arménie t".
CAPPEL, bourg de Suisse (Zurich), entre Zurich et Zug, au pied de l'AlbU. Bataille célèbre, où les Reformés furent vaincus par les Catholiques en IS3I : Zwingle y périt. On nomme 1" et 2» guerres de Cappei les guerres civiles et religieuses auxquelles la réforme de Zwingle donna lieu en 1529 et en 1 531 entre les cantons catholiques et les cant. de croyance contraire. Cappei est la patrie de Léonard Meisler.
CAPPEL, famille protestante qui a fourni des ministres distingués et surtout de savants hébralsants. Le plus connu est Louis Cappei, né à Sedan en 1585, mort en 1658, qui fut professeur d'hébreu U de théologie à l'université protestante de Saumur. U établit un nouveau système de critique sacrée et soutint contre Buxtorf que les points voyelles, qui, selon ce savant, seraient aussi anciens que la langue hébraïque, ne remontent pas au-delà du vi* siècle de notre ère. Ses principaux ouvrages sont Arcanum punclualionit revelatum, Leyde, 1624; Critica tuera, 1650.— Il laissa un OU, Jacques-Louis Cappei, qui lui succéda dans sa chaire, qui continua sa dispute avec les Buxtorf, et publia quelques-uns des ouvrages de son père.
CAPPELN, tille du Danemark (Jutland mérid.), à 28 kll. N. E. de Sleswig, sur le Schley ; 1,500 hab. Grand commerce de harengs.
CAPPERONNIER (Claude) , savant philologue français, né à Montdidier en 1671, mort a Paris en 1144, éUit Qls d'un tanneur. U entra dans le» ordres, enseigna le grec à Abbeville, vint à Paris, où il vécut du produit de leçons particulières, et fut nommé en 1722 professeur de grec au collège de France. Son principal ouvrage est une édition de Quimilien, Paris, 1725, in-fol.— Son neveu, Jean Capperonnier, né en 1716, mort en 1775. lui succéda dans sa chaire du collège de France, fut nommé en 1742 conservateur de la Bibliothèque du Roi. et publia des éditions estimées de César, 1754; Plaute, 1759, etc.
CAPPONI , famille illustre de Florence , balança quelque temps le crédit des Médicis. Le chef et le personnage le plus connu de cette famille est Gino Capponi, décemvir de la guerre en 1405, qui contribua puissamment à la prise de Pisc, et fut nommé gouverneur de cette ville.
CAPRAIS (saint), ermite, né à Agen dans le tu* siècle, fut martyrisé sous Dioclélicn, vers 287. On célèbre sa fête le 20 octobre.
CAPRAJA,Crt/>»viria, Aïgilon, lledc* Et. sardes, a 30 kil. N. E. de la Corse, a 8 kll. de tour, et 2,500 h. On y trouve une petite ville de même nom. Nombreuses chèvres sauvages, d'où le nom île l'île.
CAPRARA (J.-B.). cardinal, né à Bologne en 1733, mort à Paris en 1810. remplit avec succès plusieurs missions importantes sous Benoit XIV et Clément XI II ; fut nommé, en 1801 par Pie VU, légat a laiere près le gouvernement français ; conclut en cette qualité avec le premier consul le concordat, qui rétablit en France le culte catholique: fut Tait ensuite archevêque de Milan, et y sacra Napoléon roi d'Italie, 1805.
CAPRARA.unedesllesTremiti.dans l'Adriatique.
CAPRARIA inscla, sur U cote 0. de la Mauritanie Tingitane, est selon les uns l ile de Gomera, et, selon d autres, l'ile de Palma (Canaries).
CAPRARIA IWSULA. Voy. CAPUAJA et CADRERA.
CAPREE, Caprece, auj. Capri, Ile de la Méditerranée, à l'extrémité du golfe de Naples, par lla 54' long. E., 40* 31' lal. N. Accès difficile, mont, du coté de la mer: intérieur délicieux. Auguste s'y retira souvent. Tibère y passa les onze dernières années de sa vie. On y voit de nombreuses ruines des douze palais qu'il y avait fait élever. Grotte a magnif.enVN. le lumière. Fort pris p. Lamarque en 1808.
CAPR1N0, bourg du roy. Lombard- Vénitien . à
23 kll. N. 0. de Vérone, sur le Ri, affluent de l'A. dige, près du lac Garda: 3,800 hab.
CAPSA, ville de la Numidie, auj. cafza.
CAPSALI, ch.-l. de l'Ile de Cérigo, l'ancienne Cythère ( Iles Ioniennes) : 1,200 hab. Ruines nombreuses, entre autres celles d'un magnifique temple de Vénus. ,
CAPS1R, petit pays du Roussillon propre, primitivement dans la Cerdagne française. Lieu principal. Puy-Val-d Or.
CAPTAL, mot gascon que l'on fait dériver de caput ou de capitalis et qui slgniûe chef ou seigneur. Ce mot n'est eu usage que pour le captai de Buch et le captai de Traine. On connaît sous le premier de ces deux titres Jean de Grailly {Voy. ci-après), et le duc d'Epemon.
CAPTAL be buch (Jean DI grailly , dit le), l'un des principaux seigneurs (capiiulis) de l'Aquitaine, général au service de Charles-le-Mauvals . roi de Navarre , fut deux fois vaincu et pris par du Gueselin: U première fols à Cochcrel en Normandie, l'ai* 1364; la deuxième en 1372, près du château de Soumise. Ilm. en 1377 à la prison du Temple à Paris. Chanes V avait inuUlement tenté de l'attacher à son service
CAPTALAT DE BUCH. Voy. buch.
CAPTIEUX, ch.-I. de cant. (Gironde) , à 16 kil. S. de Bazas : 1,240 hab.
CAPUCINS, religieux franciscains , ainsi nommés du capuchon ou capuce dont ils couvraient leur tète. Us furent établis en 1525 par Matthieu de Baschi, moine de Monteflascone , qui voulut réformer son ordre ; ils furent introduits en France en 1572 par Catherine de Médicis et Charles IX. et s'y multiplier rapidement. Aboli en France en 1790, l'ordre se main tint à l'étranger. Les cap. portent une robe détolR brune, un manteau, un capuchon pointu, une Ion gue barbe, font vo*u de pauvreté et vivent d'aumônes.
CAPUCINES, religieuses, dites aussi Fille* de la Passion, suivaient la même règle et portaient à peu près le même costume que les Capucins. Elles furent établies en 1538 a Naples, et introduites en France en 1602.
CAPUT AQUEUM, ville d'Italie, auj. capacio.
C AQUEUX. Voy. cacots.
CARA ou KARA , mot turc, qui signifie noir, est le commencement de beaucoup de noms géographiques et historiques. Voy. kara.
CARABAYA, pavsdu Pérou , borné à l'E. cl au S par la Bolivie : 220 kil. sur 175. Ch.-l., Sandia. Sol montueux , climat froid. Or et argent.
CARACA (la) , ile située sur la côte S. d'Espagne, h 9 kil. S. E. de Cadix, au fond d'une baie de même nom; 5.000 hab. Elle renferme le 1" établissement de la marine royale d'Espagne.
CARACA LLA , Marctts Aurelius Antoninus Rassianus , empereur romain, né à Lyon l'an 188 de J.-C., fils de ScpUme-Sévère, fol proclamé empereur en 211, conjointement avec son frère Géta. A peine monté sur le trône, il se couvrit de crimes. On le soupçonne d'avoir avancé la mort de son père. Il poignarda son frère Géta dans les bras de sa propre mère ; il fit périr tous ceux qui avaient été attachés à ce frère; parmi ses victimes on remarque le célèbre jurisconsulte Paplnlen. Quelque temps après la ville d'Alexandrie fut mise au pillage par ses ordres, pour quelques plaisanteries que des habitants s'étaient permises contre lui. Admirateur d'Alexandre, 11 voulait l'imiter en tout; il lui fallut ua Ephcstion ; il fit empoisonner Festus, un de ses favoris, afin de pouvoir le pleurer comme le vainqueur de Darius avait pleuré son ami. Aussi Tain que cruel, il prit le* surnoms de G. rmanique et de Panhique pour avoir fait la guerre aux Germains et aux Parthes, quoique celte guerre n'eût tourné qua sa honte. Ce monstre périt enfin en 217 tous les
GARA
GABA
coups de ftfacrin, préfet du prétoire. Il avait élevé qq. beaux monuments, entre autres les Thermes dits Je Caracalta. — tl tirait son surnom d'uu habillement ira' i lois nommé earacalla, qu'il aimait à porter.
CARACAS, nommée aussi santiago-de-léon-de- CARACas, tille de l'Amérique mérid., eapit. du Vénétuéla, par 69» 25' long. 0., 1 0» 30' lat. N . : 40,000 hab. Archevêché, université. Grand commerce par le port de la Guayra. Détruite par un tremblement de terre (26 mare 1812) ; elle se relève de ses ruines. C'est la patrie de Bolivar.
Caracas (prov. de), partie du Vénézuéla, le «ong de la cote septentrionale de l'Amérique du S., ■'étend de l'embouchure de l'Unare à celle du Tocuyo ; 350,000 hab. Ch.-l., Caracas. Elle formait avec le Vénézuéla propre le noyau de la capitainerie-générale de Vénézuéla-et-Caracas , qui comprenait de plus Cumana, ete. Cacao et café renommés.
CARACATES, peuple de la Germanique 1", au N. des Vangiones ; ch.-l. , Mogontiacum (Mavenceï.
CARACCIOLI , famille Illustre du royaume de Naples, d'origine grecque, a fourni un grand nombre d'hommes qui se sont distingués dans la politique ou dans les lettres. Les plus connu» sont :
caracciou (Jean), gentilhomme napolitain. 11 fut le favori de la reine Jeanne 11 pendant 18 ans. Il lit arrêter en M 16 Jacques de la Marche, mari de la reine, et le força à fuir : triompha aussi d'un rirai dangereux, Sforxa de Cotignola; se Ht nommer grand-«énéchai, duc de Vénuze et comte d'Avellino. Caraccioli demandait encore de nouvelles faveurs, lorsque Jeanne , lasse de Uni d'exigences , donna l'ordre de l'arrêter. Les émissaires, sous prétexte de résistance, le luèreut dans sa chambre (1432).
CARACCiou (Antoine), né a Melfl dans le roy. de Naples, était fils «I .n Jean Caraccioli qui avait été maréchal de France (1 544). Après avoir été abbé de Saint-Victor à Paris (15431 et évêque de Troyes, il embrassa ouvertement le luthéranisme ; mais il fut bientôt forcé à une abjuration publique. En 1557, ayant solliriléen valu le chapeau de cardinal, Il se jeta de nouveau dans la réforme : il perdit son évêché, et se retira à Chàleauneuf-eur-Loire, où il mourut en 1569. On a de !ui quelque* ouvrages, entre autres: Miroir de 'a vraie religion, Paris, 1544, in-1 6.
caraccioli (Dominique, marquis de) , né i Naples en 1715, mort en 1789; fut ambassadeur du roi de Naples en Angleterre (1763), et en France (1770), puis ministre des affaires étrangères, enfin vice-roi Je. laSirii,- ;il y abolit la torture. C. se lit une grande réputation par son esprit, se lia en France avec les littérateurs les plus distingués, tels que d'AIcmbcrl, Helvétius. etc., et fit partie de la secte des Encyclopédistes. Dorât publia, sous le titre d'Esprù de Caraccioli , un ouvrage qui ne peut faire connaître qu'imparfaitement cet homme remarquable.
caraccioli (Louis- Antoine) , né à Paris en 1721, mort en 1803, était issu d'une branche cadette de la maison napolitaine. Il Ajourna quelque temps en Pologne, où il fit l'éducation du prince Rzewusky et où il reçut le litre de colonel, quoiqu'il n'eût jamais ■ervi : puis revint à Paris , où il se livra tout entier aux lettres et vécut du produit de sa plume. Ses principaux écrits sont : Caractère de l'amitié, Francfort, 1766, ln-12; Converiation avec soi-même, Jouissance de sot-mime; De la Grandeur d'âme, ln-12 ; Tableau de la mort; De la galté; langage de la raison; Langage de la religion; Religion de f honnête homme; Dtogène à Paris ; De la vraie manière d'élever le* princes, 1788, 2 vol. In-|2 : Lettres intértssante* du pape Clément XIV (Ganganelli) , prétendues trad. de l'italien et du latin, 4 vol. ln-12 , Pans 1777. Ces Lettres, qui étaient fabriquées, furent lues avec aridité, et toute l'Europe crut qu'elles étaient véritablement l'ouvrage du pape
caracciol; (le prince François i, amiral napoli-
tain, né à Naples en 1748 , servit d'abord la cour, puis prit parti pour la république parthénopéenne. Il fut pris et pendu par l'ordre de l'amiral anglais Nelson, au mépris d'une capitulation, 1799.
CAR ALÊNES, Carocem, peuple du Samnium, avait pour ch.-l. A(fide*a.
CARACTACUS , roi des Silures (dans la Grande- Bretagne ) , résista 9 ans aux troupes romaines , fut en 51 vaincu et pris par le propréteur P. Ostorius, et conduit à Rome pour orner le triomphe du vainqueur. Sa noble fierté devant l'empereur Claude le sauva, et il fut rendu à ses sujets, qu'il gouverna encore pendant deux ans (54-56 de J.-C.).
CARAFFA , nom d'une famille napolitaine très illustre, que les uns font descendre de la famille des Si«mondi de Pise , et les autres de celle des Caraccioli. Les plus célèbres de ses membres sont : Jean- Pierre Caraffa , qui devint pape sous le nom de Paul IV; — Charles, Jean et Antoine Caraffa, neveux du pape Paul IV, et filsde Jean-Alphonse Caraffa, comte de Montorio. Leur oncle les combla d'honneurs et de biens en dépouillant pour eux les familles Colonne et Guldi ,- il soutint même à cause d'eux une guerre contre Naples etl'Esp&gne: mais en 1559, peu avant sa mort , les plaintes que soulevaient de tous côtés leur rapacité et leurs Injustices forcèrent le pape à les exiler de Rome et à les dépouiller de leurs dignités. Son successeur, Pie IV, ennemi personnel des CaralTa, voulut pousser plus loin le châtiment. En 1560, le cardinal Charles Caraffa fut condamné à mort et étranglé dans sa prison ; son frère, soupçonné d'avoir fait assassiner sa femme, eut la têts tranchée r et le cardinal Alphonse Caraffa, fils d'Antoine, fut soumis à une amende de 100,000 écus; enfin le sénat romain abolit par un décret la mémoire des Caraffa; mais en 1566 Pie V fit revoir leur procès et les réintégra dans leurs titres s* honneurs. — Un autre Antoine Caraffa entra es 1665 au service de l'Autriche , devint feld-maréchal, combattit les Turcs en Hongrie, prit sur eux Sfunkacz et Belgrade en 1688. — Hector Caraffa, né à Naples en 1767, adopta avec ardeur les Idées libérales; seconda les efforts des Français pour établir la république parthénopéenne, et prit plusieurs villes sur le parti royaliste ; mais il tomba entre les mains de ses ennemis, et ceux-ci, au mépris d'une capitulation, le firent monter sur l'échafaud, 1795.
CARAÏBES, peuple de l'Amérique, habitait, lors de la découverte de l'Amérique , dans les Petites- Antilles et sur ta côte de la Terre-Ferme, depuis la cap la Véla jusqu'à l'embouchure du Surinam. Ib étaient grands, braves, actifs, anse* adroits. Ils dévoraient leurs prisonniers et pratiquaient la polygamie. Il parait qu'ils venaient d'un pays situé au N. de la Floride. Il n'en reste aujourd'hui que quelques débris dans l'E. de la province de Caracas où ils vivent soumis à des chefs électifs. I-e« Caraïbes ont le teint cuivré comme tous les indigènes de l'Amérique ; quelques-uns se sont mêlés aux Nègres et se nomment Caraïbes noirs, — On appelle quelquefois lies Caraïbes les Petites-Antilles ou îles du Vent, et mer des Caraïbes, la mer des Antilles.
CARAITES, secte de Juifs, opposée à celL des Taltnudistes, s'attache exclusivement à la lettre ds ta Bible et rejette les interprétations arbitraires et ridicules des rabbins. Cette secte est surtout répandue en Egypte, en Syrie, 1 Con«tantinople . en Russie, en Pologne, en Galicie. Elle parait s'être formée vers le vm« siècle de J.-C. et avoir eu pour chef un certain Anan-ben-David.
CARAMAN, ch.-l. de cant. (H.-Gar.) . à 18 k. N. de Vilierranche; 2.000 h.— F. ST-ntLix de car au ah.
caraman, ville de la Turquie d Asie ( Konieh), dans ta Caramanie, à 75 kll. S. E. de Konieh; 3,000 familles, turques, arméniennes et grecque*. Commerce de laine, de peaux de chèvre et de cira.
GARA
CABB
CARAMAN (Pierre-Paul RiQcrr, comte de), lieutenant-général français, né en 1644, mort en 1730, était le 2* fils de P.-P. de Riquct, créateur du canal de Languedoc ( Voy. riquet ), Il est célèbre pour •voir sauvé 1 armée franç. à Wangeprèsde tauvain (n 17(16, trait de courage qui lut valut la gruud'eroix de Salnt-l.oui* avant d'avoir |ias*é par les grade* intermédiaires. — Un de ses descendants , marié à mademoiselle de (iaharrus ( mail. Tallien), est devenu prince de Chimay.(Foy. chimat.)M. en 1840.
Caraban-oclo-alv-reï. prince deCaramanie, tu, •n 1386, une première invasion dans le* étal» d Amurath I, sultan des Ottomans, son beau-père; fut battu par lui et obtint son pardon. A la mort d'Aniur.it h, il Ql une seconde invasion, fut aussi vaincu par Uajaiet, Ois de ce prince, fait prisonnier et dépouillé de ses étals.
CARAMAMCO, ville du roy. de Naples (Abruue Citér), à M kil. S. 0. de Cbieti; 4,600 bakt.
CARAMANIE, partie de la Phryyie, de la Calotte el de la Cappadoce des anciens, grande prov. de la Turquie d'Asie, au centre de l' Asie-Mineure, à l'E. de l'Anatolie propre, a pour cb.-l. kunicb, et se divise en 7 prov. secondaires : Begcheher, Akeheber, Akseral, Kiroheher, Nigdoh, kaitarieb. Ce pars est moulueui. N m», opiun.. Munia. Il tire son nom d'une famille de Caranian<|tuy ûuininnit avant les musulmans. (Test un» <!•> nrincip, tsiditMlcidee* oui se formèrent de« débris de l'empire de Roum, de 1291 a 1302. C est elle qui |n'rit la dernière; elle succomba en 1464, sous les cou|>* des Turcs. Mahomet II, qui la conquit, lui laissa le titre de principauté et la donna a un de ses (Ils.
CARAMUEL (Jean), évêque de Vigevano. dans le Milanais, né à Madrid en 1606, mort en 1682, fut envoyé par le roi d' Espagne en qualité d'agent auprès de l'empereur Ferdinand 111; celul-cl fut si satisfait de sa conduite, qu'il lui donna deux abbayes, l'ane à Vienne, l'autre à Prague. Se trouvant dans cette dernière ville en 1648, lorsque les Suédois l'assiégeaient, Caramuel m mit à la tête d'une compagnie d'ecclésiastiques, et se porta partout où sa présence pouvait contribuer à repousser l'ennemi. Il fol en récompense faK évêque de KœniggraïU, puis de \ Igevano. Le resle de sa vie se passa dans les devoirs religieux et dans l'étude. Il a composé une foule d'ouvrages ; mais tous sont médiocres.
CARANA, ville de l'Arabie. Voy. auw-earana.
CARAISITIDE, prov. de l'Arménie, bornée au N. par les monts Moschiei, et traversée par l'Euphrat* près de sa source.
CARANTONUS, rlr. de Gaule, auj. la Charente.
CAR AN US. de la race des Hérarlidea, fonda le royaume de Macédoine ton l'an 796 aï. J.-C. et régna 28 ans.
CARAPELLA, Cerbalut, riv. du roy. de Naples, entre la Terre de Rarl et la Basil icate ; sort des monts rorraicoeo, et tombe à 16 kil. S. de Manfredonia.
GARAOUE. P.caraca.— CAR A-SOU. Fkara-sou.
CARaTJSIUS (Marcu* Aurcllut Valertus) , caplutne romain, né dan* la Gaule Belgique, fut chargé par l'empereur Maximien de défendre le* côtes de la Belgique et de l'Aquitaine contre les Saxons et le* Franc*. Mai* prévoyant une disgrâce, il débarqua dans la (irande-Bretagne, où il était appelé, et a y fit reconnaître empereur par les légions (287). Il •ut se maintenir six ans dan* cette province, jusou en 293 : mai*, au bout de ce temps, Il Tut a**as- •Iné par Alleclua, en de ses principaux officiers.
CARAVACA. ou SANTA - CR UZ - DE - CA R A- VACA, vtJe d'Espagne (Murde), à 65 kil. N. 0. de Murcle j 8,720 hab.
CARAVAGE. nom de deux peintre* célèbres, ainsi surnommés du bourg de Casavaggio dans le Milaninlspù ils étaient nés. Le plus ancien, Polldoro Calilara. né en 1495. mort en 1543. servit d abord
l'atelier de Raphaël . il conçut du goût pour la peinture en voyant travailler ce grand maître, et fut admis au nombre de se* élève». Son domestique l'assassina, afin de lui voler une somme d argent qu'il venait de recevoir. Il excellait dan* la pratiqua du clair-obacur, et avait beaucoup de goût, de noblesse et d élégance. Il a travaillé principalement à fresque et a imité avec beaucoup de *uccè* le* bas-reliefs antique*. — Le second et le plus célèbre, Michel-Ange Amerighi on Morighi. né en 1569, commença, de même que le précédent, par préparer la chaux et le mortier pour les peintres à fresque, et te forma sans maître. Il était d un caractère difficile et querelleur : s'étant un jour prit de querelle avec le Joscppiu, il voulut te battre eu duel avec lui; celui-ci avant refusé ton cartel parce qu'il n'était pas chevalier, il alla se faire recevoir chevalier servant à Malte, et revint en toute haie pour satisfaire sa vengeance; mai* il fut attaqué en route d'une fièvre violente et en mourut ( 1609). Ce peintre réussissait parfaitement à imiter la nature et à faire illusion à I œil en donnant à ses peintures la saillie qu'ont les objet* réels; mais il ne savait pas unir l'idéal au réel. Le CArui au tombeau est ton chef-d'œuvre.
CARAVAG(.K), bourg du roy. Lombard- Vénitien, dan» leMilanais. à 22 kil. S. de Bergame; 4,600 hab. l'ai. dépravas*. Fr.Sforie y battit les Véuit.,1418.
CARAVKLLAS, rlv. et ville du Brésil; (a ville est située par 41» 47* long. 0., 17* 49' lat. S. Bon port À 4 kil. de la mer.
CARBON (cap), sur la côte teptent. d'Afriq-ie (Algérie), par 36» 49' lat. N. et 2» 49' long. E., è 30 kil. N. de Bougie.
carbon-blanc (lk), ch.-l. de cant. (Gironde), à 12 kil. N. E. de Bordeaux: 1,800 hab.
CARBON, C. Papiriut Carbo, orateur romain , ami des Gracques, fut tribun du ptniple. On l'accusa d'avoir pris part à l'assassinat de Sciplon E milien (129 av. J.-C.), et, désesjiérant de se justifier, il se donna la mort. — Un autre personnage de la même famille, Cnéiua PapIriusCarbo, fut un des plus chauds partisans de Marius, et assiégea Rome. Il fut vaincu et ml* à mort par Pompée, I an 82 av. J.-C. I) avait été troia foi* consul. Etant préteur, Il rendit YÊdit Carbonien, qui, sous l'empire, devint loi de l'état. Cet édit était relatif aux mineur* à qui l'on contestait la qualité de fils légitime et le droit d'hériter; il assurait la possession à ce* mineur* soui caution et ajournait la décision après l'âge de majorité.
CARBONARA, ville dn roy. de Naplea (Principauté Ultér.), à 57 kil. E. d'Avellino : 2,750 hab.
carbonara (cap), à l'extrémité S. E. de 111e d* Sardaignc, par 7» 7' long. E., 39" 7' lat. N.
CARBON ARI, c.-4-d. charbonnier! t société poli tique et secrète qui parait s'être formée en Italie au commencement du xix* siècle, et après la chute des nouvelle* républiques Italiennes , avait pour but l'expulsion de l étrangère! rétablissement d un gouvernement démocratique : elle provoqua dan* le royaume de Naples, en 1820, une Insurrection qui fut bientôt réprimée. Cette société se répandit en France ver* 1818; elle compta bientôt un grand nombre d'affiliés et devint redoutable au gouvernement de la restauration dont elle prépara la chute. Les Carbonari te divisaient en petites compagnies de vingt membres, nommées remet, nui envoyaient des députés à une assemblée centrale, nommée venu suprême. On les a confondu* quelquefois, mais k tort, avec le* Knmc^-Maçons.
CARBONARIA, ville de la Gaule Cisalpine, auj.
AICUr.REI.LE OU PORTO Dl CORO.
carbo!iaria stlva, auj. Kohlenwald , vaste foret de la Gaule (Germanique V) , entre le Scaldù et la J/eiu, se liait à celle d'Arrfueww.